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Sellal : «Certaines revendications sociales doivent attendre encore…»

Publié le 01/09/2016, par dans Non classé.

Reprenant ses visites à travers le pays,A. Sellal tente encore une fois de convaincre les citoyens du bien-fondé de la politique économique mise en place malgré la crise financière.
Le gouvernement maintient le cap concernant la suppression du départ anticipé et la réforme du système de retraite. « Certaines revendications sociales doivent attendre encore…», a déclaré hier le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en visite de travail dans la wilaya de Saïda. Il faisait notamment référence à la réforme du système de retraite. « Notre choix est juste», a-t-il appuyé lors d’une séance de présentation du projet agricole intégrée de Zeraa, dans la localité de Sidi Ahmed, à 35 kilomètres de la ville de Saïda. Pour justifier ce choix, M. Sellal a rappelé le fait que l’Algérie comptait, en 1996, un retraité pour sept personnes actives, alors qu’actuellement ce ratio est de un pour trois.

« Nous sommes sur la bonne voie», a ajouté M. Sellal, estimant que l’économie nationale « tient bon» malgré une conjoncture difficile marquée, depuis deux ans, par un tarissement des ressources financières. Il a, à ce propos, fait remarquer que le produit intérieur brut (PIB) est en constante progression depuis deux ans. Se situant à 16 700 milliards de dinars en 2015, le PIB a grimpé à 17 677 DA à fin 2016 et devrait se maintenir au-dessus de 22 000 milliards de dinars durant la période 2017-2019, a-t-il précisé.

Cette hausse du PIB, malgré une conjoncture pétrolière défavorable, s’explique, selon M. Sellal, par un renforcement de la production agricole et industrielle. « Il y a un raffermissement de la production pétrolière et industrielle contribuant à l’augmentation le PIB. Nous avons également enregistré, au premier semestre 2016, une augmentation des nouvelles créations de petites et moyennes entreprises dans le pays», a-t-il affirmé. Autres chiffres dévoilés par le Premier ministre : le taux de croissance de l’économie nationale.

Celui-ci a atteint 3,5% pour l’année 2016 et devrait atteindre 3,9% en 2017. En plus de cette série de chiffres relative à la situation économique du pays dévoilée à la presse, le Premier ministre a fait observer que les réserves de change devraient encore se maintenir à un niveau « appréciable». « Jusqu’en 2019, les réserves de change ne connaîtront pas une baisse brusque et ne baisseront pas en deçà des 100 milliards de dollars», a assuré M. Sellal. Et d’enchaîner : « L’Algérie va bien. Si les choses sont stables au plan économique, il faudra cependant consentir plus d’efforts.»

Dans la matinée, le Premier ministre a visité le pôle agricole intégré de Zeraa, appartenant à la société Orus Agriculture, s’étendant sur 2200 hectares, doté d’une huilerie d’une capacité de 20 000 tonnes/an. Selon M. Sahraoui, patron d’Orus, le projet connaît un taux de réussite de l’ordre de 95%, et ce, grâce à des partenariats tous azimuts avec des firmes américaines, espagnoles et italiennes. « C’est avec ce genre de projets qu’aboutira le nouveau modèle économique en Algérie, orienté vers la diversification de la production nationale», a commenté M. Sellal lors de la mise en service de l’huilerie du groupe Orus, implantée sur le territoire de la commune Sidi Ahmed.

La cité Heureuse sera rasée

Autre commune, autre ambiance. Au chef-lieu de la wilaya, le Premier ministre s’est rendu, dans l’après-midi, aux quartiers HLM et à la cité Heureuse, qu’il avait qualifiée lors d’une visite en 2012 de « cité malheureuse», où l’attendaient de pied ferme des centaines de résidants mécontents. « Saïda raha taani (Saïda souffre)», clamaient en chœur, du haut des balcons vétustes des HLM, des habitants réclamant leur recasement dans des logements neufs. Cette cité pauvre de la ville de Saïda a été construite en 1958 dans le cadre du Plan de Constantine. Promiscuité et désœuvrement sont le lot quotidien de ses occupants.

Convié par des résidants à visiter les appartements exigus de cette cité HLM, le Premier ministre a fini par opter pour la démolition de ces immeubles au lieu de leur réhabilitation. Il a décidé, aussi, d’octroyer 500 logements pour le recasement des occupants.
Quittant la cité Heureuse sous les acclamations, M. Sellal est interpellé encore une fois par la foule qui scandait « Hasebhoum ya Sellal» (demandez-leur des comptes), allusion faite aux élus locaux et aux responsables de l’administration à Saïda.

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