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Panique dans les services de chirurgie ophtalmologique

Publié le 12/10/2017, par dans Non classé.

Des licences d’importation sont désormais exigées pour l’achat de produits dédiés à la chirurgie ophtalmologique.
Des mises en demeure sont actuellement envoyées par les hôpitaux aux importateurs des produits pharmaceutiques ophtalmologiques spécifiques pour la chirurgie de l’œil. Ces produits sont désormais soumis à une licence d’importation exigée par l’avis n° 3 portant ouverture de contingents quantitatifs pour l’importation de produits et de marchandises au titre des licences d’importation pour l’année 2017 établi par le ministère du Commerce en mai dernier.

Parmi ces produis, l’on cite les viscoélastiques nécessaires pour la chirurgie ophtalmologique, notamment la cataracte, qui se trouvent dans la position tarifaire au chapitre 33, au même titre que les produits cosmétiques.

Une licence d’importation est donc exigée, alors qu’un visa a été délivré par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière au titre des programmes d’importation. « Il faut savoir que ces produits sont classés par le fournisseur dans les classes 30 ou 38. Notre association a saisi les ministères de la Santé et du Commerce il y a plusieurs semaines, et nous avons nous-mêmes saisi les deux ministères pour des éclaircissements.

Le ministère de la Santé nous a informé avoir saisi celui du Commerce, mais la problématique reste posée», s’inquiète Nabil Mellah, de l’Union nationale des opérateurs, qui estime qu’il est facile de mettre en place une solution toute simple, « c’est d’informer les services des Douanes que dans le cas des produits pharmaceutiques, les programmes d’importation délivrés par le MSPRH remplacent la licence», a-t-il suggéré.

Et de relever : « Entre-temps, nous sommes toujours dans l’impossibilité de lancer nos commandes puisque les banques ont déjà suspendu toute domiciliation à compter du 31 mai 2017, date de mise en œuvre de l’avis concernant les produits définis dans le chapitre 33, et donc d’honorer nos engagements auprès des structures hospitalières.»

Une disposition qui vient pénaliser encore une fois sérieusement les patients souffrant de pathologies ophtalmologiques, dont la cataracte. « Le produit viscoélastique est indispensable et de première nécessité dans la chirurgie de la cataracte qui demeure l’activité la plus importante en chirurgie ophtalmologique. Sans ce type de produit, il n’est pas possible de procéder par traitement chirurgical», affirme le Dr Redha Adel, chirurgien à la clinique d’ophtalmologie de Diar Essaâda à Alger.
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