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Park Mall de Sétif : Bras de fer entre Prombati et le Turc Kayi

Publié le 04/10/2016, par dans Non classé.

Les travaux dévolus à la partie turque Kayi n’ont pas été achevés.
La relation entre opérateurs algériens et entreprises étrangères chargées de nombre de projets est rompue. Le divorce occasionne des désagréments, une perte de temps, des retards dans la réalisation et un important manque à gagner pour la partie algérienne. Celle-ci se retrouve du jour au lendemain dans une inextricable situation.

Le cas du Business Center, de l’hôtel Mariott, du Palais des congrès du Park Mall de Sétif en est l’exemple parfait. Les travaux des structures précitées n’ont pas été achevés par l’entreprise turque Kayi, en charge de la réalisation du gigantesque projet. Afin de faire la lumière sur cet épineux dossier, El Watan a contacté le maître d’ouvrage : « N’ayant plus rien à gratter puisqu’ils ont été payés jusqu’au dernier centime, les responsables de la société réalisatrice décident de quitter les lieux sans crier gare.

Au lieu d’honorer son contrat, l’entreprise Kayi qui devait achever les travaux dans les délais a pris la clé des champs au mois de Ramadhan. Les disques durs des ordinateurs ont été démontés et confisqués, tout comme notre matériel qu’ils ont stockés dans des hangars loués à Taya (une localité située à plus de 50 km de Sétif). Ayant bien préparé son coup, notre ex-partenaire a quitté le chantier à l’improviste, le 30 juin 2016, jour où il devait terminer les travaux du Business Center, de l’hôtel Marriott et du Palais des congrès dont le taux de réalisation était de 85%.

La procédure de retrait prévue dans le marché n’a pas été suivie. Nous n’avons été informés de cette décision que le jour même, à 18h, un jour de Ramadhan. Pour maquiller leur manœuvre, les responsables de l’entreprise ont prétexté la non-obtention d’un nouvel avenant alors que le contrat était toujours en vigueur. Devant le niet du propriétaire du projet d’accorder un quatrième avenant de prolongation de délai sans pénalités, les responsables de la société ont quitté les lieux en catimini», souligne un responsable de l’entremise Gemo, chargée du suivi et de l’assistance du maître d’ouvrage.

Et d’ajouter : « Pour convier l’entreprise à reprendre le travail, on lui adresse une première mise en demeure le 12 juillet 2016. Une seconde est transmise cinq jours après. Afin de montrer notre bonne foi, on l’invite à une conciliation, qui échoue. L’obstination de l’entreprise réalisatrice contraint le maître d’ouvrage à procéder à la résiliation du contrat le 24 juillet 2016 au tort exclusif de l’entreprise turque. La rupture du contrat a été établie par huissier de justice ayant constaté l’abandon des travaux.»

Les Turcs se défendent

Pour connaître l’autre son de cloche, nous prenons attache avec le directeur de Kayi, basé à Alger. Sa réponse englobe une grande partie du communiqué adressé à notre rédaction, vendredi. « Prombati, qui a encore une dette ouverte en notre faveur, d’un montant de 7,5 millions d’euros, a interdit à nos travailleurs d’accéder au chantier. Le centre commercial et le parking ont été ouverts sans aucune réception provisoire. Les mesures de sécurité incendie, comme le désenfumage et le sprinklage, ne sont pas conformes.

Nous estimons qu’il est nécessaire et urgent de fermer le centre commercial et le parking du Park Mall à Sétif. La politique de la sourde oreille opérée par cette société nous a obligés à avertir les plus hautes autorités algériennes de Sétif», souligne le manager de l’entreprise turque. L’autre partie réfute : « Pour se dédouaner, les responsables turcs, manquant d’arguments à faire valoir, parlent de réserves qui n’existent pas.

En procédant de la sorte, ils veulent remettre en cause les investissements consacrés par un opérateur algérien, aidé et soutenu par les pouvoirs publics faisant de l’investissement leur cheval de bataille. Soucieux du bien-être et de la sécurité des intervenants et des visiteurs de l’édifice, Prombati ne fait pas les choses à moitié, notamment en matière de sécurité. L’entreprise turque, qui n’a toujours pas remboursé le matériel acquis par Prombati par le biais du crédoc, est partie avec les plans et de nombreux autres documents», révèle l’assistant du maître d’ouvrage.

A noter que cette affaire n’est apparemment pas un cas isolé. L’ensemble Ibis Novotel de Sétif a connu des problèmes similaires : « Payée pourtant rubis sur l’ongle, l’entreprise turque Minko a, sans le moindre préavis, abandonné le chantier qui a accusé un retard d’une année. Comme un malheur n’arrive jamais seul, le travail n’a pas été exécuté comme il se doit. Les innombrables malfaçons nous ont contraints à refaire les lots de climatisation et du chauffage. Ces nouvelles tâches ont engendré des coûts supplémentaires», révèle, le chef du projet qui doit ouvrir ses portes dans les prochains jours…
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