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Premier jour du bac sans fuite : Soulagement général

Publié le 12/06/2017, par dans Non classé.

Les sujets étaient « abordables», selon les candidats. Les réseaux sociaux ont été bloqués au niveau des centres d’examen.
La diffusion des sujets de mathématiques et d’arabe quelques minutes après le début des épreuves n’a pas altéré le déroulement du baccalauréat. Les candidats sortaient des salles d’examen soulagés. Les sujets de cette première journée étaient « abordables». « C’était facile», répond Ines, qui passe son bac, filières sciences, au lycée Rabah Bitat, dans la commune de Mohammadia. « J’ai choisi le texte d’Essaihi, qui parle de la Révolution et de la patrie. Pas mal comme sujet», commente-t-elle.

Plusieurs de ses camarades trouvent en effet que le sujet n’est pas sorti du moule de ceux qu’ils ont l’habitude de traiter en classe. « Il est à la portée de tout le monde», soutiennent-ils. Les groupes de lycéens rencontrés hier à la sortie des classes ne semblent pas touchés par les informations relatives aux diffusions des sujets sur des réseaux sociaux. Le dispositif de surveillance renforcé, cette année, par de nouvelles mesures pour contrecarrer la triche par réseaux sociaux semble inviolable aux yeux des candidats.

« Je ne vois pas comment des élèves pourront faire usage de leurs téléphones, et attendre des réponses, avec tous les surveillants dans les salles et les policiers dans la cour», répond Ryad, qui passe son examen au lycée El Idrissi. Les candidats des filières littéraires ont passé l’épreuve de mathématiques. Le sujet est jugé abordable. « Le défi est d’éviter la note éliminatoire», sourit Ryad reconnaissant que cette matière n’est pas « son point fort». Le sujet a été balancé sur le web un quart d’heure à peine après le début des épreuves de la matinée.

Les candidats ont subi l’épreuve de sciences islamiques dans l’après-midi. Les questions portant sur les finances islamiques et le commerce ne sortaient pas du programme. « Globalement, c’est abordable», commente une jeune candidate à sa maman qui l’attendait devant le portail du lycée Idrissi, visiblement, plus stressée que sa fille.

A côté, deux jeunes filles en pleurs et leurs parents supplient toujours l’agent de sécurité de leur permettre d’accéder au centre d’examen. Les deux candidates, arrivées en retard pour l’épreuve de sciences islamiques, ont été interdites d’accès. « Les consignes sont strictes. Aucun retard n’est accepté», répond l’agent de sécurité. « C’est une année de travail qui est partie en l’air», déplore la mère d’une des deux jeunes filles inconsolables.

Retard : Tolérance zéro

L’Association nationale des parents d’élèves relève qu’aucune requête n’a été adressée concernant des dépassements liés à la fuite des sujets, soulignant que la diffusion sur les réseaux sociaux est sans impact, « puisque les candidats n’ont pas accès à leurs téléphones ou à tout autre appareil de connexion et que les réseaux sociaux sont bloqués au niveau des centres d’examen». Le président de cette association, Khaled Ahmed, estime que la première journée de l’examen s’est déroulée sans fuite

Les élèves et leurs parents vivent un stress particulier, et ce, dans la crainte de voir se reproduire le scénario de la fuite des sujets de 2016. « Il ne faut pas oublier que 40% des candidats sont des redoublants, donc ils ont vécu le traumatisme de la fuite des sujets et de la deuxième session du baccalauréat», souligne le président de l’Association des parents d’élèves.

Globalement, la première journée s’est déroulée dans de bonnes conditions, « même si les candidats sont impressionnés par le nombre important de surveillants et le climat général qui accompagne l’examen», explique, pour sa part, M. Zerrouk, membre du bureau national de la même association.

Le plan antifraude consistant, entre autres, en l’interdiction de l’utilisation des téléphones, la mise en place de brouilleurs de réseaux, le blocage de l’accès aux réseaux sociaux au niveau des centres d’examen, « est un plan antifuite qui a bien fonctionné pour la première journée», selon Idir Achour, porte-parole du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (Cela) qui estime que « les dégâts ont été limités, même si des pages continuent de diffuser les sujets après le déroulement des épreuves». Le défi est de stopper à l’avenir les autres formes plus classiques de fraude, enchaîne-t-il La journée d’aujourd’hui sera décisive pour le résultat et pour cause, les candidats seront interrogés dans leurs matières de spécialité.

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