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« Dix ans avec le diplomate, le politique et l’intellectuel », un témoignage sur le parcours de Boualem Bessaïh

Publié le 21/09/2018, par dans Non classé.

ALGER – « Boualem Bessaïh: Dix ans avec le diplomate, le politique et l’intellectuel », est un livre qui vient de paraître aux éditions de l’ANEP et qui retrace une partie du parcours de celui qui fut tout à la fois durant sa vie (1930-2016) militant du mouvement national, diplomate et homme politique et de lettres.

Dans la préface de son livre paru en langue française (la version en langue arabe avait été éditée l’année dernière), l’auteur, Brahim Romani, cadre supérieur au ministère des Affaires étrangères, indique que son ouvrage se veut un témoignage sur des aspects de œuvre de cette personnalité sous la direction de laquelle il a travaillé durant dix années en sa qualité d’ambassadeur d’Algérie au Maroc, de 2002 à 2005, puis de président du Conseil constitutionnel, de 2006 à 2012.

L’auteur note, d’emblée, que Boualem Bessaïh, a été une « personnalité de premier ordre » dans le système politique algérien, au regard des diverses hautes fonctions qu’il a eu à assumer, aussi bien durant la guerre de Libération qu’après le recouvrement de l’indépendance nationale.

Mettant en exergue sa stature d’homme d’Etat, Brahim Romani relève que Boualem Bessaïh, a eu à servir l’Etat algérien sous le règne de toutes les présidents de la République, d’Ahmed Ben Bella, Houari Boumediene, Chadli Bendjedid, Liamine Zeroual, à Abdelaziz Bouteflika.

Le livre est constitué de textes qui associent des informations, des observations, des faits et des évènements dont l’auteur a eu connaissance ou qu’il a vécus comme acteur ou comme témoin. Certains de ces évènements sont étayés de dates et de références, alors que d’autres représentent « des témoignages et des discussions privées qu’il a eus avec Boualem Bessaïh tout au long de 14 années de relations de travail et d’amitié ».

Comme ambassadeur à Rabat, Boualem Bessaïh a déployé des « efforts considérables pour établir des passerelles de communication et de confiance avec les responsables marocains, s’appuyant sur ses bonnes relations personnelles et sur le respect que ces responsables lui vouaient ».

« Il a tout fait pour relever le défi de réaliser des résultats positifs, conscient de l’importance que revêtait le nouveau contexte politique dans les deux pays, issu de l’élection du président Abdelaziz Bouteflika, le 5 avril 1999, et de l’intronisation du Roi Mohamed VI, le 23 juillet 1999 », a noté l’auteur, évoquant une « opportunité exceptionnelle qui augurait d’une étape prometteuse, au regard de la forte détermination qui animait l’Algérie et de la sincère volonté qu’avait le président Bouteflika de relancer les relations avec le Maroc et de construire un grand Maghreb arabe, fondé sur la fraternité, le bon-voisinage, le respect mutuel et la coopération fructueuse ».

Au sein du Conseil constitutionnel, Bessaïh était animé de la « volonté de faire évoluer et de développer la jurisprudence (…) dans son action de régulation de l’activité normative » et accordait un « grand intérêt » à l’activité scientifique, dans l’objectif de permettre au Conseil de « contribuer à la diffusion de la culture juridique constitutionnelle et la vulgarisation des valeurs de la citoyenneté ».

Le livre contient, dans sa dernière partie, des échantillons des poèmes de Boualem Bessaïh, publiés pour la première fois, et que l’auteur a « choisis de son dernier projet poétique (manuscrit, laissé sans titre) ». Ils sont accompagnés de la copie correspondante des poèmes, écrits de la main de feu Bessaïh, « avec cette plume prodigieuse qui sculpte les mots comme si son propriétaire peignait des tableaux superbes », écrit celui qui se présente en tant que « disciple » de Boualem Bessaïh, sans se départir d’une approche objective.

Docteur en littérature arabe moderne, Brahim Romani est l’auteur de onze publications en littérature, culture et idéologie.

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Parution de « La guerre de libération vécue par un lycéen » de Chaïchi Beghdadi

Publié le 21/09/2018, par dans Non classé.

ALGER – Un ouvrage historique abordant la révolution de Novembre, le Mouvement national et le cheminement vers la lutte armée dans la région du Zaccar en plus des principaux événements majeur ayant marqué la lutte dans cette région a été publié récemment par Chaïchi Baghdadi sous le titre « La guerre de libération vécue par un lycéen, Wilaya IV 1956-1962 ».

L’auteur, témoigne dans cet ouvrage de 475 pages, publié récemment aux éditions Dahlab, des principales stations historiques qu’il a vécu depuis son engagement pour la cause de l’indépendance.

L’auteur entame son livre en brossant un tableau du vécu dans la région du Zaccar et de toute l’Algérie sous les affres du colonialisme au début du XXe siècle en en revenant dans le détails sur le code de l’indigénat et la ségrégation qui en a découlé et érigée en force de loi.

Il évoque également la politique d’évangélisation menée par l’administration coloniale et les années les plus rudes pour la population pendant la seconde Guerre mondiale, marquées par la famine, la pauvreté extrême et les maladies, ainsi que son parcours scolaire à l’école coranique de Sidi Maâmar, puis à l’école indigène jusqu’au lycée.

Dans ses mémoires Chaïchi Baghdadi, revient sur le mouvement national en Algérie et dans la région de Miliana en évoquant le militantisme au sein du Parti du peuple algérien (PPA) et du Mouvement du triomphe des libertés démocratiques (MTLD), le Parti communiste algérien (PCA) des Oulémas, les scouts musulmans ou encore les équipes sportives.

Après la grève des étudiants de 1956, Chaïchi Baghdadi avait rejoint le maquis le 23 mai, avec une vingtaine d’autres personnes.

Au terme d’un entrainement militaire, le groupe a « déclenché la lutte armée effective dans la région » en élaborant huit opérations dont l’attaque de commissariats de police, celle de la mairie de Levacher (Ben Allel actuellement), attentat contre un policier, ou encore le contrôle de certaines routes de la région.

L’auteur évoque également l’attaque de Tizi Franco sous la direction du premier responsable de la région Si Larbi et le congrès de Béni Misra pour informer les responsables de la tenue du congrès de la Soummam le 20 août 1956. Il a été chargé de « riposter à la propagande et de la division des forces coloniales et d’expliquer à la population les objectifs des actions » de l’ALN et du FLN dans le cadre du Centre de presse et d’information.

Il rapporte également « l’apport efficace de la communauté algérienne établie en France » et l’action de la Fédération de France du FLN qui a « sensibilisé les intellectuels français à la cause de l’indépendance de l’Algérie dont Jean Paul Sartre et Simone de Beauvoir en plus de mettre à contribution des militants du Parti communiste français » (PCF) et cite également des opérations militaires menées par la VIIe Wilaya sur le territoire français.

Chaïchi Baghdadi raconte sa rencontre avec Si El Haoues dans les Aurès lors de son périple vers la Tunisie, ainsi que la tentative inaboutie de traverser « la ligne Maurice », qu’il décrit avec minutie, et son entrée en Tunisie après avoir contourné la ligne par le sud.

L’auteur revient également sur sa formation dans des écoles militaires en Syrie, en Egypte et en Russie à partir de 1958, grâce l’aide de Abdelhamid Mehri et du colonel Ouamrane qui ont réussi à décrocher une formation pour une promotion de jeunes militaires algériens.

L’ouvrage est appuyé par un album de photographies d’archives retraçant notamment le parcours et la formation de l’auteur.

Né en 1936 à Khemis Miliana, Chaïchi Baghdadi a embrassé à l’indépendance une carrière dans l’aviation avant d’être nommé attaché de défense à Paris et à Bruxelles.

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Allemagne: la cause sahraouie à l’honneur au Festival du film africain à Cologne

Publié le 21/09/2018, par dans Non classé.
Allemagne: la cause sahraouie à l'honneur au Festival du film africain à Cologne

COLOGNE – La question sahraouie a été à l’honneur lors de la 16e édition du Festival du film africain organisé en Cologne (Allemagne) avec la participation de quatre films sahraouis et la présence de la militante française Claude Mangin Asfari et de l’association de solidarité avec le Sahara occidental « Freiheit für Westsahara ».

C’est la première fois depuis la création du Festival du film africain que la lutte du peuple sahraoui sera mise en lumière, a rapporté vendredi l’agence Sahara presse service (SPS).

A l’occasion de cette manifestation cinématographique, les organisateurs ont diffusé le film s’intitulant « Dis leur que j’existe », qui retrace la lutte menée par le militant sahraoui des droits de l’Homme Naama Asfari, condamné arbitrairement par l’occupant marocain à 30 ans de prison, et de son épouse Claude Mangin Asfari qui multiplie les actions pour sensibiliser l’opinion internationale sur la situation du Sahara occidental et pour obtenir la libération de son époux, a ajouté la même source.


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Le militant des droits de l’Homme sahraoui Naama Asfari avait été condamné par un tribunal militaire marocain, suite à sa participation au camps de Gdeim Izik en novembre 2010.

Pour cette 16e édition, ils sont quatre courts métrages sahraouis qui participent au Festival du film africain, aux côtés de 75 nouveaux films africains, traitant notamment de différents sujets, tels que la migration intra-africaine, ainsi que la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé.

Claude Mangin Asfari figure parmi les 25 invités d’honneur du festival organisé du 13 au 23 septembre 2018.

Le but de cette manifestation cinématographique étant la promotion du cinéma africain en Allemagne et en Europe.

Les réalisateurs de films documentaires et d’animation ont été invités à présenter leurs œuvres à l’association « Film initiativ Koln ».


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Pour la militante de la cause sahraouie, Claude Mangin Asfari « les 4 courts métrages sahraouis retracent de la vie quotidienne dans les campements de réfugiés sahraouis montrant leurs espoirs pour l’indépendance et la liberté ».

Ces documentaires reviennent également sur la répression policière marocaine contre la population civile et les étudiants sahraouis à Agadir (sud du Maroc) qui ont revendiqué légitimement leur droit à la liberté et à l’indépendance.

Claude Mangin Asfari avait observée une grève de la faim illimitée en avril dernier, pour protester contre l’interdiction des visites carcérales à son époux et ses 4 expulsions illégales en 2 ans des territoires marocains.

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Illizi: les habitants de Djanet fêtent la S’beiba dans la pure tradition patrimoniale

Publié le 20/09/2018, par dans Non classé.
Illizi: les habitants de Djanet fêtent la S'beiba dans la pure tradition patrimoniale

ILLIZI – Les habitants de la perle du Tassili, Djanet (420 km Sud d’Illizi), ont renoué jeudi avec la fête ancestrale locale de la S’beiba, fierté du Tassili-N’Ajjer, marquant leur profond attachement au patrimoine matériel et immatériel séculaire de la région.

Coïncidant annuellement avec la célébration de la fête religieuse de l’Achoura (10ème jour du mois hégirien de Moharrem), la S’beiba débute aux premières heures de la journée depuis la grande placette de Djanet « Loughiya » par des activités culturelles et artistiques aux rythmes des tambours de la « Ganga » exécutée par des femmes percussionnistes faisant, à travers leurs chants, l’éloge de la bravoure des guerriers, et accompagnée de danses des hommes avec une épée dans la main droite et une étoffe dans la gauche.

Classée par l’UNESCO en 2014 parmi le patrimoine de l’humanité, la fête de la S’beiba, liée intimement aux habitants des ksour d’El-Mihane (entrée Sud de Djanet) et d’Azelouaz (entrée Nord de la ville), est activement préparée depuis « Timoulawine », premier jour du mois de Moharrem, pour atteindre son paroxysme le grand jour appelé localement « Tillillène » par une manifestation ou s’opposent les habitants des deux ksour, parés de leurs plus beaux costumes , à travers une danse « Aghay N’ Ouattey » (bouclage de l’année) qui se poursuit jusqu’au crépuscule, a expliqué Cheikh Hassani, un des notables du ksar d’El-Mihane.


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Selon Cheikh Hassani, cette fête de la S’beiba est organisée en signe de joie et de liesse populaire locale pour célébrer le jour ou le prophète Moussa a été sauvé de Pharaon, et est aussi une occasion mise à profit pour resserrer les rangs des populations locales, se rencontrer et faire connaissance.

La fête de la S’beiba lance la saison touristique saharienne

Selon le directeur du tourisme de la wilaya d’Illizi, Samir Philippon, la célébration de la S’beiba constitue le lancement de la saison touristique dans la région, car elle coïncide avec la période d’afflux des touristes étrangers en provenance notamment d’Europe.

Le secteur table cette saison sur une importance affluence de touristes, aussi bien étrangers que nationaux, qui viennent assister aux festivités de la S’beiba, a-t-il souligné.

Abdelaziz Touahriya, jeune gérant d’une agence touristique, a estimé, pour sa part, que la célébration de la S’beiba a connu cette saison un vif engouement de touristes par rapport à la précédente édition, ajoutant que ces invités se sont montrés admiratifs face à cette manifestation culturelle, classée patrimoine universel par l’UNESCO.

Pour différents acteurs du secteur du tourisme, cette année augure d’une saison touristique prometteuse, eu égard au nombre important de demandes de visas, soit 250 demandes déposées auprès des services de la direction du tourisme et de l’artisanat surtout que l’ensemble des sites touristiques du tassili sont ouverts aux passionnés du Sahara.

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Tizi-Ouzou: un Salon du patrimoine culturel immatériel en hommage à la femme algérienne

Publié le 20/09/2018, par dans Non classé.

TIZI-OUZOU – La troisième édition du Salon du patrimoine culturel immatériel qui se tiendra à Tizi-Ouzou du 27 au 26 septembre courant, rendra hommage a la femme algérienne pour son rôle dans la préservation du patrimoine national, a-t-on appris jeudi de la direction locale de la culture.

Placée sous le thème « La femme algérienne garante de la transmission du patrimoine culturel immatériel », cette manifestation qui sera abritée par la maison de la culture Mouloud Mammeri, sera l’occasion de rappeler le rôle de la femme dans la transmission du patrimoine immatériel à travers, notamment, une exposition sur la poterie, l’habit traditionnel, l’art culinaire et autres métiers exclusivement féminins, a-t-on indiqué de même source.

Un hommage particulier sera rendu à la troupe « Urar l’Khalath » de la Chaine II de la Radio Nationale, un groupe de femmes qui a perpétué et vulgarisé la chanson populaire féminine a travers une émission radiophonique hyponyme. Une troupe qui comptait de grandes figures de la chanson algérienne dont El Djida Thamechtohth, Anissa, Djamila et Cherifa, a-t-on ajouté.

Durant ce Salon, des ateliers de démonstration de décoration de poterie avec des motifs berbères et de la Blouza Oranaise, de contes et de jeux traditionnels, ainsi que des spectacles de chants féminins et une démonstration d’une cérémonie de mariage traditionnel sont également prévus, selon le programme communiqué à la presse.

Des conférences-débat sont aussi au menu et seront animées par des spécialistes à l’instar de Galez Ouiza maître-chercheur au Centre national de recherche préhistorique, anthropologiques et historiques (CNRPAH) qui parlera de la « convention 2003 et la question du genre », Fairouz Recham de l’université de Bouira qui abordera le thème de « la femme et la chanson kabyle » et Zahia Ben Abdellah qui a intitulé sa conférence « patrimoine féminin ».

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Le documentaire « La grande bataille d’El Djorf » en phase de montage

Publié le 20/09/2018, par dans Non classé.
Le documentaire

TEBESSA – Le film documentaire « La grande bataille d’El Djorf » survenue au cours de la Guerre de Libération à Tébessa le 22 septembre 1955 est actuellement en « phase de montage et des dernières retouches » avant sa diffusion prévue dans les « meilleurs délais », a-t-on appris auprès du réalisateur, Soltane Djebaili.

Dans une déclaration à l’APS, le réalisateur a précisé que ce film documentaire de 26 minutes relate un haut fait d’armes dans les Aurès Nememcha, au mont El Djorf, situé à 100 km au sud du chef lieu de la wilaya, et revisite la bataille surnommée « mère des batailles » survenue entre le 22 et 26 septembre 1955.

Pour lui, ce documentaire « cinématographique et historique » vise à mettre la lumière sur un pan de l’histoire de la wilaya 1 historique, Aurès Nememcha, berceau de la Révolution libératrice, à « imager » pour les futures générations cette histoire et à préserver la mémoire collective de la wilaya de Tébessa.

La réalisation de cette œuvre cinématographique avait débuté en 2009, a relevé le metteur en scène, précisant que « près de 10 ans ont été consacrés à la collecte d’une dizaine de témoignages vivants de moudjahidine ayant participé à cet évènement ».

M. Djebaili a relevé que pour les besoins du documentaire, l’équipe du tournage a sillonné les différentes communes du nord et sud de Tébessa, et a également visité des wilayas limitrophes à la recherche de témoignages, soulignant que plusieurs moudjahidine dont El Ouardi Ketal, Ali Messai, Lazhari Achour, Mohamed Baâloudj, Abdelmadjid Belghit et Brahim Boughrara ont été sollicités pour ce documentaire.

Il a ajouté que l’universitaire Farid Nasrallah, chef département de l’histoire à l’université Larbi Tebessi, a été sollicité pour « réviser les témoignages recueillis en se référant aux sources historiques » avec l’objectif d’élaborer une « matière fiable en mesure de devenir une référence pour la réalisation d’études et recherches académiques approfondies ».

L’opération de montage a été lancée depuis plus d’un mois, a ajouté M. Djebaili, précisant qu’il a exploité des archives de la Guerre de libération pour revenir sur le combat armé sur les hauteurs du mont El Djorf et la résistance de l’Armée de libération nationale (ALN) face à une répression aveugle du colonisateur.

Le réalisateur a indiqué qu’il était « impatient » de faire découvrir au public son travail, soulignant qu’il projette de prendre part à un concours national sur les documentaires, une manière, a-t-il appuyé, de « faire évaluer le travail par des professionnels », ne cachant pas son ambition de décrocher une des trois premières places.

Pour rappel, le metteur en scène Soltane Djebaili avait obtenu la deuxième place au concours « jeunes arabes distingués » de l’année 2018 organisé par la Ligue arabe option création artistique, section cinéma documentaire.

La bataille d’El Djorf, une étape phare de l’histoire de la Révolution

Les moudjahidine avaient mené avec succès dans la wilaya de Tébessa plusieurs batailles contre le colonisateur français pour recouvrer la souveraineté nationale dont notamment « la grande bataille d’El Djorf » menée par plus de 400 moudjahid sous la houlette des commandants de la première zone militaire (Chihani Bachir, Abbès Laghrour, Adjel Adjoul, El Ouardi Ketal, et Farhi Saï, entre autres).

Cette grande bataille est considérée comme une étape importante dans l’histoire de la zone militaire 1 du fait qu’elle réussi à « donner un grand éclat à la révolution naissante et à renverser la tendance au profit de la lutte pour l’indépendance et sa continuité », a indiqué à l’APS le moudjahid Laid Bouktaf.

« Dans la bataille d’El Djorf qui a duré 4 jours, les chefs de la Révolution avaient surnommé leur tactique « tactique de l’assaut montagneux » qui consiste à utiliser les grottes et les rochers en attirant l’ennemi vers des sites où il lui sera difficile de tirer avantage de sa suprématie aérienne », a-t-il détaillé.

L’armée française a encerclé le mont El Djorf par 40.000 soldats appuyés par l’artillerie et l’aviation, a-t-on rappelé, soulignant qu’au bout de 4 jours de résistance acharnée les djounoud de l’ALN ont fini par briser l’étau.

Selon les témoignages, 700 soldats français ont été tués et 350 autres blessés dans cette bataille, et l’armée française, défaite, a dirigé ses représailles, comme à l’accoutumée, contre la population civile des villages et dechra de la région.

Chargée d’héroïsme et de défi, la bataille d’El Djorf a contribué aux efforts d’internationalisation de la cause algérienne et a montré au monde que ce qui se passait en Algérie se déroulait sous une direction politique et militaire appuyée par tout un peuple.

Cette bataille a également permis d’inscrire l’affaire algérienne dans l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unis, selon le même moudjahid.

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