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Produits importés : Le coût pesant de l’étiquetage en arabe

Publié le 05/01/2017, par dans Non classé.

L’étiquetage en langue arabe à l’étranger des produits importés a coûté à l’Algérie 584,175 millions d’euros durant l’année 2016, a révélé hier le ministère du Commerce dans un communiqué parvenu à notre rédaction.
Le pays a importé 556 355 conteneurs, toutes marchandises confondues, en 2016, selon une évaluation faite par ce département. Sur cette base, le ministère a expliqué si l’on admet que 35% seulement de ce nombre de conteneurs a fait l’objet de contrôle de la conformité, soit 194 725 conteneurs, et en tenant compte que le coût minimum de l’étiquetage en arabe à l’étranger est de 3000 euros pour un seul conteneur (selon des professionnels), le coût global supporté par l’économie nationale a été de 584,175 millions d’euros en 2016, soit 65 milliards de dinars, « ce qui constitue un surcoût pour le Trésor public».

Or, selon le ministère, le coût d’étiquetage serait beaucoup moins important s’il se faisait sur le sol algérien en étant estimé à 9 milliards de dinars (l’équivalent de 81 millions d’euros). En outre, ce coût en devises serait encore plus important si l’on y ajoute les frais supplémentaires engendrés par le blocage aux frontières (paiement des surestaries en devises), ce qui entraîne systématiquement un renchérissement des produits importés supporté par le consommateur final, a-t-il fait savoir.

Face à cette situation, le ministère du Commerce a annoncé que l’étiquetage obligatoire en langue arabe des produits importés est désormais permis sur le territoire national. « Cette mesure vise à réduire les coûts à l’importation, à développer un nouveau segment d’activité sur le marché national (société de marquage, codage et étiquetage industriel) et de protéger le pouvoir d’achat des citoyens», a noté le ministère du Commerce.

« Cette démarche est motivée par le fait que l’étiquetage réalisé à l’étranger, malgré les sommes colossales déboursées, est souvent non conforme aux dispositions réglementaires en la matière, contraignant les opérateurs économiques à payer des surestaries en devises dues au séjour prolongé des marchandises bloquées suite aux décisions de refus d’admission», lit-on dans le même communiqué. Selon une instruction récente du ministère du Commerce publiée sur son site web, l’étiquetage obligatoire en langue arabe ne s’applique pas aux produits alimentaires préemballés, périssables.

Rendu obligatoire depuis 2009, l’étiquetage en langue arabe des produits importés était réalisé dans le pays de l’exportateur, sachant que la non-application de cette mesure entraînait le renvoi de la marchandise vers le pays expéditeur, une situation des plus pénalisantes pour l’économie nationale. Lire la suite

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