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Prtrait : «Je vais lancer une troisième entreprise»

Publié le 13/05/2017, par dans Non classé.

J’avais ce besoin d’entreprendre, de lancer un projet». Halit Deramchi, 30 ans, ingénieur en gestion des entreprises, a longtemps hésité avant d’entamer les démarches pour la création d’une entreprise : « Je voulais monter un projet d’incinération de produits pharmaceutiques ou encore de recyclage au départ».
Plusieurs facteurs l’en dissuadent. Pour donner plus de chance à son envie d’entrepreneuriat d’aboutir, il opte, un peu par dépit, pour « un projet simple à mettre en place pour un début». En mars 2014, il monte un dossier de création d’une entreprise de gestion de taxis. « J’entendais beaucoup parler de l’Ansej autour de moi à l’époque». C’est très hésitant que Halit se rend à l’antenne de Sidi M’hamed pour déposer une demande. « Une fois la demande déposée, tout s’est très vite accéléré», raconte-t-il.

« Je suis entré dans une course bureaucratique pour obtenir un agrément relevant du ministère des Transports, mais aussi pour valider mon dossier et obtenir le financement de l’Ansej.» Il fallait monter un dossier lourd et très souvent aller actualiser beaucoup de documents. « Par exemple, les factures pro forma devaient être mises à jour toutes les deux semaines.» Les allées et venues étaient fatigantes, mais Halit décide de s’accrocher. « J’ai dû louer un local pendant une année, délai d’attente pour avoir le Ok final : 22 000 DA de loyer mensuel à vide», tranche-t-il.

Il avoue que pour cela l’aide de ses parents a été cruciale. « Sans eux, je n’aurais pas tenu le coup, d’autant que j’ai eu quelques soucis de santé durant les procédures.» En mai 2015, son registre de commerce et son agrément en main, dans tout ce tourbillon procédurier et bureaucratique Halit avançait comme entraîné dans une nébuleuse où « on ne comprend pas le fonctionnement exact des choses qui se font toujours à l’arrache». Il refuse d’être ingrat ; si aujourd’hui il est à la tête de plusieurs entreprises qui marchent, « c’est clairement grâce à l’Ansej».

Mais il ose la critique : « Pour être franc, on est souvent livré à nous-mêmes, le suivi et le conseil juridique ne sont pas mis en place.»
« J’ai assisté à des scènes marquantes. Des gars gentils venaient et repartaient sans arriver à avoir gain de cause. A côté, des jeunes qui font preuve de virulence passent mieux !» ose-t-il. Juillet 2015, les véhicules payés hors taxes sont prêts. L’entreprise peut enfin démarrer.

A peine quelques mois plus tard, encouragé par la réussite de sa première entreprise, Halit décide de monter un second projet qui lui tient particulièrement à cœur, une entreprise de conciergerie et d’aide à domicile appelée Fidarek, qu’il financera lui-même. Plus d’une année après sa création, l’entreprise intervient dans un secteur vierge de toute concurrence et cartonne. Aujourd’hui, Halit gère une vingtaine d’employés et travaille déjà à la création de sa troisième entreprise. Lire la suite

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