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Situation financière catastrophique à Sider El Hadjar : Le dg quitte le complexe

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

Le départ du directeur général intervient au lendemain de la parution d’un article documenté dans ces mêmes colonnes (El Watan du 7 août) traitant de la situation financière catastrophique qui prévaut à Sider El Hadjar.
Le complexe sidérurgique d’El Hadjar a un nouveau directeur général. Retraité, Mohamed El Hadi Laskri qui assurait cette mission a quitté l’usine le 8 août, après une année d’exercice. Il a été remplacé par Maatallah Shemseddine, un jeune cadre de formation sidérurgique. Avant cette nomination, ce dernier occupait le poste de directeur des opérations au même complexe.

C’est ce qu’indique une décision écrite et signée par le président du conseil d’administration, Habbèche Maâmar, un retraité du secteur bâtiment, dont El Watan détient une copie. Ce départ intervient au lendemain de la parution d’un article documenté sur ces mêmes colonnes (El Watan du 7 août) traitant de la situation financière catastrophique qui prévaut à Sider El Hadjar.

En effet, outre un capital social négatif, ce dernier croule sous une dette de plus de 110 milliards de dinars. Pour assainir cette situation chaotique, l’Etat algérien doit éponger cette dette. Ces chiffres colossaux ont été déterminés par un plan de redressement établi par des experts financiers à la demande du nouveau ministre de l’Industrie, Mahdjoub Bedda.

Contents, les sidérurgistes l’étaient au lendemain de l’annonce de cette nouvelle qui, semble-t-il, entame le début de la fin du recrutement des retraités et leur départ du complexe. « Nous sommes très contents de cette décision qui augure d’un bon présage pour l’avenir du complexe. Nous espérons que Bédiar Ali, le PDG du groupe Sider El Hadjar, un retraité du secteur du bâtiment, sera également concerné par une décision similaire au même titre qu’Ahmed Yazid Touati, l’actuel PDG du groupe Imetal, lui aussi un retraité de Batimetal», estiment des jeunes cadres de Sider El Hadjar.

En effet, selon des sources proches de ce groupe, les retraités du bâtiment qui sont à la tête du groupe Sider et Sider El Hadjar ne sont pas spécialistes dans le domaine de la sidérurgie. « Tous issus du secteur du bâtiment, ils ne peuvent apporter aucune valeur ajoutée aux ressources humaines du complexe. La science du bâtiment n’a jamais servi celle de la sidérurgie. Donc, leur venue n’est pas liée à la mission principale, celle de la réfection du complexe d’El Hadjar.

Elle pourrait être expliquée par la convoitise du riche patrimoine immobilier de la société, dont le site de Hydra (Alger) et les appartements et villas de Annaba», révèlent les mêmes sources. Ils auraient été désignés pour s’accaparer le patrimoine de Sider, réparti à l’échelle nationale sur injonction d’un politique et la bénédiction de l’ex-ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb. Du côté du syndicat de l’entreprise, le temps est à la stabilité sociale.

En effet, selon Amouri Noureddine, le jeune secrétaire général du syndicat de l’entreprise qui a confirmé le départ du désormais ancien directeur général : « Nous sommes également très heureux qu’un jeune sidérurgiste puisse diriger notre complexe. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, nous avons accordé à tous les sidérurgistes un don de 10 000 DA, un prêt de 20 000 DA et une augmentation de prime de scolarité qui de 2500 DA passe à 3000 DA/enfant scolarisé. Nous avons avancé aussi les salaires à la veille de l’Aïd El Adha.»

Ainsi, la politique du nouveau ministre de l’Industrie et des Mines fait mouche dans le milieu des sidérurgistes à Annaba. En effet, aussitôt installé dans ses fonctions en remplacement à Abdessalem Bouchouareb, Mahdjoub Bedda a frappé fort en mettant fin aux fonctions de cinq hauts cadres responsables au niveau de son département, dont Ali Oumellal et Haddouche, respectivement directeur général et directeur du secteur public marchand. « Nous souhaitons que des décisions similaires dans ce même contexte frapperont au niveau du groupe Sider et Sider El Hadjar où plusieurs retraités partiront et les jeunes cadres prendront les rênes du complexe», espèrent les jeunes cadres. Lire la suite

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«On doit mettre un terme aux accusations de trahison»

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

– Des attaques virulentes sont dirigées contre des héros de la Révolution, vivants ou morts. Les réseaux sociaux sont devenus un défouloir privilégié pour de telles attaques. Pourquoi une telle situation ?

Il y a, disons-le d’emblée, une guerre des mémoires entre les Algériens, chacun campant sur ses positions. Ce conflit est nourri par la publication des mémoires sur la guerre. Le contenu de ces témoignages obéit à trois critères : régionalisme, idéologisation et hypertrophie du moi.

La situation a pris une tournure grave avec l’arrivée du président Bouteflika au pouvoir en 1999. On se rappelle de la polémique engagée par les déclarations de Ben Bella sur El Jazeera sur Abane et le Congrès de la Soummam. Dans son sillage, Ali Kafi s’est attaqué à Abane dans ses mémoires. Mais on peut remonter plus en avant dans notre histoire pour découvrir de telles attaques abjectes, surtout à la polémique déclenchée par Ben Bella, toujours lui, et Boumediène contre le GPRA.

La fausse idée de l’existence de clauses secrètes des Accords d’Evian a été lancée par les adversaires du GPRA pour légitimer leur coup de force et ainsi se maintenir sans encombre au pouvoir. Le régime en place a continué dans sa lancée en effaçant des manuels scolaires l’histoire du nationalisme algérien (ENA, PPA, MTLD) et le leader Messali Hadj. Cette situation est visiblement encouragée en sous-main par des parties qui ciblent les symboles de la nation pour permettre l’émergence d’autres individus.

Ce qui devait être juste des mémoires à exploiter par les historiens, est devenu le prétexte à des règlements de comptes qui ont choqué les Algériens, qui prennent connaissance de ces conflits chaque matin en consultant la presse. Maintenant, tout cela a pris une dimension religieuse, puisqu’on attaque les personnages de notre histoire récente sur leurs supposées convictions religieuses. La situation a pris une tournure grave avec les réseaux sociaux.

– Les mémoires des acteurs ne sont-elles pas une bonne chose ?

Effectivement. Nous constatons que depuis la période post-indépendance, il y a la prépondérance de l’histoire officielle. Dans l’école algérienne, l’enfant apprend à sacraliser certains acteurs de la guerre au détriment d’autres. L’enseignement de l’histoire tel qu’il a été conçu n’a pas permis la critique objective de cette période. Aux apprenants, on n’a pas enseigné que les conflits, les contradictions dans une guerre sont une chose saine et ordinaire. Toutes ces raisons ont fait que quand les Algériens apprennent des choses, parfois horribles sur notre histoire nationale, ils sont extrêmement choqués.

Nous avons commis l’erreur suprême de ne pas favoriser l’esprit critique chez l’élève, futur adulte. Il faut en convenir, les décideurs ne veulent pas d’un régime démocratique, puisque les contradictions et les conflits sont résolus d’une manière pacifique et donc démocratique. L’écriture des mémoires par des acteurs de la guerre est essentielle. Mais les mémorialistes ne peuvent jamais remplacer les historiens.

– Justement, quel est le rôle des historiens ?

Les historiens ont totalement été marginalisés au profit d’un discours clivant. Des journaux ont commencé à « faire œuvre d’historien» avec tous les risques sur la vérité historique. Les conflits idéologiques et identitaires prennent le pas sur le discours raisonné.

– Que font dans ce cas-là le ministère des Moudjahidine et l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) ?

Le ministère des Moudjahidine est une administration dirigée d’en haut. Le système lui a toujours dicté sa conduite. Et le ministère réagit quand on lui dit de le faire. L’ONM est une organisation de masse, aux mains de ce même système. Le chef de gouvernement, le réformiste Mouloud Hamrouche, avait raison de vouloir démanteler le ministère, qui ne devait servir qu’à prendre en charge les invalides de guerre. Le rôle d’écriture de l’histoire doit incomber aux seuls académiciens

– Faut-il une loi Gayssot (*) algérienne pour réprimer ces attaques contre les symboles du pays ?

Personnellement, je suis pour la liberté académique dans l’écriture de l’histoire. Il faut par contre éviter d’attiser par un comportement régionaliste ou bigot la guerre des mémoires dont j’ai parlé plus haut. Je dois dire que ce qui s’est passé à Ghardaïa est très grave, car il participe de cette guerre des mémoires.

A l’origine, le conflit entre Mozabites et Chaâmba était lié aux accusations sur la participation des uns et des autres à la guerre de Libération. Ma crainte est de voir ce conflit gagner le pays. Le grand danger, pour moi, ce sont surtout ces accusations et contre-accusations de trahison. Cela a commencé avec Abane Ramdane et se poursuit encore. Parfois, la bigoterie s’en mêle.

– Que doit-on faire ?

On doit impérativement mettre un terme aux accusations de trahison. La loi doit s’appliquer. C’est comme le takfirisme (accusation d’apostasie). Un même traitement doit s’appliquer. Il faut l’apaisement des mémoires. On doit sortir du discours de la haine pour éviter la grande fitna (discorde) qui guette le pays. Lire la suite

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Où est le Conseil supérieur pour la mémoire de la nation ?

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

La loi sur le Moudjahid et le Chahid, signé par Liamine Zeroual en avril 1999 (JO n°25) institue un Conseil supérieur pour la mémoire de la nation.
L’article 64 de cette loi dispose que ce Conseil, créé auprès du président de la République, est chargé de « préserver, promouvoir, évaluer et protéger la mémoire nationale». « Ce Conseil accorde la priorité à la résistance populaire, au mouvement national et à la Révolution du 1er Novembre 1954. La composition, le fonctionnement et les attribution du Conseil seront déterminés par voie réglementaire», précise le même texte. A ce jour, aucun Conseil n’est mis en place.

L’ancien secrétaire général du parti du FLN, Abdelaziz Belkhadem a évoqué en 2010 la nécessité de procéder à la mise en place de ce Conseil en application aux dispositions de la loi sur le Moudjahid et le Chahid. Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la 4e session du conseil national de l’organisation nationale des moudjahidine (ONM), Belkhadem a appelé l’organisation et toutes les forces nationales sincères à conjuguer leurs efforts pour préserver la mémoire collective du peuple algérien, soulignant que l’histoire des résistances populaires et du mouvement national et de la Révolution devait figurer en tête des préoccupations de cette institution.

« Cette initiative constituera la meilleure réponse à ceux qui veulent semer le doute sur l’histoire de la lutte de l’Algérie et de son peuple, voire sur le nombre de ses chouhada», a estimé M. Belkhadem, repris par l’APS. Les autorités ne semblent pas pressées à mettre en place cette organisation plus de vingt ans après la loi. Pourquoi ? Les questions liées à la mémoire nationale mais aussi à la composition d’un tel Conseil poseraient problème aux autorités en place. Lire la suite

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L’opposition à la fermeture du journal s’organise

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

Les héritiers Ameyar, principaux actionnaires de la Sarl éditrice du journal La Tribune (46%), ont constitué un dossier pour introduire une requête auprès du juge des référés qu’ils doivent déposer demain matin pour contester la procédure de fermeture du journal à laquelle ils n’ont pas été associés.
Près d’une semaine après la fermeture du quotidien La Tribune, l’opposition à la mise à mort du journal commence à s’organiser. Mercredi dernier, deux des actionnaires de la Sarl Omnium Maghreb Presse qui édite le journal, Cherif Tifaoui et Djamel Djerrad, ont introduit une procédure en référé pour la cessation de l’activité de la Sarl. Très vite, les employés du journal ont été priés de rentrer chez eux et le quotidien a tout de suite cessé de paraître. Depuis, d’autres actionnaires s’organisent pour faire barrage à cette décision, qu’ils jugent illégale.

Les héritiers Ameyar, principaux actionnaires de la Sarl (46%) ont constitué un dossier pour introduire une requête auprès du juge des référés qu’ils doivent déposer demain matin pour contester la procédure de liquidation à laquelle ils n’ont pas été associés.

« Cette procédure pose problème à tous les niveaux et nous comptons faire valoir nos droits pour la contester», explique fermement Taous Ameyar, veuve de Kheireddine Ameyar, membre fondateur du journal, rencontrée à la Maison de la presse.

Elle insiste, en premier lieu, sur un problème de forme. « Il y a un vice de procédure puisque la demande de dissolution n’aurait pas dû être adressée au juge des référés et il ne peut y avoir de liquidation sans un jugement au préalable», plaide-t-elle.

Le SNJ mandaté pour préserver les droits des employés

Puis, les questions de fond sont évoquées en second lieu. « Cette décision ne peut être prise par des actionnaires minoritaires sans consulter les autres associés. Et il y a le motif de l’endettement qui a été invoqué pour justifier cette liquidation : les actionnaires minoritaires qui ont introduit l’action de liquidation ont affirmé que l’entreprise est déficitaire depuis 2001», explique-t-elle.

D’après Taous Ameyar, l’entreprise n’est pas déficitaire depuis 2001 puisque 230 millions de dinars de bénéfices auraient été enregistrés entre 2007 et 2011. Pour finir, elle assure que plusieurs solutions peuvent être envisagées pour faire face à l’endettement avant d’opter pour la liquidation.

« En tant que principaux actionnaires, nous allons mener les actions nécessaires pour faire respecter la loi et empêcher la fermeture du journal», annonce Taous Ameyar. « Nous commencerons demain matin à 9h (mercredi, ndlr) en introduisant une requête qui puisse permettre aux employés de reprendre leur travail», ajoute-t-elle.

Les employés, heurtés et troublés par la fermeture brusque et inattendue du quotidien, ont de leur côté mandaté le Syndicat national des journalistes pour qu’il introduise des actions en référé pour préserver leurs droits. En attendant, Taous Ameyar, s’exprimant au nom de tous les héritiers Ameyar, animera une conférence de presse demain à 13h à la Maison de la presse d’Alger.
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Le gouvernement lève les blocages sur les importations

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

Levée de toutes les suspensions sur les importations ! Le ministère du Commerce vient d’élargir sa décision de débloquer les marchandises bloquées aux ports à tous les produits dont l’importation a fait l’objet d’une suspension dans l’attente de la délivrance des licences.
Dans une correspondance adressée dimanche dernier à l’Association des banques et établissement financiers (ABEF), le département que dirige Abdelhafid Saci explique que l’instruction du 10 août s’applique à tous les produits et non seulement « aux cargaisons dont les documents d’importation prouvent la commande de la marchandise avant l’instauration des régimes de licences d’importation».

« J’ai l’honneur de vous informer que le ministère du Commerce nous confirme, à travers sa correspondance (…) que la note (…) s’applique également aux produits et marchandises dont l’importation a été suspendue suivant les notes n°120/MC/SPM du 17 juillet 2017 et n°159/MCSPM du 2 août 2017», écrit l’ABEF dans son document envoyé, hier, aux PDG des banques.

Cette décision, qui intervient quelques jours seulement après la fameuse instruction du chef de l’Etat, risque d’ouvrir la porte à un retour aux importations massives qui alourdiront la facture, alors que le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune veut la réduire au maximum pour la ramener à hauteur de 35 milliards de dollars, au lieu de 55 à 60 milliards de dollars actuellement.

En vue de réaliser cet objectif et faire face à la crise financière, le gouvernement a décidé d’instaurer les licences d’importation sur une longue série de marchandises, dont les produits alimentaires et les équipements industriels. En attendant la délivrance de ces licences qui a été retardée de plusieurs mois, l’Exécutif a décidé de suspendre toutes les importations des produits concernés.

La décision a suscité la grogne des importateurs et des opérateurs économiques qui auraient saisi la Présidence. Cette dernière a réagi à travers l’instruction qui a provoqué un séisme politique dans le pays, dans la mesure où elle constitue un véritable désaveu pour un gouvernement qui vient juste d’être nommé et chargé de gérer la crise économique à laquelle fait face le pays depuis 2014. Lire la suite

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Le dg quitte le complexe

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

Le départ du directeur général intervient au lendemain de la parution d’un article documenté dans ces mêmes colonnes (El Watan du 7 août) traitant de la situation financière catastrophique qui prévaut à Sider El Hadjar.
Le complexe sidérurgique d’El Hadjar a un nouveau directeur général. Retraité, Mohamed El Hadi Laskri qui assurait cette mission a quitté l’usine le 8 août, après une année d’exercice. Il a été remplacé par Maatallah Shemseddine, un jeune cadre de formation sidérurgique. Avant cette nomination, ce dernier occupait le poste de directeur des opérations au même complexe.

C’est ce qu’indique une décision écrite et signée par le président du conseil d’administration, Habbèche Maâmar, un retraité du secteur bâtiment, dont El Watan détient une copie. Ce départ intervient au lendemain de la parution d’un article documenté sur ces mêmes colonnes (El Watan du 7 août) traitant de la situation financière catastrophique qui prévaut à Sider El Hadjar.

En effet, outre un capital social négatif, ce dernier croule sous une dette de plus de 110 milliards de dinars. Pour assainir cette situation chaotique, l’Etat algérien doit éponger cette dette. Ces chiffres colossaux ont été déterminés par un plan de redressement établi par des experts financiers à la demande du nouveau ministre de l’Industrie, Mahdjoub Bedda.

Contents, les sidérurgistes l’étaient au lendemain de l’annonce de cette nouvelle qui, semble-t-il, entame le début de la fin du recrutement des retraités et leur départ du complexe. « Nous sommes très contents de cette décision qui augure d’un bon présage pour l’avenir du complexe. Nous espérons que Bédiar Ali, le PDG du groupe Sider El Hadjar, un retraité du secteur du bâtiment, sera également concerné par une décision similaire au même titre qu’Ahmed Yazid Touati, l’actuel PDG du groupe Imetal, lui aussi un retraité de Batimetal», estiment des jeunes cadres de Sider El Hadjar.

En effet, selon des sources proches de ce groupe, les retraités du bâtiment qui sont à la tête du groupe Sider et Sider El Hadjar ne sont pas spécialistes dans le domaine de la sidérurgie. « Tous issus du secteur du bâtiment, ils ne peuvent apporter aucune valeur ajoutée aux ressources humaines du complexe. La science du bâtiment n’a jamais servi celle de la sidérurgie. Donc, leur venue n’est pas liée à la mission principale, celle de la réfection du complexe d’El Hadjar.

Elle pourrait être expliquée par la convoitise du riche patrimoine immobilier de la société, dont le site de Hydra (Alger) et les appartements et villas de Annaba», révèlent les mêmes sources. Ils auraient été désignés pour s’accaparer le patrimoine de Sider, réparti à l’échelle nationale sur injonction d’un politique et la bénédiction de l’ex-ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb. Du côté du syndicat de l’entreprise, le temps est à la stabilité sociale.

En effet, selon Amouri Noureddine, le jeune secrétaire général du syndicat de l’entreprise qui a confirmé le départ du désormais ancien directeur général : « Nous sommes également très heureux qu’un jeune sidérurgiste puisse diriger notre complexe. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, nous avons accordé à tous les sidérurgistes un don de 10 000 DA, un prêt de 20 000 DA et une augmentation de prime de scolarité qui de 2500 DA passe à 3000 DA/enfant scolarisé. Nous avons avancé aussi les salaires à la veille de l’Aïd El Adha.»

Ainsi, la politique du nouveau ministre de l’Industrie et des Mines fait mouche dans le milieu des sidérurgistes à Annaba. En effet, aussitôt installé dans ses fonctions en remplacement à Abdessalem Bouchouareb, Mahdjoub Bedda a frappé fort en mettant fin aux fonctions de cinq hauts cadres responsables au niveau de son département, dont Ali Oumellal et Haddouche, respectivement directeur général et directeur du secteur public marchand. « Nous souhaitons que des décisions similaires dans ce même contexte frapperont au niveau du groupe Sider et Sider El Hadjar où plusieurs retraités partiront et les jeunes cadres prendront les rênes du complexe», espèrent les jeunes cadres. Lire la suite

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