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Des artistes de renom au lancement à Alger, des soirées, «Vivez l’été avec l’ONCI»

Publié le 12/07/2019, par dans Non classé.

ALGER – Le coup d’envoi du programme d’animation estivale de l’année 2019, organisé par l’Office national de la Culture et de l’Information a été donné jeudi à Alger, avec un concert animé par trois artistes de renom, Massi, Salim Chaoui et Chaba Zahouania, devant un public relativement nombreux, venu apprécier différents genres du riche patrimoine musical algérien.

Accueilli au Casif-Sidi Fredj sous la thématique « Vivez l’été avec l’ONCI», les trois prestations, qui ont coïncidé avec la qualification de la sélection algérienne de football en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019, se sont déroulées dans des atmosphères festives, avec un public qui a tardé à s’installer sur les gradins de l’hémicycle, se présentant deux heures plus tard que prévu devant l’entrée, brandissant joyeusement l’emblème national, appuyé par des applaudissements et des youyous.

Premier à fouler la scène du théâtre en plain air, le chanteur Massi, d’expression kabyle, qui, dans son beau costar, a présenté une dizaine de chansons extraites des quinze albums qu’il a jusque-là produit, et qui ont fait son succès depuis ses débuts en 2004.

En véritable faiseur d’ambiance, Massi, qui incitait chaque fois le public à interagir avec lui, a fait montre de ses grandes capacités à enflammer les foules et ses qualités remarquables de chanteur aux allures de crooner, interprétant entre autres pièces, avec une voix présente et étoffée, « Aywaywa», « Iniyid», « Thaninna», « Az’Ziniw», « Amliyi», « Andi thellidh» et « Fou de toi».

Muni d’un « Groovie Shaker» (petit instrument manuel de percussion, en forme cylindrique), Salim Chaoui a ensuite, fait son entrée avec une introduction a capella d’un istikhbar renvoyant au cœur des Aurès, avant de transmettre le tempo aux musiciens qui ont exécuté un rythme chaoui bien cadencé, incitant l’assistance à céder au déhanchement et envahir la piste de danse.

Avec une voix puissante et travaillée, l’artiste, digne représentant de la chanson chaouie, a rendu entre autres titres tirés des neuf albums qu’il a sorti depuis ses débuts en 2001, « Aichou, aichou», « Ain el kerma» (reprise du regretté Aissa El-Djermouni /1886-1946), « Entouma gh’rouz el hemma», « Ma aândich mennek aâchra», « Yomma» (poésie), « En’hab ellil», « Zawali we f’hel» et « Aâtouni el kehla nerfed’ha».

Du haut de ses « 43 ans dans la chanson», comme elle aime à le rappeler, Chaba Zahouania a fait une entrée triomphale, sous les applaudissements et les youyous d’un public déjà chauffé, qui attendait la prestation de la diva de la chanson raï pour faire sa troisième escale, après s’être remarquablement fait transporté à travers l’adret et l’ubac des montagnes kabyles et chaouies.

L’icône de la chanson oranaise, au charisme imposant, a enchanté les spectateurs avec quelques uns de ses succès, dans une ambiance électrique où le plaisir de danser sous l’impulsion de la voix rauque, à l’empreinte indélébile de leur idole, était total.

Les pièces, « Mat’saloulich», « Golli win rak torgod», « Wela la la, hala la la», « Ech’chfaâ», « El ahlawa kayna h’na» et « Yahiaou ouled bladi» (reprise d’El Hadj Rabah Deriassa), figurent parmi les chansons rendues par Chaba Zahouania, élégante dans sa robe noire à paillettes.

Dans la maîtrise technique et la virtuosité, les instrumentistes, Halim Belmes au clavier solo, Nadjim Fitas à la guitare, Adel Amrani à la basse, Yacine Bouchenine à la batterie, Adel Domaz à la derbouka et Samir Khessah à la percussion, formant l’Orchestre « Afrah El Djazaïr», dirigé par Riad Messaoudène au piano, ont brillamment accompagné les artistes-vedettes.

Dans une ambiance de grands soirs, la scène du Casif, était dotée d’un équipement technique pointu, avec, au fond, un écran réfléchissant les images en mouvements des trois chanteurs projetés en gros plans, et une structure métallique des plus modernes, aux charpentes érigées en colonnes et en arcs, sur lesquels des projecteurs ambiants, multicolores et puissants étaient accrochés.

Outre la capitale, Alger, le programme estivale de l’année 2019, « Vivez l’été avec l’ONCI», prévu du 11 juillet au 31 août, s’étale également sur les villes de Tipaza, Oran et Constantine, avec des spectacles de musique et de rire, des projections cinématographiques, des animations pour enfants et des soirées DJ, plein-rythme.

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Le film documentaire « Main Rouge: les crimes occultés » projeté à Alger

Publié le 12/07/2019, par dans Non classé.
Le film documentaire

ALGER – L’avant-première du film documentaire « Main Rouge: les crimes occultés » du cinéaste algérien, Faiz Kamel, a été présentée jeudi à Alger, visant à faire la lumière sur les assassinats commis par l’organisation criminelle française « Main Rouge » en France et dans certains pays d’Europe de l’ouest contre les militants du Front de libération nationale (FLN) et les sympathisants européens de la cause nationale.

D’une durée de 72 minutes, cette œuvre vise à lever le voile sur l’histoire sanglante de cette « organisation » relevant du service de renseignements français à l’époque (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage/SDECE), soutenu par les hautes autorités françaises, et ce à travers plusieurs témoignages de militants algériens et sympathisants européens avec la Révolution algérienne, ainsi que les archives et les différents documents imprimés et audiovisuels.

L’Organisation « Main Rouge » a été créée pour la première fois en 1952 au Maroc et en Tunisie par des fanatiques du colon français pour éliminer les indépendantistes avant que la SDECE n’exploite, à l’époque de son directeur Paul Grossin (1957), le nom de cette organisation -après le déclenchement de la Guerre de libération- pour l’exécution d’assassinats notamment en France, en Allemagne, en Belgique, en Italie et en Suisse.

Entres autres victimes des exécutions effectuées par cette organisation et mises en lumière par ce documentaire, figurent l’avocat algérien Amokrane Ould Aoudia et le marchand d’armes allemand Otto Schlüter, alors que d’autres s’en sont sortis indemnes tel que l’avocat français Jack Vergès.

Ce documentaire qui comprenait plusieurs scènes concrétisant les opérations de liquidation, met en évidence les témoignages de plusieurs militants algériens tels que Dahou Ould Kablia, président de l’Association des anciens du MALG, Omar Boudaoud du bureau fédéral du FLN en France et des historiens à l’instar de l’académicien Dahou Djarbal, l’historien français Gilles Manceron et l’écrivain et journaliste enquêteur Vincent Nouzille.

Parmi les témoignages recueillis, ceux d’anciens membres français de ses services secrets français, à l’image de Constantin Melnik, coordinateur des services de renseignement, et Raymond Muelle, ancien officier de l’Armée française, dont le rôle était déterminant dans « la mise à nu des actes criminels » commis par cette organisation devant l’opinion publique française et européenne, bien qu’ils aient fourni « très peu d’informations » dans leurs témoignages.

A cet effet, M. Nouzille a affirmé que cette organisation « a été créée par les services secrets français et a utilisé le nom+main rouge+pour faire diversion, ajoutant que les assassinats perpétrés en France et dans plusieurs pays européens avaient concerné « une centaine de personnes durant la période 1954-1962, ce qui confirme l’implication de l’Etat français et de sa police politique, représentée par les services de renseignement.

Il s’agit de la même tendance adoptée par Manceron qui a qualifié ces opérations de « crimes d’Etat », vu que les services secrets « revêtent un caractère officiel et appliquent des ordres venus d’en haut », rappelant que « c’est le Premier ministre Michel Debré qui avait donné des ordres pour l’exécution de ces crimes sous le commandement de Charles de Gaulle ».

Produit par la société privée, « Rym Star » en collaboration avec le ministère de la Culture, le film documentaire a été projeté, en l’absence du réalisateur et en présence du scénariste Mustapha Aït Mouhoub, et nombre d’historiens ayant participé à ce travail, à l’instar de Dahou Ould Kablia et Dahou Djerbal.

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Constantine : vernissage de l’exposition » La culture assaillie » au palais d’Ahmed Bey

Publié le 11/07/2019, par dans Non classé.
Le palais d'Ahmed Bey

CONSTANTINE – Le musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles « Palais Ahmed Bey » a abrité mercredi soir le vernissage de l’exposition photo  »La culture assaillie, le patrimoine culturel au cœur des conflits armés », en présence de le l’ambassadeur des Pays-Bas en Algérie, Robert Van Embden et de la ministre de la Culture, Meriem Merdaci.

Organisée par l’ambassade des Pays-Bas en Algérie en collaboration avec le musée public national des arts et des expressions culturelles traditionnelles, l’exposition met en avant une vingtaine de photographies prises aux quatre coins du monde et réunies par la commission nationale de l’Unesco aux Pays-Bas pour illustrer des cas marquants de sites archéologiques meurtris par la guerre.

Des manuscrits de Tombouctou carbonisés en 2013 par les extrémistes religieux au Mali à la destruction totale de la ville Belge d’Ypres durant la première guerre mondiale en passant par les dommages subis plus récemment par la Grande mosquée d’Alep ou encore le pillage du Musée national d’Irak à Bagdad après l’invasion américaine, cette exposition a permis aux nombreux invités du Palais Ahmed Bey de revenir en image sur près d’un siècle de guerre et de conflits armés durant lesquels des trésors inestimables , quintessence même de l’humanité , ont été saccagés ou réduits à néant par le fanatisme et l’inintelligence .

Dans son allocution inaugurale, l’ambassadeur des Pays-Bas,Robert Van Embden a souligné que même si cette exposition met en avant des exemples abominables de destruction, de pillage et de trafic du patrimoine culturel, elle apporte également des témoignages d’espoir en mettant l’accent sur la résilience des sociétés affectées et leurs efforts pour restaurer et sauvegarder le patrimoine à l’exemple de la restauration du vieux pont ottoman de la ville de Mostar en Bosnie-Herzégovine après que ce dernier fut complètement détruit durant la guerre des Balkans.

‘Ce pont datant du XVème siècle est devenu aujourd’hui le symbole de la réconciliation et du multiculturalisme, et c’est précisément dans ce contexte là que je tiens à saluer l’initiative de l’Algérie à faire inscrire à l’agenda des Nations unies le 16 mai comme la journée internationale du vivre ensemble, une notion indispensable à la sauvegarde du patrimoine culturel », a soutenu le diplomate néerlandais.

Robert Van Embden a par ailleurs relevé que le but de cette exposition photo est de  »sensibiliser les académiciens, les décideurs, les professionnels du patrimoine mais également le large public sur la nécessité de travailler tous ensemble à la protection du patrimoine culturel , des musées et autres archives qui constituent la mémoire du monde ».

Cette exposition se poursuivra jusqu’au 10 aout prochain.

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Ouverture d’un centre à Valence dédié au patrimoine culturel algérien en Espagne

Publié le 11/07/2019, par dans Non classé.

ALGER – « Dar El Djazaïr », un nouveau centre de droit espagnol au service de la promotion du patrimoine culturel algérien en Espagne a ouvert ses portes récemment, annoncent ses promoteurs.

Domiciliée à Valence (sud-est), Casa de Argelia » ou Dar El Djazaïr se veut un espace de partage de connaissances et de « rapprochement » des cultures pour permettre « une meilleure visibilité du patrimoine culturel de l’Algérie en Espagne », explique-t-on.

Le centre vise à promouvoir l’ « interculturalité et (la) coopération intelligente » par des actions culturelles à travers ses espaces de médiation et d’exposition.

Dar El Djazaïr prévoit, d’autre part, l’organisation de manifestations culturelles notamment des expositions dédiées au patrimoine, à la photographie et aux arts plastiques algériens, en Espagne qui partage avec l’Algérie un « héritage historique » commun.

Le centre se propose également d’accueillir des artistes algériens et espagnols en résidence.

Créé par le cercle « Mediterrapaix », un espace de dialogue ouvert entre citoyens, Dar El Djazaïr a abrité le 25 juin dernier, jour de son inauguration, « Constantine à travers les âges », une exposition itinérante montée dans le cadre de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe, en 2015.

Visible jusqu’au 29 août prochain dans ce le même centre, l’exposition retrace l’histoire de l’ancienne Cirta, revisitée à travers son évolution depuis la fondation de l’antique cité.

D’autres villes comme Naples en Italie, Lille (France) et Prague (Tchéquie) devront accueillir l’exposition « Constantine à travers les âges » à partir d’octobre prochain, indique-t-on.

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Le documentaire « Les enfumades du Dahra, le crime de la civilisation » en avant-première à Alger

Publié le 10/07/2019, par dans Non classé.
Le documentaire

ALGER – Le film-documentaire « Les enfumades du Dahra, le crime de la civilisation » consacré par le réalisateur Abderrahmane Mostefa au crime contre l’humanité perpétré par le colonisateur français contre la tribu des Ouled Riah à Mostaganem, a été projeté en avant-première, mardi soir à Alger.

Le film-documentaire de 74 minutes aborde les « enfumades du Dahra » où plus d’un millier d’Algériens de la tribu des Ouled Riah ont été exterminés par les envahisseurs français avec une extrême barbarie. Voulant échapper aux exactions du colonisateur, les victimes (femmes, enfants et vieillards) se sont réfugiées à l’intérieur de grottes sur les monts du Dahra, à l’Est de Mostaganem, où elles ont péries asphyxiés dans le brasier entretenu par les assaillants.

Le réalisateur s’est appuyé sur les témoignages d’historiens et de chercheurs qui ont exhumé les crimes perpétrés par le colonel Pelissier qui, sur ordre du général Bugeaud, le 18 juin 1845, a exterminé la tribu des Ouled Riah.

Le documentaire en versions arabe et française met à nu la politique du général Bugeaud, à savoir la répression et la destruction systématiques du tissu social et économique des populations algériennes et la confiscation de tous leurs biens. De même qu’il jette la lumière sur les souffrances des Algériens à l’époque coloniale où aucune méthode de torture, d’extermination et de répression ne leur a été épargnée par les forces coloniales.

Des historiens et des chercheurs spécialistes de l’histoire de l’Algérie et de la colonisation ont ainsi apporté leurs témoignages sur les enfumades du Dahra, l’un des premiers crimes de la France coloniale en Algérie.

Il s’agit du chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), Soufi Fouad, de l’historien Amar Belkhodja et des historiens spécialistes du colonialisme Gilles Manceron et Olivier Le Cour Grandmaison.

Le documentaire financé par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) sera prochainement projeté dans les salles de cinéma algériennes.

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Festival de la chanson oranaise : création du prix « Blaoui El Houari »

Publié le 10/07/2019, par dans Non classé.
Festival de la chanson oranaise : création du prix

ORAN, 10 juil 2019 (APS) – Le prix « Blaoui El Houari » d’une valeur d’un million DA est la nouveauté de la 12e édition du festival de la musique et de la chanson oranaises prévue à Oran du 20 au 24 juillet en cours, a-t-on appris mercredi de la direction locale de la culture, organisatrice de l’évènement.

Né à Oran le 23 janvier 1923 et mort le 19 juillet 2017, le défunt est l’un des fondateurs avec Ahmed Wahby du genre musical nommé El Asri, un genre nouveau né à Oran dans les années 1940 et influencé par la musique arabe traditionnelle orientale avec un langage poétique typiquement oranais. Il a révolutionné et modernisé la musique bedouie.

Plusieurs artistes amateurs spécialisés dans la chanson oranaise prendront part au concours pour l’obtention du prix « Blaoui El Houari », dédié par l’office national des droits d’auteur et droits voisins, selon le commissariat du festival.

Les jeunes chanteurs versés dans ce genre artistique ont du passer par des tours préliminaires d’un concours, organisé pour la circonstance tout au long des précédentes semaines, pour valider leurs billets pour cette phase finale, rappelle-t-on.

Pour cette 12e édition, prévue au théâtre régional « Abdelkader Alloula », les organisateurs ont élaboré un riche programme, avec la participation de quelques vedettes de ce genre musical, à l’image de Houari Benchennat, Baroudi Bekhedda, Souad Bouali et Houria Baba, précise-t-on.

Lors de cette manifestation, des troupes de bedoui se produiront aussi. Elles sont attendues de différentes wilayas de l’Ouest du pays, à l’image d’Oran, Relizane, Chlef, Tiaret et Mostaganem, souligne-t-on encore.

Les vainqueurs seront primés lors de la cérémonie de clôture, souligne-t-on encore de même source.

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