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Polémique de la semaine : Emprunts obligataires : une opération biaisée ?

Publié le 22/04/2016, par dans Non classé.

L’opération d’emprunt national pour la croissance économique, lancé le 17 avril par le gouvernement pour capter l’épargne nationale (particuliers et entreprises), a débuté à travers 4300 points de souscription. Une opération qui crée déjà la polémique sur le plan religieux. Il s’agit tout simplement « d’une usure.

C’est un grand péché», affirme Farès Messdour, professeur en économie islamique. Pour lui, c’est « une opération vouée d’avance à l’échec». Il faut savoir que les obligations au prix de 50 000 DA chacune sont assorties d’un taux d’intérêt allant de 5% à 5,75%, selon la durée du prêt qui est de 3 ans ou plus. « L’opération ne peut en aucun cas réussir dans la mesure où jamais le gouvernement n’a respecté la croyance des Algériens». Selon lui, il faut « laisser tomber cet emprunt et aller vers la réconciliation économique avec une amnistie fiscale».

Ouvrir aussi des guichets dédiés à la banque islamique au sein des banques publiques. « Le gouvernement ne peut pas obliger les gens à adopter le système financier qu’il veut», dit-il encore en suggérant d’appliquer le financement islamique. Pour Farhat Aït Ali, c’est toute la structure de l’emprunt qui n’est pas performante de point de vue économique. Il ne permettra jamais, selon lui, de réduire le déficit que l’Etat cherche à combler.

« D’abord, ce n’est pas intéressant pour les petits clients dans la mesure où le taux de rendement (5% d’intérêts) peut être vite rattrapé par le taux d’inflation qui sera à plus de 5% d’ici la fin de l’année. Et pour les grands clients, c’est évidemment l’investissement dans des projets plus rentables qui est plus captivant que cette procédure.» Son argument ? Les 270 millions de dinars récoltés le premier jour auprès d’une agence de la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR).

Selon ses calculs, d’ici six mois, période ouverte pour l’emprunt obligataire, « nous serons seulement à 300 millions de dinars». Et si les banques publiques reçoivent la même somme, « nous aurons seulement 1,5 milliard de dollars, autrement dit très loin des 25 milliards de dollars recherchés», argumente le consultant financier. Le gouvernement a 6 mois pour convaincre les sceptiques.
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