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Constantine: Grande affluence du public aux expositions dédiées au patrimoine amazigh

Publié le 12/01/2020, par dans Non classé.

CONSTANTINE – Les festivités célébrant le nouvel an amazigh, abritées durant quatre jours, par la maison de jeunes Azzedine Medjoubi de la circonscription administrative de Ali Mendjeli, avec la participation de 20 exposants de différentes associations culturelles amazighes, connaissent une grande affluence de citoyens.

Diverses expositions incarnant le riche patrimoine ancestral et historique reflétant les coutumes et les traditions de la Kabylie à travers une authentique mosaïque culturelle, ont suscité l’admiration du public qui a afflué en nombre pour découvrir les divers plats traditionnels et les chants populaires au menu de ces journées.

Cette manifestation est également caractérisée par d’autres activités en relation avec le patrimoine culturel amazigh, telles que les danses populaires au son d’instruments de musique traditionnels, et des chants interprétés par les membres d’associations activant dans le domaine, en plus des expositions de produits en poterie et en bois, et des tenues traditionnels, sur fond de décor traditionnel authentique composé de plusieurs ‘’kheimas » aux couleurs vives.

Les visiteurs ont pu découvrir, à cet effet, différentes coutumes transmises par les ainés aux nouvelles générations, comme la préparation de plats traditionnels comme le ‘’berkoukes », ‘’trida » ‘’Z’rir » et ‘’Tamina ». Certains d’artisans participant à l’exposition ont montré, par ailleurs, leur maîtrise en matière de confection d’habits traditionnels féminins et masculins, en particulier la gandoura kabyle, authentique ou moderne, et différents sortes de ‘’Kachabia » et ‘’Bernous » qui font la renommée de la région, avec des touches artistiques de toute beauté.

De son côté, le chef du service des programmes culturels de la direction locale de la jeunesse et des sports, Boudjemaâ Bezaz, a affirmé que cette manifestation, organisée en coordination avec l’office des établissements de jeunes (ODEJ), comporte en outre de nombreuses activités notamment un défilé de mode, des danses folkloriques et des ateliers consacrés au patrimoine amazigh, et qui seront couronnées par des récompenses honorifiques.

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La troupe « Ithissen » de Batna, lauréate du Festival national de la musique moderne d’Oran

Publié le 11/01/2020, par dans Non classé.

ORAN- La troupe « Ithissen » de Batna a remporté le premier prix de la 18e édition du Festival national de la musique moderne d’Oran, clôturé samedi soir à la salle « El Maghreb », en présence d’un public majoritairement jeune.

La troupe musicale « Ithissen, une formation créée il y a 6 ans comprenant cinq éléments en herbe, dont deux guitaristes, un bassiste et le chanteur, Zaki Assad, a séduit le public avec le genre Chaoui melé au style Rock.

Le deuxième prix est revenu à la troupe musicale « Angham El Fouara » de Sétif, une formation ayant 5 ans d’âge, qui a fait également sensation lors de son passage en présentant une variété de chansons, dont « Magouani Wahran Magwani » qui a conquis le public.

Le troisième prix a été décerné à la troupe musicale « Ahbab El Fen El Açil » de Bordj Bou Arreridj, qui a interprété des chansons Chaabi moderne, folklore Naïli, Acimi et autres.

Le prix du Jury est revenu à la troupe musicale de Tizi Ouzou, qui s’est distinguée lors de l’ouverture de cette édition par une belle prestation musicale, une harmonie du groupe et surtout une maîtrise des instruments, selon des professionnels.

Treize formations de 13 wilayas ont pris par à ce Festival national de la musique moderne, organisé par la direction de la Jeunesse et des Sports sous le patronage du ministère de tutelle.

La cérémonie de clôture, rehaussée par la présence du chef de bureau développement des festivals au ministère de la Jeunesse et de Sports, Touil Meraouane, du directeur de la Culture de la wilaya d’Oran, Kouider Bouziane et de nombreux cadres de la société civile, a été marquée par un plateau artistique riche en chansons et rires, animé notamment par l’humoriste oranais « Touha ».

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Khenchela : l’écrivain Mohamed Salah Ounissi, 30 ans au service de la promotion de la culture amazighe chaouie

Publié le 11/01/2020, par dans Non classé.
Khenchela : l'écrivain Mohamed Salah Ounissi, 30 ans au service de la promotion de la culture amazighe chaouie

KHENCHELA – Mohamed Salah Ounissi, écrivain célèbre originaire de la wilaya de Khenchela, a consacré 30 ans de sa vie à enrichir la bibliothèque nationale par de multiples ouvrages de transcription du patrimoine amazigh oral dans une démarche de préservation et promotion de cette culture plusieurs fois millénaire.

Approché par l’APS à l’occasion de la célébration du nouvel an 2970 du calendrier berbère, cet écrivain, chaleureux et humble, né en 1949 dans une petite localité des montagnes Ali-nass au Sud de la wilaya de Khenchela, souligne l’impact de sa région dans son attachement à la culture et l’identité chaouies.

Il dit avoir grandi au sein d’une famille conservatrice, fière de ses racines amazighes où le premier enseignement est la récitation du saint Coran, un milieu qui a eu « un effet majeur » sur son parcours littéraire d’historisation de la culture amazighe et l’importance de la transmettre aux générations futures, selon ses propos.

Ounissi a publié 11 ouvrages en langues amazighe, arabe et française durant les 20 dernières années outre l’animation de milliers d’émission radiophonique d’initiation à la langue amazighe chaouie et à sa grammaire.

Il a publié en 2000 son premier ouvrage consacré à la vie du défunt artiste et grand chanteur chaoui, Aïssa Djermouni (1886/1946) et y incluant plusieurs dizaines de poèmes chantés par ce ténor natif de la wilaya d’Oum El Bouaghi.


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En 2003, Ounissi a publié un dictionnaire trilingue chaouie/arabe/français de plus de 4.000 mots. La même année, l’auteur a sorti un recueil du conte populaire amazigh « Amoudh netfousset an ouakdhoudh » suivi d’un ouvrage sur le lexique et grammaire chaouis.

En 2004, il a publié « Les racines de la musique auréssienne » et un recueil sur les maximes, proverbes et devinettes amazighs avec sa traduction en arabe.

Ses ouvrages « Les Aurès, histoire et culture » et le recueil poétique « Thamenthna noumenzou » (Pluie d’automne) sont sortis respectivement en 2007 et 2008 et ont été suivis de plusieurs autres publications dont « Proverbes et maximes populaires d’Aurès » paru en 2015 dans le cadre de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe ».

En 2018, l’écrivain a été honoré par le Haut-commissariat à l’Amazighité (HCA) pour ses efforts de valorisation du patrimoine chaoui et a publié, la même année, ce qu’il considère comme « le premier roman d’histoire en langue amazighe » intitulé « Axel edh dihia » (Koceila et la Kahina Dehia) dans lequel il affirme « avoir corrigé nombre de concepts historiques et révélé des vérités jusque-là tues ».

Ounissi prévoit d’éditer prochainement « Rawaï el-adab el-aourassi » (les sublimes œuvres de la littérature auréssienne) parallèlement à la préparation d’une nouvelle édition corrigée de son dictionnaire trilingue chaouie/arabe/français qui contiendra plus de 7.000 mots.

Un parcours radiophonique intense au service de la langue et culture amazighes

Outre ces nombreuses publications, Mohamed-Salah Ounissi anime depuis plus de 11 ans des émissions radiophoniques à la radio locale de Khenchela dont « Outhley tamazight » (Parle amazigh) consacrée à la grammaire amazighe et la sémantique de ses mots en plus d’émissions à vocation littéraire dont « Thathlit an ouenzar » (Arc en ciel) et « Lehoua en ouedhrer » (Mélodie de montagne).

Cette dernière est consacrée, explique-t-il, aux plus vieilles chansons de la région des Aurès.

Pour son compagnon et ami Boubakr Kadri, lui-même chercheur en patrimoine amazigh, « Ounissi a contribué largement à la diffusion de la culture amazighe par ses ouvrages et ses émissions radio ».

« Ounissi est un pionnier de l’historisation du patrimoine musicale chaouï et a réalisé un travail de fourmi en recueillant les poèmes et littérature orale chaouie dont la vérification de l’authenticité lui avait valu de multiples périples à travers les campagnes et hameaux reculées des Aurès à la rencontre des personnes les plus âgées », a estimé Kadri.

Nadhir Boulethrid, directeur de la bibliothèque principale de lecture publique, pense de son côté que Mohamed-Salah Ounissi peut être considéré comme « le père spirituel de la culture amazighe dans la région et un symbole de la défense de l’identité amazighe par son œuvre qui constituera un référent pour les générations futures ».

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Célébration de Yennayer: renforcement des constantes nationales et soutien à l’unité

Publié le 11/01/2020, par dans Non classé.
Célébration de Yennayer: renforcement des constantes nationales et soutien à l'unité

TIPASA – La ministre de la Culture Malika Bendouda a affirmé vendredi à Tipasa, que la célébration officielle du Nouvel an amazigh Yennayer vient consolider les constantes de l’identité nationale dans ses trois composantes l’Islam, l’arabité et l’amazighité.

La ministre qui supervisait à Tipasa en compagnie du Secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad et du wali de Tipasa, Mohamed Bouchama, le coup d’envoi des festivités nationales du Nouvel an amazigh 2970 « Yennayer », a indiqué que cette manifestation consolidait les constantes de l’identité nationale dans ses trois composantes « l’Islam, l’Arabité et l’Amazighité » et soutenait l’unité nationale.

Elle a annoncé la décision de « relancer » l’accord de partenariat et de coopération avec le HCA en vue de promouvoir » l’utilisation de Tamazight dans « le domaine culturel » et « le patrimoine historique » et de « consolider l’identité culturelle nationale ».

Cette décision vise également à « ancrer tamazight à travers l’introduction de la dimension culturelle amazighe dans le programme de l’action du ministère », a-t-elle souligné, mettant en avant que la célébration du nouvel an amazigh revêtait « une importance primordiale ».

La société a l’habitude de célébrer Yennayer parallèlement avec la saison de labour-semaille dans un climat familial pour exercer ses rites à travers le pays.

Evoquant l’histoire de la célébration traditionnelle et authentique de Yennayer en dépit de la différence de sa célébration d’une région à l’autre, la ministre a indiqué que Yennayer a un facteur commun qui consiste en un rendez-vous socio-culturel et de solidarité visant à cultiver, aimer et préserver la terre et à accueillir une nouvelle année avec passion et optimisme pour un avenir meilleur.


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La ministre a ajouté que l’Algérie « vit une période de renouveau à tous les niveaux, grâce à une échéance électorale menée judicieusement, et à la volonté d’aller vers une nouvelle République construite sur des bases solides ».

« Les prémices des nouveaux fondements sont apparues avec la création d’un comité d’experts chargé de la révision de la Constitution, le boycott des anciennes politiques et l’adoption de nouvelles pensées et perspectives à même d’unir les Algériens qu’ils parlent Tamazight ou arabe pour aller de l’avant côte à côte vers un même objectif, celui du développement, de la liberté et de la réussite », a-t-elle soutenu.

Yennayer est l’occasion de rendre hommage à nos aïeux, de rappeler leurs gloires dans la lutte pour « le recouvrement de la liberté et la dignité », et de réaffirmer notre ferme attachement à la civilisation et à l’histoire depuis plus de 3000 ans », a souligné Mme Bendouda.

Les enfants libres de l’Algérie ont prouvé, au fil des temps et des époques, leur attachement à leur identité, leur culture et leur résistance farouche à toute personne animé de velléités de les dominer et de porter atteinte à leur personnalité ou à leur identité, a-t-elle dit.

A ce propos, la ministre a tenu à rappeler l’époque du colonialisme français qui portait un plan  » de destruction, ayant combattu la mémoire avant l’Homme », soulignant que la politique du colonisateur français consistait essentiellement à « semer la division au sein de la population et fomenter tout ce qui était susceptible de créer des disparités entre Algériens, à partir de la race voire même de dialectes locaux, juste pour parvenir à l’objectifs suprême, à savoir diviser pour régner ».


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Avec de grands sacrifices, poursuit la ministre, l’Etat algérien s’est attelé, à l’indépendance, à la réappropriation de son identité en œuvrant à la promotion des fondements et constantes de la Nation, convaincu que la force de toute langue et sa promotion est puisée de la force de sa Nation et de son travail constant.

Le choix du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) s’est porté, cette année, sur la wilaya de Tipasa, pour l’organisation de festivités officielles et nationale pour la célébration du nouvel an Amazigh « Yennayer 2970 », à travers l’animation d’un programme « riche » et « instructif », alliant les aspects socio-éducatifs et l’aspect académique, tout au long de 4 jours, avec essentiellement l’organisation d’un colloque scientifique académique « Yennayer, symbole d’une identité retrouvée et monument historique à valoriser », comme annoncée par dans une brève allocution, par M. Si El Hachemi Assad.

En marge de ce colloque, il sera procédé à l’installation, pour la première fois, d’une commission de wilaya du patrimoine immatériel.

Le HCA avait estimé auparavant dans un communiqué,que Yennayer « est un solide ferment dans la symbiose populaire et un ciment inaltérable pour la cohésion sociale et l’unité du peuple algérien ».

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Tizi-Ouzou: ouverture du festival de cinéma et théatre dédié à Cherif Aggoune

Publié le 10/01/2020, par dans Non classé.
Tizi-Ouzou: ouverture du festival de cinéma et théatre dédié à Cherif  Aggoune

TIZI-OUZOU – La première édition du Festival du théâtre et du cinéma « Yennayer’arts », dédiée au cinéaste et réalisateur Chérif Aggoune, décédé récemment, s’est ouverte vendredi à Yakouren, à l’Est de Tizi-Ouzou, en présence de nombreuses personnalités du monde du cinéma amazigh.

Lors de la cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée au centre culturel de la ville où se dérouleront l’ensemble des activités prévues durant cette manifestation qui s’étalera sur 03 jours, un vibrant hommage a été rendu à Aggoune « l’un des piliers du cinéma amazigh ».

Son frère, Abdellah, également scénariste, a rappelé, ému, ses débuts dans le cinéma a ses côtés en assurant que c’est grâce à lui qu’il a « pu intégrer et se maintenir » dans ce domaine.


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Initialement prévue durant la semaine écoulée, la manifestation a été reportée à aujourd’hui, vendredi, date de naissance du cinéaste, le 10 janvier 1948, décédé à Paris le mois dernier, ont indiqué les organisateurs.Pour cette première journée, le public aura rendez-vous, à partir de 17h avec la pièce théâtrale « Ana wis seba » (Le 7ème étage) du théâtre régional Kateb Yacine Tizi-Ouzou suivie d’une conférence sur « la caractérisation des personnages chez Mohia » présentée par l’animateur de radio, Nouredine Ait Slimane.

Le public cinéphile (re)découvrira à l’occasion de ce festival plusieurs oeuvres cinématographiques amazigh, à l’instar de  » La fin des djinns » du cinéaste disparu, du documentaire « A petit pas, le cinéma amazigh » de Youcef Amrane ou encore « Les ramiers blancs » du réalisateur Ali Mouzaoui.


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Deux tables rondes dont l’une sur le parcours passionné de Chérif Aggoune animée, notamment par Ali Mouzaoui, Abdelkrim Tazaroute et son frère Abdellah Aggoune et une autre sur « les conditions de tournage des premiers films cinéma kabyle», sont, également, au programme de cette manifestation.

Cette rencontre se veut, également,  » un espace de formation et d’initiation aux techniques cinématographiques et théâtrales » a indiqué Kedri Souad, présidente de ce festival lors de son allocution d’ouverture.

A cet effet, différents ateliers de formation sur, notamment, l’écriture scénariste et dramatique, seront organisés et seront animées par des artistes professionnels.

La clôture de cette manifestation prévue le jour de Yennayer sera, en outre, marquée par la remises d’attestations aux différents participant et un spectacle pour enfants, ont indiqué les organisateurs.

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Yennayer 2970: lancement à Tipasa des festivités officielles et nationales

Publié le 10/01/2020, par dans Non classé.
Yennayer 2970: lancement à Tipasa des festivités officielles et nationales

TIPASA- Le coup d’envoi des festivités officielles et nationales Yennayer pour la célébration du nouvel an Amazigh « Yennayer 2970 » a été donné, vendredi à Tipasa, avec un programme culturel, social et académique riche et varié.

Cette manifestation qui s’étalera jusqu’au 14 janvier prochain a été lancée à partir du Mausolée royal de Maurétanie, surnommé Tombeau de la chrétienne, en présence de la ministre de la Culture, Malika Bendouda, du Secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, du wali de Tipasa,Mohamed Bouchama ainsi que des artistes et des académiciens.

Dans le cadre de ces festivités et à titre symbolique, mille (1.000) arbres ont été plantés autour du Mausolée royal de Maurétanie.Par la suite, la ministre de la Culture et le SG du HCA ont donné le coup d’envoi officiel des festivités pour la célébration du nouvel an amazigh à la Maison de la culture du centre ville de Tipasa.

Ces festivités prévoient une exposition de tissage, de broderie traditionnelle, de vannerie, de céramique, de poterie, de dinanderie et de tapisserie, un concours national culinaire et de couture outre une présentation de la troupe Ahl Ellil, invitée d’honneur de cette édition, qui interprétera des passages musicaux.

Au programme de la première journée de cette manifestation, une soirée qui sera marquée par des représentations artistiques et culturelles de troupes locales et nationales de danse ainsi que des représentations théâtrales qui reflètent les traditions de la vie quotidienne de la famille amazighe.


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La deuxième journée des festivités verra l’organisation d’un colloque scientifique académique « Yennayer, symbole d’une identité retrouvée et monument historique à valoriser » qui sera animé par des académiciens, à l’instar du Professeur Mohamed El Hadi Harech, Chams Eddine Chitour, la chercheuse Louisa Galiz, Dr Mahfoud Ferroukhi, Dr Boudjemaa Haichour ainsi que les professeurs universitaires Abdennaceur Kadjiba, Youcef Necib, Toufik Aouni, Mohamed Serridj et Salem Ben Zayed.

Le colloque comprendra trois assises suivies de débats abordant des thèmes ayant trait à l’Histoire, aux calendriers des anciens peuples et amazigh, au patrimoines matériel et immatériel, à la cohabitation, à l’identité, aux manuscrits, aux traditions et coutumes, à l’histoire des Amazighs de la région de Tipasa et à d’autres thèmes.

En marge de ce colloque, il sera procédé à l’installation d’une commission de wilaya du patrimoine immatériel, à la conclusion de conventions de coopération entre l’entreprise publique de Télévision (EPTV) et le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) et à l’installation de la 1ère promotion de journalistes et correspondants activant en Tamazight, outre d’autres activités culturelles et artistiques.

Les festivités devront se poursuivre du dimanche au mardi à travers la wilaya de Tipasa. La maison de la Culture « Ahmed Aroua » (Koléa) abritera plusieurs activités artistiques et expositions, notamment l’organisation d’un défilé de tenues traditionnelles amazigh représentant les différentes régions du pays et d’un concert artistique animé par un groupe chinois dans le cadre des échanges culturels entre les deux pays.

Yennayer, un ferment de la cohésion et de l’unité du peuple algérien

Le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad avait déclaré, la semaine dernière, que le nouvel an amazigh Yennayer 2970 sera célébré cette année « avec un programme riche, instructif, alliant les aspects socio-éducatifs et l’aspect académique, à travers un colloque qui réunit des historiens, des archéologues, et des anthropologues et autres universitaires, estimant que Yennayer « est un solide ferment dans la symbiose populaire et un ciment inaltérable pour la cohésion sociale et l’unité du peuple algérien ».

La célébration du nouvel an amazigh se distingue, cette année, par « publication, en une seule édition, de cinq titres traitant de Yennayer en tant que sujet d’étude et axe de réflexion menés par des universitaires aguerris », a-t-il soutenu, ajoutant que l’objectif visé est de « mettre en exergue la portée philosophique, historique, socio-culturelle et symbolique de cette fête ancestrale ».

Le HCA rappelle, à ce titre, que cette fête est « célébrée avec faste dans les foyers des différentes régions du pays mais aussi sur les places publiques par les associations et les institutions de l’Etat, notamment depuis la consécration du premier jour de l’an amazigh, correspondant au 12 janvier de chaque année, comme une journée chômée et payée, en vertu de la modification en 2018 de la loi n 63-278 du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales en Algérie ».


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« Autant Yennayer est une fête traditionnelle, marquant le début de l’année agraire, autant c’est une tradition millénaire de notre société », a-t-il fait remarquer,soulignant que cette fête « nous rappelle que la dimension amazighe, comme les autres composantes consacrées par la Constitution algérienne, édifie l’unité de la nation, sa pérennité et la cohésion sociale de notre pays ».

Pour le HCA, « cette fête constitue le socle commun des valeurs ancestrales de convivialité, de partage, de générosité, de solidarité et du vivre ensemble ».

« Yennayer doit être lié au sens véhiculé par la tradition, celui centré sur le respect de la terre et orienté vers la connaissance scientifique en rapport avec la dimension historique », a-t-il soutenu, considérant Yennayer comme « un repère à la fois spatial et temporel, qui marque la profondeur de notre histoire et de notre patrimoine culturel ».

Il a expliqué, à ce titre, que sur le plan patrimonial, cette fête célèbre la terre nourricière et le respect qui lui est dû en valorisant ce rapport « charnel » entre l’homme et la terre dans ses différents aspects « qui doivent être réinvestis dans des perspectives éducatives et de formation à travers l’école ».

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