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Retraités et radiés de l’ANP : Héros hier, misérables aujourd’hui !

Publié le 23/02/2018, par dans Non classé.

Vingt-cinq ans sont passées depuis qu’il a quitté les rangs de l’ANP, Belkacem garde toujours ses souvenirs passées dans le cadre de service national et surtout des opérations menées contre le terrorisme.
« Dans le cadre de ses rencontres avec les éléments de l’ANP blessés en service commandé, la revue El Djeich se propose, dans ce numéro, d’évoquer le parcours d’un jeune du service national, que les conditions les plus ardues n’ont pu empêcher d’accomplir son devoir national avec persévérance et constance.

C’est un symbole qui mérite notre considération et notre respect.» C’est le début d’un article consacré par la revue El Djeich, qui titrait dans son numéro 471 d’octobre 2002, « les héros de l’Algérie», consacré au jeune militaire Foudi Belkacem. Emouvant était le portrait réalisé par la revue El Djeich. Agé de 45 ans, ce héro et symbole, natif du village Ifoudhien, une localité nichée sur les hauteurs de la commune d’Ath Laâziz, dans la wilaya de Bouira, vit dans des conditions extrêmement difficiles. Amputé de ses deux jambes, Belkacem ne sait plus à quel saint se vouer.

Vingt-cinq ans sont passés depuis qu’il a quitté les rangs de l’ANP, Belkacem garde toujours intacts ses souvenirs vécus dans le cadre de service national et surtout des opérations menées contre le terrorisme. Il nous retrace les circonstances d’une opération antiterroriste engagée par un détachement de l’armée, dont il faisait partie dans les monts d’El Malah, dans la région de Brizina, à une trentaine de kilomètres de la région d’Aflou dans la wilaya de Laghouat. « J’ai été promu au grade de caporal-chef, après la fin de la période d’instruction.

J’ai été muté au centre d’instruction des transmissions d’El Bayadh. J’ai participé à plusieurs opérations de ratissage dans la région infestée par les groupes islamistes armés», dit-il en se rappelant de cette fatidique journée du mois de mars 1995. « Notre détachement a été mobilisé pour prendre part à une opération de ratissage, à la suite d’informations parvenues faisant état d’un mouvement terroriste dans les monts d’El Malah.

A notre arrivée au sommet de la montagne, nous avons remarqué des mouvements suspects suivis de coups de feu désordonnés. Nous avons donc pris position. Des échanges de tirs opposent les militaires et le groupe terroriste. L’accrochage a duré plusieurs heures», se rappelle Belkacem qui a été touché par une balle à la colonne vertébrale.

Parcours du combattant

« Je crois pertinemment que je n’ai fait et accompli que mon travail. Nous avons toujours considéré notre pays, l’Algérie, comme notre mère qui mérite tous les sacrifices», dit-il, en exhibant avec fierté la revue El Djeich. Il avait été évacué à l’hôpital militaire d’Oran, puis à Aïn Naâdja, où il a reçu des soins et effectué des rééducations.

« Durant pratiquement toute la période passée en service national, j’ai participé en compagnie des autres appelés et contractuels de l’armée à plusieurs opérations de lutte contre le terrorisme. Nous avons traqué sans répit les ennemis de l’Algérie.» La période de convalescence au niveau de l’hôpital militaire d’Alger a duré presque deux ans, ajoute Belkacem.

Invité à quitter l’hôpital militaire et le centre de repos de l’ANP de Bouchaoui, ce héros s’est retrouvé seul et sans aucune prise en charge. « J’ai eu droit à une indemnité mensuelle de 12 000 DA. Cette pension a été revalorisée pour atteindre les 27 000DA le mois. On ne peut pas vivre avec cette maigre pension et le pouvoir d’achat est fortement dégradé. Mon état de santé s’est fortement décliné depuis que j’ai quitté l’hôpital militaire», a-t-il déploré.

Tout a changé lorsqu’il a été évacué en urgence à l’EPH Mohamed Boudiaf de Bouira, le médecin traitant lui a préconisé un transfert en urgence vers l’hôpital Aïn Naâdja. Amputé des deux jambes, Belkacem depuis des années vit dans des conditions désastreuses. Ce patient a contracté d’autres maladies.

Insuffisant rénal, Belkacem suit des séances de dialyse au niveau de l’unité de Bouira. « Il n’y a aucun suivi médical de notre hiérarchie militaire, alors que j’ai contracté cette maladie durant la période où j’ai été au service national», a-t-il souligné. Notre interlocuteur et d’autres ex-militaires retraités et radiés de l’ANP, que nous avons rencontrés en sa compagnie, campent sur leurs postions.

Faire valoir leurs droits. « Ce n’est pas de l’aumône qu’on demande, ce sont nos droits», dit Abdellah Omar, qui a passé 16 ans dans les rangs de l’ANP. « J’ai une pension de 27 000DA. J’ai une maladie chronique et je n’ouvre pas droit à une prise en charge dans des hôpitaux militaires», s’est-il insurgé. Ces militaires ont regretté aussi d’avoir été libérés sans aucune expertise médicale. « Comment peut-on assurer la scolarité de nos enfants, leurs besoins et une prise en charge d’une famille de 5 personnes avec une maigre pension de 27 000DA.

Les rappelés touchent mieux que nous, alors que nous avons comptabilisé plusieurs années de service. Le MDN continue de tromper l’opinion publique en évoquant la régularisation de tous les dossiers des retraités et une satisfaction de toutes les revendications des ex-militaires. C’est faux. Le MDN a procédé certes à un règlement définitif du dossier des rappelés mais pas ceux des retraités, des invalides et des radiés, dit, de son côté, Mebarki Omar.

Ce dernier, qui visiblement maîtrise parfaitement le dossier des retraités de l’ANP, et ce, pour avoir travaillé au niveau des administrations de l’ANP, a affirmé pour les cas des radiés, que la plupart ont été licenciés d’une manière arbitraire. Evoquant le cas des gendarmes licenciés, notre interlocuteur a estimé qu’il suffit d’un simple avis du chef de brigade et l’élément est désormais radié. Hamraoui S., natif de la commune de Bir Ghbalou, a été remercié après avoir passé 8 ans dans les rangs de cette institution militaire.

Les radiés, exclus des recrutements

« La décision de radiation a été signée et notifiée, parce que tout simplement j’ai été interpellé par des policiers qui m’ont conduit au commissariat et traduit devant le tribunal pour avoir consommé de la boisson alcoolisée… Pourtant, le tribunal a statué en ma faveur et décidé d’un non-lieu.

Ma hiérarchie en a décidé autrement en me libérant sans aucune expertise médicale et m’a privé Lire la suite

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