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Plus de 3 milliards de pertes en 4 jours

Publié le 10/05/2017, par dans Non classé.

La situation risque d’empirer dans les jours à venir en raison de l’échec des négociations menées entre les dirigeants de l’entreprise et les représentants des travailleurs.
Rien ne va plus à l’entreprise publique Orfee de Bordj Menaïel, à l’est de Boumerdès. Spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des articles de coutellerie, de robinetterie ainsi que les éviers en acier inoxydable, cette filiale du groupe BCR, qui emploie 285 travailleurs, est paralysée par un mouvement de grève depuis le 30 avril dernier. « Toutes les machines sont à l’arrêt. Il n’y a que les services de la sécurité et de l’énergie qui n’ont pas cessé de fonctionner», affirment des membres du syndicat, accusant certaines parties de vouloir couler l’entreprise.

Selon eux, leur mouvement de grève a causé un manque à gagner de 30 millions de dinars à l’entreprise en l’espace de 4 jours. La situation risque d’empirer dans les jours à venir en raison de l’échec des négociations menées jusque-là par les dirigeants de l’entreprise, dont le PDG du groupe BCR, avec les représentants des grévistes.

Ces derniers réclament essentiellement la prime liée aux bénéfices de l’entreprise, les 2% des œuvres sociales, la signature d’une convention collective propre à leur filiale et la confirmation des (122) employés ayant des contrats à durée déterminée. Les travailleurs dénoncent également « l’abus d’autorité et les comportements irresponsables du PDG du groupe», l’accusant « d’être à l’origine de l’instabilité que traverse la filiale actuellement». « Ce dirigeant a outrepassé ses prérogatives.

C’est lui qui gère l’entreprise à distance. Chaque année, on nous donne une prime de 4000 DA à l’occasion de la Fête internationale des travailleurs, mais cette année, nous en avons été privés, bien que notre entreprise ait tiré un bénéfice de 150 millions de dinars et un chiffre d’affaires de 1,2 milliard en 2016», s’indigne Mme Brahimi, présidente du comité de participation.

« Le PDG du groupe doit dégager»

Après une semaine de grève, une réunion a été tenue avant-hier entre les parties concernées afin de trouver une issue au conflit. Hélas, les promesses données aux représentants des travailleurs n’ont pas été transcrites sur le PV sanctionnant les travaux de la réunion. « Le contenu du PV était totalement contraire à ce qui a été décidé à l’issue des discussions. En tout cas, cette volte-face n’est pas chose étrangère pour nous, tant on s’est habitués aux fausses promesses», a précisé le syndicat dans une déclaration.

« Quand on a informé les travailleurs de l’attitude irresponsable de nos dirigeants, ils se sont mis en colère et ont demandé d’inclure le départ du PDG du groupe comme première revendication», soutient un syndicaliste qui dégage toute responsabilité des travailleurs concernant les pertes subies par l’entreprise. Contacté, le PDG d’Orfee, M. Djemai, souligne que « la grève est illégale», ajoutant que « la justice a statué au profit du syndicat sur la forme de l’affaire, mais pas sur le fond».

Selon lui, la plupart des revendications des employés ont été acceptées à l’issue de la réunion d’avant-hier. « On s’est engagés à confirmer tous les travailleurs qui cumulent plus de deux ans de travail dans l’entreprise. On s’est mis d’accord aussi que la prime de bénéfice soit versée en juin. Néanmoins, on leur a expliqué qu’il est impossible d’établir une convention collective spécifique à la filiale», a-t-il indiqué.

M. Djemai a assuré les grévistes que l’entreprise va leur verser les 2% des œuvres sociales, mais pas les avances. Cependant, les travailleurs demandent que « les engagements de leurs dirigeants soient écrits noir sur blanc. Sinon, nous n’allons jamais suspendre notre mouvement de grève».
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