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Pas de justification de l’origine des fonds

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

La Banque centrale estime entre 2680 à plus de 3000 milliards de dinars le montant des fonds circulant dans l’économie informelle.

Les établissements bancaires de la place locale sont appelés à cesser d’exiger arbitrairement des justifications sur l’origine des fonds lors de tout dépôt auprès de leurs guichets, indique une nouvelle note de la Banque d’Algérie (BA) qui vient d’être adressée aux banques primaires. En effet, selon des responsables de la BA, cités hier par l’APS, ces nouvelles directives de l’autorité bancaire, qui sonnent comme un rappel à l’ordre, viennent ainsi exiger des banques commerciales de surtout respecter leurs obligations légales en faisant montre de davantage de souplesse aussi bien lors des opérations de dépôts de fonds que pour l’accès à ces dépôts par les épargnants.

Aussi, précisent les même sources, la Banque centrale appelle à travers cette nouvelle note l’ensemble des banques de la place « à cesser d’exiger, lors de tout dépôt de fonds en caisse auprès de leurs guichets, des justificatifs au-delà de ceux relatifs à l’identité du client dans le cadre des exigences réglementaires en matière de connaissance du client».

A l’origine de ce rappel à l’ordre, les responsables de la BA évoquent le fait qu’il a été constaté qu’en raison d’une interprétation « souvent abusive et non fondée» des dispositions de la loi sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, « certains guichets bancaires ont été à l’origine de refoulement de capitaux de manière arbitraire et sans justifications réglementaires».

Cette interprétation « restrictive» que font certaines banques des dispositions légales et réglementaires est constatée, précisent les mêmes responsables, aussi bien pour les demandes d’ouverture de comptes que pour l’acceptation des dépôts et les « délais exagérés» de mise à disposition des fonds au profit des épargnants.

Pour la Banque centrale, cette attitude de certains établissements bancaires a beaucoup « desservi les objectifs de l’inclusion financière et a généré, auprès des épargnants potentiels, un phénomène d’incompréhension et d’expectative», entravant ainsi la démarche si fondamentale visant la bancarisation des fonds colossaux qui continuent à circuler hors circuits bancaires.

Dans cet ordre d’idées, la BA exhorte par ailleurs les banques à faire également preuve de plus de diligence quand il s’agit de mettre des fonds à disposition de leurs clientèles. Les PDG des établissements bancaires sont appelés pour ce faire à mobiliser leurs structures opérationnelles, y compris par des programmes de formation et des actions de sensibilisation aux fins de développer, de manière efficiente et soutenue, la bancarisation et l’inclusion financière.

Au moment où l’Algérie continue à faire face, faut-il le préciser, à une crise financière sévère des suites de la chute des prix du pétrole, la Banque centrale rappelle aux banques commerciales l’exigence vitale d’œuvrer à une bancarisation la plus large possible, appuyée par des politiques de collecte de nouvelles ressources auprès des acteurs économiques et des ménages en vue non seulement de la modernisation et du développement du système bancaire national, mais aussi du financement de la croissance économique.

En ce sens, la BA incite les banques de la place à veiller au respect tant du principe du « droit au compte» pour tout citoyen que de l’ensemble des dispositions permettant l’inclusion de nouveaux acteurs comme sources d’expansion de l’épargne nationale, à travers notamment la mise en œuvre du programme dit de conformité fiscale volontaire, initié, rappelle-t-on, aux fins de récupérer une partie des fonds importants dont regorgent les circuits informels.

A ce propos, la même institution évoque en définitive « un phénomène persistant de sous-bancarisation», alors que, révèle-t-elle, la circulation hors banques représente une proportion de la masse monétaire fiduciaire évaluée à près de 33%, soit 4675 milliards de dinars à fin 2017, répartis en encaisses transactionnelles et thésaurisation pour un montant de quelque 1500 et 2000 milliards de dinars auprès des entreprises et ménages, tandis que le reste représente la circulation fiduciaire dans l’économie informelle, soit un montant estimé entre près de 2680 et 3200 milliards de dinars. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

Un véhicule recherché par Interpol retrouvé à El Ayoun

Un véhicule recherché par Interpol a été récupéré mardi au poste frontalier d’El Ayoun (El Tarf) par les services de la Police algérienne des frontières (PAF), a-t-on appris auprès de ce corps d’armes. Le véhicule, conduit par une personne de nationalité étrangère, a été saisi au moment où le conducteur s’acquittait des formalités d’usage pour entrer dans le territoire national, a-t-on déclaré de même source, ajoutant qu’un dossier judiciaire a été élaboré et transmis à la justice.

Perpétuité pour les coupables du meurtre d’un gardien de chantier à Oran

Une peine de réclusion criminelle à perpétuité a été prononcée, mardi, par le tribunal criminel d’appel d’Oran, à l’encontre d’un prévenu reconnu coupable de meurtre d’un gardien de chantier. Le mis en cause, Z. M., alias, « Le ferrailleur», était poursuivi pour le meurtre de R. T., gardien de son état d’un chantier de construction à Oran, perpétré en janvier 2016. B. A., le complice de Z. M. a écopé, pour sa part, de 8 ans de prison, alors qu’un troisième prévenu, M. H. a été acquitté. Cette affaire a été rejugée après un pourvoi en cassation. Lors d’un premier procès, les trois accusés avaient été condamnés par le tribunal criminel d’Oran, respectivement à la perpétuité, 10 ans et 3 ans de prison. Un double appel avait alors été introduit par la défense du principal accusé et par le ministère public qui avait estimé que les deux autres mis en cause méritaient des peines plus lourdes. Mardi à l’issue de l’audience, le représentant du ministère a requis la prison à perpétuité contre Z. M. et B. A. et 20 ans de réclusion contre M. H.

Le wali de Blida et le député RND

Lors d’un conseil de l’exécutif tenu hier au siège de la wilaya de Blida et consacré notamment au secteur de l’éducation, le wali a saisi l’occasion pour remercier les députés ayant joué aux intermédiaires entre le Cnapeste et la direction de l’éducation pour trouver une solution à la grève des enseignants. Même s’ils sont plusieurs élus au Parlement pour la wilaya de Blida (FLN et RND) qui l’ont fait (d’après leurs communiqués), le wali en a cité un seul ! « Un remerciement particulier au député Taieb Ezzraimi (RND) qui a consacré une rencontre de plus de cinq heures pour la cause des élèves», a-t-il lancé à l’assistance composée essentiellement de directeurs de l’exécutif, d’élus et des représentants de la presse.

Un réseau de vol de véhicules démantelé à Boumerdès

Grâce à des informations, un réseau criminel de trafiquants de voitures volés au niveau national a été démantelé avant-hier par la police judiciaire de la gendarmerie de Boumerdès, a-t-on appris de source locale. Le réseau est composé de 7 repris de justice des wilayas du centre qui fabriquaient des doubles de clés puis procédaient au repérage et à la surveillance de la victime avant de faire de faux documents sur la numérotation en série. Par la suite, il volait la voiture en toute tranquillité pour la revendre dans une autre wilaya. Plusieurs véhicules, des fausses clés ainsi que des documents falsifiés ont été saisis. L’enquête suit son cours sur la manière qui a permis aux trafiquants de se procurer les originaux des clés. Les membres de ce réseau national seront ensuite présentés à la justice.

Controverse autour d’une peine de prison pour un rappeur en Espagne

Un rappeur des îles Baléares a été condamné mardi à trois ans et demi de prison, notamment pour apologie du terrorisme dans ses textes en catalan, suscitant la polémique en Espagne. José Miguel Arenas Beltran, de son nom d’artiste Valtonyc, résidant sur l’île de Majorque, a vu sa peine pour apologie du terrorisme, injures à la Couronne et menaces, confirmée en cassation par la Cour suprême. « Il suffit de lire les faits prouvés pour comprendre la gravité des expressions contenues et leur ajustement aux infractions pénales», estiment les juges de la cour. Dans ses paroles en catalan teintées de militantisme d’extrême gauche relevées par les juges, Valtonyc évoque le meurtre de membres du gouvernement, de la famille royale et de partis de droite. La justice a considéré que ses messages, rappés en catalan, faisaient entre autres l’apologie « incontestable» des indépendantistes basques de l’ETA, groupe armé ayant ensanglanté l’Espagne jusqu’en 2011.
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Médecins résidents : Démonstration de force à Oran

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

La manifestation était encadrée par un dispositif sécuritaire impressionnant ; cela dit, aucune animosité n’a été constatée.
Ils étaient nombreux, hier, les médecins résidents à avoir battu le pavé dans les rues d’Oran. Selon les organisateurs (affiliés au Camra), près de 4000 blouses blanches, venues d’Oran, de Sidi Bel Abbès et de Tlemcen, ont manifesté pour clamer leur colère et leur indignation. Le cortège a démarré du CHU d’Oran avant d’aboutir au siège de la wilaya, en passant par le boulevard Benzerdjeb, boulevard Emir Abdelkader et le front de mer. Il était encadré par un dispositif sécuritaire impressionnant, ceci dit, aucune animosité n’a été constatée.

« On a programmé une marche pacifique, régionale, en incluant les médecins d’Oran, de Sidi Ben Abbès et de Tlemcen. Voilà déjà plus de 80 jours que nous sommes en grève. Quand on a demandé à ce qu’il y ait des audiences au niveau de la commission intersectorielle, ils ont répondu par la négative car le Premier ministre nous a traités de semeurs de pagaille, et martelé qu’il ne dialoguerait pas avec des ‘‘fawdawiine »», explique le Dr Melliani, l’un des représentant des médecins résidents.

C’est donc en réaction aux propos du Premier ministre que les médecins résidents ont décidé d’organiser cette manifestation pacifique. « Nous voulons dire au Premier ministre que nous ne sommes pas des fauteurs de troubles. Nos revendications sont claires, légitimes, faisables.»
Quant aux revendications des médecins, elles sont toujours de mise et concernent en premier lieu l’abrogation du caractère obligatoire du service civil. « Il est utile de préciser que nous réclamons l’abrogation et non l’élimination du service civil.

Après cela, il y aura absolument une amélioration des conditions de travail (plateau technique, mesures incitatives, etc.).» L’autre point qui suscite la colère des blouses blanches concerne le service militaire. « On réclame l’égalité avec tout autre citoyen algérien. Nous sommes avant tout des citoyens algériens avant d’être des médecins.

Ce n’est pas normal que lorsqu’un médecin dépose un dossier de soutien de famille ou de maladie, il n’est pas accepté automatiquement. La situation, dans ce volet, est assez floue et nous laisse à penser que nous sommes des citoyens de seconde zone.» Le troisième point relève du volet de la formation, « très précaire actuellement, et qui se dégrade de plus en plus» à leurs dires. « On n’accepte plus des médecins algériens à l’étranger, à cause de la formation, et cela bien que nos médecins soient aussi compétents que leurs collègues d’Europe. Nous réclamons le droit de bénéficier d’une formation de qualité», dit-il pour finir.

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Le taux de consommation du poisson reste faible en Algérie

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

La production halieutique (hors aquaculture) a atteint 108 000 tonnes en 2017 contre 102 000 t en 2016, a indiqué, hier à Alger, le directeur général de la pêche auprès du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Taha Hamouche.
Cette hausse de la production a aussi concerné l’aquaculture avec 4200 t en 2017, a ajouté le même responsable lors du forum d’El Moudjahid. Selon lui, les efforts du gouvernement, dans le cadre de sa stratégie dans le secteur de la pêche, s’orientent vers l’augmentation de la production globale jusqu’à 200 000 t avec une production de 100 000 t/an pour la pêche en mer et 100 000 t/an pour l’aquaculture, susceptibles de créer 40 000 emplois. Ceci permettra d’atteindre le taux des 50-50% entre ces deux modes de production des ressources halieutiques contre 95-5% actuellement. A ce propos, M. Hamouche a avancé que cette évolution attendue dans la production aquacole va faire augmenter l’offre en poissons et fruits de mer et, ainsi, hausser le taux de consommation en poisson chez la population, qui est actuellement de 4,5 kg/habitant/an.

Ce taux de consommation actuel reste faible en comparaison à celui des pays d’Asie, dont la démographie est pourtant plus importante, où un habitant consomme 60 kg de produits halieutiques/an, note M. Hamouche. En réponse à une question concernant la disparité de cette consommation même en comparaison avec les autres pays maghrébins, il a expliqué que la Tunisie compte environ 9 millions d’habitants mais dispose de 1100 km de côtes maritimes, se traduisant par une offre abondante par rapport à la demande. Quant au Maroc, en plus de sa façade maritime méditerranéenne, il est aussi bordé par l’océan Atlantique fortement peuplé de ressources halieutiques. Par ailleurs, M. Hamouche a pointé du doigt la problématique liée aux lacunes des dispositifs de transport et d’acheminement du poisson rapidement périssable. Néanmoins, a-t-il relevé, grâce au développement de l’aquaculture, plusieurs wilayas du pays, dont notamment celles du Sud, produisent aujourd’hui des ressources halieutiques dont une partie est même exportée. Il cite l’exemple de la wilaya de Béchar devenue « un véritable hub» en termes de production aquacole qui exporte de la carpe d’eau douce vers la Tunisie.
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La «harga», cette incompréhensible «douleur sociale»

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

L’émigration clandestine est devenue une activité lucrative pour les milieux mafieux.
Les réseaux de prostitution, de trafics d’organes et de drogue ont désormais mis la main, et ce, de façon inhumaine sur ce phénomène qui inquiète à plus d’un titre aussi bien les sociologues, les économistes que les religieux. Organisé à l’initiative du Haut Conseil islamique (Hci), un débat assez intéressant a mis à nu ce que certains ont qualifié de « douleur sociale».

Qu’est-ce qui pousse les jeunes à affronter la mort pour quitter le pays, sans savoir que ce « paradis terrestre» qu’ils veulent rejoindre peut s’avérer être l’enfer ? C’est la question que se sont posée, hier, économistes, sociologues et religieux, réunis à Alger, à l’initiative du Haut Conseil islamique (Hci).

Président de cette instance consultative, Bouabdallah Ghlamallah explique l’opportunité d’une telle rencontre : « Je préfère parler d’émigration sauvage, parce que ces images de corps en décomposition rejetés par la mer sont aussi douloureuses qu’insoutenables et elles nous marquent à jamais. Je n’ai jamais dit que c’était ‘‘haram », d’ailleurs je n’ai même pas les prérogatives de le dire. Pour moi, ces jeunes sont des victimes.

Il faut comprendre pourquoi ils agissent de la sorte…» Le sociologue Laïd Ayadi estime que « la thèse de la crise identitaire en général et religieuse en particulier évoquée par certains comme l’une des causes de cette douleur sociale n’est pas la principale, car l’histoire démontre que notre région a de tout temps été une terre d’accueil à toutes les autres religions qui ont, elles aussi, fui les douleurs qu’elles ont subies chez elles». Pour le sociologue, ni la religion et encore moins le chômage n’expliquent l’émigration clandestine. « La majorité des jeunes qui affrontent la mort fuient la malvie. Ils cherchent à améliorer leurs conditions de vie.

C’est vraiment dommage que les médias se contentent de montrer ces images de corps inertes renvoyés par la mer, au lieu de se focaliser sur l’histoire de ces victimes.» Il évoque l’émigration « de plus en plus importante» des Algériens vers la Turquie, et fait remarquer que « ces jeunes qui vivent ailleurs gardent des liens assez forts avec leur pays et ne lui ont jamais été hostiles».

Economiste et directeur du laboratoire de globalisation et d’économie à l’université d’Alger, Abdelmadjid Keddi est plus pragmatique dans son intervention. Selon lui, ce phénomène d’émigration « n’est pas étranger» au pays. « L’Algérie a de tout temps été une terre de transit. Ce qui inquiète, c’est plutôt le fait qu’elle devienne exportatrice de ce flux. Pourtant, les paramètres économiques de l’Europe, première destination des Algériens, sont, à des degrés moindres, les mêmes que ceux de l’Algérie.

Le PIB est de 2% et le taux de chômage peut aller de 10 à 20% selon les pays. Cela veut dire que cet espace que l’on pense capable de juguler tout ce flux de jeunes est en réalité incapable de les intégrer. Plus grave, des voix extrémistes sont même en train d’accuser ces migrants d’être à l’origine de la crise économique et du chômage.» A. Keddi fait remarquer à l’assistance que ce phénomène a néanmoins fait apparaître quelques indicateurs qui doivent interpeller tout le monde. « Les départs de plus en plus importants de femmes et d’enfants suscitent l’inquiétude.

Des témoignages ont fait état de trafic d’organes mais aussi de prostitution, par des réseaux assez puissants. Nous n’avons pas de chiffres, mais plutôt des indicateurs qui prouvent que des milieux mafieux ont investi le flux des migrants. Nous savons par exemple que les passeurs des migrants subsahariens travaillent avec les trafiquants de drogue et utilisent leurs routes…», note le conférencier.

Revenant sur le volet économique, le conférencier insiste sur l’ampleur du marché informel qui existe en Europe lequel, selon lui, dépasse dans certains pays la barre des 30% de leur PIB. « Nous savons tous que beaucoup de pays européens font face à une économie parallèle galopante. Les cas de l’Espagne avec 20% du PIB, de la Grèce (24%), de Chypre (26%) ou du Portugal (20%) sont révélateurs. Ils sont très intéressés par cette main-d’œuvre, qu’ils recrutent avec des salaires très bas et sans aucune couverture sociale.»

Le conférencier explique, par ailleurs, que 72% des harraga sont des jeunes de moins de 40 ans, 25,8% d’entre eux sont diplômés, 26% ont des qualifications professionnelles, et le reste n’est pas formé. « Ils sont majoritairement issus des grands centres urbains, où le taux de chômage avoisine les 13% de la population active. Ils partent ailleurs pour améliorer leurs conditions de vie, mais tombent souvent dans le piège des réseaux de trafiquants qui ont mis la main, et ce, de façon inhumaine sur ce phénomène.

Les victimes payent des sommes colossales pour une place dans une embarcation qui peut contenir moins d’une dizaine de clients potentiels. Les revenus d’une telle activité sont ahurissants.» M. Keddi note néanmoins que « cette situation est le résultat de la faillite du système social qui, selon lui, n’a pas pu protéger la frange sociale la plus vulnérable qu’il est censé justement protéger.

Les jeunes ont beaucoup de compétences, mais ils ne trouvent pas de cadre pour capter cette énergie pour une raison ou pour une autre. Cette situation prive le pays de ses ressources humaines qualifiées et perd des fonds colossaux qu’il a dépensés pour leur formation». Membre du hci, Saïd Bouzidi aborde le phénomène sous l’angle religieux, rappelant les nombreux flux migratoires durant l’histoire, en précisant que ces mouvements ont toujours existé et n’ont jamais été interdits.

Aujourd’hui, lorsque l’on demande aux jeunes pourquoi ils risquent leur vie, ils répondent : « Nous sommes exclus, opprimés et réprimés. Mais il faut qu’ils sachent que l’exclusion, la répression et l’oppression sont des actes interdits par notre religion. La migration n’est pas interdite. Cependant, elle le devient si elle met en danger la vie. Si notre corps nous appartient, ce n’est pas le cas pour notre âme. Elle appartient à Dieu, et nous n’avons pas le droit de la mettre en danger. Le suicide est interdit en islam.»

Le conférencier plaide pour « un ministère de l’émigration, chargé, selon lui, de traiter avec les pays d’accueil de nos ressortissants et de faire en Lire la suite

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Droits de l’homme : Benzerrouki plaide pour la révision du code de la famille

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

Le droit à la garde de l’enfant, notamment après le remariage de la maman, doit être révisé et les malades méritent une meilleure prise en charge dans les établissements hospitaliers.»
C’est ce qu’a déclaré la présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Fafa Si Lakhdar Benzerrouki, qui a dévoilé, dans un entretien accordé à l’APS, les différentes recommandations mentionnées dans le rapport annuel de ce conseil pour l’année 2017.
Mme Benzerrouki a précisé qu’il est urgent de revoir l’article 66 du code de la famille, qui déchoit la maman de son droit à la garde si elle se remarie avec une personne non liée à l’enfant par une parenté de degré prohibé.

Une disposition qui devrait être révisée dans le sens de préserver l’intérêt de l’enfant. Elle recommande l’attribution du droit de la garde sous décision de justice certes, mais après une enquête sociale qui prendra en compte l’avis de l’enfant. Pour elle, la maman est la meilleure personne qui peut garder son enfant, et ce, dans l’intérêt de ce dernier.

Toujours dans le volet relation mère-enfant, Mme Benzerrouki a appelé à l’amélioration de la prise en charge des patients dans les services hospitaliers, notamment ceux de l’enfance et de maternité. D’ailleurs, plusieurs propositions ont été émises dans ce sens. Dans ce rapport, il est également exposé le bilan annuel de ce conseil qui, selon Mme Benzerrouki, a reçu 848 plaintes et saisines au cours de l’année écoulée. Quelque 577 plaintes ont été prises en charge.

La plupart de ces dossiers étaient en relation avec les aides allouées aux personnes démunies et au rapprochement des détenus, placés dans des établissements pénitentiaires éloignés de leur domicile familial. Elle a tenu, par ailleurs, à préciser que son institution n’a reçu aucune plainte de violation des droits de l’homme de ressortissants algériens détenus dans les prisons de pays étrangers.

Pour la problématique des migrants clandestins, Mme Benzerrouki a réaffirmé l’engagement de l’Algérie dans la préservation des droits de l’homme dans ce volet et que l’Etat veille au respect des lois internationales et de leur prise en charge. « D’ailleurs, 37% des malades pris en charge à la wilaya de Tamanrasset sont des ressortissants étrangers.

Ils sont soignés au même titre que les citoyens algériens sans aucune distinction. Pour les opérations de rapatriement, elles ont été effectuées suite à la demande de leur pays d’origine et se déroulent sans aucune violation des droits de l’homme», explique-t-elle avant de répondre aux différentes ONG qui ont tiré la sonnette d’alarme quant à la prise en charge des migrants clandestins. Selon elle, l’Etat algérien ne rapatrie pas les migrantes enceintes qui bénéficient d’un regroupement familial avec leurs époux et enfants.

Cependant, elle a appelé le gouvernement algérien à mieux prendre en charge les préoccupations socioéconomiques des jeunes citoyens algériens, notamment dans le volet de l’accès au marché de l’emploi, afin d’endiguer le phénomène « suicidaire» des harraga. Pour rappel, le CNDH a été créé en 2016. Ce rapport, qui est le premier, sera soumis prochainement à la présidence de la République. Lire la suite

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