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La parturiente a accouché chez elle !

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

La présidente de l’Union nationale des sages-femmes algériennes, Akila Guerrouche prend à son compte une information qui a circulé ces derniers jours : le mari de la parturiente, imam de son état, aurait choisi de la faire accoucher sa femme à la maison et qu’il aurait refusé qu’un praticien cubain ne la presse en charge.
Dans une déclaration à Horizons, la syndicaliste a indiqué que la défunte a été examinée par trois sages-femmes au niveau de trois structures hospitalières différentes à Hassi Bahbah et Aïn Oussara. « Sur le registre des consultations (du service des urgences de l’hôpital d’Aïn Oussara), il est mentionné que la sage-femme a estimé que le col de l’utérus de la patiente décédée était à deux doigts seulement. Elle lui a, de ce fait, conseillé de revenir le lendemain car le médecin spécialiste sera présent. Elle n’a à aucun moment demandé à ses accompagnateurs de l’évacuer vers une structure hospitalière», reprend le quotidien. S’agissant de la thèse selon laquelle, la femme aurait accouché dans le véhicule, Guerrouche précise qu’  » aucune trace de sang n’a été trouvée à l’intérieur du véhicule qui la transportait et le cordon ombilicale était coupé ». Lire la suite

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Funérailles émouvantes à Tizi Ouzou

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

C’est dans une atmosphère très émouvante que se sont déroulées, samedi, les obsèques des deux réalisateurs tués lors du crash de l’hélicoptère survenu jeudi à Douéra. Smaïl Zoubir, 36 ans, a été enterré dans son village natal, à Abizar, dans la commune de Timizart, à une trentaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou.
Des membres de la famille, des amis et des centaines d’autres anonymes l’ont accompagné à sa dernière demeure. La tristesse se lisait sur le visage des présents. « Tout le village est sous le choc. La disparition tragique de Smaïl nous a vraiment affligés. Il s’apprêtait à fêter le premier anniversaire de son mariage avant qu’il ne soit ravi aux siens. C’est vraiment triste», nous a confié Rachid, l’un des amis du regretté qui, ajoute-t-il, garde toujours de lui l’image d’une personne aimable, serviable et dévouée pour le métier de l’audiovisuel.

L’autre victime de cet accident, Lyes Ammiali, 35 ans, a été inhumé dans le village Redjaouna, sur les hauteurs de Tizi Ouzou. Là aussi, les funérailles du défunt ont eu lieu dans une ambiance très lourde tant les membres de la famille de Lyes, ses amis et les autres citoyens qui lui ont rendu un ultime hommage étaient vraiment abattus par la disparition tragique de ce jeune très adulé. « Nous avons fait ensemble le premier film pour enfants. Lyes était comme un frère. Sa mort restera pour nous comme une blessure béante.

C’était quelqu’un de formidable. Smaïl aussi était un ami très proche», nous précise Youcef Radji. Rappelons que Smaïl et Lyes ont trouvé la mort dans le crash d’un hélicoptère de la compagnie aérienne Tassili Airlines, loué à la SNTF pour des prises de photos pour les besoins de la cartographie de la nouvelle ligne ferroviaire Alger-Zéralda. Notons aussi que cet accident a aussi fait deux autres victimes. Il s’agit du pilote de l’hélicoptère et d’un ingénieur de la SNTF.
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Démissions et préavis de grève à travers le pays

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

La solidarité s’organise pour dénoncer le maintien en détention de leurs collègues accusés de négligence dans l’affaire de la mort d’une parturiente et de son bébé à Djelfa.
Des établissements de santé du pays s’organisent : des sit-in spontané et des menaces de démissions sont signalés à Oran, Annaba, Ben Aknoun. Au CHU Mustapha Pacha (Alger), le personnel a déposé un préavis de grève pour mardi.  » La corporation a été solidaire avec le personnel médical injustement incarcérée.

Cette mobilisation n’est ni pour des salaires ni pour un quelconque autre statut mais clairement contre l’injustice. L’enquête n’a pas encore tout révélé et cette détention abusive est d’une injustice sans précédent dans le milieu médical déjà mis à rude épreuve avec une gestion et des moyens qui laissent souvent à désirer», s’indigne Amira Bouraoui, gynécologue obstétricienne à l’hôpital de Kouba (Alger), qui fait écho sur sa page Facebook du mouvement qui touche plusieurs établissements hospitaliers du pays.

Le Syndicat nationale des praticiens de santé public (Snpsp) soutient le personnel et réitère son appel à la libération des personnes incarcérées. « Nous soutiendrons et nous ferons partie de toute démarche qui aboutirait à mettre la lumière sur ce qui a conduit à ce drame. Le SNPSP réitère son appel pour la mise en liberté de toutes les personnes détenues en attendant les conclusions de l’enquête», réclame le président du Snpsp, Dr Lyes Merabet.

Où est le rapport des sages-femmes !

Le syndicaliste qualifie de  » déplorable » la décision du ministère de la Santé de se constituer partie civile pour appuyer la plainte déposée contre ses fonctionnaires avant même qu’il ait entamé une enquête administrative. Selon le syndicat des praticiens, l’administration locale et le ministère ont été destinataires de plusieurs rapports rédigés par le personnel pour dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens et de personnels, notamment un rapport daté du 23 mars 2016 des sages femmes de l’EHS mère et enfant de Djelfa. Le syndicat se lève contre le statut de « bouc émissaire» que  » veulent nous faire porter des responsables qui n’ont pas fait leur travail à différents niveau de l’organisation de l’offre de soins ».  » On ne peut plus travailler ou plutôt continuer à occuper les espaces professionnels en l’absence de moyen. D’ailleurs l’article 14 du décret 92-276 portant code de déontologie interdit à tout praticien de prodiguer des soins lorsque les conditions de l’exercice ne sont pas réunis », explique Merabet.

Le syndicat appelle à la mise en mise en œuvre de  » démarches urgentes » pour apporter des solutions concrètes aux problèmes du secteur à travers une large consultation impliquant les organisations syndicales et professionnelles, les associations de malades et les élus parlementaires. Le SNPSP devra convoquer son conseil national à la rentrée.  » Il était (le conseil) prévu depuis le mois de mai pour octobre. Il est fort possible que la date soit rapprochée vu tout ce qui se passe », signale le président.
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Des agressions «takfiristes» contre des imams

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

Le ministère de l’Intérieur s’est fendu ce samedi d’un communiqué dans lequel il annonce des mesures fermes pour assurer la sécurité des imams.
A cet effet, le département de M. Bedoui a instruit les walis et les services de sécurité pour protéger les prédicateurs officiant au niveau des mosquées et dont nombre d’entre eux subissent des violences répétées.

« Conscient des dernières préoccupations de nos imams en ce qui concerne leur sécurité et tranquillité menacées par des actes d’agression et de violence verbale, qui restent isolés, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire confirme avoir pris immédiatement les mesures qui s’imposent devant une telle situation», indique le communiqué du ministère de l’Intérieur cité par l’APS. Les services de M. Bédoui se sont ainsi engagés à « assurer la sécurité et la tranquillité de nos imams et leur fournir toute la protection et les conditions favorables à l’exercice de leurs nobles tâches», affirme la même source.

Cette réaction du ministère de l’Intérieur intervient suite à une énième agression qui a ciblé, cette fois-ci, l’imam de la mosquée Omar Ibn El Khatab, à Oran. Les faits remontent au 8 août dernier lorsqu’un groupe extrémiste a investi la mosquée peu après la prière de l’aube. Les auteurs de l’agression n’ont pas hésité à taguer sur les murs, à l’intérieur même du lieu de culte, des inscriptions ouvertement « takfiristes» : « Al mawtou lil kafer» (mort au mécréant), « Imam ennidham» (Imam à la solde du régime)…

Un véritable « attentat graphique». Les agresseurs ont également peinturluré de noir un cadre comprenant les paroles de l’hymne national. Enfin, ils ont laissé un tissu blanc synonyme de linceul, exactement comme le faisaient les terroristes du GIA dans les années 1990.

En épluchant les comptes-rendus de presse, on peut établir que lors de ces dernières années, la corporation des imams a été la cible d’attaques récurrentes. Le 31 décembre 2014, l’imam de la mosquée de Laâzib, dans la wilaya de Béjaïa, a été poignardé à mort. Le 14 janvier 2016, l’imam Feghoul El Hadj, qui officiait à la mosquée El Houda, à Aïn Defla, a été assassiné à coups de couteau peu après la prière du Maghreb.

En février 2017, l’imam de la mosquée Errahma, à Bachdjarrah, a été victime, lui aussi, d’un acte de violence caractérisé à l’arme blanche de la part d’un groupe d’étudiants en sciences islamiques. Le 7 mars 2017, à Tiaret cette fois, un imam officiant à la mosquée Saad Ibn Moaad a vu son domicile incendié.

Le cri d’alarme du syndicat des imams

Si dans son communiqué le ministère de l’Intérieur estime que ces actes d’agression « restent isolés», ce n’est pas l’avis du syndicat des imams. Intervenant sur la chaîne Ennahar TV ce jeudi 10 août suite à l’affaire de la mosquée d’Oran, le cheikh Djelloul Hedjimi, président de la Coordination nationale des imams et des fonctionnaires des Affaires religieuses, a tiré la sonnette d’alarme en appelant les autorités à prendre leurs responsabilités.

Pour lui, il ne fait aucun doute que le background idéologique des auteurs de ces violences est le même que les extrémistes islamistes qui ont semé la mort durant les années 1990. « Les imams paient le prix d’avoir préservé la stabilité du pays et la cohésion nationale dans les moments cruciaux de la nation», souligne d’emblée M. Hedjimi. « C’est grâce à nous que le projet de la réconciliation nationale a réussi.

Ce sont les prédicateurs des mosquées qui ont porté ce projet.» Il a rappelé en l’occurrence le rôle des imams durant les événements de Ghardaïa « afin de préserver l’unité nationale». Le chef de l’organisation des imams – qui est affiliée à l’UGTA et qui se targue de fédérer la majorité des imams et des cadres des Affaires religieuses – estime que la figure de l’imam est un « symbole qui commence à déranger beaucoup de gens qui veulent du mal à l’Algérie». « La majorité des imams aujourd’hui sont sous la bannière de la référence nationale», insiste-t-il, par opposition notamment à l’islam wahhabite.

Et de faire remarquer : « Curieusement, ceux qui s’écartent de la référence nationale (…) ne sont jamais inquiétés», allusion aux salafistes. « Dans notre appel au président de la République, nous avons dit que les imams agressés sont les enfants de la référence nationale et ses défenseurs, tandis que l’agresseur se réclame toujours d’une pensée autre, avec un agenda, des idées ‘‘takfiristes »», martèle Djelloul Hedjimi.

Il ajoutera un peu plus loin : « Ils ont barbouillé le portrait du Président. Ils ont inscrit des mots takfiristes et brandi un linceul. C’est comme s’ils voulaient revenir à la Décennie noire durant laquelle des dizaines d’imams sont morts en martyrs, comme ce fut le cas pour toutes les autres catégories de la société.» Et de poursuivre : « Nous qui avons contribué à cette stabilité, il semblerait que nous payons le prix de notre patriotisme et notre attachement à la référence nationale parce qu’il n’y a pas d’autre explication que celle-ci. On voit que ceux qui s’opposent à cette référence ne sont pas inquiétés et ceux qui sont dans la voie de la modération et du juste milieu sont montrés du doigt et agressés.»

« Grève de la prière» Djelloul Hedjimi s’est rendu à Oran juste après « l’attentat symbolique» de mardi dernier où il a trouvé une ambiance explosive. Exaspérés, les imams étaient sur le pied de guerre, et l’idée d’une « grève de la prière», comprendre la prière du vendredi, faisait son chemin. « Nous avons tout fait pour calmer les esprits et éviter d’aller au boycott de la prière du vendredi. Mais il faut savoir que la crise a atteint un niveau critique», prévient-il.

L’imam syndicaliste récite dans la foulée un long chapelet de violences qui n’ont pas épargné les prédicateurs : « Imaginez qu’un imam soit évacué aux urgences hospitalières, voire en salle de réanimation. Cela s’est produit à Médéa, à Batna, à El Oued, à Guelma…Et nous continuons à recevoir des rapports d’agressions de ce genre et le ministère ne bouge pas le petit doigt. La moindre des choses aurait été de leur rendre visite (aux victimes)», s’indigne M. Hedjimi. Le syndicat, précise-t-il, a Lire la suite

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Aïd El Adha : Anarchie dans les points de vente de moutons

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

A une vingtaine de jours de la célébration de la fête de l’Aïd El Adha, les achats de moutons ont déjà commencé.
Pour ce faire, tous les moyens sont bons. Entre prospection sur le terrain ou sur le Net, les clients et les vendeurs ne ménagent aucun effort pour faire la bonne affaire.

En effet, la vente de moutons a déjà commencé. Des pancartes sont, au quotidien, affichées un peu partout pour indiquer aux clients potentiels l’existence de points de vente souvent informels. Des lieux qui sont la plupart du temps des garages transformés à l’occasion en enclos pour bétail, où les conditions d’hygiène sont absentes. Les vendeurs sont souvent des personnes ordinaires qui profitent de cette circonstance pour tirer le maximum de profits. Pourtant, chaque année, des points de vente officiels sont annoncés sans pour autant mettre fin à cette anarchie. Cette année, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, après une réunion avec les différents acteurs dans ce domaine qu’est l’élevage, a annoncé la mise en place de 23 sites de vente directe de moutons. Ils sont répartis à travers 8 wilayas, à savoir Alger, Blida, Oran, Tizi Ouzou, Constantine, Tipasa, Annaba et Boumerdès.

Contrairement aux site informels, les sites choisis par l’Etat sont généralement des fermes pilotes, des coopératives agricoles ou des terrains dépendant des communes ou d’une société étatique, telle la Safex à Alger. En plus de ces sites, 5 autres lieux ont été aménagés dans la capitale, plus exactement à Aïn Benian, Bab Ezzouar, El Hamiz, Haouch Rouiba et Birtouta.

Pour Constantine, cinq sites de vente directe de moutons ont été identifiés. Deux d’entre eux sont à El Khroub et les autres à Ouled Rahmoun, Ibn Zied et à Constantine-ville. Insistant sur la sécurité des lieux, des biens et des personnes ainsi que sur les mesures d’hygiène et surtout la mise en place d’un dispositif de couverture sanitaire, le ministre a notifié aux walis de désigner également des points de vente dans leurs wilayas. Si ces points de vente sont ouverts depuis samedi dernier, la vente digitale des moutons a commencé il y a déjà quelques semaines. Les annonces de vendeurs fleurissent sur les sites d’annonces et les réseaux sociaux. Les prix affichés vont de 30 000 à 58 000 DA.

Pour attirer les clients, tous les moyens sont bons, notamment à travers des avantages, tels que la passation de commande, de livraison à domicile, de facilité de paiement et bien d’autres possibilités. Les annonces détaillent également le poids des moutons, leur âge et leur provenance. Ceux de Ouled Djellal sont les mieux cotés sur le marché du bétail en cette période de grande fête. Cette méthode de vente, qui a commencé il y a près de deux ans, continue à séduire plus d’un, surtout qu’elle simplifie le contact avec le vendeur, évite tout déplacement inutile et facilite la prospection. Certains vont même jusqu’à prédire la disparition progressive de la vente directe, laissant place à la vente via la Toile. Tout est possible… Lire la suite

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Aucune visibilité pour les universités algériennes

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

Selon le site américain spécialisé dans le classement des universités dans le monde, Webometrics, les universités algériennes sont très mal notées en raison, entre autres, du manque de visibilité sur le Net.
Ce classement, paru dans l’édition de juillet dernier, laisse échapper avec réserve un trio d’universités, à savoir Djilali Liabes de Sidi Bel Abbès, l’Université des sciences et technologies (USTHB) Houari Boumediène d’Alger, et celle des Frères Mentouri de Constantine 1 (UFMC). Les Ecoles nationales de Mostaganem, de Béchar et l’Université de Chlef figurent en bas du tableau.

Au niveau mondial, les universités de Sidi Bel Abbès et l’USTHB occupent respectivement les 2341 et 2345 places sur plus de 28 000 universités. Ce qui est loin d’être valorisant. Notées positivement sur le plan national en se positionnant aux 1re, 2e et 3e places, une de ces trois universités crée la surprise, celle de Sidi Bel Abbès qui ne figure pas dans le peloton de tête du dernier classement national émis par le Conseil national économique et social (CNES) en novembre 2016. Selon ce dernier, l’université de Constantine 1 caracole en deuxième position, après celle Houari Boumediène d’Alger en matière de qualité de la formation. « Les classements nationaux ne veulent rien dire dans la conjoncture actuelle.

Ceux internationaux sont effectués pour le compte d’universités payantes. A Constantine, nous n’accordons pas grand intérêt à ces publicités, nous avons d’autres ambitions», nous dira le recteur de UFMC, Abdelhamid Djekoun. A rappeler que l’UFMC occupe la 22e place dans le classement Webometric pour l’Afrique du Nord, précédée par l’USTHB au 15e rang et l’université Djilali Liabes à la 14e place, devancées par l’Egypte. Si le site américain justifie ce classement selon des critères numériques, pour ce qui est du cas de l’université algérienne la communauté brandit des raisons liées à la formation et la recherche. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. L’université algérienne est pointée du doigt dans le rapport du CNES qui a dressé un constat sans ambages sur le temple du savoir.

Entre autres dysfonctionnements, le système LMD qui a encore enfoncé la situation. « Les universités algériennes ne sont pas parvenues à mettre en place les conditions d’un véritable décollage et n’ont pas capitalisé les expériences scientifiques et pédagogiques acquises», dixit le rapport. Le Pr Karbache, du département de physique de l’UFMC, convient du fait que le système LMD (Licence Master Doctorat) a freiné l’envol de l’université : « L’université a été mise à rude épreuve au cours des dernières années par le nombre croissant des étudiants et l’introduction de LMD sans une concertation avec la communauté universitaire. Son mode de fonctionnement et sa gouvernance nous interpellent à réfléchir pour que l’université soit gérée avec plus de transparence, une responsabilisation accrue et une plus grande efficience.»

Pour le recteur de l’UFMC, « l’avènement du LMD a une relation avec la formation et l’emploi, paradoxalement les universités qui ont joué cette carte n’ont pas abouti à l’employabilité. Pour renverser cette tendance, il faudra arriver à un équilibre entre la formation académique et celle technique. La professionnalisation est étroitement liée aux besoins socioéconomiques». Introduit il y a une douzaine d’années, le système LMD n’a pas procuré une quelconque satisfaction à la communauté universitaire.

D’ailleurs, son évaluation a été au centre d’une conférence nationale en décembre dernier, organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique. Pour le Pr Jamal Mimouni, du département de physique de l’UFMC, « l’introduction du LMD en Algérie était une décision politique prise par la tutelle pour des raisons certes compréhensibles, notamment l’adéquation de la formation universitaire algérienne avec celle qui se mettait en place en Europe et de par le monde, mais appliquée de manière bureaucratique. Aussi, le système LMD a-t-il déferlé sur l’université algérienne pour se substituer au système classique sans préparation adéquate et sans que les principaux acteurs ne soient véritablement impliqués.

Sa mise en œuvre au fil des ans a confirmé que notre mal-aimé système LMD n’avait ni tête pensante ni âme.» La recherche scientifique est aussi sujette à critiques dans le rapport du CNES puisqu’il est constaté que l’Algérie a un potentiel d’universitaire quatre fois supérieur à celui de la Tunisie, mais sa production scientifique est nettement inférieure, qu’il s’agisse de qualité ou de nombre. « L’université du futur sera une université où l’enseignant et l’étudiant seront le pivot de celle-ci et non l’administration avec sa lourdeur et sa mainmise sur la pédagogie et la recherche», est-il soutenu. De l’avis du Pr Mimouni, « la recherche scientifique de qualité nécessite un environnement matériel et humain particulier.

Si les conditions matérielles sont globalement satisfaisantes dans nos universités grâce à l’immense effort consenti par la direction de la recherche, à travers les centaines de labos bien financés et la valorisation de la fonction d’enseignant-chercheur, le côté humain n’a pas suivi. Je me bornerai ici à pointer du doigt sans autre forme de procès deux facteurs hélas trop souvent présents au niveau de l’université algérienne et antinomiques à tout effort véritable de recherche : le manque de rigueur académique, qui va de pair avec une complaisance dans l’évaluation des projets et des chercheurs et l’absence de méritocratie, avec comme conséquence le nivellement par le bas, alors qu’il ne saurait y avoir de démocratie dans le monde de la recherche».
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