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Festival européen à Alger: belle prestation de l’Ensemble hongrois « Source pure »

Publié le 27/05/2019, par dans Non classé.
Festival européen à Alger: belle prestation de l'Ensemble hongrois

ALGER – La scène du 20e Festival culturel européen en Algérie a accueilli, dimanche soir à Alger, l’Ensemble « Source pure », qui a ravivé devant un public relativement nombreux, chants et danses du patrimoine ancestral hongrois.

Présent à l’avant dernier soir du festival, l’Ensemble hongrois, « Source pure » a embarqué le public de la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riad El Feth (Oref) dans un voyage à travers le temps, au cœur de la « paysannerie archaïque hongroise ».

Figures éminentes de la scène folklorique hongroise dans ses dimensions, artistique et de recherche ethnographique, Zoltan Szabo, musicien polyvalent, sa femme, Katalin Juhasz au chant et son fils Pal Havasréti, également multi-instrumentiste, ont séduit l’assistance dès leur entrée avec un répertoire de vieux chants de paysans et une panoplie d’instruments moyenâgeux. « Source pure »,

Vielle à roue (ancêtre des cordes), flûte, hautbois, coboz (proche du luth), cithare, violoncelle, guimbarde (lamelle actionnée avec les doigts et dont les vibrations finissent dans la cavité buccale qui sert de caisse de résonnance), tilinko (flûte folklorique), ocarina (petit instrument à vent ovoïde) et clarinette, figurent parmi les instruments utilisés.

Près d’une vingtaine de pièces du moyen âge, de différentes régions hongroises a été présenté au public, « Les mélodies des bergers » (Ouest du Danube), « Chants de l’Est du Danube » (aux influences roumaines), « Chant du Sud », « Mélodies pentatoniques », ainsi que des chansons sur le printemps, sur l’eau, ou encore sur la récolte du raisin (les vendanges), notamment.

Le chant « Tristesse de l’hiver » (avec une pensée aux disparus) a été rendu avec une voix nue, dans les mêmes variations modales qu’un « achwiq » de Kabylie.

Zoltan Szabo, accompagnait brillamment sa femme en doublant sa voix à travers une interprétation « diphonique », pendant que Pal Havasréti donnait la cadence en pinçant les cordes de son vieux violoncelle et en les frappant avec son archet.


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ALGER – La scène du 20e Festival culturel européen en Algérie a accueilli, dimanche soir à Alger, l’Ensemble « Source pure », qui a ravivé devant un public relativement nombreux, chants et danses du patrimoine ancestral hongrois.

Présent à l’avant dernier soir du festival, l’Ensemble hongrois, « Source pure » a embarqué le public de la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riad El Feth (Oref) dans un voyage à travers le temps, au cœur de la « paysannerie archaïque hongroise ».

Figures éminentes de la scène folklorique hongroise dans ses dimensions, artistique et de recherche ethnographique, Zoltan Szabo, musicien polyvalent, sa femme, Katalin Juhasz au chant et son fils Pal Havasréti, également multi-instrumentiste, ont séduit l’assistance dès leur entrée avec un répertoire de vieux chants de paysans et une panoplie d’instruments moyenâgeux. « Source pure »,

Vielle à roue (ancêtre des cordes), flûte, hautbois, coboz (proche du luth), cithare, violoncelle, guimbarde (lamelle actionnée avec les doigts et dont les vibrations finissent dans la cavité buccale qui sert de caisse de résonnance), tilinko (flûte folklorique), ocarina (petit instrument à vent ovoïde) et clarinette, figurent parmi les instruments utilisés.

Près d’une vingtaine de pièces du moyen âge, de différentes régions hongroises a été présenté au public, « Les mélodies des bergers » (Ouest du Danube), « Chants de l’Est du Danube » (aux influences roumaines), « Chant du Sud », « Mélodies pentatoniques », ainsi que des chansons sur le printemps, sur l’eau, ou encore sur la récolte du raisin (les vendanges), notamment.

Le chant « Tristesse de l’hiver » (avec une pensée aux disparus) a été rendu avec une voix nue, dans les mêmes variations modales qu’un « achwiq » de Kabylie.

Zoltan Szabo, accompagnait brillamment sa femme en doublant sa voix à travers une interprétation « diphonique », pendant que Pal Havasréti donnait la cadence en pinçant les cordes de son vieux violoncelle et en les frappant avec son archet.


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Des projections en noir et blanc, de vieilles photos et vidéos d’archives de différentes situations de vie des paysans hongrois, ont accompagné le trio le long de sa prestation, à l’instar du texte de la chanson « Dil del dulda », affiché sur l’écran et que le public, invité par les artistes, a chanté.

A l’issue de la prestation, les artistes ont invité des spectateurs à monter sur scène pour leur montrer la tradition hongroise de la « Maison de la danse » et les initier à des exercices du pas de deux, sous l’impulsion de quelques airs de la « culture paysanne archaïque ».

La musique traditionnelle hongroise présente beaucoup de similitudes avec le patrimoine ancestral de plusieurs pays, dont l’Algérie qui a reçu la visite en 1913 du grand musicien et compositeur, Béla Bartok (1881-1945) dans la ville de Biskra, où il est resté près de cinq ans, collectionnant plusieurs de ses chants folkloriques qu’il a enregistré.

Le 105e anniversaire du passage de ce grand compositeur dans la capitale des Zibans a été célébré en décembre 2018.

En présence des ambassadeurs, de Hongrie en Algérie, Helga Katalin Pritz, et John O’Rourke, également chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, ainsi que les représentants de différentes missions diplomatiques, de plusieurs pays invités, accréditées à Alger, le public a savouré tous les moments du concert dans la délectation.

Inauguré le 10 mai dernier, le 20e Festival culturel européen, animé par seize pays sous le slogan du « Vivre ensemble » à Alger, Bejaïa, Oran et Tizi Ouzou, prendra fin lundi, à la salle Ibn-Zeydoun de l’Office Riadh El Feth à Alger.

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Rabah Asma retrouve ses fans à Bouira dans un concert époustouflant

Publié le 27/05/2019, par dans Non classé.
Rabah Asma retrouve ses fans à Bouira dans un concert époustouflant

BOUIRA – Le chanteur d’expression kabyle, Rabah Asma, a animé dimanche soir un concert époustouflant à la maison de la culture Ali Zaâmoum de Bouira, où il a retrouvé des centaines de ses fans venus des quatre coins de la wilaya pour assister à la soirée.

Invité dans le cadre du programme des veillées ramadanesques concocté par la directrice de la maison, Mme Saliha Cherbi, le chanteur n’a fait son apparition sur la scène qu’aux environs de 20h30 sous un tonnerre d’applaudissements et des youyous des femmes présentes dans la grande salle des spectacles.

« Azul Fellawen, Azul Tuvirets, Saha ramdhan nwen! », lancera le chanteur tout de go avant de donner le coup d’envoi de son concert via l’interprétation de ses très belles chansons folkloriques rythmées, qui ont fait vibrer toute l’assistance. Sous l’effet de belles notes de sa guitare, la star kabyle a réussi créer une ambiance de fête ornée par de belles scènes de danse.


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Les tube « Anfassen», « Rouh athemzi», « Ayamkhikhiw», et la plus fameuse chanson « Ines Ines», ont été interprétés et aussi repris en chœur par les fans. Ceux-ci n’ont pas hésité à se trémousser sur des cadences aussi entraînantes les unes que les autres. L’hôte de la soirée n’a ménagé aucun effort pour égayer son public avide de le retrouver dans de pareilles occasions, après une absence de plus deux ans.

Durant son concert, l‘artiste se plait à chaque fois à la volonté du public qui voulait réécouter l’un de ses tubes des années 1990, à savoir « Inès Inès», tube qui a mis la salle en effervescence après près d’une heure et demi de spectacle. Le chanteur a réussi à subjuguer toute la foule grâce une belle prestation.

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Lancement de la 16e édition du Prix international d’Alger de récitation du saint Coran

Publié le 26/05/2019, par dans Non classé.
Lancement de la 16e édition du Prix international d'Alger de récitation du saint Coran

ALGER – La 16e édition du Prix international d’Alger de récitation, de psalmodie et d’exégèse du Saint Coran a débuté, samedi soir, au Palais des expositions Pins-maritimes (Alger) avec la participation de 50 pays arabes et musulmans et des communautés musulmanes établies dans les pays occidentaux et africains.

La cérémonie d’ouverture officielle du concours qui s’étalera jusqu’au 31 mai en cours, a été présidée par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, en présence de membres des deux chambres du Parlement, des ministres et des membres du corps diplomatique accrédité en Algérie, ainsi que des représentants de l’Armée nationale populaire (ANP).

Dans son allocution à cette occasion, M. Belmahdi a mis en avant la participation de plusieurs pays avec leurs meilleurs récitants dans ce concours, ajoutant que « l’Algérie est devenue une destination des gens du Coran particulièrement lors de ces dix derniers jours du mois sacré ».

Après avoir rappelé l’engouement des enfants de ce pays pour les sciences du Coran à savoir, la récitation, la psalmodie et l’exégèse, le ministre des Affaires religieuses a affirmé que « l’Algérie n’a ménagé aucun effort en matière d’enseignement du saint Coran et de réalisation de différentes structures, centres et instituts islamiques », ajoutant que « ce prix se veut une occasion pour l’enseignement du Coran, la transmission de ce message civilisationnel et la glorification du Saint-Coran ». « Le Coran illumine le chemin de l’Homme et apaise les esprits », a-t-il poursuivi.

La 16e édition a été marquée par la participation de la Nouvelle-Zélande en tant qu’invitée d’honneur, et ce « en guise de solidarité avec nos frères musulmans, victimes de l’attentat terroriste ayant ciblé deux mosquées néozélandais ».


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Rappelant les étapes importantes franchies depuis l’institution de ce prix en 2003 jusqu’à ce jour, M. Belmahdi a souligné que « l’Algérie a mobilisé tous les moyens pour organiser ce concours chaque année ».

Ce prix qui concerne les sciences du saint Coran (récitation, psalmodie et exégèse) vise à honorer les gens du Coran, diffuser les connaissances relatives à la psalmodie, inculquer l’amour du Coran chez les enfants et la découverte des jeunes talents.

Un concours national d’encouragement des jeunes récitants du Coran sera organisé en parallèle au profit des enfants de moins de 15 ans.

Institué en 2003, le prix international d’Alger de récitation, de psalmodie et d’exégèse du Coran, se veut une tradition à perpétuer, à travers laquelle des récitants venus de plusieurs pays musulmans concourent à un même but et traduit l’attachement du peuple Algérien à ce livre sacré et à sa religion.

Des présents seront remis aux lauréats de ce concours, lors d’une cérémonie prévue le 27 Ramadhan à la Grande mosquée d’Alger.

La cérémonie a vu la distinction des deux savants Mohamed Salah Seddik et Djelloul Belkacem en hommage à leurs contributions en la matière.

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La richesse du patrimoine musical kabyle présentée à Alger dans une forme symphonique

Publié le 26/05/2019, par dans Non classé.
Fella Assirem,

ALGER – La richesse du patrimoine musical kabyle a été mise en valeur, samedi soir à Alger dans un concert animé par les voix étoffées de Fella Assirem et Zoheir Mazari, accompagnés par l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger sous la direction du maestro Amine Kouider, devant un public nombreux.

Accueilli à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïeh, « Musique kabyle symphonique », intitulé du concert, a permis à l’assistance de revisiter une dizaine d’œuvres de grands auteurs et compositeurs kabyles, présentées dans une distribution polyphonique qui a mis en valeur toute la richesse mélodique et rythmique que recèle cette partie importante du patrimoine musical algérien.

Amine Kouider et la soixantaine de musiciens de l’orchestre ont d’abord interprété les pièces, « Dance Bacchanale » de Camille de Saint Saens (1835-1921), « Orientale » de César Cui (1835-1918) et « Marche slave » de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893), avant d’entrer dans le vif du sujet avec « A Sidi Belwa » de Farid Braïk, au rythme dansant, rendue en instrumental, sous les applaudissements et les youyous du public.

Faisant part au public, dans un ton timide, de son « immense plaisir de chanter sous la direction de Amine Kouider », Fella Assirem, en tenue traditionnelle et bijoux berbères, a mis en valeur toute son expérience de chanteuse confirmée, acquise, au fil des années, à la chorale « Nagham », puis au Chœur de l’Opéra d’Alger.

Entonnant avec une voix suave, à la tessiture large, « Essendou » d’Idir, « Tirga’w’Fennane » de Cherif Kheddam (1927-2012) et « A yemma âzizen’ourets’rou » de Farid Ali (1919-1981), la soprane a enchanté le public, l’embarquant dans une randonnée onirique à trois stations qui ont marqué trois grandes époques de la chanson kabyle d’avant et après guerre.

L’orchestre a ensuite interprété en musique, « Mara dyoughal » de Djamel Allem (1947-2018) et « Chemin de fer vuyurfan» de Amar Oukil, pour inviter ensuite, l’élégant Zoheir Mazari, mandole à la main, qui interprétera d’abord, sous les applaudissements d’un public qui a fini par céder au relâchement, un istikhbar qu’il a étalé avec virtuosité et un doigté de maître.


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Promis à une belle carrière, Zoheir Mazari, par ailleurs, chef du Chœur polyphonique de l’Opéra d’Alger, a brillamment rendu, avec la voix présente et étoffée d’un ténor chevronné, les pièces, « Amedyaz » d’Idir, « Jahegh bezzaf da meziane » et « Ay akham » de Akli Yahiaten, ainsi que « Ourets’rou » de Djamel Allem et « Ruh ad qqimegh » de Lounis Ait Menguellet.

Très applaudis par le public, Fella Assirem et Zoheir Mazari, bravant la difficulté technique de chanter, de l’avis d’un connaisseur, dans « des tonalités qui, en toute évidence, n’étaient pas les leurs », ont réussi un rendu qui « mérite d’être salué », a-t-il ajouté.

En présence du directeur général de l’Opéra d’Alger, l’Artiste Noureddine Saoudi, le public a, près de 80 mn durant, savouré tous les instants de la soirée dans l’allégresse et la volupté, interagissant avec le maestro Amine Kouider qui le sollicitait pour battre la mesure avec les mains et pousser des youyous.

Dans une ambiance de grands soirs, le concert « Musique kabyle symphonique » a permis de rappeler la richesse du patrimoine musical kabyle, dont les mélodies et les cadences rythmiques se prêtent naturellement à la distribution polyphonique.

Sous l’égide du ministère de la Culture, le concert « Musique kabyle symphonique » a été organisé par l’Opéra d’Alger, dans le cadre de son programme d’animation des soirées du mois de Ramadhan.

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Tipasa: le Mausolée royal de Maurétanie rouvert au public après 27 ans de fermeture

Publié le 25/05/2019, par dans Non classé.
Tipasa: le Mausolée royal de Maurétanie rouvert au public après 27 ans de fermeture

TIPASA – Le Mausolée royal de Maurétanie (de Tipasa), classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, a été rouvert au public dans la soirée de vendredi après 27 ans de fermeture (1992) pour raisons sécuritaires liées à sa protection contre d’éventuels attentats terroristes.

La décision de réouverture « à titre exceptionnel » du Mausolée royal de Maurétanie dans la soirée de vendredi a été prise par la Direction technique de protection des biens culturels, relevant de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), dans l’attente de la finalisation d’une étude technique attestant de l’absence d’un risque quelconque sur le monument lié à la présence des visiteurs.

Une soirée artistique a été animée sur place par l’association culturelle de chant Andalou ‘El Manara’.

Accompagnés de spécialistes en archéologie, les nombreux visiteurs du Mausolée royal de Maurétanie, -sis sur les hauteurs de Sidi Rached, avec vue plongeante sur la côte du Chenoua- venus à l’invitation de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés, n’ont pas caché leur « admiration et stupéfaction mêlées de fierté et d’orgueil » à la découverte de « ce site d’exception » comme ils l’ont qualifié dans leurs déclarations à l’APS, « construit depuis la nuit des temps, selon des techniques architecturales de haut niveau, qui n’ont pas encore livré leurs secrets, jusqu’à nos jours », a observé le directeur de l’exploitation à l’Office, Youcef Lalmas.

Parallèlement à une soirée andalouse de haute facture, animée par la troupe de l’association « El Manara », les visiteurs du Mausolée royal de Maurétanie ont été invités à la découverte de ses différents passages séparés d’une galerie menant à la chambre funéraire, supposée être la sépulture de la reine égyptienne Cléopâtre, épouse de Juba II, roi de la Mauritanie césarienne.


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La décision de réouverture du Mausolée royal aux visiteurs est « historique et courageuse », a estimé, pour sa part, le directeur de l’OGEBC, Nasroune Bouhil, soulignant qu’elle vise « la valorisation et promotion du patrimoine archéologique national ».

Les visites sur site sont encadrées par la Direction technique de protection des biens culturels de l’Office, en charge de la protection de ce type de monuments archéologiques.

Ainsi, les invités à cette première soirée familiale, organisée en ce mois sacré du Ramadhan, ont eu droit à des visites guidées, à l’intérieur du mausolée, par groupes d’une quinzaine de personnes, a précisé M. Nasroune, soulignant la possibilité d’organisation de soirées similaires à l’avenir « à condition qu’elles ne constituent pas un risque sur le site », a-t-il relevé.

Interrogé sur l’inhumation supposée ou pas de la reine Cléopâtre dans le Mausolée, Youcef Lalmas a souligné que les recherches à ce sujet « n’ont pas encore confirmé cette hypothèse ». « Une chose est sûre cependant, la reine Cléopâtre a bien visité le Mausolée qui abritait, à l’époque, des rites à l’honneur des morts de la famille royale », a assuré le responsable.

« Les historiens s’accordent, en outre, sur le fait que le mausolée a été bien construit pour servir de sépulture aux membres de la famille royale », a-t-il ajouté.

M. Lalmas a, par ailleurs, exprimé son rejet catégorique de l’appellation de « pyramides algériennes » donnée par certains médias à ce mausolée, estimant que ce titre « réduit la valeur historique et archéologique du monument ». « Il n’y a aucun lieu de comparaison avec les pyramides d’Egypte, tant au volet des techniques de construction, que de l’époque de sa réalisation », a-t-il assuré.

Le Mausolée royal de Maurétanie est situé à près de 70 km à l’Ouest de la capitale algérienne, avant d’arriver à la ville de Tipasa, sur la route menant à Cherchell.

Ce monument, construit en pierre, est de forme circulaire, avec une base de 185,5 mètres et un diamètre de 60,9 mètres, sur une hauteur de 32,4 mètres. La base de la structure était autrefois ornée de 60 colonnes ioniques et quatre portes arrières. Les visiteurs ont accès au mausolée à travers une petite porte à sa base, située dans sa partie Est.

Au centre de la tombe se trouvent deux chambres voûtées accessibles par un escalier en colimaçon. Ces chambres sont divisées par un court passage et séparées de la galerie par des portes en pierre mobiles.

Le tombeau est parfaitement visible de la plaine de la Mitidja, au Sud d’Alger, et des hauteurs de Bouzaréah. Il constitue, également, un point de repère pour les marins et pêcheurs en mer.

D’autres mausolées de constitution similaires existent en Algérie, à l’exemple du mausolée numide de Medghacen de la ville de Batna, ou le mausolée ouvert de Tlemcen.

Selon certains vieux écrits romains, la construction du Mausolée royal de Maurétanie remonterait à l’an 40 après J.C, soit à l’époque de la prise du royaume de Mauritanie par les romains.

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« Hirafi », un reportage sur les métiers d’art présenté à Alger

Publié le 24/05/2019, par dans Non classé.

ALGER – « Hirafi », un reportage sur les métiers d’art traditionnels encore pratiqués aujourd’hui, a été présenté jeudi soir à la cinémathèque algérienne en présence de son réalisateur.

Réalisé et autofinancé par Wahid Tachouche, « Hirafi »,(Artisan), est un reportage de 15 mn présenté sous forme d’un documentaire en sept séquences d’affilée, accessible sur un site internet dédié.

Hirafi est un documentaire réaliste entièrement consacré aux métiers d’antan qui, malgré le manque d’outillages et la menace des évolutions technologiques, continuent de résister au temps.

Filmés en plein travail, ébéniste, menuisier, chocolatier, relieur, ferronnier ou encore céramiste se confient devant la caméra dans un décor « sans scénarisation » qui a permis au public de s’imprégner de l’ambiance « professionnelle » dans ces vieux ateliers décrépis par le temps.

Optant pour une approche cinématographique qui privilégie le témoignage direct, le réalisateur a défendu son choix de « ne pas scénariser » son documentaire dans un souci de « transmettre le vécu de ces artisans anonymes » et faire connaitre ces métiers, « méconnus » de la plupart des jeunes.

Salué par le public, le documentaire se veut un clin d’œil à ces artisans qui continuent de perpétuer des métiers d’art ancestraux dont certains sont menacés de disparition.

A Alger, le réalisateur s’intéresse, entre autres métiers, au travail de Khaled Chafaa, artisan luthier connu pour sa finesse dans la fabrication d’instruments de musique faits avec du bois.

Sa passion pour la musique et ses instruments lui ont valu une « réputation » à Alger et à l’étranger où il a pour clients des artistes et musiciens confirmés.

Le documentaire Hirafi sera diffusé sur le site internet éponyme et visible également sur facebook via la page « Makook » dédiée à la création artistique et aux passionnés des métiers d’art.

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