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Santé publique : On achève bien les chevaux…

Publié le 17/03/2016, par dans Non classé.

La décision mise en application récemment par le ministère de la Santé pour l’admission à la retraite du personnel médical du secteur public n’a pas manqué de jeter un voile de consternation, surtout dans le milieu professoral.
La mesure départementale permet certes de mettre de l’ordre dans les effectifs, ou encore de promouvoir des générations plus jeunes de médecins. Le revers de la médaille comporte cependant des plis d’ingratitude qui n’ont pas manqué de blesser certains parmi ceux qui se sont sacrifiés et dévoués pendant toute leur carrière à la santé publique. En ciblant les concernés sans distinction et en dépit des formes épistolaires raffinées employées à l’occasion, les courriers adressés par l’administration n’ont pas manqué d’écorcher la sensibilité de certains qui se sont sentis trahis, jetés après avoir été exploités, voire essorés par l’employeur.

Comment qualifier, sinon d’ingratitude, l’attitude de la direction générale du CHU de Constantine qui demande à un éminent professeur de restituer le bureau qu’il occupe ? Le courrier adressé au Pr Abdelhamid Aberkane a eu en tout cas auprès de celui qui a occupé de hautes fonctions au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) un effet de surprise et de choc.

Le Pr Aberkane, qui a démissionné de son poste de chef de service de réanimation, est encore employé comme professeur associé à la faculté de médecine « et personne ne m’a signifié que cela ne me donnait pas la possibilité d’avoir un bureau dans le service que j’ai créé et dans le CHU que j’ai servi mieux que vous ne pouvez l’imaginer dans tous les domaines», a-t-il répondu à la direction.

Et d’ajouter : « Je pensais avoir un parcours et une expérience que les responsables (médicaux et administratifs) seraient heureux d’avoir dans leur proximité et à leur service. Naïveté !» Nous savons les pouvoirs publics capables de se tirer une balle dans le pied, mais sous d’autres cieux les cadres de la nation qui ont les bagages du Pr Aberkane ne partent pas en retraite. Leurs tâches diminuent certes, leurs fonctions changent, mais on ne se prive jamais de leur savoir et leur savoir-faire. C’est une simple question de bon sens et d’économie de ressources humaines. Lire la suite

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