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Pollution atmosphérique à Alger : La grande inquiétude

Publié le 18/03/2017, par dans Non classé.

La pollution atmosphérique en Algérie, notamment dans la capitale, devient un problème majeur. Cette situation n’est plus un secret, mais une réalité confirmée par le dernier rapport de l’OMS qui place l’Algérie parmi les pays qui présentent les taux de pollution de l’air les plus élevés au monde.
Ce récent rapport revient sur les particules fines des matières polluantes, tels le sulfate, les nitrates et le carbone qui affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire menant à de véritables problème de santé publique.

Selon le même document, l’air dans les régions du nord du pays contiendrait entre 16 et 25 microgrammes de ces particules contre un taux toléré de 10 seulement. La qualité de l’air se dégrade encore de plus en plus dans les régions du centre et du sud du pays.
Dans la capitale, la pollution est presque palpable. Les causes sont multiples.

Parmi les plus connues, on citera le trafic automobile qui ne cesse de croître. Selon la Gendarmerie nationale, pas moins d’un million de véhicules affluent vers Alger en début de semaine. Une étude menée par des universitaires en 2004 démontre qu’à Alger, le trafic routier est à l’origine de l’émission de plus de 170 t de plomb annuellement.

Ce chiffre a, sans aucun doute, augmenté, notamment avec le boom qu’a connu le parc automobile algérois estimé à 1,6 million de véhicules. Si la pollution automobile est la plus connue, celle des usines reste la plus dangereuse. L’afflux des citoyens vers la capitale a mené automatiquement à une expansion rapide et extraordinaire de la ville au point que zones urbaines et zones industrielles se côtoient.

Les cas sont innombrables et récurrents dans la plupart des communes d’Alger. Les causes de la pollution sont également les décharges à ciel ouvert. Même s’il y a une volonté des autorités de les éradiquer, il en reste quelques-unes, du moins des dépotoirs anarchiques. Les efforts sont louables, mais restent encore en deça des attentes.

Exemple patent : la décharge de Oued Smar, le plus grand point noir de tout Alger, qui reste fermée depuis des années. Le projet qui consiste à transformer la décharge en jardin botanique dort depuis bien longtemps. Il risque de sombrer dans un coma profond, vu la conjoncture économique difficile que traverse le pays.

A l’époque du Grand gouvernorat d’Alger, un projet ambitieux a été lancé : Sama Safia. Dans un objectif visant la protection de l’environnement afin d’améliorer la qualité de l’air, ce projet a fini par tomber dans les oubliettes en 2009. Les experts en environnement regrettent ce concept novateur qui servait à mesurer la qualité de l’air, à rassurer les citoyens et surtout à les sensibiliser et les informer de l’importance de ce paramètre dans la vie quotidienne. Les chercheurs ont manifesté leur désir de mettre le matériel utilisé dans ce projet au service de la recherche scientifique ou universitaire.
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