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Quatre zones dans le rouge

Publié le 08/02/2017, par dans Non classé.

Alger est sur une poudrière. La cause : l’expansion extraordinaire du périmètre urbain de la wilaya d’Alger jusqu’aux anciennes zones industrielles.
Résultat : plusieurs sites à grande fréquentation sont situés dans des zones à hauts risques. Parmi les plus dangereuses, figure tout le périmètre englobant les Sablettes, la Grande Mosquée d’Alger, le jardin d’ Essai à El Hamma. Dans cette zone, plusieurs infrastructures dangereuses y sont érigées. Il s’agit, entre autres, de la centrale électrique et de gaz de Sonelgaz à El Hamma, la station de dessalement de l’eau de mer et du centre d’enfûtage de Naftal.

Pour ce dernier, des informations circulent depuis quelque temps sur un éventuel bras de fer entre la wilaya d’Alger et Naftal pour la délocalisation de ce centre et la libération de ce site pour des mesures de sécurité. Info ou intox ? Pour Naftal, il s’agit d’une rumeur sans aucun sens. Selon une source proche de cette filiale de Sonatrach, il y a un projet complètement dans l’autre sens. Selon notre source, Naftal a lancé un projet d’extension et de renforcement de la capacité de stockage de ce centre et non le contraire.

La wilaya, de son côté, confirme cette déclaration et nie toute présence de conflit. « Toutefois, pour des mesures de sécurité, nous avons levé les réserves émises par la commission intersectorielle de sécurité qui se réunit périodiquement. Il s’agit des familles résidant non loin des réservoirs. La disposition prise est le relogement de ces familles dans des sites plus sûrs», déclare M. Amrani, chef de cabinet du wali d’Alger. Une déclaration qui confirme les constats lugubres des experts quant aux différents dangers dans la capitale.

Pour le Pr Abdelkrim Chelghoum, expert en risques majeurs, le problème des sites à risque a été débattu en 2004 par plusieurs experts à l’occasion de la promulgation de la loi sur les catastrophes. « Il a été recensé 8 itinéraires englobant des installations à risques majeurs (IRM) situées dans des zones hyper urbanisées. En plus de celle d’El Hamma et tout le périmètre environnant, il y a également des installations à risques majeurs à Baraki et à Bab Ezzouar.

Pour remédier à ce problème, il n’y a aucune solution, sauf la délocalisation vers des tissus hors périmètre urbain. Elle s’impose avec force compte tenu des dégâts énormes qu’une explosion ou un simple incendie pourraient causer», annonce notre interlocuteur avant d’extrapoler vers les autres grandes wilayas du pays, où il y recense quatre zones rouges. Il s’agit des zones Arzew-Oran, Alger-Boumerdès, Skikda et Hassi Messaoud. Selon les propos du Pr Chelghoum, même si les dangers sont plus que réels et que les autorités sont au courant, aucune action n’a été entamée sur le terrain.
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