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Recul sur la réforme du bac : «On navigue à vue» 

Publié le 03/12/2016, par dans Non classé.

En décidant d’annuler la seule modification apportée à l’examen du baccalauréat, la ministre de l’Eduction nationale a marqué un nouveau recul dans la réforme de cette épreuve décisive.
Au début de l’année scolaire, le département de Mme Benghebrit avait annoncé l’abandon de la formule de cinq jours et sa réduction à quatre jours, avant de se rétracter avant-hier devant les lycéens en annonçant le retour à la formule initiale. Des retouches « sans grande importance», selon les professionnels du secteur sont apportées, comme l’heure de début de l’examen fixée à 9h au lieu de 8h et la programmation de deux épreuves par jour avec un battement d’une heure et demie séparant la première épreuve de la seconde. Les deux sujets au choix et la demi-heure supplémentaire pour permettre à l’élève de choisir ainsi que l’allégement des sujets conformément au nouvel horaire de la matière ont été maintenus.

La ministre de l’Education nationale a « décidé unilatéralement sur le dossier de la réforme du baccalauréat», estime Boualem Amoura, président du Syndicat algérien des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) et néanmoins membre de la commission nationale installée pour la réforme du baccalauréat. « Le gouvernement navigue à vue», dénonce-t-il, se référant aux décisions prises au gré de la conjoncture, sans aucune référence professionnelle. Le Satef est convaincu que le « recul» du département de l’Education est dicté par « le souci du gouvernement à s’épargner la protestation des élèves de terminale qui ont commencé à hausser le ton». Boualem Amoura déplore que le ministère ait été contraint de mettre de côté un travail qui a coûté beaucoup d’efforts et de temps aux différentes parties de la commission. « Finalement, la polémique et le débat ayant accompagné les propositions fournies par les uns et les autres n’ont servi à rien», ajoute-t-il.

La réhabilitation de l’ancienne formule du bac est annoncée quelque jours après les affirmations de Mme Benghebrit quant au maintien du projet de la réforme, « nécessitant du temps». Rappelons les explications qu’elles avait données à partir de Tindouf : « Il n’y a pas eu de recul sur le projet de refonte adopté par la commission chargée de ce travail en concertation avec le partenaire social.» La ministre avait également expliqué que son département suit une démarche « visant à ne pas bousculer les habitudes, ce qui demande du temps pour convaincre».

Le projet « a besoin de temps pour l’expliquer aux élèves et convaincre le partenaire social et tous ceux qui sont concernés. Nous avons décidé de prendre notre temps, mais ce n’est pas du recul», avait-elle déclaré lors de son dernier déplacement professionnel dans cette wilaya.
La commission chargée de fournir des propositions pour remédier aux dysfonctionnements relevés dans l’organisation et le contenu de cet examen a été confrontée à de vives polémiques sur les solutions proposées. La suppression de certaines matières secondaires et la révision des coefficients présentées comme solution possible quant à la surcharge de l’examen et le caractère généraliste du baccalauréat ont été à l’origine d’une violente campagne qui a duré tout l’été.
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