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Tizi-Ouzou: la pensée de Mohamed Arkoun en quête de médiateurs actifs dans nos sociétés

Publié le 28/01/2019, par dans Non classé.

TIZI-OUZOU – La pensée de Mohamed Arkoun a besoin de « médiateurs actifs » dans nos sociétés pour servir à contrer les maux de la mondialisation, ont soutenu dimanche, à Tizi-Ouzou, les intervenants à la deuxième journée du colloque international dédiée à son œuvre.

Appelant à ne pas « pousser le réalisme à son paroxysme, qui est le pessimisme » Ghaleb Bencheikh, président de la fondation de l’islam de France, a estimé que la pensée de Arkoun est « d’actualité plus que jamais » rappelant ses concepts d »‘ignorance sacralisée », « ignorance institutionnalisée » auxquelles il a ajouté « l’ignorance complexe », qui ont contribué à susciter « l’islamophobie d’aujourd’hui » comme réaction.


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« Il nous faut un ruissellement naturel de la pensée de Arkoun qui est faite de déplacements et de dépassements pour pouvoir impacter nos sociétés, transcender ces situations figées que nous nous sommes créé de nous-mêmes et atteindre l’universel » a-t-il soutenu. Aissa Kadri, enseignant-chercheur à l’Université Paris 8, a souligné pour sa part que la pensée de Arkoun est le fruit de « la distanciation vis-à-vis valeurs locales » et tendait du « spécifique à l’universel ». Ce qui lui a permis, a-t-il ajouté, de produire et de « prôner un discours moderniste en opposition aux discours traditionnalistes et conservateurs ambiants dans une société sous domination d’un pouvoir colonial ».

Insistant sur la dichotomie scientifique et idéologique dans les positions du penseur, Abderrezak Guessoum, président de l’association des Eulémas algériens, a confirmé, de son côté que le discours de Arkoun allait à contre sens du « discours dominant » parmi les élites musulmanes, rappelant, à cet effet, une de ses interventions lors d’un séminaire sur la pensée islamique organisée à Alger en 1985, qui avait suscité toute une journée de débats.


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Traitant de la compréhension du texte coranique, Arkoun, rappelle-t-il, avait appelé au « dépassement de plusieurs notions telles la polygamie et la question de l’héritage de la femme ». Ce qui avait, a-t-il ajouté, « bousculé les savants et théologiens présents dont Mohamed Al Ghazali, Cheikh el Boti, Chadli Nifer et Al Qaradhaoui « .

Un diplôme d’honneur, à titre posthume, discerné au penseur par l’Assemblée populaire de wilaya, organisatrice de ce colloque a été remis à sa fille à la fin des travaux de ce colloque.

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Festival international du « Samaâ Soufi » à Sétif : Nécessité de sortir des cercles étroits

Publié le 28/01/2019, par dans Non classé.
Festival international du

SETIF- L’art du « Samaâ soufi » constitue un « repos de l’âme » et doit nécessairement sortir des cercles étroits pour atteindre un public plus large, a estimé dimanche, Driss Boudiba, commissaire du festival international du Samaâ soufi de Sétif, organisé à la Maison de la culture Houari Boumediene, du 27 au 30 janvier en cours.

Dans une déclaration à l’APS à l’occasion du lancement de la 7 ème édition du festival, ce même responsable a précisé que ‘’cet art est caractérisé en Algérie par un auditoire restreint », se résumant à certains clubs et zaouias, ajoutant qu’il a besoin à cet effet, d’émerger au-delà de ces cercles étroits pour s’ouvrir au public car, selon lui, cet art procure du bien-être dans un cadre spirituel rassurant, loin des contradictions de la vie et de sa complexité.

M. Boudiba a également considéré que le festival international du Samaâ soufi représente « un outil efficace pour diffuser cette musique à tout le monde avec des instruments nouveaux et contemporains, de sorte que cet art spirituel ne se limite pas aux seuls musulmans, mais à toute l’humanité, sans distinction ».

Il a souligné, dans ce contexte, que l’objectif à travers cette manifestation est de faire du Samaâ Soufi un « phénomène spirituel humain », éloigné de toutes les idéologies, car l’âme et les valeurs humaines sont une et indivisibles, partagées par tous à l’instar de l’affection, la beauté, la justice, la grandeur d’âme et l’estime de soi.

M.Boudiba a fait savoir, par ailleurs, que le Samaâ soufi en Algérie a des traditions et des racines profondes que les jeunes ont décidé d’adopter et de perpétuer, ajoutant que ce festival est une occasion pour les jeunes de laisser éclore leur talent en s’inspirant du florilège des airs du folklore algérien répandus dans tout le pays.

Selon le commissaire de ce festival, le chanteur algérien a cet avantage de bénéficier de la diversité du caractère local algérien, qui l’aide à ne pas se fondre dans le chant international, lui permettant de pérenniser son art en le conjuguant à des particularités typiquement algériennes pouvant embrasser la dimension humaine à l’échelle mondiale.

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Colloque sur Arkoun : appel à soumettre le corpus religieux à une approche académique

Publié le 27/01/2019, par dans Non classé.
Colloque sur Arkoun : appel à soumettre le corpus religieux à une approche  académique

TIZI-OUZOU- Le président de la Fondation Islam de France, Ghaleb Bencheikh El Hocine, a souligné, samedi à Tizi-Ouzou, qu’il  »est temps de soumettre le corpus religieux à une approche académique ».

« La pensée subversive de l’islamologue et philosophe algérien Mohamed Arkoun, décédé en 2010, est construite sur le triptyque de transgression/déplacement/dépassement », a expliqué l’islamologue de renom et défenseur d’une vision réformatrice de l’islam, diplômé en philosophie et théologie (université Pari 1, France), au cours d’une conférence inaugurale qu’il a animé à l’occasion du colloque international sur Arkoun, organisé et abrité par l’Assemblée populaire de wilaya (APW).

Dans ce triptyque, le déplacement consiste à  »déplacer l’étude du sacré vers d’autres horizons cognitifs et porteurs de sens », a-t-il expliqué, estimant qu’il est temps de soumettre le corpus religieux à une approche et à la rigueur académique » tel que l’a fait Arkoun.

« Nous devons soumettre le patrimoine religieux aux fameuses sciences de l’homme et de la société », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de recourir à toute une  »batterie de disciplines » pour traiter le texte et

le comprendre.

Bencheikh El Hocine a plaidé en faveur de l’émergence d’une nouvelle rationalité, ou d’une  »raison émergente » telle que prônée par la pensée  »Arkounéenne », et qui sera (cette raison) adaptée à la complexité du 21ème siècle.

 »Notre ère requiert une nouvelle rationalité qui prendra en charge les préoccupations spirituelles de l’âme humaine », a-t-il dit.

Relevant l’urgence de revoir les choses et d’interroger les présupposés y compris de ceux de la foi pour  »sortir des impasses intellectuelles que nous connaissons aujourd’hui », il a ajouté que les meilleurs antidotes à l’extrémisme et au fondamentalisme et tout ce qui étouffe et tue, sont l’éducation, l’instruction, l’acquisition du savoir, la culture, la connaissance, l’ouverture sur le monde et aussi l’inclination pour les valeurs esthétiques et oser le beau. « On ne peut pas s’attendre à quelque-chose de bien de quelqu’un qui n’est pas sensible à la musique, à la poésie aux belles lettres, et aux arts ».

Selon lui,  »il faut s’affranchir des enfermements doctrinaux, libérer l’esprit de sa prison et dégeler la glaciation idéologique et ouvrir les clôtures dogmatiques, car il n’y a aucune raison à reproduire le code

social du temps du prophète, en insistant sur la nécessité de distinguer le moment mohammadien de la longue et lente construction humaine du fait islamique ».

Le président de la Fondation islam de France a indiqué qu’en ce monde qui connait partout des fractures, des blessures, le piétinement du droit et l’écrasement de la question éthique et en ces temps de défaite de la pensée et de la négation de la réflexion  »nous avons besoin de renouer avec l’humanisme et Arkoun en est un bon exemple ».

La pensée subversive d’Arkoun permettra de  »se prémunir contre les fadaises et les arguties débitées sur la tradition religieuse musulmane par des +imams autoproclamés+, des +’ignares+’ ou des +gestionnaires du sacré+, contre lesquels Arkoun s’est insurgé, et il nous incombe d’entretenir

L’œuvre qu’il nous a légué », a-t-il dit.

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« Adda zine el hedda » au Festival international des monodrames de Carthage

Publié le 26/01/2019, par dans Non classé.

ORAN – Le spectacle théâtral « Adda zine el hedda » a été sélectionné pour la prochaine édition du Festival international des monodrames de Carthage (Tunisie), a-t-on appris samedi à Oran de l’auteur, Mourad Senouci.

Une représentation de ce one-man-show, interprété par Samir Bouanani, est prévue en avril prochain à l’occasion de la 2ème édition du Festival international de Carthage, a indiqué à l’APS M. Senouci.

Monodrame inspiré du patrimoine littéraire universel, « Adda zine el hedda » a connu un beau succès auprès du public algérien depuis la générale donnée en mai 2017 au Théâtre régional d’Oran « Abdelkader Alloula » (TRO).


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Produite par la compagnie artistique oranaise « Mesrah Ennass », fondée par Senouci et Bouanani, cette œuvre invite à vivre l’aventure du jeune Adda, candidat à l’émigration clandestine qui trouve refuge sur une île suite au naufrage de son navire.

Carthage accueillera ainsi la première représentation à l’étranger de ce spectacle qui semble promis à autant de succès que « Metzeouedj fi otla » (un mari en vacances), écrit et joué par le même duo Senouci/Bouanani.

Depuis sa création en 2006, « Metzeouedj fi otla » a franchi le seuil des 200 représentations en Algérie et à l’étranger, notamment en France, aux Etats-Unis et au Maroc.

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Prix national scolaire « les plumes de mon pays »: coup d’envoi de la 2è édition ce mardi

Publié le 26/01/2019, par dans Non classé.
Prix national scolaire

ALGER- Le ministère de l’Education nationale annonce samedi que la première phase de la deuxième édition du prix national scolaire pour l’année 2019, relatif à la lecture et l’écriture créative, se déroulera dans tous les établissements scolaires à partir de ce mardi.

« Le ministère de l’Education nationale annonce le lancement de la deuxième édition du prix national scolaire +les plumes de mon pays-AQBIL 2019+ pour l’année 2018/2019, relatif à la lecture et l’écriture créative, sous le slogan : +L’école de qualité, un espace d’inspiration d’un bon lecteur et d’un écrivain créateur+ », précise le ministère dans un communiqué.

Le ministère de l’Education fait savoir que « la première phase de cette édition se déroulera dans tous les établissements scolaires, durant l’après-midi du mardi 29 janvier 2019, et sera ouverte à la participation volontaire des trois cycles de l’enseignement, dans le domaine de l’écriture créative et dans la langue de leurs choix parmi les langues suivantes: arabe- tamazight-francais-anglais ».


ALGER- Le ministère de l’Education nationale annonce samedi que la première phase de la deuxième édition du prix national scolaire pour l’année 2019, relatif à la lecture et l’écriture créative, se déroulera dans tous les établissements scolaires à partir de ce mardi.

« Le ministère de l’Education nationale annonce le lancement de la deuxième édition du prix national scolaire +les plumes de mon pays-AQBIL 2019+ pour l’année 2018/2019, relatif à la lecture et l’écriture créative, sous le slogan : +L’école de qualité, un espace d’inspiration d’un bon lecteur et d’un écrivain créateur+ », précise le ministère dans un communiqué.

Le ministère de l’Education fait savoir que « la première phase de cette édition se déroulera dans tous les établissements scolaires, durant l’après-midi du mardi 29 janvier 2019, et sera ouverte à la participation volontaire des trois cycles de l’enseignement, dans le domaine de l’écriture créative et dans la langue de leurs choix parmi les langues suivantes: arabe- tamazight-francais-anglais ».


Lire aussi: Lancement officiel dimanche du prix Aqlam biladi


L’élève désirant participer, doit remplir une fiche de participation qui lui sera remise au niveau de son établissement, a expliqué le ministère, précisant que cinq thématiques, adaptées à son niveau scolaire, lui seront proposées dans chaque langue d’écriture et destinées à lui servir de support pour susciter son inspiration.

« En raison de l’importance de cette manifestation culturelle et pédagogique, il est demandé aux chefs d’établissements scolaires d’encourager les élèves à participer massivement, pour permettre la détection des jeunes talents dans le domaine de l’écriture créative en milieu scolaire, afin de les encourager pour cultiver ce don », a souligné le communiqué.

Dans le meme cadre, le ministère a appelé les parents d’élèves à sensibiliser et motiver leurs enfants à participer à cette manifestation.

La phase finale de la 1ère édition du concours scolaire national « Aqlam Biladi » (Plumes de mon pays), a enregistré la participation de 120 élèves, rappelle-t-on.

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Faycal Ouaret nommé directeur de l’Office de gestion et d’exploitation culturels

Publié le 26/01/2019, par dans Non classé.
Faycal Ouaret nommé directeur de l'Office de gestion et d'exploitation culturels

ALGER- M Faycal Ouaret qui occupait auparavant le poste de Directeur de l’Agence de réalisation des projets culturels (ARPC), a été désigné à la tete de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels (OGEBC), en remplacement de M. Abdelwahab Zekar, a-t-on appris, samedi, auprès du ministère de la Culture.

Le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, a également désigné, M. Abdelwahab Zekar au poste de Directeur l’Ecole nationale de conservation et de restauration des biens culturels, précise-t-on de même source.

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