formats

Attaque terroriste contre un restaurant à Ouagadougou : un ressortissant algérien blessé

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

Un ressortissant algérien a été blessé dans l’attaque terroriste perpétrée dans la soirée de dimanche à lundi contre un restaurant dans la capitale burkinabè, Ouagadougou, alors que des informations faisant état d’une deuxième victime sont en cours de vérification, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali-Cherif.
« Un ressortissant algérien, immatriculé auprès de notre ambassade à Ouagadougou, exerçant pour le compte d’une ONG koweitienne activant au Burkina Faso, a été blessé par balles dans l’attaque terroriste qui a ciblé hier soir le restaurant +Aziz Istanbul+ à Ouagadougou », a indiqué M. Benali-Cherif dans une déclaration à l’APS, précisant que le ressortissant a été « pris en charge dans un hôpital burkinabè où il a subi une intervention chirurgicale. Son état de santé est stable et sa vie hors de danger ».

Il a ajouté que la victime « a reçu, ce jour, la visite des responsables des services consulaires près notre ambassade à Ouagadougou ». Selon le porte-parole du MAE, « des informations en cours de vérification font également état d’une deuxième victime algérienne qui serait tombée sous les balles assassines des terroristes ».

« Nous renouvelons notre condamnation sans appel du terrorisme et rappelons notre détermination à persévérer, en coordination avec l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux, sur la voie de la lutte sans concession contre ce phénomène », a-t-il conclu. Lire la suite

formats

La 3e série des caravanes artistiques du 17 au 29 août

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

ORAN – La troisième série des caravanes artistiques aura lieu du 17 au 29 août dans le cadre du programme estival 2017, a-t-on appris lundi auprès de l’Office national de la culture et de l’information.

Organisée par l’ONCI et l’Office national des droits d’auteurs (ONDA) sous la tutelle des ministres de la Culture et de l’Intérieur et des Collectivités locales, cette 3ème série comprendra 10 caravanes chacune qui sillonneront quelque 40 wilayas du pays, à raison de 4 wilayas par caravane, a-t-on indiqué à la direction de l’information et marketing de l’ONCI.

A titre indicatif, dans l’Ouest du pays, la caravane qui prendra son départ d’Oran ralliera les wilayas d’Aïn Temouchent, Tlemcen et Sidi Bel-Abbes. Le coup d’envoi de cette 3ème série de caravanes sera donné le 17 août prochain au village des artistes de Zéralda, a-t-on indiqué.

Des galas de musique et des spectacles pour enfants seront proposés au public des différentes wilayas par ces caravanes.

Pour rappel, le coup d’envoi de la 2ème série des caravanes artistiques a été donné le 3 août dernier.

Lire la suite

formats

«La Ligue arabe doit se réformer sinon elle est vouée à disparaître»

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

Après un long périple qui l’a conduit dans plusieurs pays arabes, le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, est revenu avec l’intime conviction de la nécessité de « réformer profondément» la Ligue arabe.
Le ministre des Affaires étrangères algérien dresse à cet effet le tableau d’un monde arabe en « ébullition, en conflit, dont des pays comme la Syrie, la Libye, l’Irak, le Yémen connaissent des graves crises et menacés par le terrorisme», a-t-il déclaré, hier lors d’une rencontre avec la presse. Reçu par plusieurs dirigeants arabes, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué avoir « perçu chez eux le souci pour que le monde arabe se ressaisisse et cela passe par le dialogue et la concertation». Pas seulement. Pour M. Messahel l’urgence est  » dans la réforme profonde de la Ligue arabe pour en faire un instrument qui s’adapte aux mutations que connaît la région et le monde, mais surtout pour qu’elle puisse être efficace.

Aujourd’hui, elle est dans l’incapacité à résoudre ses propres crises. Une réforme profonde est nécessaire pour qu’elle puisse se réapproprier le règlement de ces conflits, se doter d’une vraie stratégie, et qu’elle puisse peser sur les décisions qui l’a concerne. Sinon elle est vouée à disparaître», plaide Abdelkader Messahel. Il rappelle à ce propos que l’Algérie a présenté un document dans ce sens et s’emploie à convaincre des pays membres pour pousser dans le sens de la réforme.

Il est vrai que depuis les insurrections qu’ont connu certains pays arabes depuis 2011, l’organisation panarabe est devenue la caricature d’elle-même. En somme, la tournée diplomatique dans un monde arabe en convulsion et  » qui se cherche » a permet à Abdelkader Messahel d’avoir un panorama complet sur les principaux points brûlants de la région, mais il se défend d’être porteur d’une quelconque initiative algérienne pour le règlement de la crise du Golf.

« Il n’existe pas d’initiative algérienne, par contre nous soutenons toute solution politique qui passe par le dialogue dans le cadre du Conseil de coopération du Golf», appuie Abdelkader Messahel qui rappelle que Alger se situe « à équidistance de toutes les parties. Une position qui nous permet de parler à tout le monde en toute indépendance.» Il faut admettre que la nouvelle crise qui oppose violemment les monarchies du Golf est d’une extrême complexité et qui va en complexifiant un monde arabe pris dans une spirale infernale.

Si pour le moment, le risque d’affrontement militaire a été évité, il n’en demeure pas moins que la tension ne baisse pas. Entre la coalition menée par l’Arabie saoudite qui entend « re-dresser » le petit Emirat du Qatar et ce dernier qui n’entend pas se laissé faire en se jetant dans les bras de la Turquie d’Erdogan, les monarchies du Golf prennent le « pari» de la polarisation.

Partisane d’une solution politique du règlement des conflits, en rejetant par principe toute intervention étrangère, n’a pas manqué de rappeler les désastreuses conséquences des dures, comme ce fut le cas en Libye, en Iraq et en Syrie. Il était aussi question lors du déplacement de M. Messahel de la lutte contre le terrorisme et de l’expérience algérienne en la matière. « La déradicalisation –thème cher au ministre- est une expérience qui suscite l’intérêt des pays arabes dont beaucoup affichent une volonté de changement quant au à l’islamisme radical», soutien-t-il.

Par ailleurs, le voyage arabe de Abdelakder Messahel avait aussi et surtout un objectif économique, assure-t-il. Convaincre certains pays de la région de venir investir en Algérie. « De l’avis de tout le monde, l’Algérie est aujourd’hui un pays stable et sur. Elle représente un marché potentiel et surtout l’Algérie permet l’accès à l’Afrique de l’Ouest notamment. Avec nos partenaires arabes, nous avons discuté essentiellement de l’économie et des commissions mixte exclusivement économiques vont voir le jour», a précisé le chef de la diplomatie algérienne.

Le ministre des Affaires étrangères qui se dit ne pas faire dans la  » diplomatie du spectrale» n’a pas manqué d’aborder la question de l’immigration qui alimente la chronique nationale. Il précise plus sa pensée en nuançant son propos au sujet de la présent des subsahariens en Algérie. « Nous avons assisté ces derniers temps à un flux pas normal. Il est établi qu’une connexion entre le crime organisé et la migration clandestine, il y a des réseaux criminels et nous avons sonnés l’alarme », précise-t-il.

Quant au règlement de cette problématique, « il se fait dans le cadre des conventions internationales et des accords que nous avons avec les pays concernés dans un cadre bilatéral. Des discussions sont en cous pour élaborer des nouvelles lois pour mieux cadrer juridiquement la question de la migration », indique encore le ministre des Affaires étrangère. Lire la suite

formats

Rendre leur honneur à nos valeureux martyrs

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

Par Ali Djaâboub

Fils de chahid
En prenant connaissance des différents articles, aussi bien d’universitaires que de simples citoyens, dédiés aux valeureux fils de notre pays qui ont consacré leur vie d’ici bas à défendre leur patrie et se sont sacrifiés pour que leur descendance vive libre mais dont l’honneur continue d’être bafoué par le colonisateur, je me sens le devoir en tant que fils de chahid qui ignore à ce jour où est enterré son père assassiné par l’envahisseur qui le détenait dans ses geôles, de venir apporter mon modeste soutien aux efforts consentis pour qu’enfin nos pères et aïeux puissent recevoir une sépulture décente.

La France coloniale a exilé des résistants algériens vers d’autres cieux, décapité nombre de compatriotes et jeté beaucoup d’autres dans des fosses communes, après les avoir lâchement assassinés pendant sa présence imposée chez nous, qu’elle a gardé secrètes et dont nombre d’entre ces fosses continue de l’être.

La France d’aujourd’hui expose les crânes des résistants tués tels des trophées dans ses musées qu’elle qualifie péjorativement, ou impudiquement dirai-je, de « Musée de l’homme» et continue de taire l’emplacement des charniers de ceux qu’elle a assassinés durant la guerre de Libération, tout comme elle persiste à séquestrer nos archives et les innombrables trésors matériels et culturels qu’elle a accaparés tout au long de son occupation de notre pays.

De par sa volonté à continuer de maintenir les restes humains en sa possession et à refuser de les restituer à leur pays d’origine et du fait de sa position sur les autres volets en rapport avec la question de son passé expansionniste, la France semble vouloir perpétuer sa guerre coloniale contre les peuples qu’elle a opprimés pendant longtemps et qui ont fini par la chasser. Pire, en les exhibant de la sorte, elle semble narguer les peuples anciennement colonisés et leurs Etats. Faisant passer son ego raciste avant le côté humaniste d’une restitution qui exprimerait la valeur humaine qui rehausserait son auteur avant tout autre considération, cette puissance persiste dans la négation et son œuvre néfaste.

Quel honneur la France, qui se dit « pays des Libertés », tire-t-elle en exposant dans ses musées les crânes humains que ses soldats ont décapités durant la sinistre période coloniale de son Histoire ? Quelle fierté peut-elle avoir à rappeler au monde son passé expansionniste et raciste ? Peut-on éprouver un quelconque honneur à exhiber au monde son passé esclavagiste ?

L’universitaire Brahim Senouci suggère dans son article « Le pouvoir français craint de dégarnir ses musées», paru dans le quotidien national El Watan du 7 août 2017, que l’une des raisons qui justifierait le manque d’engouement des deux pays, l’Algérie et la France, à voir le dénouement de cette affaire serait le fait qu’au fil des années, les pouvoirs algérien et français ont créé un réseau complexe d’amitiés et d’intérêts qu’ils souhaitent probablement conserver.

Dans ce cas, et si les supputations de l’auteur de cet article se confirmaient, que reste-t-il des valeurs humaines dont les deux gouvernements se prévalent ? Où se situe l’intérêt des peuples dont nos gouvernants nous rebattent les oreilles à tout bout de champ ? Que fait-on de l’honneur de toute Nation dont les crânes de ceux de ses fils qui se sont sacrifiés pour son indépendance et la liberté de son peuple sont, dans l’indifférence complète, exposés comme des trophées de guerre dans les musées de l’ennemi d’hier et probablement d’aujourd’hui ? Au regard des 2% d’archives récupérées après 55 ans et de la non-résolution de toutes les questions encore en suspens, ne sommes-nous pas en droit de nous poser des questions sur ces résultats insignifiants pendant que ce pays provocateur bénéficie de privilèges sur le plan de l’octroi de marchés qu’aucun autre pays n’a pu obtenir ?

Les restes mortuaires de nos aïeux ne sont pas les seuls à être séquestrés par l’ancien pays colonisateur de notre pays qui s’est adonné tout au long de sa présence à des atrocités et des crimes innommables, nous avons le devoir d’y inclure les dépouilles des milliers de martyrs exécutés et jetés dans des fosses communes et dont nous ignorons à ce jour l’emplacement, mais que leurs exécuteurs ont certainement situés dans des cartes. Ou encore les dépouilles des exilés en Calédonie et en d’autres lieux. Ces différentes catégories sont également à comptabiliser dans la liste des reliquats qui attendent d’être soldés avant de parler des innombrables trésors matériels et culturels que la France a accaparés tout au long de sa présence chez nous.

Cette noble mission incombe, certes et avant tout, à l’Etat qui doit faire preuve de plus de fermeté sur ces questions avant quiconque d’autre, mais elle interpelle toutes les consciences humaines dans notre pays, dans le monde et également dans le pays auteur des infamies d’hier. C’est pourquoi il est du devoir de tout un chacun d’encourager les actions initiées et d’y adhérer pleinement non seulement pour ce qui concerne notre pays, mais aussi pour tous les cas similaires à travers le monde.
Lire la suite

formats

On vous le dit

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

Un séisme de magnitude 3 enregistré dans la wilaya de Batna

Un séisme de magnitude de 3 sur l’échelle ouverte de Richter s’est produit dimanche à 9h48 dans la wilaya de Batna, a annoncé le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) dans un communiqué. L’épicentre du séisme a été localisé à 7 km au nord-ouest de Ksar Bellezma, dans la wilaya de Batna, a précisé la même source.

Saadani et Tliba en campagne à Annaba

Amar Saadani est depuis quelques jours à Annaba. L’ex-secrétaire général du FLN a été reçu vendredi par le député Bahaeddine Tliba à l’aéroport international Rabah Bitat de Annaba. Issus de Oued Souf, les deux amis se sont rendus dans plusieurs communes, dont Tréat, El Eulma et Chorfa, l’ex-bastion du RND, le premier parti de Bahaeddine Tliba, avant d’intégrer le FLN. Sur place, ils ont été reçus par des ex-militants RND convertis en FLN. Selon ces derniers, les rencontres ont été « fructueuses» entre eux et leur ancien secrétaire général, d’autant plus qu’elles interviennent à la veille des élections locales, où les préparatifs et dépôts de dossiers sont déjà lancés. Cette curieuse visite de Amar Saadani chez son ami Bahaeddine Tliba intervient au moment où l’université d’été du parti est organisée à Annaba et à laquelle a pris part l’ex-ministre, le député Talai Boudjemaâ. Il a été mandaté par Djamel Ould Abbès, l’actuel secrétaire général du FLN, pour le représenter à cet événement. Quant aux deux amis, ils n’ont pas été conviés à l’événement. Question à deux sous. Ould Abbès est-il au courant de cette rencontre ? Le doute est permis.

2 contrebandiers arrêtés et 40 quintaux de tabac récupérés à Biskra

Deux contrebandiers ont été interceptés et un camion chargé de 40 quintaux de tabac a été saisi samedi à Biskra par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP), indiquait, hier, le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. « Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, un détachement de l’ANP a intercepté le 12 août 2017 à Biskra/4e RM, deux contrebandiers et saisi un camion chargé de 40 quintaux de tabac. Tandis qu’à Tlemcen/2e RM, Ouargla et Hassi Messaoud/4e RM, des détachements de l’ANP et des éléments de la Gendarmerie nationale ont appréhendé 49 immigrants clandestins de différentes nationalités», note la même source. A Tipasa/1 re RM, des éléments de la Gendarmerie nationale « ont arrêté deux trafiquants d’armes et saisi quatre fusils de chasse, trois pistolets automatiques, un fusil harpon, une grande quantité de munitions de différents calibres, de la poudre noire, des outils de remplissage de cartouches et un détecteur de métaux», ajoute le communiqué.

Un alpiniste tchèque se tue dans le mont Blanc

Un alpiniste tchèque a fait une chute mortelle samedi dans le massif du Mont-Blanc, alors que les recherches pour retrouver un Japonais porté disparu lundi restaient vaines, a-t-on indiqué auprès des secouristes français. Vers 11h00 locales (09H00 GMT), un alpiniste tchèque de 42 ans, non encordé malgré sa progression avec d’autres amis à la descente, a dévissé dans le couloir du Goûter et est mort sur le coup, ont rapporté les secouristes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix. Les recherches ont été par ailleurs infructueuses pour retrouver l’alpiniste japonais de 35 ans. « Avec le mauvais temps qui a régné cette semaine, le fait qu’il ait indiqué qu’il se mettait à l’abri dans un trou et qu’il pouvait tenir 2 ou 3 jours — c’était mercredi —, maintenant je pense qu’on a un mort enfoui sous la neige», a déclaré à l’AFP le lieutenant colonel Bozon, chef du PGHM de Chamonix. « Un hélicoptère a décollé ce matin à 7h, on a reconnu minutieusement toute la zone où il pourrait être, ça n’a rien donné, pas une trace, pas âme qui vive».

Au moins 117 personnes tuées par l’épidémie de choléra au Congo

Au moins 117 personnes ont trouvé la mort entre le 11 juillet et le 8 août, suite à l’épidémie de choléra dans la ville de Goma et ses environs, dans la province du Nord-Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo, ont indiqué les autorités sanitaires du pays. Selon un document publié samedi par le ministère de la Santé, sur les 3140 recensés, au moins 117 décès ont été enregistrés, malgré les mesures de riposte mises en place depuis la déclaration de l’épidémie et malgré une tendance globale à la baisse, la situation reste « préoccupante» du fait de la poursuite de l’extension géographique de l’épidémie. Le même document renseigne que c’est suite à une interruption involontaire du fonctionnement de la Régideso (Régie de distribution d’eau de la RDC) consécutive à un problème de fourniture en électricité qu’une flambée épidémique de cas de choléra a été rapportée à Goma. Des mesures ont été prises pour renforcer la riposte, augmenter aussi le nombre de points de chloration, qui passent de 6 à 25, mais aussi apporter un appui à la Régideso pour l’achat du carburant nécessaire pour augmenter son apport dans l’alimentation de la ville en eau. Lire la suite

formats

L’or rouge toujours importé

Publié le 14/08/2017, par dans Non classé.

Le pic de la campagne de la tomate industrielle est passé à El Tarf. Et différemment de ce qu’on peut encore voir à Boumaïza (wilaya de Skikda), il n’y a pas eu de longues files de tracteurs à remorques et de camions pleins de tomates fraîches qui attendent leur tour pour décharger le fruit de leur labeur dans les cuves des 5 conserveries en activité à El Tarf.
Que se passe-t-il donc ? Les transformateurs ont-ils pu absorber aussi rapidement la production des agriculteurs ? « Non», répondent de la même voix les principaux acteurs de cette filière, agriculteurs-producteurs et conserveurs. « C’est plus grave, c’est la crise des années 2000 qui revient à cause de la mévente du double concentré de tomate dont près de 70% de la production de la saison 2015-2016 est encore dans les stocks.» La cause : on continue à importer de Chine « l’or rouge», le triple concentré de tomate chimiquement suspect alors que la production nationale est en mesure de couvrir en grande partie le besoins et, nous assurent des transformateurs, viser l’exportation.

A la direction des services agricoles d’El Tarf, on nous confirme par les chiffres le recul inquiétant des productions. Chanez Zaïdi, chef du service production agricole et appui technique, nous indique qu’il y a eu seulement 2600 ha mis en culture pour la saison 2016-2017, alors qu’elle était presque le double (4850 ha) pour 2015-2016.

Les raisons ? Il y en plusieurs. Une majeure : les producteurs, dont le nombre avoisine les 400 à El Tarf, n’ont pas été payés par les transformateurs pour leurs produits de la saison passée. Comment dans ce cas se lancer dans une nouvelle campagne sans les ressources nécessaires ? D’autant plus que les transformateurs n’ont pu leur offrir l’aide financière habituelle étant eux-mêmes sans ressources à cause des stocks d’invendus.

Les efforts de l’état ont permis de passer de 200 à 600 q/ha

4700 ha sont en irrigué, dont 60% par le goutte-à-goutte. La sécheresse serait aussi l’une des causes du recul de la production. Elle est réelle mais ce serait aussi un prétexte avancé par les producteurs pour expliquer leur abandon car il y a bien eu abandon. En effet, nous apprend Mlle Zaïdi, des producteurs ont fait des commandes importantes de plants dans les pépinières, puis ils se sont rétractés au grand dam de ces dernières.

C’est la crise qui revient après tous les efforts consentis par l’Etat pour la surmonter ? « Pas tout à fait, nous dit la responsable à la DSA, les choses ont malgré tout évolué depuis avec la mécanisation des récoltes, le goutte-à-goutte, les nouvelles variétés et un suivi strict des itinéraires techniques.

On est passé de 200 quintaux à l’hectare (q/ha) à 600 q/ha pour une moyenne nationale de 400 q/ha.»
Pour 2015-2016, la production totale de tomate fraîche à El Tarf a été de 6 millions de quintaux, elle était de 600 000 en 2008-2009 avec la reprise des activités à la sortie de la crise. Elle a donné 177 000 q de concentré de tomate dont, selon des transformateurs, 70% sont encore en stock. Contestable certes, mais difficile en effet d’avoir le volume de ces stocks.

On parle de tricheries sur les quantités déclarées par les conserveries pour bénéficier des primes accordées par l’Etat dans le cadre de sa politique de relance de la filière. On triche sur les quantités livrées par le producteur ce qui fait que souvent on trouve des rendements proches de 1000 q/ha et on triche sur la transformation en gonflant les volumes.

A ce propos, nous disent des conserveurs que nous avons rencontrés, il serait temps que l’Onilev (Office national interprofessionnel des légumes et des viandes), chargé du contrôle des productions, rende publics les dossiers des contrôles de la saison passée où, toujours selon nos interlocuteurs, des tricheries patentes ont été constatées.

Les conserveurs cachent l’origine du concentré importé

Dans tous les cas, les stocks d’invendus existent et ils sont importants. Nos interlocuteurs les estiment pour les seules wilayas du Nord-Est, Tarf, Annaba, Skikda, Guelma, à 70 000 tonnes, soit presque la totalité des besoins nationaux fixés eux à 80 000 tonnes de concentré de tomate (CT).

Pourquoi alors continuer à importer ? L’année dernière et au profit d’une poignée de conservateurs qui bénéficient de largesses considérables auprès des banques, 41 000 tonnes de triple concentré de tomate (TCT) ont été importées autour de 1000 dollars la tonne. C’est le prix déclaré en douane qui, on s’en doute un peu, est loin de la réalité qui elle se situe autour de 300 dollars et moins selon les régions de production en Chine.

Une bouchée de pain et si on sait qu’avec 1 kg de TCT mixée à du CT national, on fait 3 kg de CT. Faites le calcul des bénéfices avec le prix de la boîte d’un kg dans votre région. Sur la boîte de concentré de tomate que vous achetez, nous indique un cadre de la direction du commerce et des prix, il n’est pas fait mention, en dépit de la loi sur l’étiquetage, de la traçabilité et que l’origine du produit est chinoise. Imaginez un peu la réaction du consommateur algérien s’il constate que le produit est chinois alors qu’il sait la valeur du produit national, même de médiocre qualité.

Juteux marché. Et on comprend alors pourquoi les pouvoirs publics n’arrivent pas à s’imposer depuis qu’ils ont déclaré qu’ils allaient faire preuve de fermeté pour l’arrêt de ces importations dans le sillage des mesures prises pour pallier à la chute des prix du pétrole.

Les importateurs de l’or rouge sont financés par les banques publiques

Les importateurs-transformateurs sont connus sur la place de Annaba et dans tout le Nord-Est. Dans l’administration, on susurre leurs noms ou la marque de leurs produits avec le nom de leurs conserveries. Aux Douanes, on ne communique rien à leur sujet mais on les montre du doigt comme des privilégiés. Dans le milieu, on s’interroge sur la facilité – une grande injustice – avec laquelle des crédits leur sont accordés pour continuer à importer de « l’or rouge», comme on le nomme Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair