formats

Accidents de la route : Moins de morts durant le mois de Ramadhan 2017

Publié le 27/06/2017, par dans Non classé.

Les décès causés par les accidents de la route à échelle nationale ont été réduits de 12% lors du Ramadhan 2017 comparativement au Ramadhan 2016, a indiqué le commissaire de police, Rabah Zouaoui, chargé de la communication au niveau de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cité par l’APS.

La DGSN a enregistré pendant le Ramadhan 32 décès causés par les accidents de la route sur le territoire relevant de sa juridiction. « 805 accidents ont été enregistrés lors de cette période ce qui a causé 962 blessés en plus des 32 décès», a précisé le commissaire Zouaoui. De leur côté, les services de la Direction générale de la protection civile (DGPC), ont enregistré, depuis le début du mois de Ramadhan 91 décès et 3100 blessés dans 2500 accidents de la route, avec une baisse de 31% du nombre de décès par rapport au Ramadhan précédent.

Les actions de prévention qui ont dépassé les 7000 initiatives lors de ce mois auraient contribué au recul du nombre de décès, mais également l’apport des « méidas de l’iftar organisées durant le Ramadhan à travers le territoire national auraient incité les automobilistes à adopter une conduite plus prudente et à éviter l’excès de vitesse avant l’iftar du fait qu’ils peuvent se restaurer dans l’une des kheïmas dressées sur les principaux axes routiers», ajoute la même source.

Une moyenne de 100 repas sont servis dans chaque meida à travers le territoire national pour les usagers de la route qui parcourent de longues distances, a expliqué le commissaire de police. La période du mois de Ramadhan est marquée, chaque année, par une hausse des accidents de la route. Selon les statistiques de la DGPC, il a été enregistré une baisse du nombre de décès de 18% et du nombre de blessés de 7,5% par rapport à la même période de l’année dernière. En 2013, les accidents routiers avaient entraîné la mort de 400 personnes, en 2014, ce nombre est passé à 416, puis a atteint les 523 en 2015. Cinq cent cinquante quatre (554) personnes ont trouvé la mort et 19 221 autres ont été blessées dans 16 582 accidents de la circulation enregistrés durant les quatre premiers mois de l’année au niveau national. Le coût financier des accidents sur nos routes a été estimé à environ 111 milliards de dinars. Lire la suite

formats

A retenir

Publié le 27/06/2017, par dans Non classé.

– Transferts sociaux : Des statistiques en préparation

Le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune a indiqué, vendredi à l’APN, que des « statistiques fiables» détermineront les concernés par les subventions, en révélant que « 122 000 bénéficiaires risquent d’être exclus des subventions de l’Etat qui vont continuer jusqu’à fin 2017». Il a annoncé à ce propos l’installation prochaine d’une commission nationale consultative pour examiner le dossier du soutien orienté vers les catégories démunies, chargée de l’élaboration des lois et mesures portant sur le soutien de l’Etat aux ayants droits dans le cadre des efforts visant à consacrer le principe du cachet social de l’Etat. Les préoccupations actuelles du gouvernement s’articulent autour de la recherche de solutions pour le consolider davantage et l’orienter vers les catégories vulnérables de la société, a précisé le Premier ministre, rappelant dans ce sens que « 25% du PIB sont orientés vers les transferts sociaux, 85% des Algériens bénéficient de la couverture sociale, 36% possèdent la carte Chifa et plus de 3,2 millions de citoyens bénéficient de pensions de retraite», ajoutant que ces « chiffres reflètent le souci de l’Etat à préserver les acquis sociaux».

– Fortunes : Vers de nouvelles taxes

Le gouvernement lancera une réflexion portant sur l’exonération des faibles revenus des impôts, alors que de nouvelles taxes et impôts devraient être imposés sur les fortunes, a indiqué, vendredi soir, le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune. « Les citoyens qui sont payés à l’heure, à la journée ou ceux ayant des salaires qui n’atteignent pas les 30 000 à 35 000 DA paient leurs impôts, mais leur contribution au budget de l’Etat demeure infime, alors qu’il existe des niches d’impôts beaucoup plus importantes et qui représentent 30 à 40 fois le volume des impôts payés par les petits salaires. De ce fait, on va voir comment exonérer une partie de cette franche des faibles revenus des impôts et aller vers d’autres impôts et taxes plus importants», a expliqué M. Tebboune. Le Premier ministre a affirmé qu’il s’agit d’une « conviction» et « qu’il était temps pour que les fortunes apprennent à payer les impôts», ajoutant que c’est aux spécialistes des impôts et ceux du ministère de la Solidarité nationale de définir et fixer le taux des taxes et impôts prévus.

– Marchés publics : Création d’une inspection générale

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a également annoncé la création, au niveau du Premier ministère, d’une inspection générale qui a pour mission de contrôler les finances publiques et conférer davantage de transparence au financement et à la réalisation des projets publics, précisant que le gouvernement va lever le gel sur quelques projets de rentabilité économique importante et rapide. Regroupant toutes les compétences économiques, financières et juridiques, cette inspection se penchera sur les problèmes majeurs en matière de marchés publics et aura pour mission « le contrôle minutieux des finances publiques, notamment les marchés nécessitant des fonds conséquents», a indiqué M. Tebboune. « Nous parviendrons, à travers cette commission et avec le concours de tous les ministères concernés, à la transparence que nous nous sommes engagés à conférer en matière de marchés publics et à augmenter le rendement des investissements lancés», a-t-il ajouté.

– Emploi : La création de PME encouragée

En matière d’emploi, le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que le gouvernement poursuivra l’activation des programmes de recrutement et l’accompagnement de tous les efforts centrés sur la création de plus de PME, mettant en exergue le rôle important des dispositifs d’emploi dans l’éradication du chômage, notamment parmi les jeunes, tout en veillant à la promotion des capacités de recrutement de manière à répondre au marché du travail et à la dynamique économique que connaît le pays à tous les niveaux. Quant aux jeunes recrutés dans le cadre des réseaux d’insertion socioprofessionnelle, M.Tebboune a indiqué que l’Etat n’abandonnera pas cette tranche de la société, soutenant que le gouvernement a instruit le ministère des Finances en coordination avec le ministère de la Solidarité nationale à poursuivre le payement des affectations financières destinées à cette catégorie, estimées à 5 milliards de dinars, et ce, jusqu’à fin 2017.

– Secteur public : Les groupes industriels maintenus

Les groupes industriels publics seront maintenus et ne seront pas privatisés. « Il n’a jamais été question de privatiser le secteur public», a indiqué le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, précisant que ces groupes, qui font partie du paysage économique national, « resteront et seront renforcés», en dépit de leur « faible» contribution à l’activité économique du pays.
Lire la suite

formats

Boussaâda: l’empreinte indélébile et omniprésente d’Etienne Dinet

Publié le 27/06/2017, par dans Non classé.
Boussaâda: l'empreinte indélébile et omniprésente d'Etienne Dinet

BOUSSAADA (M’sila) – Plus de 80 ans après sa disparition, le peintre et écrivain Alphonse Etienne (Nasredine) Dinet continue de marquer par son empreinte indélébile et son aura omniprésente la région de Boussaâda qui lui doit, quant à elle, grandement la notoriété et l’attrait qui la distinguent.

Partir à la découverte où (redécouverte) de Boussaâda, c’est réaliser le singulier lien entre cette ville avec son enfant d’adoption: Alphonse-Etienne Dinet (1861-1929), lequel a consacré une partie majeure de sa vie à la peindre magnifiquement, happé par sa beauté légendaire mais surtout par une sorte de souffle mystique que celle-ci exerça sur lui.

Si bien que ce qui devait n’être qu’une escale parmi d’autres, a fini par devenir sa « toile éternelle ». Et comme mieux s’identifier à la personnalité de cette Cité du bonheur, le célébrissime peintre orientaliste choisit, en 1913, d’être musulman et de se faire appeler Nasredine.

Aujourd’hui encore, le mystique orientaliste semble hanter encore cette cité par son empreinte indélébile et une aura omniprésente et l’on ne saurait évoquer l’une sans forcément citer l’autre.

Vivant dans les esprits de ses habitants qui affichent un sentiment de fierté pour cette appartenance aux leurs, ils se plaisent à souvent l’évoquer, au détour d’une discussion par-ci, par-là. Ils aiment particulièrement évoquer cette célèbre citation de Dinet: Si le paradis était au ciel, il serait au-dessus de Boussaâda, et s’il était sur terre, ce serait à Boussaâda.

Et si Boussaâda a autant envoûté Dinet, ce dernier le lui rendit bien : qui mieux que lui a brillamment reproduit à vif la luminosité exceptionnelle et les contours pittoresques de cette paisible contrée ?. Qui a réussi à transcrire avec une telle doigté les pérégrinations quotidiennes de ses résidents, leurs déboires sentimentaux et leurs éclats de rires?, reconnaît-on au plus célèbre des orientalistes.

Car, au-delà de peindre des paysages et des personnages, le génie de Dinet réside en ce qu’il a su immortaliser, mieux que quiconque, l’âme de Boussaâda et des Boussaâdis, s’accordent à noter ses biographes.

La « Vue de M’Sila », les « Charmeurs de serpents », « Esclave d’amour et Lumière des yeux », « La Femme abandonnée », « Les Guetteurs », « Jeunes filles arabes », « Les Baigneuses » et autres… sont quelques-unes de ses chefs-d’œuvre où réalité et mirage se confondent harmonieusement.

Le bourgeois français charmé par le sud algérien

Fils d’une famille bourgeoise et catholique, il entreprit son premier voyage en Algérie à l’âge de 22 ans et y découvrit la beauté du Sud pour lequel il se passionna. Outre M’Sila, il fût attiré par les wilayas de Laghouat, Biskra et Ghardaïa, mais c’est à Boussaâda qu’il choisit de s’installer définitivement en 1905, avec de fréquents voyages en France pour notamment y exposer et y vendre ses œuvres.

Quelques-unes de ses toiles sont exposées dans le Musée national Etienne Dinet à Boussaâda tandis que certaines se trouvent au Musée national des Beaux-arts d’Alger et que d’autres se trouveraient en France. En Algérie, les œuvres de Dinet sont, sans conteste, celles qui ont le plus été reproduites et constitué pour la majorité des plasticiens de la région une source d’initiation et d’apprentissage.

Le musée, sis dans l’antique quartier, constitue une escale majeure pour tout visiteur qui y découvre une collection de 107 œuvres (toiles, médailles, sculptures). Outre les tableaux de Dinet qui en constituent l’essentiel, l’on retrouve ceux d’Edouard Vershafelt, Mohamed Issiakhem, Aicha Haddad, Mohamed Khedda, Souhila Belbahhar, etc. Y sont également exposés les principales distinctions reçues par Dinet au cours de sa carrière, dont celles de la Société des Artistes français lors de ses expositions en 1883 et en 1884.

Le célèbre peintre a également légué à Boussaâda sa maison familiale, accessible depuis le musée avec lequel elle est mitoyenne. Préservée en l’état, avec des rafistolages pour assurer son maintien, la demeure constitue également un motif de visite pour sa valeur historique et symbolique. Elle renferme notamment les portraits des parents, quelques affaires personnelles de Dinet et se distingue par d’authentiques persiennes aux motifs de moucharabié, remontant au siècle dernier.

Dans un souci de valoriser et de promouvoir le legs de Dinet, Rabah Drif, le directeur du musée éponyme, a initié, il y a quelques mois, une expérience inédite avec le soutien du wali de M’Sila consistant à reproduire les œuvres de Dinet pour être destinées comme présents aux officiels, cadres de l’Etat, personnalités étrangères…

La démarche est baptisée « l’héritage du papillon », en référence à cet insecte qui serait à l’origine de la venue de Dinet à Boussaâda, affirment des biographes. Ce dernier, qui était à la recherche de cette espèce particulière pour la reproduire en toile, a été orienté vers cette partie de l’Algérie qui a fini par définitivement le conquérir.

Voir Boussaâda et y mourir

Ultime offrande de Dinet à Boussaâda : sa dernière demeure dans laquelle il a recommandé, dans son testament, d’y reposer, même si la faucheuse devait survenir pendant son séjour en France. Il y est enterré aux côtés de son ami intime et guide spirituel, Slimane Ben Brahim Baâmer et de l’épouse de celui-ci. Nichée au cœur du mont Kerdada, la tombe constitue une autre escale incontournable pour tout touriste se rendant à Boussaâda.

Les deux hommes firent connaissance en 1889 et c’est grâce à Slimane Ben Brahim, un natif de Ghardaïa, que Dinet s’initia à la religion musulmane, sous l’influence de laquelle il écrivit également quelques ouvrages. Une version autobiographique attribue à ce fidèle ami le geste qui aurait sauvé Dinet de la colère des habitants autochtones qui, ayant surpris l’artiste en train de peindre des femmes baignant nues dans l’oued, ont failli le lyncher.

Lire la suite

formats

La ville émiratie de Sharjah nommée Capitale mondiale du livre 2019

Publié le 27/06/2017, par dans Non classé.
La ville émiratie de Sharjah nommée Capitale mondiale du livre 2019

PARIS – La ville émiratie de Sharjah a été nommée Capitale mondiale du livre pour l’année 2019 par l’UNESCO, selon un communiqué publié lundi par l’UNESCO à Paris.

La ville de Sharjah, qui se trouve à 15 km au nord de Dubaï, a été choisie en raison du caractère très novateur et inclusif de sa candidature, d’un programme d’activités axé sur des propositions créatives visant à impliquer la population importante de migrants, selon le texte.

Avec pour slogan « Read – you are in Sharjah » (Lisez-vous êtes à Sharjah), le programme s’articule autour de six thèmes : solidarité, lecture, patrimoine, sensibilisation, édition et jeunesse. Il prévoit notamment un colloque sur la liberté d’expression, un concours pour jeunes poètes, des ateliers de formation pour la création de livres tactiles en braille et de nombreuses manifestations dédiées à la population multi-ethnique.

« Je salue la nomination de Sharjah comme Capitale mondiale du livre et les efforts consentis par la ville pour rendre la lecture accessible au plus grand nombre, notamment les populations marginalisées, comme un accélérateur d’inclusion sociale, de créativité et de dialogue », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

L’objectif de la ville est de favoriser une culture de la lecture dans les Emirats arabes unis et d’encourager de nouvelles initiatives pour relever les défis de la création littéraire dans la région et le reste du monde arabe.

En marge de cette série d’événements, Sharjah lancera également Sharjah Publishing City, un espace entièrement dévolu à l’édition et à l’impression. Il s’agit du premier site du genre dans la région, spécialement conçu pour répondre aux besoins des entreprises et institutions opérant dans le domaine de l’édition.

Son objectif est de renforcer l’industrie du livre en favorisant la production et la diffusion de publications dans le monde arabe.

Chaque année, la ville nommée Capitale mondiale du livre s’engage à promouvoir les livres et la lecture et à mettre en œuvre un programme d’activités pour une période d’un an. L’année de festivités commencera le 23 avril 2019, date de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

Lire la suite

formats

Boussaâda, un vivier pour l’expression artistique

Publié le 26/06/2017, par dans Non classé.
Boussaâda, un vivier pour l'expression artistique

BOUSSADAA (M’sila)- Offrant une luminosité légendaire et une exceptionnelle gamme de couleurs, Boussaâda n’a cessé d’inspirer les artistes d’Algérie et d’ailleurs, en particulier les artistes peintres, dont de nombreux orientalistes l’ayant immortalisée dans leurs singulières oeuvres.

Depuis le siècle dernier, cette attrayante localité des Hauts-plateaux et à la porte du sud n’a cessé de captiver les artistes de tous bords qui y ont trouvé une source intarissable pour leur créativité, grâce à de rares atouts naturels : une luminosité exceptionnelle et une généreuse gamme de couleurs. La conjugaison de ces éléments octroyant à Boussaâda une âme propice à l’expression artistique et un souffle empreint de poésie, voire de spiritualité.

Si bien que la région a été privilégiée pour servir de décor à des réalisations cinématographiques étrangères dans l’un de ses sites les plus prisés: le « Moulin Ferrero », décliné en une succession de canyons à la beauté époustouflante. Il s’agit des films « Samson et Dalila » et « d’Homme à Homme », respectivement de l’Américain Cecil. B De Mille (1949) et du français Christian-Jaque (1948).

De nombreux films algériens ont également été tournés dans cette oasis et ses environs après l’indépendance, à l’exemple de « Trois pistolets contre César », le seul western à l’actif du cinéma algérien, coréalisé en 1966 par Enzo Peri et Moussa Haddad.

Dans les années 70, un bonne partie du film « Les vacances de l’inspecteur Tahar » a été également tournée à Boussaada.

Cela étant, c’est aux Arts plastiques que cette partie du Hodna est le plus associée pour avoir influencé nombre d’artistes nationaux et étrangers, le plus emblématique étant le plasticien français Alphonse Etienne Dinet, qui portait le nom de Nasredine après sa conversion à l’islam.

Des orientalistes conquis

En plus de ce maître incontesté du style figuratif, quelques dizaines d’autres orientalistes voyageurs de diverses nationalités ont peint Boussaâda: après Dinet, c’est le belge Edouard Vershafelt (1874-1955) qui consacrât le plus d’oeuvres à cette cité.

Citons également, dans ce registre, les Français Maxime Noiré (1861-1927), Eugéne Giraradet (1853-1907), Constant Louche (1880-1965), Jules Taupin (1863-1932), ainsi que l’Américaine Juanita Guccione, (1904-1999) etc…

De par ses particuliers atours, Boussaâda n’a pas manqué, par ailleurs, de constituer un vivier pour des plasticiens algériens, dont nombreux sont issus de la région, à l’instar de Zohir Dahmani, Brahim Abdeldjabar, Fatma Tebbouci, Abdelaziz Abdelmalek, Lebcir Mohamed Tewfik, Bensalah Ishak, Debabi Abdenour, Turki Mourad, Slimani Saïd, Bensalem Samir, ou Abdelmoumen Mahmoudi.

Subjugué par l’attrait de Boussaâda et ses alentours, Zohir Dahmani a quitté son pays de naissance, la France, pour s’adonner à sa passion sur la terre de ses ancêtres et choisi de mettre son talent au service d’artistes en herbe, en enseignant les Arts plastiques à la maison de la culture d’Eddis, dans la commune de Ouled Sidi Brahim.

Une pépinière pour les talents en herbe

« En tant que plasticiens, nous avons le devoir de préparer la relève, d’encourager et de soutenir les talents naissants pour qu’elles trouvent leurs voies dans ce domaine « , souligne Brahim Abdeldjabar, un autre artiste natif de la région. Fonctionnaire au musée Dinet, il explique que la plupart des créations des peintres orientalistes ont été réalisées sur différentes époques dans le triangle Boussaâda-Laghouat-Biskra, mais que la « Cité du bonheur » qui a le plus passionné ces créateurs.

Pour perpétuer le legs de Dinet et encourager les vocations potentielles à se révéler, un atelier de dessin se charge de leur encadrement, au sein même du musée national Etienne Dinet à Boussaâda.

« Nous avons un potentiel considérable de jeunes prodiges. Ce qui confirme l’attrait qu’exerce cette localité sur ses habitants et son impact sur leurs propensions artistiques. Qui sait, peut-être qu’en un petit Boussâadi sommeille un futur Dinet ! », relève Mme Ismahane Zehani, professeur de dessin, confiant que les filles y sont majoritaires et les « plus volontaires » à évoluer.

Lire la suite

formats

Lutte contre la torture : Des experts onusiens adressent leurs recommandations aux Etats

Publié le 26/06/2017, par dans Non classé.

Quatre anciens rapporteurs des Nations-Unis sur la torture demandent aux Etats de mettre en place de nouveaux garde-fous pour lutter contre cette pratique attentatoire à la dignité humaine.
Dans une lettre ouverte, rendue publique ce lundi 26 juin et dont El Watan a été destinataire d’une copie, les experts onusiens estiment que la lutte efficace contre la torture passe inévitablement par  » la mise en œuvre de garanties juridiques et procédurales solides dès les premières heures suivant la détention.

Dans ce document publiée à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la torture, les anciens rapporteurs de l’ONU invite les Etat membres à bannir  » les techniques d’enquête coercitives et respecter les droits fondamentaux en vue d’édifier des sociétés plus stables et sûres.

 » Chaque victime de torture est une victime de trop. Alors que certains chefs d’État remettent en cause l’interdiction absolue de la torture, la meilleure façon de lutter contre la torture et de parvenir à un monde sans torture est de travailler ensemble pour assurer sa prévention partout», précise-t-on dans cette déclaration.

Ils rappellent, dans ce sens, qu’il existe un certain nombre de mesures concrètes que les Etats peuvent prendre pour prévenir efficacement la torture ». Selon les rédacteurs de cette lettre ouverte, les responsables des Etats peuvent prévenir l’utilisation de cette pratique en mettant des garde-fous, tels que l’accès immédiat à un avocat et la notification de la détention à la famille.

 » Ces mesure doivent être adoptés et mis en œuvre de manière concrète pendant les premières heures de l’arrestation, au cours desquelles le risque de torture et de mauvais traitements est beaucoup plus élevé. Concrètement, cela signifie que toute personne arrêtée devrait avoir accès à un avocat ainsi qu’à un examen médical indépendant, et un proche devrait être immédiatement informé, détaillent-ils.

Les quatre experts demandent aussi aux Etats de  » s’éloigner du système accusatoire d’interrogations reposant sur les aveux, en adoptant une méthodologie spécifique pour mener des enquêtes éthiques fondées sur le principe de la poursuite de la vérité et donnant effet à la présomption d’innocence. Rappelant les résultats d’une expérience menée dans 16 pays et pendant 30 ans qui a confirmé que la mise en œuvre de ces garde-fous est efficace, les auteurs de cette lettre recommandent aussi  » le monitoring indépendant de tous les lieux de privation de liberté.

Les experts en question sont le professeur Nils Melzer, (Suisse), Professeur Juan Méndez, (Argentine), professeur Manfred Nowak, (Autriche) et professeur Theo van Boven, (Pays-Bas). Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair