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Les grands absents de la Coupe du Monde

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

La Coupe du monde de football est l’événement planétaire qui réunit une fois tous les quatre ans les meilleures sélections du globe ainsi que les grandes stars. Une fois n’est pas coutume.
La 21e édition, qui se déroulera en Russie du 14 juin au 15 juillet, sera marquée par l’absence de l’Italie, quadruple championne du monde, mais aussi des Pays-Bas, finaliste en 2010 et demi-finaliste en 2014.

Sur le plan individuel, la déception est plus grande car plusieurs joueurs d’envergure, voire des stars dans leur club, seront contraints de suivre la Coupe du monde à travers le petit écran. Soit parce que leur sélection n’est pas qualifiée au tournoi, soit blessés ou tout simplement non retenus pour le tournoi. A commencer par le légendaire gardien de but de la Juventus et de la Squadra Azzura, Gianluigi Buffon, qui rêvait de disputer une sixième coupe du monde avant de raccrocher les crampons. Champion du monde en 2006, Buffon a vu son rêve s’envoler après un barrage perdu contre la Suède.

C’est le cas de ses équipiers Bonucci et Chiellini, également en fin de carrière. Parmi les malheureux défenseurs absents au Mondial de Russie, on notera le Brésilien Daniel Alves qui a déclaré forfait pour une blessure au genou avec son club, le PSG, ou encore l’Algérien Faouzi Ghoulam, qui ne participera pas à un deuxième Mondial consécutif après la frustrante élimination des Verts. Dans l’entrejeu, trois joueurs vont briller par leur absence. Il s’agit du Chilien Arturo Vidal et du Bosnien Miralem Pjanic, mais aussi et surtout du Tunisien Youssef Msakni. Si pour les deux premiers, leur absence s’explique par le fait qu’ils n’ont pu qualifier leurs pays, ce n’est pas le cas de l’attaquant tunisien qui a été l’un des artisans de la qualification de son pays au Mondial avant de déclarer forfait pour une méchante blessure au genou. C’est une grande perte pour les Aigles de Carthage. En attaque, le scénario est presque identique avec l’absence d’Arjen Robben, Karim Benzema et Gareth Bale, entre autres.

Le Néerlandais de 33 ans vient de rater sa troisième participation consécutive qui lui aurait permis d’entrer dans l’histoire par une consécration, c’est ainsi qu’il a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale car il sait qu’à 37 ans, il n’aura pas la chance de jouer le Mondial du Qatar en 2022. Idem pour le héros de la finale de la Champions League, le Gallois Bale, auteur d’un doublé dont un sur un formidable retourné acrobatique. Bale, qui a marqué l’Euro 2016, n’a pu exaucer le rêve de qualifier son pays au Mondial.

En revanche, le cas de Benzema est disciplinaire : le joueur est suspendu de la sélection de France depuis 2015. D’autres se trouvent dans la même situation, à l’image de Chamberlain (Angleterre), Payet (France), Lanzini (Argentine), Sanchez (Chili), Aubameyang (Gabon), Dzeko (Bosnie), pour ne citer que ceux-là. Mais comme dit l’adage : « Le malheur des uns fait le bonheur des autres.» Cette situation permettra à d’autres joueurs de briller. Lire la suite

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La succession à l’Allemagne est ouverte

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

La 21e édition de la Coupe du monde de football débutera aujourd’hui avec le match d’ouverture Russie-Arabie Saoudite au stade Loujniki (Moscou) et s’étalera jusqu’au 15 juin pour la finale.
Le match sera précédé par une modeste cérémonie d’ouverture, annoncent les organisateurs, animée par la pop star anglaise Robbie Williams, laquelle sera suivie par plusieurs chefs d’Etat et personnalités sportives et politiques.

La Russie, qui n’a plus gagné depuis sept matches, tentera d’assurer une bonne entame face à l’Arabie Saoudite pour éviter une élimination précoce.

De son côté, l’Arabie Saoudite, secouée par l’expérience infructueuse des joueurs expatriés en Espagne sans bénéficier d’un temps de jeu suffisant, abordera ce match des mal classés (classement FIFA) avec l’intention de bien négocier son entrée en lice. Pour les superstitieux, le chat devin du Mondial 2018, appelé Achille, qui a été choisi pour les pronostics des rencontres, a déjà donné la Russie vainqueur de ce premier match face à l’Arabie Saoudite.

Après la recontre d’ouverture, les choses sérieuses vont commencer avec les matches chocs Portugal-Espagne (vendredi) jusqu’au match Angleterre-Belgique au dernier jour du premier tour. A suivre de près aussi l’entrée en lice du champion du monde en titre, l’Allemagne, dimanche face au Mexique. La Mannschaft défendra son titre acquis haut la main en 2014 au pays du football, le Brésil. La Seleçao de Neymar sera l’un des candidats à la succession de l’Allemagne dans l’espoir de s’adjuger un sixième trophée et effacer par la même l’humiliante défaite concédé à domicile en demi-finale face au futur vainqueur (7-1).

En plus du Brésil, l’Espagne, la France, l’Angleterre, l’Argentine de Messi se lanceront tous à l’assaut de l’Allemagne dans cette édition qui sera marquée par l’utilisation pour la première fois de l’arbitrage par vidéo assistance (VAR) qui sera peut-être une solution pour les situations litigieuses, mais qui pourrait aussi diminuer le charme et le suspense de la compétition, fait d’erreurs humaines.

Les pays nord-africains qualifiés au Mondial 2018, à savoir le Maroc, la Tunisie et l’Egypte, seront bien évidemment les favoris des Algériens en l’absence des Verts après deux participations consécutives. Les Lions de L’Atlas et les Pharaons ouvriront le bal, vendredi, espectivement face à l’Iran et l’Uruguay. Les Aigles de Carthage suivront, lundi, face à l’Angleterre pour le début d’une fête footballistique qui durera un mois.

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La coupe du monde des marques

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

La Coupe du monde de football, qui démarrera aujourd’hui et chevauchera les mois de juin et de juillet, n’est pas uniquement consacrée au plaisir des yeux.
Le monde de la finance et du marketing, le monde des affaires en somme, est à pied d’œuvre pour y faire fructifier ses investissements. Il y va ainsi des grandes sociétés d’équipementiers sportifs qui mènent une véritable guerre souterraine pour mettre en valeur la promotion de leurs marques et de leurs produits en allant, dans l’épreuve la plus populaires du monde, y cueillir des opportunités commerciales, événement à nul autre pareil.

Quoi, en effet, de plus porteur qu’une Coupe du monde s’étalant sur un mois entier et suivie par quatre milliards de téléspectateurs à travers la planète ? Il y a une quarantaine d’années, la marque allemande Adidas pratiquait tranquillement son hégémonie sur le marché des équipements sportifs et ne laissait quelques miettes qu’à sa compatriote Puma, parcimonieusement, dans les activités de confection de la chaussure de sport et de détente (training). Il est évident que le succès solitaire de la marque des frères Dasler brassait un marché juteux et allait forcément faire des envieux.

A la fin des années 1980, des fonds d’investissement américains prenaient le contrôle d’une marque née dans l’Oregon en 1971 et active au niveau local dans la fabrication d’articles de sport pour en faire un géant mondial qui allait tout bousculer sur son passage, dans les années 1990. La marque américaine Nike, forte de son fabuleux fonds d’investissement, venait disputer à Adidas et à des marques de moindre envergure, un marché estimé bon an mal an, par les spécialistes, à plus de 13 milliards de dollars. La lutte féroce que vont se livrer les deux grandes marques est une véritable révolution dans la communication et le merchandising.

Un marché de 13 milliards de dollars

Les contrats signés avec les fédérations nationales pour équiper leurs représentants se négocient en centaines de millions de dollars. La Coupe du monde est la compétition privilégiée où s’exprime ce « match de la mort», des coups pas francs du tout consistant à mordiller dans les parts de marché de l’autre.

Les téléspectateurs ont certes les yeux braqués sur le jeu et les joueurs, mais ils portent aussi attention aux tuniques de ces derniers, frappées de la marque de l’une ou l’autre entité. L’idéal absolu, le sommet du marketing et de la communication de masse est qu’une finale mette aux prises deux formations nationales dont les maillots sont frappés du même logo.

Au cours de ce Mondial, Adidas équipe une douzaine de nations des 32 équipes participantes (Allemagne, Argentine, Belgique, Espagne…) et Nike sept pays participants, dont la France, le Brésil et le Portugal. Puma, pour sa part, habille l’Uruguay, la Suisse et le Sénégal.

La firme allemande de seconde zone a tablé depuis une dizaine d’années sur le marché africain qui, comparativement à d’autres continents, n’est pas très gourmand en ambitions financières. Puma a proposé annuellement à la Fédération sénégalaise la modique somme de 750 000 euros, bien loin derrière la couverture de Nike qui a signé un engagement avec la Fédération française de football de l’ordre de 400 millions d’euros jusqu’en 2026. La FFF recevra de la part de Nike 50 millions d’euros par an, contre 30 millions d’euros consentis par Adidas à l’Allemagne ainsi qu’à l’Angleterre.

Le prolongement de cette furia financière est à terme assez rentable. Quand on lève les yeux sur les tribunes, souvent les couleurs des deux équipes dominent. Un stade de 60 000 places peut contenir 60 000 maillots portés par les fans des deux camps. Nike France espère écouler, au cours de cette année de Coupe du monde, 500 000 maillots aux couleurs de l’équipe de France et autant dans les événements de pointe comme, bientôt, la Coupe d’Europe des nations.

Chaque année, les sélections nationales de ces pays adoptent une nouvelle tunique fournie par leur marque contractuelle. A 90 euros le maillot, faites vos comptes… Lire la suite

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La France veut renvoyer en Algérie l’islamiste Beghal

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

Les autorités françaises affichent leur souhait de renvoyer en Algérie le mentor des frères Kouachi, mis en cause dans la tuerie de Charlie Hebdo, Djamel Beghal, et Amedy Coulibaly, l’assassin de l’Hyper Cacher en 2015 à Paris.
Selon elles, « si les autorités algériennes refusent de l’accueillir à sa sortie, en juillet prochain, de la prison, l’homme sera maintenu en résidence surveillée». « A sa sortie, nous souhaitons qu’il puisse retourner en Algérie», a indiqué la ministre de la Justice sur la radio France Inter. Djamel Beghal est soumis à « une interdiction de territoire français, qui a été judiciairement prononcée, donc il doit repartir en Algérie». « Nous travaillons avec les Algériens pour qu’ils accueillent Beghal qui n’a plus la nationalité française puisqu’il y a eu une déchéance de nationalité à son encontre. Mais ce n’est pas acquis au moment où je vous parle», indique-t-elle. « Ce qui importe, c’est que ces personnes-là soient sous surveillance constante», souligne la ministre.

Djamel Beghal a été condamné, en décembre 2013, à 10 ans de prison pour avoir projeté l’évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA) condamné à la perpétuité pour l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en 1995 à Paris (30 blessés). Franco-Algérien déchu de sa nationalité française, Djamel Beghal a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour avoir préparé des attentats en France, notamment contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris.
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FIFA : de l’indigence à l’opulence

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

La Fédération internationale de football association (FIFA) est une vieille institution (114 ans) qui a su s’adapter aux époques. Fondée en mai 1904 à Paris par la volonté des dirigeants de trois pays européens (France, Pays-Bas, Belgique), elle est devenue, un siècle plus tard, une institution qui compte plus de membres que l’ONU.
A l’origine, son rayonnement ne dépassait pas un tout petit espace européen avant d’atteindre une dimension planétaire avec le temps. Ses premiers statuts sont adoptés le 23 avril 1904 à Paris par les délégués de six pays : France, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Danemark, Suède, Espagne. Le projet de création d’une compétition de grande envergure (Coupe du monde) est adopté lors du 2e congrès de la FIFA, tenu en juin 1905 dans la capitale française. L’année suivante, la FIFA est secouée par sa première crise. Les Anglais n’entendent pas accepter l’autorité de cette organisation de création ultérieure par rapport à celle du Royaume-Uni.

Les jalons de la création d’une Coupe du monde regroupant de nombreux pays sont lancés au congrès d’Amsterdam de 1928, qui prélude à la tenue d’une Coupe du monde en 1930. Les dirigeants ont saisi l’opportunité d’un tel événement sur les maigres, pour ne pas dire insignifiantes finances de l’organisation. Les cotisations des membres étaient à l’époque la seule ressource qui faisait tourner la FIFA. Au congrès d’Amsterdam, le bilan financier de la FIFA accuse un déficit de l’ordre de 500 florins, qui représente 1/3 de son budget annuel. Le 1% prélevé des recettes des matchs internationaux ne suffit pas à recruter un second employé, ni verser des indemnités aux officiels. La Coupe du monde de 1934 en Italie offre à la FIFA son premier gros pactole sous la forme d’un bénéfice net de 55 778 francs suisses. Le second conflit mondial laisse la FIFA à genoux. Pas de compétition, pas de recettes, les Fédérations ne versent pas leurs cotisations.

Le pari gagné de Stanley Rous

Un manque à gagner que la FIFA supporte difficilement. Au congrès de Londres de 1948, elle décide de doubler le pourcentage qui lui revient des matchs amicaux. La Coupe du monde au Brésil en 1950 permet à la FIFA d’engranger de substantielles recettes générées par les entrées au stade.

Le Brésil a fait rentrer beaucoup d’argent dans les caisses de la FIFA. 5 années plus tard, son capital a augmenté de 2 millions de francs suisses. Ces ressources provenaient essentiellement de la vente des tickets d’entrée au stade. A l’époque, les dirigeants de la FIFA refusaient les aides directes estimant que « tout accord financier avec quelque partie que se soit mettrait en péril l’indépendance de l’organisation». L’arrivée de la télévision était perçue comme un danger pour l’institution et le football.

La crainte était de voir les stades se vider de supporters si les matchs étaient retransmis par la télévision.L’arrivée de l’Anglais Stanley Rous à la tête de la FIFA allait bouleverser les codes et conduites de l’instance. Le 6e président de la FIFA (1961-1974) était un ancien arbitre avant d’occuper des postes de responsabilité au niveau de sa fédération. Son arrivée à la tête de la FIFA en 1961 a fait souffler un vent nouveau sur le football. Sa force est d’avoir parfaitement mesuré tout l’avantage que la FIFA tirerait d’un accord avec la télévision. Il dira à ses collègues : « Il ne faut pas avoir peur de la télévision. C’est un partenaire important qui permettra à la FIFA d’augmenter ses recettes pour faire tourner la machine.»

Il a eu l’intelligence de s’entourer de spécialistes pour la négociation des contrats. Il a gagné son pari. La retransmission des rencontres de football n’a pas vidé les stades, au contraire, elle a provoqué un engouement extraordinaire qui s’est répercuté positivement sur les finances de la FIFA.

Sous son règne inaugure une erre nouvelle, celle de la signature d’accords de partenariat et de sponsoring avec des entreprises commerciales. Les droits de retransmission et de publicité accompagneront le mouvement. L’industrie des articles de sport a un impact publicitaire important sur le football. En 1970, à l’occasion de la Coupe du monde organisée au Mexique, la FIFA signe un contrat avec Adidas pour équiper les arbitres.

Son successeur, le Brésilien Joao Havelange (1974-1998), axe son programme sur la recherche de partenaires commerciaux. Patron de la plus importante société de transport au Brésil, membre de plusieurs conseils d’administration, il fait de la multiplication des ressources son cheval de bataille.

L’arrivée de Coca Cola

Il veut adosser les accords et contrats avec le programme de développement au profit des fédérations des pays pauvres. Il réalise son premier grand coup en 1976, lorsque Coca-Cola accepte de le suivre dans son projet de développement. Il dira : « La FIFA vient de signer le plus important contrat de sponsoring sportif dans le monde.» La marque de boisson verse 5 millions de dollars à la FIFA, qui fait savoir qu’une partie de cette manne ira au projet de développement cher au Brésilien… pour s’assurer les voix des pays pauvres qu’il arrose annuellement.

A travers le contrat avec la FIFA, Coca-Cola s’ouvre de nouveaux marchés, pays arabes et de l’Europe de l’Est qui étaient fermés aux produits de consommation du pays de l’Oncle Sam. Un marché gagnant-gagnant.Joao Havelange ne s’arrête pas là. Il se lance dans d’autres projets et marchés, comme ceux des droits de retransmission des matchs, droits de commercialisation des logos, produits dérivés de la FIFA ainsi que des contrats de sponsoring et de publicité.

La Coupe du monde 1982 en Espagne rapporte à la FIFA 6 millions de francs suisses en droits de commercialisation. La Coupe du monde 1986 au Mexique multiplie les gains par 10 (50 millions de francs suisses).

Les droits de télévision exploseront sous le mandat du Brésilien. Les recettes ont connu une augmentation que même les plus optimistes dirigeants de la FIFA n’osaient imaginer. De 10 millions de francs suisses en Italie (1994), le prix de l’achat des droits de retransmission par les télévisions européennes a été multiplié par 5 en 1998. La société ISL, que la FIFA a créée pour démarcher et négocier des contrats, a Lire la suite

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Combien coûte une coupe du monde ?

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

L’organisation d’une Coupe du monde nécessite énormément de moyens financiers que beaucoup de pays ne peuvent se permettre de dépenser pour accueillir ce grand événement.Edition après édition, la facture s’est multipliée.
A titre comparatif, voilà ce qu’a coûté l’organisation du Mondial aux derniers pays qui ont abrité cette grande manifestation. En 1998, la France a déboursé 500 millions de dollars.

Quatre (4) ans plus tard, l’Allemagne a dépensé 600 millions de dollars. En 2010, l’Afrique du Sud de Nelson Mandela a consenti 3 milliards de dollars pour être, pour la première fois en Afrique, le théâtre de la manifestation planétaire du football. Pour recevoir pour la seconde fois la Coupe du monde en 2010, après 1950, le Brésil a fait un gros effort. Il a multiplié par 5 la facture de l’Afrique du Sud. Et cela dans un contexte de crise sociale et économique aiguë qui a fait sortir les Brésiliens dans la rue et fait craindre jusqu’au dernier la non tenue de la Coupe du monde au Brésil.

Pour les deux Coupes du monde les plus controversées de l’histoire du football, Russie 2018 et Qatar 2022, les deux heureux lauréats du très contesté vote de décembre 2010 ont mis le paquet. La Russie a facturé un budget de 27 milliards de dollars pour boucler son projet d’organisation de la Coupe du monde qui s’ouvre aujourd’hui. Pour le même motif, le Qatar a cassé sa tirelire et placé la barre très haut. Afin de faire taire toutes les critiques et craintes qu’a suscité son choix par le comité exécutif le 2 novembre 2010, les dirigeants du petit émirat ont fait les choses en grand. Ils ont mis sur la table la faramineuse somme de 200 milliards de dollars pour construire des stades ainsi que toutes les infrastructures qui accompagnent le projet d’organisation de la Coupe du monde.

Les multinationales et les grosses entreprises européennes ont vu à travers ce gigantesque effort qatari une belle opportunité pour décrocher des marchés et… taire les critiques que la FIFA a essuyées après le vote pour le Qatar au détriment des Etats-Unis. Cette grosse manœuvre n’a pas du tout été appréciée par les Américains qui le moment venu ont décapité la FIFA et pris les commandes de l’instance faîtière du football à laquelle ils sont en train d’imposer toutes leurs vues. La dernière en date est le choix de la candidature Unites 2026 (Etats-Unis, Canada, Mexique) au détriment de celle du Maroc.

Le choix a été imposé, en coulisses, à la FIFA qui à son tour a fait ce qu’il fallait faire pour que la majorité des membres du congrès vote United 2026. Le coût d’organisation d’une Coupe du monde est supporté exclusivement par l’Etat, secteurs public et privé confondus.L’infrastructure sportive est le plus gros chapitre dans le budget de l’organisation d’une Coupe du monde.

La construction et la rénovation des stades doivent obéir aux normes de plus en plus strictes imposées par la FIFA via le cahier de charges. Les collectivités locales sont sollicitées afin d’apporter leur contribution pour l’édification d’infrastructures sportives qui serviront après pour développer un peu plus le football et améliorer la qualité des installations qui multiplieront le nombre de supporters qui viendront au stade grâce au confort qu’offre un nouveau stade ou rénové mis aux normes et standards internationaux en la matière.

Les chapitres hébergement (hôtels), transports (air, mer, terre) et sécurité sont des éléments importants pour la Task Force au moment de l’évaluation du dossier de candidature. La FIFA a décidé, il y a deux mois, d’intégrer d’autres critères dans le choix d’une candidature. Elle a fixé des chiffres en deçà desquels une candidature peut être rejetée.

Par exemple, les villes qui abriteront les matchs de Coupe du monde doivent avoir une population de plus de 300 000 habitants, des aéroports situés à moins d’une heure de route des hôtels où descendront les équipes et officiels. La ville doit posséder des hôpitaux, des hôtels de standing et d’autres avec une capacité de lits égale au moins au nombre de touristes et officiels attendus.

La FIFA, elle aussi, mettra la main à la poche en versant des primes conséquentes aux sélections qualifiées. Des indemnités sont versées aux officiels de la FIFA (arbitres-responsables) ainsi que des primes allouées aux pays participant à la Coupe du monde (prime journalière pour les joueurs, prime de qualification au tour suivant, un budget pour la préparation, le déplacement et l’hébergement durant le tournoi, ainsi que d’autres frais moins importants mais qui se greffent au budget global que la FIFA verse aux équipes et joueurs. La FIFA reverse une partie de l’argent qui rentre dans ses comptes pour faire tourner la machine.

Elle a réalisé un important gain lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Il a été de l’ordre de plus de 2 milliards d’euros qui représente une croissance de 20% par rapport au Mondial Allemand (2006). Ces bénéfices ont été rendus possible grâce à la (bonne) commercialisation des droits médias et marketing.

Ces deux chapitres, commercialisation des droits médias et marketing, représentent les meilleurs chapitres dans le bilan financier de la FIFA. L’instance peut remercier son ancien président, le Brésilien Joao Havelange (1974-1998), qui lui a mis le pied à l’étrier en allant à la conquête de nouveaux marchés avec l’explosion du marché de la publicité et du marketing ajouté aux juteux contrats signés avec la marque de boisson américaine (Coca-Cola).

Et l’équipementier allemand, propriétaire de la firme aux 3 bandes (Adidas), a donné une solide assise financière à la FIFA qui a su s’en servir pour asseoir son pouvoir absolu sur le football mondial. Lire la suite

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