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Ils ont dit

Publié le 23/02/2018, par dans Non classé.

– Manel. Etudiante en journalisme

« Dans notre famille, ont aime bien manger tout ce qui est salé, sucré…, cela fait partie de nos habitudes alimentaires ! Néanmoins, personnellement, j’essaye de faire attention à ce que ma nourriture soit équilibrée et saine afin de garder une belle taille. Cependant, avec tout le temps que je passe dehors, il est difficile pour moi de garder un comportement consumériste sain : pizzas, sandwiches et boissons gazeuses sont mes principales sources d’alimentation.»

– Mohamed. Employé, marié, trois enfants

« Je suis conscient des maladies qui peuvent surgir suite à une alimentation basée sur l’excès. Cela dit, j’essaye toujours de rappeler à mes enfants qu’il est important de consommer des fruits et des légumes de manière quotidienne ; une alimentation équilibré basée sur la modération… Hélas, ce n’est pas toujours facile de l’appliquer, d’autant plus que dès qu’on a le dos tourné, les enfants aiment bien n’en faire qu’à leur tête !»

– Kahina. Femme au foyer, maman de deux enfants

« J’ai deux enfants, le premier a 11 ans et l’autre 9 ans. J’avais un vrai problème avec eux ; au début, ils refusaient catégoriquement de manger des légumes ! Soucieuse, j’ai consulté une amie chef cuisinière, elle a pu me donner quelques conseils sur des plats à base de légumes ; par la suite, je me suis aperçue que mes deux enfants ne remarquaient même pas que leurs plats étaient constitués à 70% de légumes de saison.»

– Mourad. Prof de sport

« L’éducation à la santé est très importante, il est de mon rôle au tant qu’éducateur sportif d’outiller mes élèves des connaissances et des aptitudes qui leur seront nécessaires pour adopter des comportements sains, et j’appuie toujours sur les méfaits de la sédentarité et les bienfaits de pratiquer une activité physique.»

– Ali. Professeur à l’université d’Alger III

« De par mon parcours professionnel, j’ai remarqué que la majorité de mes étudiants ont une consommation excessive de matières grasses : des sandwiches, des pizzas, des paninis et j’en passe ! En ne consommant que des produits à base de matières grasses dans les fast-food, cette frange de la société risque de développer des maladies chroniques : diabète, hypertension ou des maladies cardio-vasculaires.» Lire la suite

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Des milliers de collégiens dans la rue à Boumerdès

Publié le 23/02/2018, par dans Non classé.

Le bras de fer qui oppose le Cnapeste au ministère de l’Education nationale commence à prendre d’autres tournures dans la wilaya de Boumerdès.
Hier, des milliers de collégiens de différents établissements de la région sont sortis, pour la seconde journée, dans la rue pour « exiger le retour de nos enseignants», radiés par la tutelle à cause de la poursuite de la grève. Le directeur de l’éducation, M. Khensous, parle de plus de 24 radiations dans les trois cycles, soulignant avoir envoyé une 2e mise en demeure à 1500 autres grévistes pour cesser leur mouvement. Mais cela, semble-t-il, n’a pas plu à certains élèves.

A Bordj Menaïel, des centaines de collégiens, dont des filles, ont bloqué hier la RN12, avant d’improviser une marche au centre-ville. Les manifestants ont brûlé des pneus et bloqué la chaussée avec des blocs de pierre et des troncs d’arbre juste en dessous du pont à l’entrée de la ville, provoquant d’immenses embouteillages.

La circulation a été rétablie une heure plus tard après l’arrivée des gendarmes, mais certaines images de jeunes criant leur colère sur cette route à grande vitesse donnent à réfléchir. « Pourquoi ce sont eux qui protestent et pas leurs parents ?» se demande un passager. A Figuier, la situation a failli dégénérer. Des collégiens du CEM Zerrouki Mohamed ont déserté leur établissement après la venue de quatre suppléants. Sur leur route vers l’Académie, ils ont jeté des pierres à l’intérieur du CEM Ahmed Malek, pour faire sortir leurs camarades et les inciter à se joindre à eux.

Saccage !

Chose qui a été faite, mais après le saccage de plusieurs fenêtres. Les élèves ont marché jusqu’au chef-lieu de la wilaya « en signe de soutien à nos enseignants», ont-ils déclaré. D’autres actions similaires ont été enregistrées dans les localités de Thénia, Dellys, Zemmouri, Ouled Moussa, Hammadi, Naciria, etc. « Ils veulent nous ramener des gens qui n’ont jamais enseigné.

Nous n’allons jamais accepter cela», s’écrient des élèves qui s’apprêtaient à bloquer la RN24, à Zemmouri. Si le coordinateur local du Cnapeste, M. Moula, y voit « une preuve de conscience et de fidélité des élèves à leurs enseignants», le directeur de l’Education, lui, parle « de manipulation». « Le nombre de protestataires est insignifiant et ils ont été tous manipulés.

Avant-hier, on a déposé plainte contre trois enseignants du CEM de Benmerzouga, à Khemis El Khechna. Ils ont été pris en flagrant délit de distribution de banderoles aux élèves», a-t-il précisé. « Ces accusations sont de pures affabulations qui visent à discréditer nos adhérents et à leur faire peur», réagit M. Moula. Pour lui, la procédure de radiation des grévistes est illégale. « La radiation ne doit être enclenchée qu’au bout de 44 jours d’abandon de poste et après l’épuisement des voies de recours auxquelles la loi accorde un délai de 15 jours.

La radiation n’a pas lieu d’être puisque les enseignants sont en grève, mais n’ont jamais abandonné leur poste», a-t-il appuyé. Durement touchés par ce conflit qui perdure, les élèves de la wilaya de Boumerdès – fief du Cnapeste – semblent commencer à perdre patience. La protesta risque de gagner les lycéens et les jours à venir s’annoncent très houleux dans le secteur. Lire la suite

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Casbah d’Alger: statut juridique des biens privés, un casse-tête

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.
Casbah d'Alger: statut juridique des biens privés, un casse-tête

ALGER – Evoqué comme une des principales entraves à l’application du plan de sauvegarde de la Casbah d’Alger, le statut juridique des biens immobiliers privés éligibles à la réhabilitation constitue un véritable casse-tête. La difficulté d’identifier les propriétaires de ces biens empêche de fait leur restauration et rend inopérant l’ensemble des programmes conçues pour redynamiser la vieille médina, s’accordent à dire les experts.

Selon les dispositions du plan de sauvegarde, les occupants souhaitant bénéficier d’une des formules de réhabilitation (restauration, vente, ou échange) doivent justifier d’un acte de propriété ou d’une fredha (document identifiant les héritiers) accompagnée d’une procuration signée de tous les héritiers et désignant un seul interlocuteur, parmi eux, vis-à-vis des pouvoirs publics.


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S’agissant d’une cité « de transit » par excellence, ces conditions ne sont que très rarement réunies chez les habitants de la Casbah qui occupent souvent des maisons depuis trois ou quatre générations, sans acte de propriété ou sans avoir procédé à la régularisation du bien laissé en héritage, constatent les experts chargés du dossier.

« Ma famille occupe cette maison depuis 1910, date à laquelle mon grand-père l’a loué à un propriétaire que nous ne connaissons pas et qui n’a pas donné signe de vie depuis près de 50 ans », explique Abdelhak, habitant une grande maison de la Casbah et qui souhaiterait garder ce « bien familial ».

Ce cas, similaire à de nombreux autres, illustre la situation juridique complexe des maisons encore habitées dans le centre historique et dont la propriété est « partagée » par de nombreuses personnes, jusqu’à une centaine parfois, qui se réclament toutes héritières, mais dans l’impossibilité de fournir le dossier administratif requis.

Près de « 30% des habitants de la Casbah sont aujourd’hui locataires et « près de la moitié de ces locataires souhaitaient rester » à la Casbah, selon l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels (Ogebc) en charge du dossier de la Casbah de 2012 à 2017.

Le même constat s’applique aux quelque 400 parcelles restées vides après l’effondrement des maisons et dont la majorité des propriétaires sont à ce jour inconnus, ou ne disposant pas de documents nécessaires pour ceux qui se présentent comme tels.


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A cela s’ajoute le cas des bâtisses nécessitant une restauration, actuellement prises en otage dans des conflits juridiques opposant les héritiers et qui paralysent toute intervention de réhabilitation.

En plus de cet imbroglio administratif, plus d’une centaine de propriétés, entre maisons et terrains vides, sont des biens du waqf -dons de particuliers à des mosquées et zaouïa- gérés par l’administration des Affaires religieuses. Une partie de ces biens sont habités ou exploités sous contrat de location symbolique, valable trois ans.

Selon le droit algérien, les occupants d’un bien peuvent introduire une « procédure pour le récupérer », si le propriétaire ne se manifeste au bout de 30 ans à condition que les derniers habitants soient en mesure d’attester de l’occupation régulière du bien pendant ce délai, avancent des juristes sollicités par l’APS.

Procédures simplifiées et agence unique

Le plan de sauvegarde prévoit de « récupérer les bâtisses dont les propriétaires ne se sont pas manifestés et de reloger ses occupants » affirme de son côté le directeur de l’Ogebc, Abdelwahab Zeghar, précisant que les cas d’habitants souhaitant conserver le bien, alors qu’il ne disposent pas des documents nécessaires « ne sont pas pris en charge par les dispositions actuelles » du plan.

A l’issue de la réunion internationale sur la conservation et revitalisation de la Casbah d’Alger, organisée en janvier dernier, les experts de l’Unesco ont soulevé la « complexité du régime foncier » qui rend les interventions publiques de conservation « difficiles », vu les dossiers administratifs exigés.


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Pour venir à bout de cette situation inextricable, ces mêmes experts préconisent un « assouplissement des procédures administratives » liées à la restauration du bâti et la création d’une « agence unique pluridisciplinaire », dotée d’un « pouvoir de décision effectif », pour gérer le dossier de la Casbah d’Alger et réduire les lenteurs administratives et bureaucratiques qui entravent sa réhabilitation.

Plusieurs agences ont été créées pour la gestion de ce dossier depuis le Comité d’étude, de développement et d’organisation de l’agglomération d’Alger (Comedor) à la fin des années 1960, en passant par l’Ogebc et l’Agence nationale des secteurs sauvegardés (Anss) jusqu’à la direction des équipements de la wilaya d’Alger.

Les experts de l’agence onusienne qui ont travaillé sur la réhabilitation de plusieurs centres historiques de villes à travers le monde ont par ailleurs relevé le « manque d’application du système juridique existant » et engagé les pouvoirs publics à enrichir le plan permanent de sauvegarde de la Casbah d’Alger à l’effet d’en « relancer dynamique ».

Casbah d’Alger: principales dispositions du plan de sauvegarde

La Casbah d’Alger a bénéficié d’un plan permanant de sauvegarde et de mise en valeur adopté en 2012 pour prendre en charge la réhabilitation du centre historique de la ville, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1992.

Doté d`une enveloppe de 90 milliards de dinars, le plan prévoit de redonner à la Casbah d`Alger son visage originelle, en insistant sur les sites historiques, tout en proposant une solution définitive alliant la protection d`une cité à la valeur hautement historique et culturelle au maintien d`une partie de la population qui l`habite.

Selon ce plan, il est prévu de reconstruire « à l`identique » les quelques 400 bâtisses effondrées pour renforcer l`ensemble du tissu urbain, avant de s`atteler à la restauration des maisons mauresques, mosquées et bâti colonial.

Pour faciliter les opérations de restauration, l`Etat se propose de racheter leurs biens aux propriétaires « avérés » ou de mettre à leur disposition des logements temporaires pendant toute la durée des travaux, pour ceux qui souhaiteraient réoccuper leurs maisons après les travaux.

Les opérations de relogement ou de logement tiroir et de restauration du tissu habité sont cependant toujours à l’arrêt.


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En vertu de ce plan, « aucune modification non autorisée par le Lire la suite

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Noureddine Saoudi et Nouri Koufi rendent hommage à leur maître Cheikh Abdelkrim Dali

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.
Noureddine Saoudi et Nouri Koufi rendent hommage à leur maître Cheikh Abdelkrim Dali

ALGER – Les chanteurs Noureddine Saoudi et Nouri Koufi ont animé mercredi soir à Alger un concert de chants andalous dédié à la mémoire du cheikh Abdelkrim Dali, un des maîtres de la musique andalouse, devant un public nombreux et recueilli.

Durant près de trois heures de temps, les spectateurs de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, ont pu apprécier la richesse et la diversité des répertoires proposés lors de cette soirée commémorative du 40e anniversaire de la disparition du Cheikh Abdelkrim Dali (1914-1978).

Noureddine Saoudi au oud, prenant congé de son titre de directeur de l’Opéra d’Alger le temps d’une prestation, a ouvert la soirée, interprétant avec une voix étoffée, empreinte d’un remarquable vibrato, une nouba sanaâ dans le mode « ghrib », suivie de « Abdelkrim houwa fali », une composition en hommage à Cheikh Abdelkrim Dali qu’il a écrite et composée dans le mode sika et sur le balancement de la cadence rumba, enchantant le public qui a eu du répondant.

Après une longue absence, Nouri Koufi, en tenue traditionnelles, a quant à lui, déroulé une quinzaine de « hwaza », « aâroubiates » et de « m’dihs » dans le genre « gharnati », dont les célèbres, « Lala Malika », « Ana el kawi », « Aaâdrouni yahli », « Sidi Boumediène », « Hawlouni Ah ya Rabbi » et « Brahim El Khalil », fameuse pièce de Abdelkrim Dali.

Entre les deux artistes, sur les traces de leurs aînés, les jeunes Said Dias Katbabi au violon et Réda Berranen au oud, respectivement, premier et deuxième prix « Abdelkrim-Dali », dans sa première édition de 2016, ainsi que la chanteuse Dalila Mekadder Belkhouche, se sont succédé pour interpréter un inqileb chacun, dans les modes, zidène, sika et raml el maya.

Sous la houlette de Naguib Kateb, une quarantaine d’instrumentistes, issus des orchestres en fusion de la Fondation Abdelkrim-Dali et l’association « Cordoba » d’Alger, a soutenu le lyrisme des interprètes, dans une ambiance de grands soirs, au plaisir d’un public qui a savouré chaque moment du spectacle dans la délectation.

Des images retraçant le parcours artistique de Cheikh Abdelkrim Dali et celui de la fondation éponyme, présidée par Wahiba Dali, ont été projetées pendant le concert, auréolé de danses andalouses, rendues dans la grâce du geste et la finesse mouvement par les danseurs de la Compagnie « Profil » dirigée par Fouzia Maamri.

Dans leurs accoutrements traditionnels, pendant que les instrumentistes exécutaient touchiet ghrib, les neuf ballerines de la compagnie, occupant la fosse d’orchestre ouverte au devant de la scène, se sont faites remonter, opérant une apparition spectaculaire, que le public a bien apprécié, applaudissant longtemps cette belle mise en scène.

En présence du ministre de la Culture Azzeddine Mihoubi, le concert a pris fin dans des atmosphères festives, avec une chorégraphie qui a restitué le cérémonial du mariage à Tlemcen dans ses rites et ses coutumes, où la mariée apparait dans sa « Chedda » (tenue traditionnelle), avant de l’abriter sous le drap protecteur de son conjoint.

Des trophées de la Fondation Abdelkrim-Dali et des diplômes honorifiques ont été remis aux participants par des personnalités artistiques influentes de la musique andalouse, également présentes à cette soirée.

Né le 16 novembre 1914 à Tlemcen (ouest), Cheikh Abdelkrim Dali est considéré comme une des plus grandes voix algériennes de la musique andalouse.

Egalement musicien virtuose et polyvalent, il réalise ses premiers enregistrements dans les années 1930 avant d`intégrer l`orchestre de la Radio d’Alger, dirigée, alors, par le maître Mohamed Fekhardji (1896-1956).

Dans les années 1950, il rejoint le Conservatoire d`Alger où il se consacrera à la formation des jeunes.

Sous l’égide du ministère de la Culture, la soirée commémorative du 40e anniversaire de la disparition de Abdelkrim Dali, chantre de la chanson hawzie a été organisée par la Fondation portant son nom, en collaboration avec l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh.

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«Seules les luttes populaires peuvent faire reculer le pouvoir»

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

Le Parti socialiste des travailleurs (PST) dénonce la menace qui pèse sur les acquis sociaux des Algériens et appelle les masses populations à réinvestir le terrain des luttes pour faire plier le pouvoir.
Dans une déclaration rendue publique hier, le PST accuse clairement le pouvoir de céder aux pressions impérialistes en acceptant, entre autres, de jouer au gardien des frontières de l’Union européenne, en exploitant le gaz de schiste malgré la réprobation de la population, en relançant le processus des privatisations de ce qui reste des entreprises publiques, en décidant de supprimer les subventions et en révisant la loi sur les hydrocarbures pour répondre aux exigences des multinationales.

Le PST met en garde quant aux conséquences du renoncement graduel de l’Etat à sa mission sociale. Un renoncement qui se confirme avec le caractère antinational de la politique gouvernementale de plus en plus libérale. Cette politique, souligne le PST, se caractérise par l’austérité décidée « pour les masses laborieuses» et les cadeaux octroyés pour « les possédants». Il fait état, dans ce contexte, du pouvoir d’achat des travailleurs et des retraités qui est attaqué de toutes parts.

A cela s’ajoutent les lois de finances qui se succèdent et qui font augmenter les prix de l’électricité, de la TVA, des carburants, des produits électroménagers, du tabac… Des augmentations vivement ressenties par les couches populaires. Autre coup au pouvoir d’achat des ménages, poursuit le PST, c’est la dépréciation continue du dinar qui pèse d’autant plus sur le budget des familles modestes que de nombreux produits sont importés de l’étranger.

Pour le PST, il est clair que le pouvoir use de la crise économique et financière, présentée comme inéluctable voire comme une fatalité, pour « remettre en cause l’Etat social, la souveraineté nationale et les libertés démocratiques arrachées par un long combat et la résistance des travailleurs et des masses populaires».

Les premiers méfaits de cette politique antisociale et antinationale sont visibles sur le terrain, assure le PST, qui fait état des mouvements de protestation que connaissent plusieurs secteurs d’activités, allant de l’éducation à la santé en passant par les transports et l’enseignement supérieur. Cette formation, qui défend le régime socialiste, dénonce la répression des manifestants qu’elle considère comme un signe de régression démocratique.

Ce parti cite dans ce sillage le cas de ministres qui réclament la suppression du droit de grève dans leur secteur et « l’instrumentalisation de la justice» pour déclarer systématiquement illégales les débrayages. A cela s’ajoutent les décisions relatives à la radiation d’enseignants grévistes du Cnapeste. Pour le PST, rien n’est encore perdu. « Le pouvoir est à l’offensive mais il craint les mobilisations sociales», estime cette formation pour laquelle « seules les luttes populaires peuvent faire reculer le pouvoir».

Le PST appelle à un mouvement de protestation « qui se traduit par une grève générale capable de faire renoncer le pouvoir à sa politique antinationale, antisociale et antidémocratique». Pour sortir de cette situation, le PST rejoint le Parti des travailleurs qui a lancé une pétition pour une assemblée constituante. Il considère que « la résistance actuelle doit s’accompagner de la construction d’une alternative qui culminera avec la convocation d’une assemblée constituante». « Il reviendra au peuple mobilisé et non au pouvoir d’organiser et de superviser le scrutin», conclut ce parti. Lire la suite

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«La présence de tamazight aux côtés de l’arabe n’est pas une source d’affrontement»

Publié le 22/02/2018, par dans Non classé.

Le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, plaide pour la coordination avec le centre universitaire en vue de l’ouverture d’un département de langue et culture amazighes à Tamanrasset.
Tamazight Newen, tamazight n YalIjayriyen.» (Tamazight est la vôtre, tamazight appartient à tous les Algériens.) C’est par ces mots que le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, s’est adressé, hier, au public à la maison de la culture Dassine à Tamanrasset, à l’occasion des festivités de la Journée internationale de la langue maternelle.

M. Assad signale, dans son allocution, que la réalité historique, anthropologique et linguistique du pays a permis un brassage qui « a enrichi l’identité nationale, reflétant le génie de l’ouverture chez les enfants de l’Algérie, loin de tout repli sur soi». « La présence de la langue amazighe aux côtés de l’arabe n’a jamais été une source de dislocation ou d’affrontement.

La relation a été marquée par l’attachement, la cohabitation. Il n’y a jamais eu d’affrontement, comme essayent de le démontrer certains», insiste le secrétaire général du HCA, une sorte de clin d’œil aux appels au rejet de la composante amazighe de l’Algérie.

Rappelant les décisions « historiques» du chef de l’Etat (institutionnalisation de Yennayer, décision de généralisation de tamazight dans le système éducatif et instruction du gouvernement pour la promulgation d’une loi organique sur l’Académie amazighe), le wali de Tamanrasset, Doumi Djilali, utilise une image bien sentie : la diversité linguistique et culturelle de l’Algérie permet de dessiner « une mosaïque qui confirme le génie de ce peuple».

Les déclarations virulentes de certaines parties sur l’apprentissage de la langue amazighe, semble-t-il, un des motifs qui incitent des responsables de l’Etat à employer à souhait le maître-mot unité et rappeler avec insistance « la diversité culturelle et linguistique» qui caractérise le pays.

Amazighisation de l’environnement

Le secrétaire général du HCA paraphrase le président Bouteflika, qui a appelé, dans son message à l’occasion du 62e anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne, à « renforcer le front intérieur». « Nous avons tant besoin de réunir les Algériens et d’unifier leurs vues dans l’intérêt de l’Algérie, particulièrement dans un contexte marqué par les défis et les dangers qui nous guettent», estime M. Assad.

Le président de l’APW, Moulay Abdallah Beradaï, insiste sur la préservation de l’apprentissage de la langue maternelle en Algérie, qui permet aux apprenants, constate-t-il, d’acquérir le savoir et découvrir d’autres langues.

Le secrétaire général du HCA souligne que son institution a pour objectif la généralisation de l’enseignement de la variante locale « tamahak» dans le primaire, et passer progressivement dans les autres paliers, avec le renforcement des postes budgétaires au profit de cette wilaya dans les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle dès la prochaine rentrée (2018-2019).

Le processus engagé par le HCA devra encourager les bacheliers à s’inscrire à l’Ecole nationale supérieure (ENS), qui a ouvert une spécialité « langue amazighe». M. Assad plaide pour la coordination avec le centre universitaire en vue de l’ouverture d’un département de langue et culture amazighes à Tamanrasset, afin d' »accompagner les acquis réalisés dans les universités de Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira et Batna». Autre objectif de l’institution : généraliser l’utilisation de « tifinagh» sur les frontons et les enseignes des institutions de Tamanrasset, choisie comme wilaya-pilote pour l’amazighisation de l’environnement.
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