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Sonatrach dos au mur

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

La fin du mois de mars devrait marquer pour le groupe Sonatrach le début des renégociations des contrats gaziers à long terme conclus avec ses clients depuis une vingtaine d’années.
Le début du long processus de négociations que doit mener le groupe s’enclenchera dans quelques semaines avec la révision des contrats conclus avec son partenaires français Engie (ex-Gaz de France), avant de s’étendre au fur et à mesure à d’autres contrats signés notamment avec les pays du sud de la Méditerranée, suite au vote de la loi sur les hydrocarbures en décembre 1991.

Des contrats qui se sont renforcés et multipliés dans le sillage des projets de gazoducs reliant l’Algérie à l’Europe et qui plaçaient l’Algérie en tant que fournisseur naturel et incontournable de l’Europe. Malgré le changement de conjoncture, l’Algérie restera toujours, selon les experts, un partenaire fiable et privilégié de l’Europe au vu des infrastructures existantes et de sa proximité avec ses clients.

Ainsi, pour l’ancien PDG de Sonatrach et expert pétrolier, Abdelamdjid Attar, contacté par El Watan, « l’Algérie a des atouts majeurs que peu de pays possèdent. Le premier, même si cela peut paraître paradoxal, vient du fait que l’Algérie produit en ce moment avec le maximum de ses capacités qui correspondent déjà aux engagements contractuels de livraison jusqu’en 2019-20120, et n’ont jamais connu de rupture depuis des décennies. Le deuxième avantage est la proximité avec ses principaux clients de l’Europe du sud et sa liaison avec déjà trois gazoducs pouvant livrer la majeure partie de ses exportations avec beaucoup de flexibilité.

Le troisième avantage repose sur des capacités de GNL déjà surdimensionnées et complémentaires par rapport au transport par gazoducs. Ces deux moyens sont en mesure d’assurer un volume d’exportation largement supérieur à la production commercialisable totale qui est d’environ 85 milliards de m3».

Le poids de la conjoncture

L’Algérie, forte de ses atouts, devra bientôt se conformer à de nouvelles règles de jeu imposées par la concurrence et les nouveaux tarifs du gaz. En l’absence d’une Opep du gaz qui aurait pu — comme c’est le cas pour le pétrole — cristalliser les efforts des producteurs et défendre leurs intérêts face à leurs clients, l’Algérie n’as d’autre choix que d’agir pour affiner sa stratégie de négociation et sauvegarder sa place. Un premier changement s’est opéré déjà dans le discours officiel.

Loin de l’intransigeance clamée depuis des années aussi bien par le ministre de l’Energie Noureddine Boutarfa que par les responsables de Sonatrach, l’Algérie se prononce actuellement pour « une reconsidération des contrats à long terme» au vu des demandes des clients européens, mais aussi parce qu’elle veut imposer les meilleurs termes lors de l’établissement des prochains contrats. La sortie publique des dirigeants du secteur peut s’apparenter à une volonté de reprendre l’initiative vis-à-vis de l’Europe et de ne plus être sur la défensive, et donc en position de faiblesse, face à l’arrivée de nouveaux producteurs et à la rude concurrence qui s’est installée au sein même du marché européen.

C’est en tout cas une des lectures que l’on peut faire suite au récent positionnement des pouvoirs publics sur la question des contrats gaziers, même si, selon d’autres lectures, Sonatrach est de toutes les façons obligée de céder aux pressions de ses clients et de revoir ainsi ses conditions pour garder des parts de marché. Le désormais ex-PDG de Sonatrach, Amine Mazouzi, avait évoqué récemment « une reconsidération de la durée des contrats qui lient le groupe à ses partenaires» en estimant — le 24 février 2017 à partir de Hassi Messaoud où il se trouvait à l’occasion de la célébration de la nationalisation des hydrocarbures — que son groupe allait revoir la durée des contrats à long terme tel que le souhaitaient ses partenaires, mais aussi selon les intérêts de Sonatrach qui choisit un double positionnement sur le long terme et le marché spot. La position de Sonatrach est en tout cas moins intransigeante par rapport à celles exprimées jusqu’en 2016 par les responsables du secteur.

Une renégociation incontournable

Le changement de discours est intervenu avec l’arrivée du nouveau ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa. Ce dernier a estimé il y a quelques mois que la renégociation est « une option incontournable». Pour le ministre, la concurrence du gaz américain et australien change la physionomie du marché et « l’Algérie n’a pas d’autre choix que de se mettre en compétition». Selon le ministre, « l’époque où le vendeur faisait la loi est révolue», l’ancien modèle étant « bel et bien mort». Le constat ayant été établi, la renégociation est aujourd’hui vraiment lancée.

Elle se fera dans le sens d’un raccourcissement de la durée du contrat qui ne devrait plus dépasser dix à quinze ans au lieu de la moyenne de vingt à vingt-cinq ans en vigueur jusqu’à présent. Une série de renégociations devrait ainsi toucher tous les contrats arrivant pour la plupart à expiration entre 2017 et 2019.

Il est à rappeler que le premier contrat à long terme a été signé par Sonatrach en octobre 1994 avec le groupe italien ENEL en vue de l’achat de gaz sur vingt ans avec la compagnie algérienne. L’accord portait alors sur la livraison de 4 milliards de m3 de gaz chaque année à partir de 1995. En 2006, un nouvel accord a ensuite été signé en prévision de la réalisation du Galsi, le gazoduc reliant l’Algérie à la Toscane en Italie.

Lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté, à Alger, le président de la République Abdelaziz Bouteflika et le Premier ministre italien Romano Prodi, la compagnie italienne ENEL a signé un accord avec Sonatrach pour la fourniture de gaz naturel via le gazoduc Galsi alors en construction. L’accord devait permettre à ENEL — qui importait alors directement 6 milliards de m3 de gaz par an à partir du gazoduc Transmed avec des contrats venant à échéance en 2019 — d’importer 2 milliards de m3 de gaz par an pendant 15 ans à compter de la mise en service du gazoduc.

Pour ce qui est des contrats signés par l’Algérie avec son client français, il est à rappeler que Sonatrach et Gaz de France (actuellement Engie) avaient décidé Lire la suite

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Ouali plaide pour la mise à profit de l’expérience locale

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali, veut limiter le recours aux bureaux d’études étrangers pour la réalisation des infrastructures du secteur. Il plaide pour le renforcement du partenariat public-privé (PPP).
« Désormais, aucun projet, notamment en matière de réalisation de stations de traitement des eaux, ne sera lancé, sauf s’il compte 50 à 60% d’équipements fabriqués localement», a déclaré M. Ouali en marge de la célébration de la Journée mondiale de l’eau (22 mars), organisée à la promenade des Sablettes (Alger). Reconnaissant que la majorité des importations en équipements et pièces de rechange n’étant pas conforme aux normes, M. Ouali, cité par l’APS, ajoute qu’il existe des industriels locaux capables de fabriquer des produits « similaires, de qualité et à moindre coût». « Nous possédons les moyens matériels et humains pour fabriquer ces équipements et tous les autres composants essentiels nécessaires à la réalisation de stations de traitement et même les pièces utilisées dans le raccordement aux réseaux d’approvisionnement en eau potable et le renouvellement des canalisations, à condition de renforcer la production nationale et promouvoir sa compétitivité», a-t-il estimé lors de sa visite d’une exposition organisée à cette occasion. Rencontrant des exposants, le ministre des Ressources en eau a appelé les entreprises publiques qui fabriquaient toutes sortes d’équipements et de pièces de rechange à « renouer» avec cette activité pour réduire la facture des importations.
Evoquant le taux de remplissage des barrages à travers le pays, M. Ouali a indiqué qu’il se situait à 72%, soit 4,9 milliards de mètres cubes, « ce qui garantit l’approvisionnement en eau potable ou en eau destinée à l’irrigation». Le ministre a préconisé l’aménagement des espaces adjacents aux barrages, aux sources et aux grands puits en vue de leur exploitation à des fins touristiques, en y installant des structures de loisirs et de divertissement, à l’instar du barrage de Douéra qui a vu la plantation de 200 arbres, en attendant sa dotation de structures de divertissement. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

Arrestation des auteurs d’un crime à Azazga

Suite à la découverte dans les environs d’Ifigha, daïra d’Azazga, du corps, en décomposition, du jeune B. K., demeurant de son vivant dans la daïra de Bouzeguène, disparu vers la fin du mois d’octobre 2016, les forces de police de la sûreté de daïra de Bouzeguène ont ouvert une enquête qui a conclu à un crime crapuleux. Les recherches effectuées dans ce cadre ont abouti à l’arrestation de quatre individus, dont deux frères, impliqués dans cette affaire, apprend-on de la cellule de communication de la sûreté de wilaya. L’auteur principal de ce crime a usé de projectiles (pierres) pour attenter à la vie de la victime, avant de faire appel à ses complices pour l’acheminer à bord d’un véhicule vers un village voisin (Ighrayen) et l’abandonner, sans vie, dans un buisson, a-t-on précisé de même source. Présentés au parquet d’Azazga, durant la semaine écoulée, ils ont été mis en détention préventive pour les chefs d’inculpation de « dissimulation de cadavre», « homicide volontaire avec préméditation» et « pose d’objets hétéroclites sur la voie publique en vue d’obstruer la circulation ayant entraîné la mort d’une personne».

Le directeur de la maternité de Biskra réagit

« L’information publiée le 20 mars dans la rubrique On vous le dit, sous le titre : Une terrible tragédie évitée de peu à la maternité, est dénuée de tout fondement et sans objet, précise Amar Helal, directeur de l’Etablissement hospitalier spécialisé Mère-Enfant (EHSME) de Biskra. Il s’agit, selon lui, de rumeurs émanant de sources malveillantes ne reflétant aucunement le travail et les efforts de tout le personnel médical et paramédical pour assurer une excellente prise en charge des parturientes et des nouveau-nés». Cet établissement fonctionne de manière qu’un tel événement ne peut en aucune circonstance survenir, assure-t-il. Les bébés prématurés et ceux ayant besoin de soins spécifiques sont munis de bracelets et sont placés dans des couveuses sous la surveillance de gynécologues et de pédiatres vigilants et attentifs. « Nous avons 230 lits et une moyenne de 48 naissances par jour. Nous recevons des femmes enceintes de Biskra et des wilayas limitrophes sans qu’il y ait d’ incidents.» Lire la suite

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L’aménagement de l’oued El Harrach livré fin 2017 ?

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

Le projet d’aménagement de l’oued El Harrach (Alger) devrait être intégralement réceptionné à la fin 2017, selon le chef du projet, Djamel Taib. Confié à un groupement d’entreprises (Cosider & Daewoo), le projet qui devait être réceptionné initialement fin 2015 a connu des contraintes techniques liées à la nature du site (constructions informelles, entreprises, agressions, etc.). Le projet de réaménagement du site sur plus de 3 km porte sur son recalibrage, la réalisation de jardins filtrants, de ponts et passerelles, ainsi que sur la mise en place de systèmes de contrôle et surveillance de la qualité de l’eau et de prévision et d’alerte des crues. Les travaux portent également sur des aménagements paysagers.
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Le rassemblement du Snateg violemment dispersé

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

La police a violemment dispersé, hier matin à Béjaïa, le rassemblement du Syndicat autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg), organisé dans l’enceinte de la direction de wilaya de Sonelgaz.
L’endroit a été assailli par des dizaines d’éléments de police, entre agents en civil, forces antiémeute et BRI. Les protestataires ont tenté de résister en s’asseyant par terre et en scandant : « Pacifiques», mais la brutalité que la police a utilisé a fini par desserrer les rangs des manifestants et les chasser hors de l’enceinte, avons-nous constaté sur place.

Le président du Snateg, Raouf Mellal, a été violemment interpellé au bout d’une brève résistance, avant d’être embarqué avec une dizaine de ses camarades, dont le secrétaire général du syndicat, Abdelkader Kouafi.
Des téléphones portables ont été confisqués aussi, lors de cette descente musclée qui est intervenue après que le directeur de wilaya de Sonelgaz ait échoué à prendre langue avec les représentants syndicaux afin de les inviter à quitter les lieux.
Sur place, des travailleurs faisaient circuler l’information selon laquelle ils ont subi des pressions de la part de leurs supérieurs pour ne pas rallier l’action. Une instruction verbale aurait même été destinée aux employés de toutes les filiales de Sonelgaz à Béjaïa, les sommant de ne pas répondre à l’appel du Snateg, nous affirme un employé de la DFC.

Visiblement apeurés par l’avancée à grandes enjambées du Snateg, les responsables font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues et maintenir les travailleurs dans le giron de l’UTGA. La centrale syndicale a longtemps régné en maître absolu sur la deuxième entreprise d’Algérie après Sonatrach et il est évident que ses tenants n’accepteront pas facilement qu’un autre syndicat entre dans leur pré carré. « Nous dénonçons ces pressions ainsi que la campagne de diffamation à notre encontre. Ceux qui considèrent que nos actions sont illégales n’ont qu’à aller devant les tribunaux, car nous avons notre agrément. C’est fini l’esclavage, l’exploitation et la soumission à l’administration. Avec notre mobilisation, Sonelgaz a pris une gifle. Nous ne sommes pas l’UGTA et notre syndicat appartient aux travailleurs. Notre objectif est de redresser Sonelgaz, un fleuron de l’Algérie, et non la casser. Nous voulons aussi rendre sa dignité au travailleur», a martelé Raouf Mellal avant la répression du rassemblement.

Selon Abdelkader Kouafi, le Snateg revendique 39 représentations et 35 000 syndiqués à travers le pays. A Tizi Ouzou, il revendique l’ensemble des agences (16), dit-il. Le Snateg fait valoir, selon lui, une liste de revendications de 36 points « non négociables», parmi lesquels la reconnaissance du Snateg et des droits syndicaux et le relèvement des salaires de 50%. Le syndicat prévoit un autre rassemblement, aujourd’hui à Alger, devant la direction générale de Sonelgaz, à Télemly.

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Le parti out à Skikda

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

Dix-sept listes de candidatures ont été validées en vue de participer aux prochaines élections législatives dans la wilaya de Skikda.
C’est, en résumé, l’essentiel de la communication de presse, mardi après-midi, de la Direction de la réglementation et des affaires générales (Drag).Quatre autres listes ont été provisoirement rejetées par l’administration pour divers motifs. Les recours ayant été introduits auprès de la justice par trois de ces formations, le FFS, l’ANR et El Karama, ont permis par la suite de réhabiliter ces listes, hormis celle du RCD, qui n’avait pas introduit de recours. Selon les précisions apportées par la Drag, les 17 listes validées dans la wilaya de Skikda auront à se disputer onze sièges à l’APN. En plus des listes à composition purement partisane, trois listes sur les 17 validées se présenteront sous forme d’alliance englobant différentes formations politiques, comme celles d’El Adala, HMS et El Fath. Lors de ce point de presse, la Drag a également fait part de l’opération de révision du fichier électoral. Ainsi, on apprendra que la wilaya de Skikda comprend 592 324 électeurs, dont près de la moitié est représentée par le sexe féminin. Elle a également mentionné que le nombre de centres de vote dans la wilaya était de 353, comprenant un ensemble de 1583 bureaux.

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