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Nassima Chabane enchante le public algérois

Publié le 27/07/2018, par dans Non classé.
Nassima Chabane enchante le public algérois

ALGER- La chanteuse d’andalou Nassima Chabane a enchanté jeudi soir le public algérois avec un florilège de pièces classiques et d’autres puisées dans la poésie soufie, rendues dans une ambiance conviviale et une atmosphère festive.

Le public, relativement nombreux de la salle Ibn-Zeydoune de l’Office Riadh El-Feth (Oref), a pu apprécier une prestation « remarquable », livrée en plusieurs parties par la cantatrice à la mandole.

Affichant son plaisir de se produire face à son public, l’artiste a, à la manière des grandes divas de la chanson andalouse, donné, dès le départ, un ton solennel à sa prestation, préludant avec « Rana Djina », qu’elle a annoncé en musique, toute souriante, esquissant quelques pas de danse.

Soutenue durant près de deux heures et demie de temps par sept instrumentistes virtuoses, la chanteuse à la voix étoffée et au timbre singulier, a étalé plusieurs pièces du patrimoine classique et soufi, présentées dans de nouveaux arrangements de sa conception.

Soucieuse de « perpétuer la tradition et transmettre le patrimoine andalou aux jeunes générations », Nassima Chabane a entonné, dans des variations modales au ton relevé et des déclinaisons rythmiques aux cadences composées, une série d' »inquilabet », caractérisant les orchestres féminins d’antan, à l’instar de, « Zarni el malih », « Rachiq el ked », « Samah Ya âïn » et « Ya qalbi khelli el hal ».

Le choix de l’artiste s’est ensuite porté sur des pièces classiques, reprises dans le registre chaâbi, « Fel’m’nem ya S’yadi », « Ya ness koulou el badri », « El khilaâ taâdjebni  » et « Aâchiyatoun », entre autres.

Une partie nostalgique a permis à l’assistance une immersion onirique dans le passé, à travers « Ya Oummi », écrite, selon l’artiste, par H’Djiyedj, « Alger, Alger  » de Lili Boniche, sur laquelle Nassima Chabane a calqué dans le mode majeur, « Algérie mon beau pays », belle poésie du maître de la chanson kabyle, Slimane Azem, encore repris avec « Ay afroukh ifirelless », puis, « Bahdja M’dinet el Djazaïr », de Meriem Abed, pour finir dans la joie, avec « Wahd el ghoziel » et « Mamma ya Mamma ».

Passionnée par son art et aimant son public, l’artiste établie en France, se livrait entre chacune des chansons interprétées, à des explications pédagogiques et des commentaires anecdotiques qu’elle ponctuait par des échanges agréables avec les spectateurs.

Quelques pièces dans le genre M`dih, évoquant le prophète de l’islam Mohammed (Que le salut de Dieu soir sur lui), rendues dans des rythmes lents à l’ascendant de fascination, ont clos le concert dans une ambiance festive.

Dans la délectation, le public n’a pas manqué de saluer l’artiste, après chaque partie du programme, et de lui exprimer son admiration par des applaudissements répétés et des youyous nourris.

« Nassima Chabane porte dans sa voix l’âme des anciennes cantatrices de la musique andalouse et celle des grands Cheikhs du chaâbi réunis », a déclaré un spectateur, parmi les fans de la chanteuse.

Dans une prestation de haute facture, le métier et le professionnalisme des instrumentistes se faisaient nettement ressentir, à l’instar de Mokhtar Choumane au ney (flûte orientale), Areslan Bouras au luth et Abdelghani Mokhtari au violon alto.

Donnant du bien être à son public dans un élan naturel de générosité, Nassima Chabane a réussi un spectacle plein, rendu dans un esprit jovial qui a réuni le savoir faire au plaisir des sens, dont elle seule détient le secret.

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Histoire et art en ouverture du 40e festival international de Timgad

Publié le 27/07/2018, par dans Non classé.
Histoire et art en ouverture du 40e festival international de Timgad

BATNA- Des tableaux mariant histoire et art ont été proposés jeudi au public lors de la soirée inaugurale du 40e festival international de Timgad qui s’est déroulée sur la scène du théâtre de plein air mitoyen aux vestiges de la cité archéologique de l’antique Thamugadi.

Le spectacle chorégraphique exécuté par les jeunes créateurs du ballet « Adhoua oua Aswat » (lumières et sons) a fait planer sur la scène une touche magique à travers des tableaux racontant l’histoire de la cité antique Thamugadi et de la région.

Voulue typiquement algérienne, cette édition du festival a fait défiler sur scène dans sa première soirée plusieurs grands artistes dont Chiba, Cheba Siham et Fella Ababsa.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de la Culture, Ismail Oulebsir a souligné « la détermination du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi à donner au festival de Timagad un souffle nouveau avec une dimension locale, aurésienne et nationale ».

Il a ajouté que le Festival de Timgad constitue « un des plus importants rendez-vous et événements culturels que le ministère de la Culture œuvre à appuyer et soutenir en dépit de la réduction des ressources financières ».

Des morceaux de musique classique ont été exécutés par l’orchestre composé d’enseignants et élèves de l’Institut régional de formation musicale de Batna. Un public nombreux composé de familles et de jeunes a assisté à la soirée en totale complicité avec les artistes montés sur scène.

Le nouveau commissaire du festival, l’artiste Youcef Boukhentèche a assuré que des efforts seront déployés pour donner un nouveau souffle à ce traditionnel festival et lui faire occuper la place qui lui revient dans l’intérêt de la culture, de l’art, du tourisme local et national et de la promotion de la destination Algérie.

Vingt six (26) artistes de diverses wilayas du pays dont Fella Ababsa, Naïma Dziria, Baaziz, Zahouania, Kader japoni, Farid Houamed et la troupe Ellema de Bechar animeront les soirées du festival.

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Boubeker Hamsi dévoile son exposition « La terre est mon village »

Publié le 27/07/2018, par dans Non classé.

ALGER- Une reconstitution du mode de vie traditionnel des villages de Kabylie sublimant les costumes et les traditions populaires est proposée par l’artiste peintre algéro-belge Boubeker Hamsi dans sa nouvelle exposition, « La terre est mon village » inaugurée jeudi à Alger.

Cette exposition qui se tient à la galerie d’art Baya du Palais de la culture Moufdi-Zakaria a été organisée en collaboration avec le ministère de la Culture et l’ambassade de Belgique en Algérie.

« La terre est mon village », qui s’inscrit dans la continuité d’un travail antérieur présenté en 2013, réserve plusieurs œuvres à la beauté des costumes traditionnelle et des bijoux des femmes de Kabylie où l’artiste peintre a choisi de réaliser des portrait de moyen format en mettant l’accent sur le détail des ornements.

Boubeker Hamsi laisse libre cours à ses souvenirs d’enfance pour reconstituer des tranches de vie d’un autre temps dans les villages avec la technique qui lui est propre, proche de l’art naïf, reproduisant des dizaines de personnages haut en couleurs, tracés à l’encre de Chine, dans la même toile.

L’artiste présente des toiles sur le quotidien des villages, la célébration des mariages et fêtes comme Yennayer, la cueillette d’olives et de fruits, la production d’huile d’olive ou encore les réunions des comités de villages.

Une immersion dans l’univers féminin est également proposée par l’artiste qui explore l’intérieur des maisons anciennes, les ustensiles artisanaux, la cuisine et la préparation des fêtes, les rituels féminin autour des points d’eau, ainsi que la fabrication du beurre dans des œuvres intitulées « Essendu », « Les femmes kabyles », « Autour du ruisseau », « Les potières » ou encore « Pause culinaire ».

Un second univers plus masculin se décline dans tableaux comme « Autour du jeu de domino », « La Djemaâ », ou encore « Le grand retour de chasse », des toiles racontant l’organisation des villages et le quotidien des habitants.

Tracés à l’encre de chine, colorés avec minutie, les personnages multiples de Boubeker Hamsi relatent, comme dans un livre de contes, des tranches de vie rythmées par le marché, la pêche, la chasse, l’élevage et l’agriculture en plus de renseigner sur une grande maitrise technique et une recherche iconographique.

Installé en Belgique depuis la fin des années 1970, Boubeker Hamsi, musicien, chanteur, conteur et plasticien, a exposé son travail dans plusieurs pays d’Europe dont la Belgique, la France, l’Espagne, les

Pays-Bas ou encore la Suisse. Il a reçu en 1993 le prix du Concours international de l’art naïf, avant de lancer la collection « Les mains de l’espoir » en 1994 qui a donné naissance à une grande initiative artistique pour la paix dans la monde.

Plus récemment l’artiste a exposé à Alger et Bejaïa et a également présenté un recueil de contes populaires de Kabylie.

Une soixantaine d’œuvres constituent l’exposition « La terre est mon village » qui se poursuit jusqu’au 22 août au Palais de la culture Moufdi-Zakaria.

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Le Mucem bénéficie des collections de musée d’histoire de la France et de l’Algérie

Publié le 26/07/2018, par dans Non classé.
Le Mucem bénéficie des collections de musée d'histoire de la France et de l'Algérie

PARIS – Le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) a bénéficié des collections du projet abandonné de musée d’histoire de la France et de l’Algérie, a-t-on appris mercredi de ses responsables.

La décision de transférer quelque 5.000 objets et documents, dont 3.000 écrits et une centaine de tableaux, pour une valeur de 2,6 millions d’euros, a intervenue lors d’une cérémonie de signature, mardi à Marseille, d’une convention entre le maire de Montpellier et le président du musée marseillais.

Les collections du projet de musée d’histoire de la France et de l’Algérie, finalement abandonné à Montpellier, ont été transférées au Mucem, à Marseille, ont annoncé le maire de Montpellier, Philippe Saure, et le président du musée marseillais, Jean-François Chougnet.

Malgré une pétition réunissant 4000 signatures françaises et algériennes, dont celles d’Edgar Morin, Jean Daniel, Fella), le soutien du président de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, et les années de travaux scientifiques et d’aménagement, le conseil de l’agglomération de Montpellier, où le musée d’histoire de la France et l’Algérie devait élire domicile, avait décidé en 2014 l’abandon de ce projet et son remplacement par un centre d’art contemporain.

Le coût était estimé à 19 millions d’euros. « J’ai pris une décision politique et économique face à un dossier polémique et un projet qui n’aurait attiré que cinq visiteurs par jour », avait justifié le maire à l’époque.

L’objectif du musée, initié par l’ancien maire de Montpellier, Georges Frêche, était de permettre de croiser les mémoires et les regards, au travers d’objets en provenance d’Algérie, du 19esiècle à l’époque contemporaine. Il ambitionnait aussi de présenter « sans jamais dissocier » les deux mémoires.

La collection qui va être transférée au Mucem renferme une grande diversité typologique de pièces (photographies, cartes postales, affiches, peintures, objets, manuscrits, textiles) qui retracent l’histoire croisée de la France et de l’Algérie.

Le fonds de l’ancien musée de l’histoire de la France et de l’Algérie pourra être consulté par le public et les chercheurs et sera diffusé largement au Mucem et dans d’autres lieux par le biais de publications, d’expositions et d’événements de programmation, a-t-on indiqué.

Le Mucem est un musée national français situé à Marseille qui a ouvert ses portes en juin 20133, au moment où Marseille était la Capitale européenne de la culture.

C’est un musée consacré aux civilisations de l’Europe et de la Méditerranée qui fonctionne comme un forum, un lieu de débats, où la programmation artistique et culturelle ainsi que les expositions permanentes et temporaires, s’articulent autour de grandes questions des sociétés européennes et méditerranéennes, expliquent les responsables.

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Ouverture de la 11e édition du Festival international du film arabe d’Oran

Publié le 26/07/2018, par dans Non classé.
Ouverture de la 11e édition du Festival international du film arabe d'Oran

ORAN – Le coup d’envoi de la 11ème édition du Festival international d’Oran du film arabe (FIOFA) a été donné, mercredi, en début de soirée à la salle  » Maghreb » d’Oran, en présence d’un grand nombre de figures du 7ème art national et arabe, des autorités locales et de représentants de missions diplomatiques arabes accréditées en Algérie.

Dans son allocution d’ouverture, le chef du cabinet du ministère de la culture, Ali Ardjane, a souligné que  » ce festival est devenu un espace privilégié d’échanges entre les professionnels du 7ème art et un rendez-vous incontournable pour les vedettes du cinéma algérien et arabe ».


Lire aussi: 11e Festival du film arabe d’Oran: 10 longs métrages en course pour le grand prix ‘‘Wihr d’or‘‘


Le même responsable, représentant du ministre de la culture, a estimé que  » le cinéma reflète de nos jours notre vécu avec ses aspects positifs et négatifs », soulignant dans ce contexte que  » le ministère de la culture soutiendra ce festival dans ses prochaines éditions ainsi que toutes les manifestations similaires et ce, avec la conviction d’oeuvrer pour le bien de la culture national et l’ouverture sur le 7ème arabe et mondial ».

La cérémonie d’ouverture a été également marquée par des hommages rendus au comédien égyptien Mohamed Hanidi, au cinéaste algérien Farouk Beloufa, auteur du fabuleux film  » Nahla », traitant des débuts de la guerre civile au Liban et l’icône du cinéma et de la chanson arabe Chadia, tous deux disparus cette année.

Pour cette 11ème édition, dix longs métrages, 14 courts métrages et 14 documentaires sont en compétition pour les différentes distinctions dont le grand prix du FIOFA, le  » wihr d’or » (lion d’or).

Dans la catégorie des longs métrages, l’Algérie participe avec deux films,  » Nous n’étions des héros » de Nasredine Guenifi, adapté de l’ouvrage d’Abdelhamid Benzine  » le Camp » et  » Jusqu’à la fin des temps » de Yasmine Chouikh.

Les autres oeuvres en compétition proviennent du Maroc, de Syrie, d’Egypte, de Tunisie, des Emirats Arabes Unis, d’Irak, du Liban et de Palestine.


Lire aussi: 11ème FIOFA: hommage à Farouk Beloufa et à l’actrice égyptienne Chadia


Le jury de cette section longs métrages est présidé par le cinéaste algérien Merzak Allouach, auteur de  » Omar Gatlato », un film marquant du cinéma djedid algérien, s’inspirant du néo-réalisme italien.

Dans la section court-métrage, 14 oeuvres sont en lice dont deux films algériens  » feuille blanche » de Mohammed Nadjib Amraoui et  » Champs de bataille » d’Anwar Smaine. Les autres courts métrages représenteront l’Egypte, la Syrie, le Bahrein, l’Irak, l’Arabie Saoudite, la Libye, le Liban et la Palestine.

Enfin, le film documentaire enregistre une forte présence algérienne avec cinq films  » Sur les traces des camps de concentration » de Saïd Oulmi ,  » La bataille d’Alger un film dans l’histoire » de Malek Bensmail,  » Souvenirs d’exil » » de Mokhtar Karboua,  » Des moutons et des hommes » de Karim Sayad et le film  » la Bataille d’Alger » de Salim Aggar.

Les organisateurs ont prévu des ateliers de formation qu’animeront des spécialistes du 7ème art.

La cérémonie de clôture aura lieu le 31 juillet courant. Elle sera marquée par la proclamation du palmarès de cette édition et la remise des prix aux lauréats.

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Le projet de coopération maghrébine dans le 4e art annoncé à Alger

Publié le 25/07/2018, par dans Non classé.
Le projet de coopération maghrébine dans le 4e art annoncé à Alger

ALGER – Une rencontre entre responsables des théâtres, algérien, tunisien et marocain, s’est tenue mercredi à Alger pour annoncer le projet de coopération et d’échanges axés sur la création d’un espace commun à l’action théâtrale à l’échelle du Maghreb.

S’exprimant lors d’un point de presse organisé au Théâtre national algérien (Tna), les directeurs, du Tna, Mohamed Yahiaoui et du Théâtre national tunisien, Fadhel Jaïbi, ainsi que le représentant du ministère marocain de la Culture et de la Communication, Abdelhak Afandi, ont fait part du contenu du projet dont l’institution du Festival du théâtre maghrébin.

Selon les projections, la première édition de ce festival devrait se tenir début 2019 à Alger. Les promoteurs de cette nouvelle dynamique de coopération, projettent également la création dans les théâtres, algérien et marocain de « l’école du comédien« , en s’appuyant sur l’expérience tunisienne, et l’organisation d’ateliers de formation de courtes durées à l’attention des comédiens et des techniciens.


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La création et la production annuelle mixte d’une pièce de théâtre qui devrait être présentée, chaque fois et de manière tournante, dans l’un des trois pays et l’organisation de tournées à travers les grandes villes de chaque pays, figurent également parmi les propositions retenues.

D’autres rencontres entre les professionnels du 4e art des trois pays sont prévues en Tunisie et au Maroc et devront être sanctionnés par la signature d’une convention de coopération entre les trois pays.

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