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Sénat . Abdelkader Bensalah s’en prend à la presse

Publié le 12/07/2016, par dans Non classé.

Huit projets de loi seront examinés et débattus par les membres du Conseil de la nation avant le 21 juillet, date de la clôture de la session parlementaire de printemps.
Jamais le Parlement n’a « expédié» en un temps record autant de textes juridiques, dont certains revêtent un caractère très important. Hier, les sénateurs ont débattu en plénière de deux projets de loi : l’un a trait à l’organisation de la profession de commissaire-priseur, l’autre à la loi amendant et complétant l’ordonnance 76-112 du 9 décembre 1976 portant statut des officiers de réserve et de la loi complétant l’ordonnance 06-02 du 28 février 2006 relative au statut général du personnel militaire. Seulement, les membres de la Chambre haute du Parlement n’ont pas fait mieux que leurs collègues de l’APN.

Les travées de cette institution étaient quasiment vides et rares étaient ceux qui se sont inscrits pour enrichir le débat. Sur la quarantaine de sénateurs qui ont répondu présent, seuls six ont pris la parole. Un désintéressement total. La présentation et l’examen du projet de loi consacré aux militaires n’ont duré que 10 minutes. Un temps record. Seuls deux députés ont pris la parole pour défendre et applaudir le contenu du projet.

Abdelkader Bensalah est intervenu avant l’entame des débats non pas pour dénoncer cet état de fait, mais pour faire le procès de la presse. Il a rappelé, à l’adresse des médias, « les règles de déontologie». Visiblement gêné par les multiples critiques dont a fait l’objet cette institution parlementaire à la suite de la désignation de Amar Ghoul comme sénateur du tiers présidentiel, Bensalah s’en est prend à la presse, défend les choix du Président et les sénateurs désignés dans le tiers présidentiel, à leur tête Amar Ghoul.

Le deuxième personnage de l’Etat explique que quand le Président honore un membre du Conseil de la nation, c’est « dans le but de lui faire assumer la responsabilité d’apporter un plus et de faire bénéficier l’institution de son expérience».

Bensalah regrette « les écarts de langage et les jugements auxquels recourent certaines plumes pour dénigrer l’institution et ses membres». Pour lui, ces comportements portent atteinte à l’exercice de la démocratie, nuisent à la culture de la différence et à la liberté d’expression et relèvent presque de la diffamation.

Seulement, faut-il accorder du crédit au discours que Bensalah a prononcé dans un hémicycle pratiquement vide ? Même les sénateurs qu’il a défendus étaient tout simplement absents à cette plénière.

Par ailleurs, il est prévu dans les prochains jours le débat et le vote, entre autres, des projets de loi relative à la promotion de l’investissement, de la loi organique relative au régime électoral et de celle portant sur la haute instance indépendante de surveillance des élections, ainsi que le texte de loi organique fixant l’organisation de l’APN et du Conseil de la nation et des relations fonctionnelles entre ces deux institutions et le gouvernement. Lire la suite

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