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Quand la prise en charge fait défaut

Publié le 26/12/2017, par dans Non classé.

L’affaire a mis en émoi l’opinion nationale. Une femme enceinte et son bébé ont perdu la vie à Djelfa dans des conditions effroyables. Transportée d’urgence par son mari pour accoucher à l’hôpital de Aïn Oussera, la jeune femme, âgée de 23 ans, est décédée le 23 juillet, en faisant quelque 200 km de route en aller-retour, entre trois hôpitaux de la wilaya.
Des versions parfois divergentes ont été présentées sur ce drame. Les comptes rendus de presse ont parlé de « négligence de la part des services hospitaliers», alors que d’autres, corroborés par le syndicat des sages-femmes, ont pointé du doigt la responsabilité du mari. Sous la pression de l’opinion, le ministère de la Santé a envoyé une commission d’enquête et s’est constitué partie civile, provoquant la colère des praticiens de la santé publique, dont ceux affiliés au Snapap.

Des travailleurs ont été poursuivis en justice, dont la spécialiste en gynécologie-obstétrique de l’hôpital Mère et enfant de Djelfa, le Dr Ouali, qui se trouvait en congé de maladie à Alger au moment du drame. Le verdict est tombé en septembre : le tribunal de Aïn Oussara a condamné à un an de prison, dont 2 mois fermes, le Dr Ouali, au moment où trois sages-femmes, un directeur de garde et un surveillant médical ont écopé de 2 mois de prison ferme.

Les mis en cause ont été libérés quelques jours après avoir purgé une peine de deux mois de prison ferme.Le drame de la malheureuse parturiente de Djelfa met en avant la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les établissements hospitaliers du pays, particulièrement ceux de l’intérieur, où le personnel et les équipements font cruellement défaut.

Avec parfois les pires conséquences : des séquelles et le décès de patients qui n’arrivent pas à se faire soigner correctement. Si l’affaire de Djelfa a été fortement médiatisée, d’autres faits, tout aussi dramatiques, passent inaperçus : les malades meurent dans l’indifférence de la population. Mais surtout du ministère de la Santé, dont la responsabilité est entièrement engagée. Lire la suite

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