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Quel sort pour l’argent placé à l’étranger ?

Publié le 14/09/2017, par dans Non classé.

La situation financière du pays suscite plus que jamais des interrogations sur les réserves de change algériennes placées dans des banques étrangères.
Quelle est leur valeur ? Le pays peut-il les récupérer à tout moment pour couvrir ses dépenses et financer l’économie ? Annoncé officiellement par le gouverneur de la Banque d’Algérie et les ministres des Finances successifs, le montant exact des réserves de change placées en bons du Trésor dans des banques souveraines américaines et européennes reste inconnu.

Dans une déclaration à l’APN en novembre 2013, l’ancien ministre des Finances, Karim Djoudi, avait donné quelques indices. A l’époque, il avait donné le taux de « 6% des réserves de change de l’Algérie déposées auprès d’institutions financières à l’étranger, dont 23% de ces avoirs le sont auprès des banques commerciales, notamment européennes, ainsi qu’auprès de la Réserve fédérale américaine (Fed) et des institutions multilatérales».

Dans ses différentes présentations des rapports annuels sur l’évolution de la situation financière et monétaire, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, avait affirmé pour sa part que « 98% de ces placements, répartis entre les Etats-Unis et l’Europe, sont effectués en portefeuilles de titres souverains (valeurs d’Etat) que l’Algérie avait achetés entre les années 2004 et 2007, lorsque les taux d’intérêts mondiaux étaient relativement élevés». Il avait également donné les montants des intérêts rapportés par ces placements : 4,49 milliards de dollars en 2009, 5,13 milliards de dollars en 2008, 3,81 milliards de dollars en 2007 et de 2,42 milliards de dollars en 2006. Mais le montant exact des placements reste toutefois inconnu. Mais certains économistes l’estiment à environ 50 milliards de dollars.
Ces placements sont-ils comptabilisés dans le calcul global des réserves de change évaluées, en juillet 2017, à seulement 105 milliards de dollars ? Selon le plan d’action du gouvernement, ces réserves « fondent sans cesse, passant de 193 milliards de dollars en mai 2014 à 105 milliards de dollars en juillet 2017». Interrogé sur le sujet, l’ancien ministre Abdeslam Ali-Rachedi précise que « l’argent en devises étrangères placé dans des institutions étrangères fait partie des réserves de change».

« Cela relève du bon sens de placer cet argent à l’étranger pour qu’au moins il garde sa valeur. Cet argent peut être récupéré à tout moment», explique-t-il. Et d’ajouter : « Le problème de notre pays n’est pas la gestion de la réserve de change, mais un problème beaucoup plus grave : la quasi absence d’une économie créatrice de richesses.»
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