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Kaouane annule l’arrêté d’octroi d’autorisation

Publié le 16/11/2017, par dans Non classé.

Le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, vient d’annuler l’arrêté signé le 31 juillet 2017 portant appel à candidature pour l’octroi d’autorisations de création de chaînes de télévisions thématiques privées.
Un arrêté d’abrogation vient d’être publié au Journal officiel daté du 7 novembre. Prévisible, cette décision avait été annoncée d’une manière indirecte par le ministre, au mois d’octobre dernier, qui expliquait à un parterre de journalistes qui l’interrogeaient en marge de la commémoration du 52e anniversaire de la radiotélévision que « l’arrêté d’appel à candidature sera réétudié en concertation avec les acteurs concernés, pour qu’il réponde aux exigences du développement du paysage médiatique audiovisuel algérien d’aujourd’hui».

Pour le ministre, « tel qu’il a été émis, l’arrêté, qui portait sur le lancement de sept autorisations de création de sept chaînes de télévision, ne répond pas aux ambitions et aux avancées déjà accomplies par les médias audiovisuels algériens. Nous sommes une même famille, nous sommes à leur écoute. Nous avons pris en considération leurs avis, et nous allons réétudier ce dossier pour qu’il soit en phase avec le progrès fulgurant dans le domaine audiovisuel et des technologies».

Pour Djamel Kaouane, « il est question de répondre aux sollicitations et aux remarques de la grande famille de l’audiovisuel algérien (…). Nous avons pris en compte leurs formulations (…). L’arrêté d’appel à candidature sera revu». Peut-on croire à une volonté du gouvernement d’ouvrir le champ médiatique déjà lourdement parasité par des chaînes offshore, qui n’obéissent à aucune réglementation ou autorité. Difficile d’y croire tant l’improvisation, l’hésitation et le flou pèsent encore, et ce ne sont certainement pas les déclarations de Djamel Kaouane qui pourront rassurer sur le devenir du secteur…
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Des députés dénoncent les agissements du bureau de l’APN

Publié le 16/11/2017, par dans Non classé.

Nouvelle polémique à l’Assemblée populaire nationale (APN). Cette fois-ci, c’est la question des amendements proposés au titre du projet de loi de finances 2018 qui risque d’envenimer les rapports entre le bureau de cette institution et les députés de l’opposition.
Ces derniers dénoncent déjà le rejet « massif et illégal» de leurs d’amendements. En effet, sur 52 propositions, le bureau présidé par le premier responsable de la Chambre basse du Parlement, Saïd Bouhedja, n’a transmis que 36 à la commission des finances. « Ces amendements, proposés par 25 députés, concernent 16 articles, tandis que 16 autres ont été rejetés, car ne remplissant pas les conditions de forme et étant contraires aux dispositions de la Constitution», justifie le bureau de l’APN dans un communiqué publié sur le site de l’Assemblée.

Mais l’argument « ne tient pas la route», selon les auteurs de ces amendements qui accusent le bureau de l’Assemblée « d’avoir violé la loi». « C’est une véritable censure de nos amendements. Et c’est illégal. Les membres du bureau de l’APN sont des députés comme nous et ils n’ont pas à rejeter des amendements. Leur mission se limite juste à statuer sur la forme, c’est-à-dire la signature de l’amendement par 10 députés, la conformité à l’article 139 de la Constitution et le rapport de cet amendement avec le projet de loi examiné.

Cette attitude du bureau de l’APN est une régression terrible», fulmine Ramdane Taazibt, député du Parti des travailleurs (PT). Selon lui, les députés du PT ont proposé 28 amendements, dont « la moitié a fait l’objet de rejet, soit 15 amendements». « Ce sont des amendements portant sur la suppression de l’augmentation des prix du carburant qui influera négativement sur le pouvoir d’achat des Algériens, sur l’augmentation du taux d’imposition dans le cadre de l’impôt sur la fortune qui doit être de 1 à 20% au lieu de 3% proposé par le PLF-2018, ainsi que l’augmentation des postes budgétaires à 50 000 pour le secteur de l’éducation», dit-il.

Le PT, ajoute-t-il, a également proposé de réduire les prérogatives du ministre des Finances « qui n’aura pas le droit d’agir à sa guise dans la gestion du budget voté par le Parlement». « Le ministre des Finances n’est pas un président de la République bis», déclare-t-il, affirmant que le bureau de l’APN « s’est permis de statuer sur le fond et non pas seulement la forme».

« Il m’empêche de respecter mon mandat. Après avoir suspendu les retransmissions des débats autour du projet sous prétexte que nous sommes en campagne électorale, le bureau de l’APN décide de passer à la censure. Ils doivent savoir que le peuple algérien n’est pas mineur», dénonce-t-il.

Le député du FJD, Lakhdar Benkhellaf critique, lui aussi, la mise en place de « deux barrages», à savoir le bureau de l’APN et la commission finances, pour empêcher les députés de faire leur travail. Selon lui, son parti a proposé 8 amendements, que le bureau de l’APN « avait acceptés au début, avant de les rejeter dans la matinée d’hier». Parmi ces amendements, il cite celui portant sur « la consécration d’une partie des recettes issues de l’augmentation du prix du carburant aux budgets des communes». Lire la suite

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Absentéistes, l’autre majorité à l’APN

Publié le 16/11/2017, par dans Non classé.

La désertion des bancs de l’hémicycle est devenue le sport favori des députés. Les plénières offrent souvent l’image désolante d’une salle presque vide. Lundi dernier, lors de la séance de l’après-midi, consacrée aux questions, à peine 42 députés, sur plus de 400, étaient présents. Ce qui ne semble pas préoccuper outre mesure les parlementaires, qui exercent en dehors d’un règlement intérieur…
L’hémicycle continue à être boudé par les députés, même lorsque le projet de loi discuté est d’une importance capitale, comme c’est le cas pour la loi de finances 2018. Lundi dernier, à peine une quarantaine était présente, mais éparpillée. Même les députés programmés pour poser des questions n’ont pas répondu à l’appel, et nombreux avaient donné procuration à leurs collègues.

Plusieurs chefs de groupe parlementaire tentent d’expliquer ce phénomène, qui donne une très mauvaise image du député. Les représentants des groupes parlementaires divergent sur les raisons qui justifient l’absentéisme, mais convergent tous sur la nécessité d’un règlement intérieur pour mettre un terme à cette situation.

Pour Ramtane Taazibt du PT, les raisons d’un tel « désintéressement» sont à chercher ailleurs. « Vous semblez oublier que cette assemblée est composée d’une centaine d’hommes d’affaires qui ont autre chose à faire que de poser des questions à des ministres ou écouter des députés. Ils gèrent leurs affaires», note le député.

Il rend les partis responsables du choix des profils des candidats à la députation et affirme que la situation est telle, qu’aujourd’hui « beaucoup croient qu’ils prêchent dans le désert, lorsqu’ils défendent les droits des citoyens, dans un hémicycle déserté par les députés et les ministres, et où la retransmission en direct des travaux est interdite.

Nous avons l’impression de débattre à huis clos». Taazibt ne pense pas que seule la campagne électorale peut justifier l’absentéisme. « Même en dehors des élections, nous avons eu des plénières avec un hémicycle presque vide. La pollution de l’argent, le non-respect des mandats et l’absence d’un règlement intérieur font, qu’aujourd’hui, les travaux de l’assemblée sont souvent désertés par les députés…»

« Ce sont les ministres qui désertent l’Assemblée…»

Ce n’est pas l’avis du président du groupe parlementaire MSP, M. Hamlaoui, qui trouve, par exemple, que ce phénomène n’est pas propre à l’Algérie. « Il existe dans de nombreux Parlements à travers le monde», dit-il, en précisant qu’il est « impossible de retenir un député durant des jours dans une salle.

De par son mandat national, il doit assumer sa mission sur le terrain avec les citoyens. Ce n’est pas un administratif. Il a beaucoup de choses à faire ailleurs». Abondant dans le même sens, le président du groupe des députés RND, Belabes Belabes, relativise un peu le phénomène. « Ce sont des choses qui arrivent ailleurs dans beaucoup de pays. Mais cela est pris en charge par le projet de règlement intérieur du Parlement.

Nous avons été un peu bousculés par les projets de loi de finances et de la loi sur le crédit et la monnaie, qui devaient passer en priorité. Mais, il ne faut pas oublier qu’il y a la campagne électorale, et que beaucoup de parlementaires sont sur le terrain. Ils ne sont pas obligés d’assister à la séance des questions. Ils peuvent les présenter par écrit ou se faire remplacer par leurs collègues.»

Mustapha Nouassa, du Front El Moustakbel, abonde dans le même sens. « Le député n’a pas qu’une seule fonction. Il a des engagements envers ceux qui l’ont élu. Il doit être à leur écoute sur le terrain», souligne-t-il. Mais, à l’en croire, « ce ne sont pas les députés qu’il faut plaindre, mais ceux qui siègent au Parlement pour le prestige, comme les chefs de parti qui n’assistent jamais aux travaux de l’assemblée. Il y a aussi les ministres qui sont tout le temps absents.

Alors pourquoi pointer du doigt uniquement les députés ?» Il partage l’avis du président de son groupe parlementaire, Hadj El Ghaouti, qui explique : « Beaucoup de députés préfèrent quitter la salle que d’entendre les discours byzantins et les éloges d’une politique qui a mené le pays au désastre.

Les premiers absentéistes sont les ministres auxquels sont adressées les questions. Ils ne viennent pas, ou dans le meilleur des cas, se font remplacer par un de leurs collègues. Eux-mêmes ne respectent pas cette assemblée et poussent les députés à ne pas être assidus…» Notre interlocuteur accuse les députés de la majorité d’être « les plus grands absentéistes».

Il explique : « Le FLN et le RND constituent la majorité et c’est parmi eux que se compte le plus grand nombre d’absents.» Hadj El Ghaouti rappelle cependant que le choix du profil des députés est pour beaucoup dans ce « désintéressement». « Lorsque le parlementaire manque d’engagement et de conscience, même la figuration, il ne l’a fait pas. Ce n’est pas le cas chez nous. Nos députés sont présents, et lorsqu’ils ont des choses à faire sur le terrain, ils se font remplacer par leurs collègues. Nous avons instauré un système de permanence pour éviter que nos chaises soient vides.»

« Sans engagement, même la figuration il ne l’a fait pas…»

Le chef de file des indépendants, Lamine Asmani, avance une autre explication. Les raisons de l’absentéisme des députés sont nombreuses, dit-il. « D’abord c’est la campagne électorale, et beaucoup sont sur le terrain. Puis, il y a le problème de discipline au sein même des partis qui laissent leurs députés sans aucun contrôle. Enfin, il faut prendre en considération le fait que de nombreux députés viennent de l’intérieur du pays. Les hôtels sont très chers. Ils n’ont pas où aller. Ils préfèrent ne venir à Alger que quand il y a nécessité.»

Président du groupe parlementaire de l’alliance islamiste Ennahda-Adala-Bina, le député Lakhdar Benkhellaf se démarque. « S’absentant des travaux de l’assemblée pour aller faire la campagne électorale au moment où le projet de loi de finances est discuté, les députés abusent des Algériens.

Au lieu d’essayer de conjuguer les efforts pour enlever ces taxes et ces augmentations des prix que subit de plein fouet la population, les députés ne trouvent pas mieux que de déserter les bancs…», lance Benkhellaf. Il s’insurge contre le fait que le projet de règlement intérieur du Parlement soit Lire la suite

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Lancement de la jeune chambre de commerce algérienne du Canada

Publié le 15/11/2017, par dans Non classé.

La deuxième génération des Algériens du Canada s’organise et mise sur la coopération entre les deux pays.
Trois jeunes algériens du pays de la feuille d’érable ne dépassant pas la trentaine lancent ce jeudi à Montréal la Jeune chambre de commerce algérienne au Canada (JCCAC).

 » Nous avons trois axes stratégiques. Le premier est de rassembler les jeunes entrepreneurs de la communauté algérienne du Canada ou autres [les moins de 40 ans, NDLR]. Le deuxième est de les informer de tout ce qui est formation et autres services offerts aux entreprises établies ou en lancement. Et en dernier lieu, et pas des moindres, de participer à des projets concrets », explique Amine Salah le président de la Jeune chambre de commerce.

« Une chambre de commerce est un outil à l’image de ce qu’en feront ses membres », ajoute Amine Salah qui est analyste en stratégie et intelligence des affaires chez la compagnie CGI.

Ce dernier a fondé la JCCAC avec deux autres jeunes algériens du Canada. Ikram Mecheri qui assure la vice-présidence exécutive est une analyste risque chez Bombardier. Mehdi Houou, le directeur général est analyste financier chez la Caisse Desjardins.

Économiquement le moment est bien choisi pour lancer cette initiative puisqu’au Québec et partout dans le monde il y a beaucoup d’incitatifs au lancement des start-ups que ce soit en subventions ou en accompagnement.  » Montréal se veut la ville des start-ups », ajoute Amine Salah.

Quid de membres ?  » La chambre est ouverte à tous ceux et celles qui ont à cœur le développement économique. Qu’il soit salarié ou entrepreneur », répond-t-il.

Il insiste sur les bénéfices que peuvent tirer les entreprises qui adhèrent à la JCCAC.  » Notre partenariat avec Entrepreneuriat Québec [un organisme d’aide aux entreprises, NDLR] donnera un accès privilégié pour notre communauté, ici et en Algérie, à des formations destinées au monde de l’entreprise ».

Les liens avec l’Algérie se noueront à travers INICIA Networking (un réseau de jeunes compétences locales et issues de la diaspora) ainsi que le Forum des chefs d’entreprises (FCE). Des discussions sont en cours avec Injaz El Djazair. « Nous sommes ouverts à travailler avec d’autres associations », rassure Amine Salah.

 » On veut bâtir des ponts entre les gens d’affaires et entre l’Algérie et le Canada. Nous allons construire la partie du pont vers l’Algérie. L’autre partie du pont sera construite par les Algériens d’Algérie», ajoute-t-il.

A noter que près de 150 000 Algériens vivent au Canada dont le tiers de la deuxième génération. Le volume des échanges entre l’Algérie et le Canada a été de 2,37 milliards en 2016. En 2016, l’Algérie était le premier partenaire commercial du Canada en Afrique, et le 32e partenaire commercial du Canada dans le monde. Lire la suite

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La réunion du Conseil des ministres reportée

Publié le 15/11/2017, par dans Non classé.

La réunion du Conseil des ministres, qui était prévue ce mercredi, a été reportée pour mercredi prochain, a-t-on appris de source autorisée.
Le Conseil des ministres, prévu initialement ce mercredi, est reporté pour mercredi 22 novembre 2017, note la même source, précisant qu’il aura à examiner notamment un avant projet de loi sur les pratiques commerciales, la répression des fraudes et l’apprentissage.

Le dernier Conseil des ministres s’est réuni le 4 octobre 2017. Lire la suite

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«Pas de baisse du pouvoir d’achat», selon Raouia

Publié le 15/11/2017, par dans Non classé.

Le ministre des Finances a réitéré hier, lors de ses réponses aux questionnements soulevés par les députés, ses assurances quant à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, soulignant notamment que le taux d’inflation de 5,5 % prévu à fin 2017 et en 2018 sera progressivement réduit à 4% en 2019 et 3,5 en 2020.
Face à un hémicycle quasi déserté par ses locataires, le représentant du gouvernement a estimé que le projet de loi de finances 2018 — et les prévisions pour 2019 et 2020 — ne prévoit aucune augmentation de taxes et impôts, mis à part l’impôt sur la fortune et le relèvement des taxes sur les produits pétroliers, ce qui n’aura aucun impact, selon lui, sur les ménages.

Pour le ministre, « les subventions en hausse allouées aux secteurs de l’agriculture et de la pêche annuleront tout impact des hausses de taxes sur les carburants, sur les dépenses des ménages». Il est à savoir que le PLF-2018 prévoit de relever la taxe sur les produits pétroliers (TPP) de 5 DA/litre pour l’essence et de 2 DA/litre pour le gasoil.

Une décision qui vient, selon le ministre des Finances, corriger une situation pratiquement unique au monde, y compris en comparaison avec les pays pétroliers qui ne subventionnement pas autant que l’Algérie les prix du carburant à la pompe, au détriment du budget de l’Etat. Une politique qui a induit, selon le ministre, « une consommation excessive des carburants dans notre pays, évaluée à 14 millions de tonnes, dont 9,7 millions de tonnes de gasoil et 4,3 millions de tonnes d’essence».

Il ajoutera que la situation est d’autant plus intenable que « la part des produits pétroliers importés est estimée à 23% du total des carburants consommés, soit l’équivalent de 3,2% millions de tonnes, induisant une facture de 900 milliards de dinars supportée par le Trésor public». Selon le ministre Abderrahmane Raouia, le PLF-2018 contribue à la préservation du pouvoir d’achat des familles algériennes, à travers le maintien des transferts sociaux, qui ont été portés à 1760 milliards de dinars en 2018, en hausse de 8% par rapport à 2017, soit l’équivalent de 20% du budget de l’Etat.

Concernant les « mécanismes permettant le ciblage efficace des catégories éligibles aux aides de l’Etat», évoquées par le gouvernement, aucun calendrier n’a été spécifié par le ministre des Finances qui a estimé qu' »il fallait éviter la précipitation au risque de léser certaines franges de familles algériennes démunies».

Concernant les nouveaux produits bancaires prévus par l’introduction de la finance islamique au sein des banques publiques, le ministre des Finances a souligné que les textes nécessaires seront prêts dès la fin de l’année et permettront dès lors, la mise sur le marché des offres des banques, prévues dans ce nouveau segment.

Le ministre a d’autre part rappelé que le gouvernement tablait sur un taux de croissance de 4% en 2018 grâce à la contribution des secteurs des hydrocarbures et des travaux publics notamment, estimant que les prévisions plus pessimistes des institutions internationales (FMI, Banque mondiale) étaient liées à l’importance des budgets d’équipements et qu’elles devraient être corrigées à l’avenir, au vu des contacts récents des experts de ces institutions avec le gouvernement et les nouvelles données qu’ils ont eu à recueillir. Lire la suite

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