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L’Algérie fait un autre bond en arrière

Publié le 27/04/2017, par dans Non classé.

De mal en pis. La situation de la liberté de la presse en Algérie ne cesse de se dégrader. Le pays continue de récolter les mauvais points en la matière. 129e en 2016, l’Algérie vient de perdre encore 5 places en 2017 pour se classer la 134e position, dans le classement établi par l’ONG Reporters sans frontières (RSF).
En effet, dans son dernier rapport sur la liberté de la presse dans le monde, cette dernière note « une dégradation flagrante de la situation dans le pays». « La liberté de la presse s’est fortement érodée dans le pays», lit-on dans le communiqué de l’ONG qui commente les résultats obtenus par l’Algérie.

Le document énumère une série d’atteintes à l’exercice libre de la profession qui justifie cette mauvaise note. « Les sujets tabous – santé du chef de l’Etat, avoirs des dirigeants algériens, corruption… – restent nombreux et l’étranglement économique des titres indépendants se poursuit. Au cours de l’année 2016, quatre blogueurs et professionnels des médias ont été emprisonnés pour des faits en lien avec leurs publications», souligne RSF dans son rapport.

Le document revient aussi sur la mort en prison du journaliste et blogueur Mohamed Tamalt, survenu le 11 décembre 2016. « Détenu pour des propos tenus sur les réseaux sociaux jugés offensants envers le président de la République, la mort de Mohamed Tamalt a fortement choqué l’opinion qui s’interroge sur les conditions de détention des prisonniers.

En grève de la faim pendant plusieurs mois, Tamalt aurait subi des sévices physiques», précise le rapport qui regrette le fait « qu’aucune enquête n’a été ouverte et la demande de contre-autopsie de sa famille est restée sans suite pour le moment». En comparaison avec les autres pays du Maghreb, l’Algérie reste à la traîne.

Elle arrive juste derrière le Maroc (133e) et loin derrière la Mauritanie (55e) et la Tunisie (97e). Le Maroc, classé 133e, a montré en 2016 « une grande agressivité envers les journalistes étrangers», selon RSF qui dénonce l’expulsion de cinq journalistes européens. « Le nombre d’exactions au Sahara Occidental commises contre les journalistes sahraouis non-professionnels reste quant à lui élevé dans une zone impossible à couvrir pour les journalistes marocains», a précisé RSF dans une conférence de presse animée à Tunis.

Grave recul de la liberté de la presse dans le monde

Par ailleurs, RSF s’alarme du grave recul enregistré dans le monde en matière de liberté. La carte de la liberté de la presse, selon la même source, s’obscurcit. L’ONG relève, en effet, une augmentation du nombre de pays où la situation de la liberté de la presse est particulièrement alarmante. « L’indice de référence calculé par RSF n’a jamais été aussi élevé, ce qui signifie que la liberté de la presse n’a jamais été aussi menacée», alerte l’ONG.

Selon le même rapport, trois nouveaux pays font leur entrée dans les bas fonds du classement : le Burundi (160e, -4), l’Egypte (161e, -2) et le Bahreïn (164e, -2). Dans son rapport, RSF classe 21 pays dans la case noire, c’est-à-dire où la situation de la presse est considérée comme très grave : 51 pays (contre 49, l’an dernier) sont au rouge, cela signifie que la situation de la liberté de l’information y est considérée comme difficile. « Au total, près des deux tiers (62,2%) des pays répertoriés ont enregistré une aggravation de leur situation», précise encore l’ONG.
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Louisa Hanoune à Béjaïa : «Ce régime est un danger pour le pays»

Publié le 27/04/2017, par dans Non classé.

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, s’en prend au FLN et à certains partis qui ont recouru à l’argent ou à d’autres pratiques pour s’imposer sur le terrain.
Dans un long discours de campagne en prévision des législatives du 4 mai prochain, prononcé hier à la maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa, la leader du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, s’est attaquée avec virulence au régime, à l’oligarchie et aux partis au pouvoir.
« Le pays vit sa plus grave crise depuis l’indépendance, une crise institutionnelle et de régime.

Ce régime, qui mélange l’argent sale et la politique, est un danger pour le pays. Il démontre sans cesse qu’il ne peut pas répondre aux aspirations des citoyens, car il est au service d’une oligarchie prédatrice qui a des tentacules dans toutes les institutions, et des multinationales», a martelé la première dame du PT.

Pour elle, le régime, « éculé» et « sans base légitime», « mène une politique de provocation envers les jeunes, les travailleurs, les couches moyennes…, induisant des fléaux sociaux». Et d’ajouter dans le même sillage que cette politique intérieure qui « tourne le dos à la majorité des citoyens» se reflète sur la politique étrangère « à deux têtes qui a perdu sa boussole».

Revenant sur le déroulement de la campagne électorale, l’oratrice s’est attaquée à deux reprises au FLN et aux partis qui ont recouru à l’argent ou à d’autres pratiques pour s’imposer sur le terrain. « Le FLN a utilisé l’UGTA, l’ONM, l’UNFA, etc., pour faire campagne. On a eu recours à l’argent sale, à l’achat des consciences, aux festins…

Ce comportement est contre la démocratie et le libre arbitre», assène-t-elle. Elle ajoute plus loin : « Le FLN avait pour but de libérer le pays et sa mission est terminée à l’indépendance. Mais on l’a usurpé pour en faire un instrument pour des intérêts étroits et des privilèges matériels.» Mme Hanoune a enfin fait appel à l’esprit de « militance» et « au sens du discernement» des Algériens pour aller voter massivement le 4 mai, malgré « la démoralisation et la pollution politique», pour, a-t-elle dit, « vaincre la majorité au pouvoir» et « créer une nouvelle représentation porteuse des aspirations de la majorité des citoyens». Lire la suite

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Les camions Scania assemblés à Oran

Publié le 27/04/2017, par dans Non classé.

Initialement prévu à Mascara en partenariat avec la société Attifi, le projet d’usine Scania en Algérie a finalement été délocalisé à Oran, mais pas seulement. Il change aussi de partenaires algériens.
« L’usine d’assemblage des camions Scania va être transférée dans la wilaya d’Oran sur le même emplacement géographique que le projet Sealynx, en partenariat avec les entreprises algériennes PalpaPro et la famille Taleb», a indiqué, mardi soir à Alger, le directeur général de Saida Algérie, Patrick Coutellier, lors d’une conférence de presse. La filiale du groupe GPH, Saida Algérie, s’investit à 49% dans ce projet alors que les deux autres entreprises locales se partagent les 51% restants.

C’est la première fois que le groupe GPH se lance dans un projet industriel dans le secteur automobile en Algérie. Un projet pour lequel la commission d’évaluation technique du ministère de l’Industrie a déjà donné, en novembre 2016, son accord. « Le projet a été validé par le ministère de l’Industrie, nous sommes en phase d’aménagement de notre structure qui sera localisée à Oued Tlelat à Oran sur une superficie de 12 000 m2.»

Le démarrage de la production dans cette usine d’assemblage des modèles Scania est prévu avant la fin de l’année. « La priorité est de produire les premières unités pour homologation au sein de l’usine avant la fin de cette année 2017, entre les prototypes et les premiers camions destinés à la vente», précise le conférencier. L’usine assemblera, dès 2018, au format SKD quelque 300 unités entre tracteurs et porteurs avec un taux d’intégration de 15%.

Ces camions feront partie de la nouvelle gamme Scania qui sera produite en parallèle en Europe. En seconde phase, à partir de 2019, les propriétaires du projet entameront la production en CKD pour atteindre un objectif de 500 à 700 unités/an. Le directeur général de Saida Algérie a précisé, lors de la présentation de ce projet, que l’ensemble du personnel de l’usine Scania sera formé au CFP Scania, qui a été homologué à la fois par le ministère de la Formation professionnelle et le constructeur Scania.

Le démarrage de l’usine se fera avec une cinquantaine d’emplois directs avant d’atteindre 250 salariés dans sa seconde phase. Quant aux emplois indirects, « tout dépendra de la diversité des partenaires», selon Patrick Coutellier, qui a également fait savoir qu’une sélection de carrossiers locaux et internationaux est en cours de finalisation. Lire la suite

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Hommage à Sadok Stiti : Un pionnier de l’industrie des matériaux de construction nous quitte

Publié le 27/04/2017, par dans Non classé.

Sadok Stiti a tiré sa révérence hier après-midi, suite à une lourde maladie contre laquelle il avait lutté courageusement durant plusieurs années. Il n’avait que 72 ans.
Il avait consacré toute sa carrière à l’industrie des matériaux de construction, à la promotion de laquelle il avait beaucoup contribué, au point d’être considéré par les professionnels du secteur comme un de ses principaux piliers.

En tant que cadre supérieur de l’ex-Société nationale des matériaux de construction (SNMC), il était en effet partie prenante dans la plupart des grandes initiatives industrielles de l’Algérie indépendante, qui se soldèrent par la réalisation, dans les années 70 et 80, de nombreuses cimenteries, briqueteries et usines de faïence, qui continuent aujourd’hui encore à fournir l’essentiel des matériaux aux chantiers du bâtiment.

A la faveur des réformes économiques, cet ingénieur de formation dirigera d’abord l’Entreprise des produits rouges du centre (EPRC) qu’il contribua à redresser et à promouvoir en modernisant, notamment, de nombreuses briqueteries, avant d’être désigné à la tête de l’Entreprise de ciment et dérivés du centre (ERCC) dont il parvint, non seulement à assainir les comptes, mais aussi à consolider les performances productives.

Toujours dans le souci de promouvoir l’industrie des matériaux de construction, et, plus largement encore, celle du bâtiment et travaux publics, il fonda, en collaboration avec quelques amis et acteurs économiques, le Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics dont il dirigera, jusqu’à son tout récent départ à la retraite, la société Batimatec expo, qui propulsera cette importante manifestation économique aux tout premiers rangs des Salons professionnels africains.

Bouleversés par sa subite disparition, sa famille, ses amis, ainsi que tous ceux qui l’ont connu et estimé, s’inclinent devant la mémoire de ce grand homme, tout en priant Dieu de l’accueillir dans Son Vaste Paradis. Lire la suite

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Fermeture inexpliquée des cantines scolaires

Publié le 27/04/2017, par dans Non classé.

Le ministère de l’Education nationale continuera à fournir les 30 DA par élève et par repas dans les régions du nord du pays et 40 DA pour celles du Sud.
L’Association nationale des parents d’élèves dénonce la fermeture des cantines scolaires dans le primaire au niveau de plusieurs wilayas. Leur fermeture a commencé à être signalée au début du troisième trimestre. Zoubir Zerrouk, membre du bureau national de cette association, a dénoncé une mauvaise gestion par les APC du dossier des cantines scolaires ayant engendré la fermeture de ces structures au niveau de plusieurs wilayas, telles que Oran, Saïda, Alger… « Ces APC ont tout simplement sacrifié les repas de milliers d’enfants», déplore le représentant des parents d’élèves.

Cette mesure qui pénalise les élèves de plusieurs communes a été appliquée suite aux dispositions d’un décret stipulant le transfert de la gestion des cantines de la tutelle du ministère de l’Education nationale à celle des Assemblées populaires communales. « Nous sommes outrés par cette mesure d’austérité qui trahit le peu de considération accordée à la fourniture des bonnes conditions de scolarité des enfants», souligne M. Zerrouk, non sans signaler que pour plusieurs familles, le repas offert par l’école est le seul repas consistant que prennent les enfants.

La même association s’interroge sur les raisons ayant poussé les contrôleurs financiers des communes concernées à refuser de payer leurs dûs aux fournisseurs des cantines. « si ce n’est la réduction des budgets alloués à la restauration». « Si les cantines bénéficiaient auparavant de 1,8 million de dinars par an de subvention du ministère, ce budget n’est que 0,5 million de dinars pour cette année», révèle notre interlocuteur qui estime qu' »il y a un décalage entre le discours rassurant du ministère de l’Education et les pratiques sur le terrain».

Car, malgré les assurances du ministère quant à la poursuite du fonctionnement habituel de la gestion des cantines en attendant l’application du nouveau mode de gestion, les dysfonctionnements bloquant leur fonctionnement n’ont pas tardé à surgir. Si le décret promulgué au début de l’année 2017 fixe les responsabilités des APC et du ministère de l’Education dans la gestion et le fonctionnement des cantines, les textes d’application tardent à voir le jour. « En attendant ces textes d’application, aucun changement n’est opéré», explique-t-on au niveau du ministère de l’Education.

Inégalités

Ces propos sont démentis par plusieurs présidents d’APC, assurant que la gestion des cantines est transmise aux APC depuis le 1er janvier, indique Lyès Gamgami, président de l’APC de Dar El Beïda. Concrètement, explique-t-il, les directions de l’éducation sont déchargées de tout ce qui est lié au lancement du marché d’approvisionnement des cantines, à la procédure administrative et commerciale et autres aspects relevant de la gestion, et ne prend en charge que l’organisation des cantines au niveau des établissements.

Autrement dit, ce sont les APC qui lancent les avis d’appel d’offres, veillent au paiement des fournisseurs et du personnel. Des représentants des directions de l’éducation sont membres du conseil d’administration des cantines scolaires, présidée par le président de l’APC, souligne le maire. Mais concernant le financement de ces structures, « aucun changement n’a été prévu par le décret».

Le ministère continuera donc a fournir les 30 Da/élève et par repas dans les régions du nord du pays et 40 DA pour celles du Sud, qui s’ajoutent à une contribution de la wilaya atteignant parfois 40 DA, comme c’est le cas pour la wilaya d’Alger. Khaled Ahmed, président de l’Association nationale des parents d’élèves, déplore les inégalités dans les budgets destinés aux cantines. Selon lui, uniquement 7 wilayas attribuent des enveloppes pour ce volet, alors que dans les autres wilayas, le ratio quotidien ne dépasse pas la subvention du ministère.

L’Association des parents d’élèves indique que le bocage de plusieurs APC depuis les dernières élections locales explique également les dysfonctionnements dans quelques communes, comme c’est le cas dans celles de Bab El Oued et Hussein Dey à Alger. « Nous avons été rassurés quant à la possibilité de confier les prérogatives aux secrétaires généraux des assemblées pour pouvoir faire fonctionner le dispositif», souligne Khaled Ahmed qui plaide pour la hausse du ratio quotidien par élève à 100 DA.

Mammar Beait, conseiller à la nutrition au niveau de la wilaya de Laghouat, redoute des conséquences néfastes sur la gestion des APC au niveau des « communes pauvres». Une perturbation dans l’approvisionnement des cantines dans certaines communes a été constatée dès l’annonce de la mise en œuvre du décret. « Nos craintes sont motivées par le fait que cela risque de durer pendant les années à venir.»

Les mêmes craintes sont exprimées par Mohamed Kitouni, président de l’APC de Bouzaréah à Alger, qui estime que « la gestion des cantines par les communes est une charge à laquelle ces dernières ne sont pas toutes prêtes». A souligner que le pays compte un peu plus de 14 000 cantines au niveau du primaire. Dans les paliers du moyen et du secondaire, les cantines sont financées et gérées entièrement par le ministère de l’Education nationale.
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Béjaïa : Ouyahia égratigne les autonomistes

Publié le 27/04/2017, par dans Non classé.

Le débat sur l’autonomie de la Kabylie s’impose dans le discours égratignant de campagne électorale d’Ahmed Ouyahia.
Le secrétaire général du RND était hier à Béjaïa pour clamer : « Nous n’avons pas d’ennemi à sortir» du pays, allusion à ce que le MAK désigne sous le vocable « l’Etat colonial». Accompagné d’un convoi presque officiel, le patron du RND a animé un meeting à la Maison de la culture du chef-lieu de wilaya en présence d’un public trié sur le volet.

Pour accéder à la grande salle des spectacles, il faut montrer patte blanche. « Vous avez une invitation ?» nous demande un policier. Il faut alors décliner son identité, une deuxième fois, devant un autre préposé à « l’accueil». Pas d’affichage public ni d’invitation pour la presse, le meeting ne traduisait pas le souci de convaincre un maximum de gens, mais se devait de galvaniser un public déjà acquis.

« On parle d’indépendance, d’autonomie. L’Algérie est une et indivisible», a lancé Ahmed Ouyahia. Dans une intervention exclusivement en kabyle, il s’est employé à alerter sur les périls de la division du territoire national. Ouyahia ne nomme pas les autonomistes, mais l’avancée de leur action militante ne le laisse pas indifférent, tout comme le sont devenus plusieurs leaders politiques.

C’est là le principal axe du discours électoral que réserve le RND pour la Kabylie, un axe qui pivote autour du volet de la stabilité du pays qui fait dire au chef de cabinet de Bouteflika : « Nous travaillerons pour la paix et l’unité du pays.» Aux électeurs se pose une seule alternative, selon Ouyahia : risquer de renouer avec les affres de l’insécurité ou préserver les « acquis» de la situation actuelle.

En un mot, Ahmed Ouyahia invite à voter pour le changement dans la continuité, même s’il considère que l’austérité doit s’appliquer en économisant dans le luxe de l’Etat. En plaidant pour une « décentralisation effective» des services de l’Etat, il prend la défense du groupe Cevital, qu’il cite nommément, et dont il trouve anormal qu’une livraison de matériel soit bloquée au port de Béjaïa. Lire la suite

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