formats

Procès des Ahmadis (Akbou) : Peines de prison avec suris

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

Comme annoncé et attendu depuis le procès du 30 mai dernier, le tribunal de première instance d’Akbou, à 60 kilomètres à l’ouest du chef lieu de wilaya de Béjaïa, a rendu, ce mardi 12 juin, son verdict dans l’affaire dite des 26 Ahmadis qui étaient poursuivis pour les trois chefs d’inculpation d' »offense à l’islam», de « création d’association sans agrément» et de « collecte de fonds sans autorisation».

Ainsi donc, l’ensemble des femmes poursuivies ont été acquittées ; les deux responsables de la communauté, MM. Amessis et Idjaad, écopent de six mois de prison avec sursis alors que les autres prévenus sont condamnés à trois mois de prison avec sursis tandis que les deux prévenus absents au procès ont été, eux, condamnés à six mois de prison ferme. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), l’instance qui s’était activement impliquée dans la défense des prévenus a tenu à dénoncer ce verdict.

Tout en saluant l’engagement du collectif des avocats et la mobilisation des défenseurs des droits humains et des médias, la LADDH a indiqué que les peines prononcées, bien que minimales (le sursis pour la majorité des prévenus), « rappellent le principe de la condamnation sur la base des poursuites à l’encontre des citoyens algériens sur le seul fait de leur culte ou de leurs opinions est en contradiction avec les garanties pourtant consacrées par la Constitution et le pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie». Lire la suite

formats

On vous le dit

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

Importante fuite d’eau sur un chemin de wilaya à Chlef

Des quantités importantes d’eau sont perdues dans la nature, occasionnant même des dégâts au chemin de wilaya reliant la commune d’Oum Drou à celle de Medjadja, à hauteur du showroom ARC Trucks, dans la wilaya de Chlef .

C’est un citoyen de la région, manifestement choqué par ce spectacle, qui a pris attache avec notre bureau pour dénoncer cette situation qui dure depuis une année, selon lui. C’est ce que nous avons pu effectivement constater à notre tour : des quantités d’eau provenant d’une conduite de distribution éclatée, se déversent continuellement dans la nature, causant des dégradations à la chaussée qu’empruntent quotidiennement les usagers se rendant vers la partie est de la wilaya à partir d’Oum Drou et vice- versa.

Les riverains s’interrogent d’ailleurs sur le silence, voire la carence, manifeste des services en charge de l’entretien et de la maintenance du réseau d’AEP, face à ces pertes d’eau persistantes, pendant que les pouvoirs publics semblent faire de la lutte contre les fuites d’eau leur cheval de bataille.

Accidents de la route : 31 morts et 1358 blessés en une semaine

Selon un bilan établi par les services de la Protection civile, 31 personnes ont trouvé la mort et 1358 autres ont été blessées dans 1178 accidents survenus du 3 au 9 juin sur le territoire national. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de Béjaïa, avec 4 personnes décédées et 34 autres blessées. Par ailleurs, les éléments de la Protection civile ont effectué 1076 interventions pour procéder à l’extinction de 716 incendies urbains, industriels et autres. Pas moins de 4634 interventions ont été effectuées également, durant la même période, pour l’exécution de 4133 opérations d’assistance à personnes en danger et opérations diverses.

Disponibilité des carburants durant les deux jours de l’Aïd el Fitr

La distribution des produits pétroliers sera assurée durant les deux jours de l’Aïd el Fitr sur tout le territoire national, a indiqué hier la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers (Naftal) dans un communiqué. « Naftal informe son aimable clientèle que durant les deux jours de l’Aïd el Fitr et à l’instar des autres jours de l`année, les carburants et tous les autres produits pétroliers seront disponibles à travers tout son réseau de stations-service à l’échelle nationale 7jours/7 et 24heures/24», note la même source.

Journée mondiale du donneur de sang

L’Agence nationale du sang (ANS) organise diverses manifestations à l’échelle nationale afin de sensibiliser sur l’importance du don de sang, et ce, à l’occasion de la Journée mondiale du donneur de sang, le 14 juin, indiquait, hier, l’agence, dans un communiqué. Placée cette année sous le thème « Le don de sang en tant qu’acte de solidarité», cette journée sera célébrée par l’Algérie à travers diverses manifestations de sensibilisation, collectes de sang, conférences de presse, sous le slogan « Soyez là pour les autres, donnez votre sang, partagez la vie», avec comme objectif « la promotion» de cet acte, précise l’ANS. Ces manifestations seront menées à travers les structures de transfusion sanguine, en coordination avec les directions de la santé et de la population et en partenariat avec la Fédération algérienne des donneurs de sang, le mouvement associatif, les administrations publiques et privées, les opérateurs de téléphonie mobile, les différents médias, le milieu associatif. Lire la suite

formats

Misogynie, alerte rouge sur Facebook

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

La technologie sert le crime. Les criminels et délinquants de tout acabit le savent et mettent chaque jour un peu plus l’outil informatique et internet au service de leur déviation sociale.
Hier, la Toile algérienne (une partie du moins) s’est scandalisée devant des post appelant les jeunes Algériens à organiser et perpétrer des actes d’agression à l’acide contre des femmes dont la tenue vestimentaire est jugée non conforme à la morale islamique. Le message en arabe posté sur Facebook par un certain Amir Boukli Hassen, partagé par une page du nom de « Ce qui se passe ici reste ici», peut être traduit ainsi : « Les jeunes, faisons un truc sympa. Si vous rencontrez une femme en collant ou dénudée, jetez-lui une ampoule d’acide au visage et fuyez. Elle sera ainsi défigurée. Je jure que de cette manière aucune chienne ne sortira dehors.»

Impossible d’authentifier le profil Facebook ou d’en savoir plus sur la date du post. Quoi qu’il en soit, il s’agit bel et bien d’un appel au crime ; un acte très grave qui réveille en nous des souvenirs traumatisants d’une époque sinistre qu’on croyait naïvement révolue. Une initiative barbare qui exige une réaction ferme de la part des pouvoirs publics car incitant publiquement à une violence généralisée.

D’autant plus que parmi la population des facebookers algériens, une grande partie est composée d’adolescents encore non immunisés contre la misogynie ambiante et incapables de discernement. Impossible aussi de ne pas faire le lien avec l’agression de la jeune joggeuse algéroise, voilà une semaine, et le partage de l’opinion publique en deux camps adossés aux projets de société antagoniques qui s’affrontent en Algérie depuis au moins 30 ans : ceux, passifs ou actifs, ayant soutenu la joggeuse au nom de la liberté, et ceux ayant désigné « la cuisine» comme la place naturelle et unique de la femme.

Ni l’agression de la joggeuse ni la passivité des gendarmes devant sa plainte ne sont des actes isolés. Les attaques à l’acide pratiquées par les premiers groupes de Frères musulmans et durant les années FIS ont certes disparu, mais l’obsession du corps de la femme chez le camp islamiste et l’hypocrisie des institutions politiques, elles-mêmes sous l’emprise de l’idéologie wahhabite, ont fait de l’espace public un enjeu à gagner par la violence, une violence par la suite banalisée.

Comment expliquer, sinon, la violente réaction à l’égard de l’initiative d’une poignée de femmes et d’hommes sortis courir, samedi dernier à Alger et Constantine, en signe de soutien à la joggeuse ? La levée de boucliers, également portée par des médias ultraconservateurs débridés, illustre la peur de ce camp face au moindre élan social contre le projet obscurantiste. Un projet liberticide qui agit par le prosélytisme et la mobilisation générale, mais aussi en usant de violence quand il se sent menacé. Le post sur Facebook dont il s’agit ici relève de ce type de réactions.

Les réseaux sociaux — davantage Facebook — contiennent 80% des crimes et délits électroniques en Algérie. Plus de 2400 ont été traités en 2017 par la Sûreté et la Gendarmerie nationales. L’Algérie a adapté ses lois pour faire face à ce nouveau type de crimes et délits nés avec la démocratisation d’internet et l’avènement des réseaux sociaux. La création d’organismes de lutte et de prévention, comme le Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité (CPLCIC), relevant de la Gendarmerie nationale témoigne de cette volonté.

Mais aujourd’hui, l’opinion publique a le sentiment que ces outils ont été créés pour contrôler l’opposition politique et les libertés citoyennes et non pas pour protéger l’Algérie et les Algériens. La célérité et le zèle avec lesquels sont appréhendés et condamnés des bloggeurs comme Merzouk Touati n’ont pas d’égal quand le pouvoir et ses symboles ne sont pas visés. Un deux poids deux mesures souligné d’ailleurs par les internautes scandalisés, hier, par l’appel à l’agression des femmes. Lire la suite

formats

L’Algérie menace de se retirer de l’instance de l’OIT

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, est revenu, hier, sur certains détails de la participation, au début du mois, de la délégation algérienne aux travaux de la Conférence internationale du travail à Genève. Intervenant hier sur les ondes de la Chaîne 1, il a explicitement formulé la menace du retrait de l’Algérie de la commission d’application des normes de l’Organisation internationale du travail (OIT), une des instances « dont les remarques ciblent le gouvernement que certains pays membres de cette organisation ont dans le viseur depuis 2011».

Pour Mourad Zemali, l’Algérie est ciblée par les observations de cette commission, organe de l’OIT, concernant le refus d’agrément de certaines organisations syndicales ainsi que d’atteintes aux libertés syndicales « selon l’agenda de certains pays membres». M. Zemali fai remarquer d’ailleurs que « l’Algérie n’a pas de problème avec l’OIT, dont elle a ratifié 60 conventions depuis 1962».

Lors des travaux de ladite commission, le chef de la délégation algérienne qui a ordonné le retrait de ces travaux a menacé de se retirer de cette instance. La délégation a été « surprise» par la décision de la commission d’application des normes de l’OIT relative à « l’envoi d’une délégation de haut niveau» en Algérie en dépit du fait que la partie algérienne a fourni « toutes les informations pouvant contribuer à l’éclairer au sujet des observations adressées à l’Algérie par la commission d’experts, étayées de tous les documents probants et de toutes les pièces justificatives», a précisé le ministre, qui relève que cette positions « relève de la souveraineté nationale». Le ministre du Travail rappelle que l’Algérie plaide depuis 2011 pour la réforme de cet organe de l’OIT.

L’Algérie reproche à la commission d’application des normes le fait que l’évaluation qu’elle fait soit bipartite, incluant uniquement les représentants des employeurs et ceux des travailleurs, « contrairement aux autres instances de l’organisation qui incluent les gouvernements dans un cadre tripartite. Les gouvernements sont de fait dans la position d’accusés et les réunions sont comme des audiences de tribunal», a ajouté M. Zemali dans son intervention à la radio.

L’occasion était également pour le représentant du gouvernement algérien de fustiger « la presse dont les écrits ont servi de pièces justificatives» aux deux syndicalistes qui ont saisi cette instance internationale et qui motiverait, selon M. Zemali, les observations peu élogieuses de cette commission.

Le ministre évoque, sans le citer, le président du Snapap, Rachid Malaoui, dont le syndicat, suite à un conflit en justice, est confronté à une organisation dont les positions sont proches de l’administration et qui se trouve parmi les rares syndicats figurant parmi les organisations conformes aux normes de représentativité. L’autre syndicaliste serait Raouf Mellal, membre fondateur du syndicat du groupe Sonelgaz, déclaré officiellement dissous mais dont des membres réclament toujours le droit d’exercer. Lire la suite

formats

Les consommateurs pointent l’«insoumission» des commerçants

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

Quelque 49 893 commerçants ont été réquisitionnés pour l’Aïd El Fitr au niveau national, a annoncé le ministère du Commerce.
Cette réquisition figure parmi les mesures prises « afin d’assurer aux consommateurs un approvisionnement régulier en produits alimentaires et services de large consommation durant cette fête», a indiqué le ministère dans un communiqué.

En outre, 2200 agents de contrôle ont été affectés à travers le territoire national pour le suivi de la mise en œuvre de ce programme de permanence.

L’application de la permanence pour les commerçants a commencé en 2012 suite à l’amendement de la loi 04-08 fixant les conditions d’exercice des activités commerciales par l’introduction d’une disposition obligeant les commerçants à assurer une permanence durant les fêtes. Cette loi prévoit des sanctions à l’encontre des récalcitrants, dont la fermeture de leurs commerces, pour une durée d’un mois assortie d’une amende de 30 000 à 200 000 DA contre les contrevenants.

Pour l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (Ancaa), la réussite du programme de permanence « dépend du sérieux avec lequel ce programme est appliqué».

El Hadj Tahar Boulenouar, président de cette association, estime que depuis la promulgation de la loi 04-08 obligeant les commerçants à respecter le programmes de permanence, « le service est assuré durant l’Aïd, sauf par les boulangeries». Les boulangers réquisitionnés pour la permanence risquent de connaître des difficultés sérieuses pour assurer le service en raison de l’indisponibilité du personnel.

Une convention vient d’être signée avec le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels pour la formation dans les métiers de la restauration et de la boulangerie.

Cela « permettra le placement de plus de travailleurs dans ce créneau et une meilleure gestion du temps de travail et de repos des effectifs qui se répercutera sur une meilleure maîtrise du programme de la permanence», souligne l’Ancaa.

L’Association des consommateurs Aman pointe du doigt une situation « d’insoumission et de rébellion qui s’est créée depuis quelques années entre les commerçants et la réglementation».

Le non-respect de la permanence n’est qu' »une partie de cette situation», estime Hassane Menouar, président de cette association. Aman appelle les autorités à travailler sur l’aspect de la responsabilité des commerçants devant les consommateurs et la notion de service public qu’il doit assumer.

Le respect de la permanence est encore tributaire de l’étroitesse du réseau national de distribution. En l’absence d’un fort réseau d’hypermarchés, le consommateur est livré à lui-même. L’association, qui appelle à libérer le foncier commercial urbain, plaide pour la participation de représentants des consommateurs et des commerçants dans la confection du programme de permanence.

Un travail d’affichage et de sensibilisation doit en outre être fait pour une meilleure efficacité de ce programme, a conclu M. Menaouer.
Lire la suite

formats

La France et l’Italie en flagrant délit de non-assistance à personnes en danger

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

Ni l’Italie ni Malte, encore moins la France n’ont fait preuve d’humanisme face à l’urgence.
L’Aquarius, un navire humanitaire affrété par l’ONG SOS Méditerranée, transportant plus de 600 migrants, s’est vu refuser d’accoster dans les ports de ces pays, et ce, malgré les appels de détresse.

Depuis le sauvetage de ces migrants, dans la nuit de samedi à dimanche, le navire cherche un port sûr pour les débarquer. Mais tant Malte que l’Italie ont refusé d’ouvrir leurs ports.

La petite île méditerranéenne a confirmé dimanche soir son refus d’accueillir L’Aquarius ; l’Italie a ouvertement dit « non» alors que le France s’est murée dans un silence assourdissant.

Finalement, c’est l’Espagne qui a accepté d’accueillir le navire et les 629 personnes abandonnées à leur sort. « Le président du gouvernement Pedro Sanchez a donné des instructions pour que l’Espagne honore les engagements internationaux en matière de crise humanitaire en accueillant dans un port espagnol le navire Aquarius. Il est de notre obligation d’aider à éviter une catastrophe humanitaire et d’offrir un ‘port sûr’ à ces personnes», a indiqué un communiqué de la présidence du gouvernement espagnol.

Samedi dernier, L’Aquarius a secouru, au large de la Libye, 629 migrants, dont 7 femmes enceintes, 11 enfants en bas âge et 123 mineurs ; il est resté depuis en stand-by au large d’Italie et de Malte, qui lui refusaient l’accès à un port. Les sollicitations des différentes parties pour amener les gouvernements de ces pays à autoriser le débarquement des personnes bloquées en Méditerranée ont essuyé un refus.

Les appels de SOS Méditerranée n’ont pas trouvé écho chez les dirigeants de ces Etats. Pourtant, cette ONG a multiplié les alertes en décrivant une situation insoutenable et évoquant « un impératif humanitaire urgent».

« Ces gens sont en détresse, ils sont à court de provisions et ont besoin d’aide rapidement. Nous demandons à toutes les parties concernées de contribuer à un règlement rapide afin que les personnes à bord du navire Aquarius puissent être débarquées en toute sécurité dès que possible», avait demandé la représentante de la Commission européenne. Mais Malte n’a pas bougé, la France a tourné le dos et l’Europe ne s’est pas sentie concernée par ce drame humanitaire.

Où sont donc les voix qui s’élèvent pour critiquer l’Algérie sur sa politique de traitement de migrants ? Où sont les ONG françaises où est l’ONU pour dénoncer ces pays qui ont failli et n’ont bougé le petit doigt pour porter secours à des personnes en détresse absolue ?

Dans son rapport annuel publié fin février 2018, Amnesty International a présenté l’Algérie comme un pays peu accueillant pour les réfugiés et les migrants et lui a conseillé de ne pas verrouiller ses frontières car cette option n’est pas une bonne solution. Pourtant hier, l’Italie, au-delà de l’ouverture des frontières, a refusé même d’apporter les premiers soins dont avaient besoin les passagers alors que la France est restée « muette et inhumaine» face a un drame humanitaire.

D’ailleurs à ce sujet le président français a reçu une salve de critiques. Selon des internautes, « la France se serait honorée si elle avait fait une exception et accueilli les passagers de L’Aquarius».
Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair