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Le RCD détaille ses propositions

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Après l’économie, la presse, le parti de Mohcine Belabbas expose aussi ses propositions concernant la question des langues, et notamment tamazight.
« La langue amazighe doit être protégée contre toute tentative de minoration politique ou juridique. En plus d’être un vecteur de communication sociale, elle doit être désormais une langue dans laquelle s’expriment les pouvoirs publics en direction des ressortissants de l’Etat national», précise le parti dans un communiqué rendu public hier. Sur cette question, le RCD propose de promulguer une loi organique qui fixe la mise en œuvre du caractère officiel de tamazight et les modalités de son intégration dans l’enseignement, les médias, l’administration et les domaines prioritaires de la vie publique et institutionnelle en vue de lui permettre de remplir, à terme, sa fonction de langue officielle.

Outre la mobilisation des moyens humains et matériels pour faire figurer tamazight sur l’affichage public, les panneaux de signalisation routière et son utilisation dans la vie quotidienne du pays, ce parti évoque aussi la nécessité d’enseigner cette langue aux enfants des Algériens résidant à l’étranger. Ayant appelé, par le passé, à l’application de la régionalisation modulable comme une nouvelle forme d’organisation de l’Etat, le RCD détaille encore son projet dans ce sens.

A cet effet, il recommande de dissoudre les daïras, « inutilement budgétivores, en transférant leur personnel et les budgets correspondants, au profit des communes qui sont dépourvues d’employés qualifiés». « Tous les élus locaux savent que ces entités, au nombre de 548, sont le palier par excellence qui empêche toute intercommunalité au profit d’un contrôle policier de l’action des élus», lit-on dans ce programme. La commune, ajoute-t-on, doit reprendre toutes ses prérogatives, dont le contrôle de la conception et de la réalisation de tous les projets à caractère local, quel que soit leur montant.

« Il faut aussi concevoir des entités territoriales homogènes regroupant un certain nombre de wilayas pour définir des espaces de programmation viables. Ensuite, il faut redonner un pouvoir fiscal réel aux entités régionales et mettre en place un mécanisme transparent de redistribution des rentrées fiscales entre les divers échelons des collectivités», explique-t-on.

Le RCD fait aussi des propositions pour la réforme de la justice, en demandant la mise en place d’un conseil supérieur de la magistrature, dont les membres seront élus. S’agissant de la question des libertés d’association, le RCD suggère l’annulation de toutes les contraintes qui freinent la création d’ associations.
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Le CPA accompagne Sovac dans ses investissements

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Le Crédit populaire d’Algérie (CPA) s’est engagé à prendra en charge les besoins de financement d’investissement et d’exploitation du projet, initié par la Spa Sovac production, pour le montage et la fabrication de véhicules de tourisme.
Une convention de partenariat a été signée hier dans ce cadre entre le PDG du CPA, Omar Boudieb, et le directeur général du groupe Sovac Algérie, Mourad Oulmi. Ce partenariat vise l’accompagnement du projet à travers la mise à la disposition de concours d’exploitation devant permettre de soutenir le programme de production durant ses différentes phase. « Il s’agit d’un financement qui s’étalera sur plusieurs phases. Cette première phase de financement est destinée à la réalisation des infrastructures et l’acquisition des équipements», a déclaré M. Boudieb en marge de la cérémonie de signature de cette convention.

La première phase du projet est d’un coût financier de 6,5 milliards de dinars, dont 5 milliards de dinars seront assurés par le CPA et le reste sera couvert par les fonds propres de Sovac, précise le premier responsable du CPA. Pour le directeur général du groupe Sovac, le choix du CPA n’est pas un hasard. « C’est un choix stratégique en termes de financement, car CPA investit à long terme», dit-il, non sans omettre de vanter « la qualité du service» de cette banque.

« Ce projet est presque financé par le CPA, nous voulons honorer nos engagement moraux.» Le premier responsable de Sovac a insisté sur la relation entre une banque publique et un partenaire étranger qui est volkswagen, ce qui fait, selon lui, « la particularité de ce partenariat». Parlant de l’usine, qui sera réalisée à Relizane en partenariat avec le constructeur leader mondial de l’automobile, en l’occurrence le groupe Volkswagen, Mourad Oulmi a tenu à rassurer que « les travaux avancent très bien et on sera au rendez-vous, soit le mois de juin, pour la sortie de la première Golf 7». « Les travaux de réalisation se déroulent sous le contrôle des architectes envoyés par le groupe Volkswagen dans les différentes étapes liées à cet investissement», a-t-il indiqué.

Implantée dans la zone industrielle de Sidi Khettab dans la wilaya de Relizane sur une assiette de terrain de 150 hectares, Sovac production, qui sera réalisée pour un coût d’investissement de 170 millions d’euros, permettra dès son entrée en activité au mois de juin prochain la création de 1800 emplois directs et 3500 autres indirects. A l’issue de ce premier investissement, quatre modèles y seront assemblés : la Volkswagen Golf 7, le Caddy, la Seat Ibiza et la Skoda Octavia.

Dans une première étape, l’usine produira 12 000 unités en 2017 (toutes marque confondues) pour atteindre un volume de 100 000 unités en 2022. Les objectifs d’intégration du projet ont été arrêtés à 15% à la fin de la première phase (2019) pour atteindre 40% en 2022, avec en perspective la création d’un réseau de sous-traitance. Cela dit, une seconde convention a été également signée au cours de cette cérémonie et porte sur le financement bancaire accordé par le CPA à sa clientèle des ménages pour l’acquisition des futurs véhicules (Volkswagen, Skoda et Seat) qui seront montés par Sovac production.

Pour ce qui est des conditions d’accès au crédit, le client doit justifier d’un revenu stable en rapport avec le crédit sollicité et d’un apport personnel d’un minimum de 10% du prix du véhicule à acquérir. Le montant du crédit peut atteindre 90% du prix d’acquisition du véhicule dans la limite de 3 millions de dinars. La durée du remboursement du crédit peut varier entre 12 et 60 mois dans la limite d’âge de 70 ans et en rapport avec la capacité de remboursement de l’emprunteur.

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La difficile transition énergétique

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Si dans le discours, les choix sont en effet clairement entonnés en faveur du solaire notamment, la concrétisation du plan national dédié aux énergies renouvelables tarde à voir le jour de manière conséquente.
Quarante-six ans après la nationalisation des hydrocarbures, la transition énergétique tarde à se mettre en place, malgré l’option prise par le gouvernement pour les énergies renouvelables, déclarées solennellement « priorité nationale» par le président de la République en 2016.
L’appropriation de la richesse du pays, dans le sillage des nationalisations des hydrocarbures proclamées en 1971, a certes permis à l’Algérie de faire face, vaille que vaille, aux multiples crises économiques — imposées par la baisse cyclique des recettes d’exportations des hydrocarbures — mais le chemin vers l’émancipation vis-à-vis de la manne pétrolière n’est pas encore un pari gagné, en dépit de la volonté exprimée par les décideurs.

Si dans le discours, les choix sont en effet clairement entonnés en faveur du solaire notamment, la concrétisation du plan national dédié aux énergies renouvelables tarde à voir le jour de manière conséquente. Des essais et des expérimentations sont faits ça et là, sans que soient réellement mis sur les rails les projets d’envergure attendus, des chantiers qui nécessitent un socle industriel imposant et des investissements colossaux, via des partenariats locaux et étrangers en vue de rendre effectif un important plan national de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Un programme devant permettre, à l’horizon 2035-2040, la mise en service de près de 22 000 MW en énergie verte.

Selon le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, qui exposait, il y a quelques mois, aux investisseurs américains, les perspectives énergétiques nationales, « les retombées attendues du programme des énergies renouvelables sont importantes en termes de création d’emplois, d’industrialisation, de développement technologique et d’acquisition de savoir-faire, contribuant ainsi au développement socioéconomique du pays».

Pour y parvenir « le gouvernement s’active à mettre en place le cadre et les moyens adéquats pour attirer les investisseurs étrangers et promouvoir ainsi le transfert technologique à travers une association soit avec la société nationale Sonatrach, soit avec des entreprises publiques ou privées algériennes». Dans ce cadre, un appel à investisseurs national et international a été lancé en vue de la réalisation d’une capacité de 4000 MW, en énergie d’origine solaire de type photovoltaïque.

Un projet devant inclure une composante énergétique consistant à réaliser des centrales électriques et une composante industrielle dédiée à la fabrication locale des équipements et matériels destinés à ces centrales. En attendant la finalisation de ce projet ainsi que tous les pans du programme national dédié au renouvelable, et malgré une conjoncture économique difficile, les hydrocarbures fossiles restent encore le pilier de l’économie nationale et sont fêtés encore cette année pour insister sur la forte symbolique de la date anniversaire. La célébration rappelle, par ailleurs, l’importance que continue de revêtir le secteur énergétique pour le pays et la place stratégique qu’il occupe dans l’économie algérienne.

Un secteur qui « contribue actuellement à près de 30% du PIB, à plus de 50% des revenus du budget de l’Etat, mais surtout à plus de 90% des recettes d’exportation du pays», comme le signale le ministre de l’Energie qui insiste sur le rôle de son secteur dans la satisfaction des besoins domestiques et industriels, et le développement du pays de manière globale tout en relevant l’importance de l’exploration et le développement des gisements existants, le développement du raffinage et de la pétrochimie et, enfin, la réalisation d’un ambitieux programme en énergies renouvelables associant un nécessaire développement industriel. Lire la suite

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Des étudiants en pharmacie tabassés

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Des étudiants en pharmacie qui ont tenté de se rassembler hier devant le CHU Mustapha Bacha (Alger) ont été violemment tabassés par la police.
Des agents ont chargé les protestataires dans des bus stationnés devant l’entrée de l’hôpital. « Des étudiants ont été tabassés, insultés et traînés sur plusieurs mètres. Un camarade a même été giflé. Ces agents ont-ils reçu des instructions pour agir de la sorte ? Pourquoi le recours à cette violence gratuite ?» s’interroge un étudiant qui a réussi à se détacher de la foule de jeunes rassemblés sur la placette faisant face au commissariat de police.

Les autorités ont décidé de recourir à la manière forte pour dissuader les étudiants de se rassembler sur les places publiques. En grève depuis novembre dernier, les étudiants en pharmacie n’ont pas eu gain de cause malgré leur rencontre avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Dernière décision en date, le sous-directeur des enseignements au ministère de l’Enseignement supérieur a adressé, dimanche, le PV de la rencontre qui a réuni, jeudi 16 février, le président de la conférence des doyens, un conseiller du ministre et des représentants de la coordination nationale des étudiants.

« Le ministère a proposé de réguler le nombre de flux selon les capacités d’accueil de chaque établissement. Il a proposé d’augmenter le nombre de postes de résidents. Il a été aussi décidé de donner la priorité à la spécialité en biologie pour les étudiants en pharmacie et l’ouverture de stages pour les nouvelles spécialités», détaille un délégué des étudiants. Lire la suite

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Acquis et renoncements politiques

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Soixante et un ans après sa création en pleine Guerre de Libération nationale, le 24 Février 1956, l’UGTA peine à opérer les mutations qu’imposent les exigences du pluralisme démocratique et à être à l’écoute des aspirations des travailleurs. La nationalisation des hydrocarbures en 1971 est intervenue comme une mesure révolutionnaire achevant l’œuvre de recouvrement de la souveraineté nationale.
Mais 46 ans après, le pays reste dangereusement dépendant de ses ressources fossiles.
Soixante et un ans après sa création, et vingt sept ans après sa « libération» du parti unique, le FLN, l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta) se retrouve tantôt sévèrement critiquée pour ses positions proches du pouvoir, tantôt décriée avec virulence pour son silence face à des situations de violation des droits syndicaux, tantôt dénoncée pour son hégémonie sur la classe ouvrière.

Selon un de ses anciens dirigeants, Abdelmadjid Azzi, « il n’existe plus du moment où son secrétaire général a déclaré, publiquement, que l’organisation fait partie du gouvernement. Non seulement c’est scandaleux, mais c’est une violation des statuts de l’UGTA. Ces statuts sont clairs et n’ont pas été changés. Ceux-ci stipulent que l’UGTA est une organisation des travailleurs qui n’a de relation ni avec les partis politiques ni avec le gouvernement». L’avis peut ne pas être partagé. Cependant, beaucoup d’anciens cadres de la centrale syndicale n’en pensent pas moins.

L’Union est réduite au rôle de pompier, prête à étouffer dans l’œuf toute contestation sociale. Les plus téméraires de ses sections les plus sensibles, comme celles de la zone industrielle, de la poste ou encore du transport aérien, ou de l’industrie métallique, agissent souvent en électrons libres, faisant fi des directives de la centrale, plus prompte à réagir lorsqu’il s’agit de grève, que quand il faut mettre en conformité des unions de wilaya dont les mandats ont expiré depuis des lustres.

L’arrivée des syndicats autonomes sur le terrain de la contestation sociale a privé l’Union d’un bon nombre de ses cadres syndicaux et d’adhérents à la recherche d’une plus grande liberté d’action et de revendication, même si sur le terrain, le champ d’activité est limité pour devenir un contre-pouvoir ou une force sociale.

Le premier responsable de la centrale, Abdelmadjid Sidi Saïd, n’adhère pas à cet avis. Il préfère « être pragmatique» en exhibant un bilan chiffré de 171 pages de l’organisation qu’il dirige depuis février 1997 (après l’assassinat, le 28 janvier 1997, de son prédécesseur Abdelhak Benhamouda). Il ne veut pas répondre à ses « détracteurs» et se limite à mettre en avant « les acquis sociaux» que l’Ugta « a réussi à arracher depuis 1990».

En 171 pages, le document retrace par des chiffres et des graphes, « le parcours syndical et sociétal» de l’organisation jusqu’au mois de février en cours, d’abord, en termes d’adhésion à l’organisation « qui rassemble toutes les sensibilités politiques» et qui compte « actuellement 2 567 600 adhérents, dont 300 200 retraités et 257 261 travailleuses».

Malgré l’avancée des syndicats autonomes, l’effectif de l’Union a connu une progression « assez remarquable de 16% en passant de 2 156 219 adhérents en 2015 à 2 567 600 en 2016». L’Ugta compte, dans ses structures, quelque 900 448 élus et fait partie de plusieurs organisations et institutions internationales, arabes et régionales.

Entre 1990 et 1999, « elle a arraché de nombreux accords dans le secteur économique et privé ayant permis une augmentation salariale de 42% pour quelque 2 213 000 salariés». Mieux encore, ajoute le responsable, entre 2000 et 2016, les salaires des 3 212 088 travailleurs du secteur économique (privé et public) ont connu une hausse de 54% et ceux des 3 103 410 employés de la Fonction publique ont atteint une hausse de 66%.

Il rappelle les résultats de la tripartite de 2006, qui a consolidé la création du Fonds national des réserves de la retraite (Fnrr) alimenté par 2% de la fiscalité pétrolière, revue à 3% en 2012, mais aussi les augmentations obtenues par les retraités, qui ont atteint 48% entre 2000 et 2016, après avoir connu une revalorisation de 20% durant les années 1984 et 1999.

Il en est de même pour le Salaire national minimum garanti (Snmg), qui a connu une hausse de 300% entre 2000 et 2014, en passant de 6000 DA à 18 000 DA, alors que dans le domaine de la Fonction publique, les bipartites (UGTA-gouvernement) ont permis la réforme du statut de la Fonction publique qui a suscité la promulgation de 60 statuts particuliers et 60 régimes indemnitaires en faveur des fonctionnaires.

Toutes ces réalisations, précise le patron de l’Ugta, « mettent l’organisation en situation de partenaire social incontournable. Elle a acquis une prééminence que justifient à la fois sa réelle représentativité dans le monde du travail et le caractère réaliste et constructif de ses propositions. Tout au long de ces dernières années, elle a réussi à préserver les droits des travailleurs dans les domaines des salaires, de la garantie des emplois au sein des entreprises grâce à des négociations bipartites ou tripartites au niveau national, sectoriel ou des entreprises». Il rejette catégoriquement « toute idée d’exclusion» des syndicats autonomes.

Pour lui, la place de l’Ugta est consacrée par l’article 36 de la loi 90-14, qui stipule « sont considérées représentatives à l’échelle communale, intercommunale, wilayale, inter-wilayale ou nationale, les unions, fédérations ou confédérations de travailleurs salariés regroupant au moins 20% des organisations syndicales représentatives couvertes par les statuts desdites unions, fédérations ou confédérations dans la circonscription territoriale concernée». Le ratio de représentativité de l’Ugta est de 40%, soit le double de ce qu’exige la loi.

Ce qui n’est pas le cas pour les autres syndicats qui sont plus sectoriels. « Cela ne nous a pas empêché d’être à l’origine du dialogue social avec les syndicats autonomes au début de cette année», dit-il. Ce dialogue avait permis, faut-il le rappeler, la tenue d’une réunion qualifiée d' »historique» entre le secrétaire général de l’Ugta, le ministre du Travail et des représentants d’une vingtaine de syndicats autonomes autour d’un débat consacré au « dialogue social dans le monde du travail».

Entre un bilan « positif en actions concrètes» et les critiques dirigées contre la gestion de la centrale syndicale, il y a un fait que même les Lire la suite

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Nabil Arezki : »Le marché Algérien de l’huile d’olive est dominé par l’informel »

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Le 4ème Salon International de l’olive, huile d’olive et dérivés de l’olivier a commencé hier mercredi à Alger .
Nous avons rencontré lors de ce salon, Nabil Arezki, directeur commercial au sein de la filiale oléicole du groupe IFRI, une filiale dont les produits sont sur le marché depuis quelques années.

Occasion pour notre interlocuteur de répondre à quelqus questions d’El Watan.com. Il revient notamment sur l’informel qui domine le marché de l’huile d’olive, une huile de production artisanale dont la qualité est souvent douteuse car au final elle s’est éloignée des normes anciennes de production…

« Le salon n’est pas à la hauteur de nos attentes » par elwatanvideo Lire la suite

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