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Ras-le-bol des militants du FLN

Publié le 25/09/2017, par dans Non classé.

Alors que les listes FLN pour les élections locales ne sont toujours pas connues, plusieurs mouvements de protestation agitent les structures du parti, dans de nombreuses wilayas.
A Tébessa, Tipasa, Blida… les militants n’hésitent plus à s’en prendre aux responsables locaux, ainsi qu’aux mouhafadhas et aux kasmas. C’est à Ouargla que la situation a failli dégénérer. Des militants ont fermé la route menant au siège de la mouhafadha, avant de mettre le feu à l’entrée de la bâtisse. Ils protestaient contre la liste validée par l’instance locale du parti et dans laquelle on retrouvait aux premières places électives des entrepreneurs, alors que les militants étaient relégués en fin de liste.

Même le siège d’Alger n’est pas épargné. De nombreux groupes se déplacent au siège central pour protester contre la gestion actuelle du FLN et dénoncer les agissements des mouhafedhs. Le plus souvent, ils trouvent porte close ou alors ils sont priés de faxer leurs doléances mais de ne surtout pas se déplacer. Pour parer au risque, la direction a décidé depuis quelque temps de délocaliser ses structures à la veille des confections des listes électorales. C’est ainsi que lors des législatives et des locales, le FLN a pris ses quartiers au Mouflon d’or, un hôtel de la capitale, reconverti en camp retranché.

Pour Abderrahmane Belayat, coordinateur du mouvement de redressement, cette situation explosive était attendue. A la permanence de la coordination dans le quartier des Sources à Alger, le bureau de l’ancien membre du bureau politique ne désemplit pas. « Je reçois de plus en plus de militants à bout de nerfs qui crient à la hogra et au mépris de cette direction.» Les mouvements de protestation ne le surprennent pas. « Cela était prévisible, car la direction reste sourde aux doléances des militants et refusent de les écouter.»

Le ras-le-bol touche également des membres du comité central. Dans une lettre ouverte, dont El Watan détient une copie, Badis Belouidnine, membre du CC, annonce le gel de sa participation au CC. Dans un long réquisitoire contre la gestion actuelle du parti, décrite comme « catastrophique et dangereuse», M. Belouidnine dénonce les dérives du mouhafedh de Mila qui avec « la complicité de Abdelkader Zahali, membre du bureau politique du parti, a éliminé de la liste des locales plus de 70% des militants du parti à Mila au profit d’inconnus».

« Quand le CC est marginalisé et que le BP est disqualifié au profit de 7 ou 8 personnes, il ne faut pas s’attendre à ce que les choses soient autrement que ce qu’elles sont aujourd’hui», analyse M. Belayat. Dimanche à minuit, les listes seront officiellement annoncées et tout le monde s’attend à des réactions violentes de la base. « Il faut s’attendre au pire», estime Aissi Kassa, ancien membre du bureau politique.

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