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Sellal raconte le mythe de la justice sociale

Publié le 05/06/2016, par dans Non classé.

Il est indécent de parler de justice sociale à des millions d’Algériens privés de routes, de gaz et de structures de santé, surtout lorsque on assiste au gaspillage de l’argent public dans la réalisation de projets aussi dispendieux qu’inutiles.
Le premier ministre Abdelmalek Sellal a dévoilé, aujourd’hui dimanche à Alger, les grandes lignes du nouveau modèle économique, visant à mettre en place, à l’horizon 2030, une économie affranchie des recettes issues de l’exportation des hydrocarbures.

Au-delà de ce slogan de diversification de l’économie, prôné par les responsables politiques qui se sont succédés à la tête de l’État depuis des décennies, Sellal a insisté sur  » l’attachement » du gouvernement aux principes de la justice sociale et de l’équilibre territorial. La justice sociale est une  » constante dans l’action de l’Exécutif », a assuré le premier ministre, en faisant fi des injustices intolérables dont sont victimes les populations du sud et des zones montagneuses de l’est et du centre du pays.

Les habitants de ces régions marginalisées sont sévèrement pénalisés par l’absence de projets de développement et continuent, en dépit des centaines de milliards de dollars dépensées depuis le début des années 2000, à vivre les affres de l’isolement, du chômage et de la pauvreté. Il est indécent de parler de justice sociale à des millions d’Algériens privés de routes, de gaz et de structures de santé, surtout lorsque on assiste au gaspillage de l’argent public dans la réalisation de projets aussi dispendieux qu’inutiles, à l’exemple de la grande mosquée d’Alger. Cela, sans parler des sommes faramineuses englouties dans des marchés douteux et des anciens responsables mis en cause dans des scandales de corruption qui continuent à narguer et le peuple et l’État.

Ce discours sur l’équilibre territorial et l’égalité des chances est en contradiction flagrante avec le fait que de nombreux responsables politiques et économiques soient originaires de Tlemcen et ses environs, la région du chef de l’État.

Bref, une telle politique, qui encourage l’exclusion et le tribalisme, a donnée naissance à un profond sentiment d’indignation au sein des populations exclues. Et ce n’est pas avec des mots que l’on peut réparer cette injustice.
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