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Les parents d’élèves protestent à béjaïa

Publié le 22/01/2018, par dans Non classé.

La grève illimitée du Cnapeste a bouclé hier son quatrième jour sans une esquisse de solution à l’horizon. Le syndicat avance un taux de suivi dépassant les 80%, tandis que la direction de l’éducation le situe à 29%.
La ponction sur salaires de 11 jours de grève a mis hors de lui le syndicat qui ne décolère pas et observe sa deuxième grève illimitée de cette année scolaire. De son côté, la Fédération des associations des parents d’élèves (FAPE) multiplie les interpellations et les appels pour la reprise des cours.

Hier, elle a observé un sit-in devant le siège de la wilaya mettant en avant trois revendications dont celle de « l’application stricte des lois relatives aux droits des enfants à l’éducation» et « l’arrêt immédiat de la grève et le retour inconditionnel de nos enfants aux études». La fédération exige aussi de « mettre tous les moyens nécessaires au profit des élèves afin de récupérer le retard accumulé».

Au sortir du bureau du secrétaire général de la wilaya, le président de la FAPE, Touazi Djoudi, s’est adressé à la foule compacte de parents d’élèves assemblés devant le siège de la wilaya, qualifiant de « catastrophique» la situation qui prévaut dans l’école. Il déplore que les élèves soient ainsi « pris en otage par des courants qui se disputent» et que leur droit à l’éducation, « garanti par les chartes des Nations unies et de l’Unesco, que l’Algérie a ratifiées, soit bafoué». « Nous sommes là pour exprimer notre colère. Malheureusement, personne ne donne de la considération à nos enfants.

Nous interpellons la responsabilité de tout le monde», déclare-t-il. « Nous sommes une fédération autonome, nous n’avons pas les prérogatives de juger quiconque, nous défendons les intérêts de nos enfants», a tenu à préciser Touazi Djoudi. L’Union de wilaya des parents d’élèves n’investit pas le terrain mais considère, dans une déclaration rendue publique hier, que « les grèves successives» du Cnapeste sont « inquiétantes». « Elles nous renseignent sur l’environnement auquel sont confrontés nos enfants.

Les répercussions de ce conflit qui perdure mettent en cause le droit à la scolarité des élèves garanti par la Constitution. Nous ne pouvons nous taire face à cette situation qui menace l’école dans son fondement en tant que socle d’un Etat républicain», écrit l’Union. Elle en appelle au sens des responsabilités des « pouvoirs publics et du syndicat Cnapeste».

L’Union plaide pour une « solution durable» et œuvre dans le sens de la « perspective de construction d’une école de qualité, en respectant le droit de scolarité et le droit de grève garantis par la Constitution». L’inquiétude des parents d’élèves est exaspérée par l’annonce du conseil national du Cnapeste d’entrer dans une grève nationale illimitée à partir du 30 janvier, considérant que le retard subi par les élèves de Béjaïa, mais aussi par ceux de Tizi Ouzou qui ont connu aussi une longue grève, fera de ceux-ci les plus grandes victimes parmi la population scolaire du pays. Lire la suite

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Le haut fourneau à l’arrêt

Publié le 22/01/2018, par dans Non classé.

Depuis hier soir, le haut fourneau n°2 (HF) du complexe Sider El Hadjar est à l’arrêt. Selon des sidérurgistes sur place, la rupture de stock de coke, un combustible utilisé pour chauffer le haut fourneau (HF2) de l’usine pour la production de l’acier en est la raison, ayant entraîné sa mise en veilleuse et la cessation d’activité des fondeurs. La durée de cet arrêt forcé est de plusieurs jours. « C’est une absence de prévisions qui coûtera cher au complexe.

En effet, depuis hier nous ne disposons plus de coke pour assurer les coulées quotidiennes en fonte. Nous sommes obligés de mettre à l’arrêt le haut fourneau en attendant l’arrivée de la cargaison de coke pour le redémarrer», confirme un ingénieur de Sider El Hadjar. Cette cargaison, selon les services portuaires, est actuellement en pleine mer.

Chargé en coke, le navire en provenance de Chine arrivera en rade demain (aujourd’hui) en milieu de journée. « Effectivement, un navire de coke figure dans nos prévisions d’aujourd’hui. Il sera en rade vers midi et si les conditions météorologiques sont bonnes, il sera placé en quai la même journée. Quant au déchargement du coke, il ne relève pas de notre compétence.

Les installations permanentes de Sider El Hadjar au niveau de la partie sud du port assureront cette opération», a expliqué Harkati Abdessalem, le P-DG de l’Entreprise portuaire de Annaba. Mais pourquoi en est-on arrivé à cette situation où le haut fourneau est mis à l’arrêt avec le risque de ne pas pouvoir le redémarrer ? « La mauvaise gestion», répondent à l’unanimité les cadres sidérurgistes du com-plexe d’El Hadjar. Outre le coke, plusieurs autres produits consommables, tels que les briques réfractaires et des huiles spéciales, figurent sur la liste des matières menacées de rupture d’approvisionnement.

Dommageable, cette situation l’est à plus d’un titre puisqu’elle intervient au moment où on crie à la mévente alors que la demande bat son plein. « D’un côté, on avance l’argument du manque d’argent pour assurer l’approvisionnement en coke, et de l’autre, le stock en produits sidérurgiques dépasse les 40 000 tonnes dont la demande pour le rond à béton n’a jamais était entièrement satisfaite.

Ce qui n’est pas le cas pour les brames d’acier qu’on vient de vendre à un étranger à un prix dérisoire. C’est-à-dire qu’on veut tout brader au profit de tiers», dénoncent des cadres commerciaux de Sider El Hadjar. Saisi, le wali de Annaba, Mohamed Salamani, a pris attache avec ces derniers et compte sévir avec force pour mettre fin à ce qui semble être une atteinte à l’économie nationale.

Rappelons que la direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale étudie l’option de reprendre le complexe sidérurgi-que d’El Hadjar, comme ce fut le cas pour plusieurs autres usines civiles, notamment de construction mécanique (SNVI) et de textile (Sonitex) et dont la majorité est en difficulté financière.

« Le complexe Sider El Hadjar, qui est appelé à fabriquer dans un proche avenir les produits plats, pourrait facilement se greffer à l’industrie de véhicules militaires algériens. En effet, il intégrera les ateliers de fabrication des camions et bus de la SNVI, de celle de production de véhicules de marque Mercedes Benz de Tiaret et des véhicules spéciaux de Constantine», plaident des sources militaires.

Cette action répond, faut-il le préciser, à l’appel des sidérurgistes qui dénoncent quotidiennement une mainmise externe sur la production de l’usine. « Nous préférons travailler sous la coupe de l’armée au lieu de laisser les rênes de notre complexe aux mains d’un clan d’opportunistes avec, paradoxalement, la complicité du secrétaire général du syndicat et du directeur général.

Avec la mise en application du partenariat public/privé (PPP) le capital de notre usine risque également d’être intégré par le secteur privé comme ce fut le cas de Fertial avec Ali Haddad du FCE. A ce propos, nous lançons un appel de secours au vice-ministre de la Défense, le général-major Ahmed Gaïd Salah, qui réside à Annaba, pour œuvrer dans ce sens afin de placer sous le giron de l’armée nationale l’usine d’El Hadjar et sauver cet outil de travail duquel dépendent plus de 4500 travailleurs», espèrent les employés du complexe. Lire la suite

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La loi sur les hydrocarbures ne sera pas prête avant la fin de l’année

Publié le 22/01/2018, par dans Non classé.

Le PDG de Sonatrach, Abdelmoumene Ould Kaddour, souligne qu’il « ne faut pas qu’on sorte avec une loi qui ne fonctionne pas. Il faut que cette fois-ci on fasse une loi qui attire plus d’étrangers et qu’ils puissent travailler».
La révision de la loi sur les hydrocarbures prendra tout son temps pour mûrir. Dans un entretien accordé à l’APS, le PDG de la compagnie Sonatrach, Abdelmoumene Ould Kaddour, a estimé qu’il s’agit « d’un dossier lourd qui demande beaucoup de temps et d’expertise». Alors qu’au début de la rentrée sociale, le Premier ministre avait longuement défendu la nécessité d’une révision du texte de la loi afin d’attirer beaucoup plus d’investisseurs étrangers et de capitaux, il s’avère aujourd’hui qu’une telle option n’est pas facile à entreprendre dans un espace-temps rapide et surtout dans un secteur resté longtemps soumis au diktat de la rente.

« La révision de la loi sur les hydrocarbures est un dossier lourd et il faut prendre le temps de bien le faire. Cette révision de la loi demande beaucoup de temps, d’attention et d’expertise. Il faut qu’on cherche des gens qui connaissent bien le domaine et il ne faut pas qu’on se trompe encore une fois», insiste Ould Kaddour.

La non-constitution à ce jour de l’équipe d’experts, capable de donner corps à une loi bénéfique à la fois au pays et aux éventuels investisseurs étrangers, est un signe de prudence qui dénote si besoin de la nature sensible du dossier et de la volonté de mesurer tous les risques et les aléas d’un changement d’une loi d’une telle importance. « Sonatrach est partie prenante dans la révision de la loi sur les hydrocarbures qui est toujours en cours.

On est en train d’écouter tout le monde et on travaille ensemble dans le cadre d’un groupe de travail composé de Sonatrach, de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) et du ministère de l’Energie pour pouvoir sortir une nouvelle loi», dira encore le PDG de la compagnie nationale d’hydrocarbyures.

Alors que le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, tablait, dans une de ses déclarations il y a quelques mois, sur une présentation de la loi vers la fin de l’été 2018, Ould Kaddour a affirmé hier que la nouvelle mouture de la loi ne serait pas prête avant la fin de l’année en cours. « C’est difficile de donner une échéance, mais on espère que cela se fera avant la fin de l’année 2018», indique Ould Kaddour en notant qu’il s’agira de tout revoir.

« On est en train de revoir le tout et non seulement l’aspect fiscal mais aussi l’aspect légal, contractuel et tous les autres aspects relatifs à la loi». Le PDG de Sonatrach souligne aussi qu’il « ne faut pas qu’on sorte avec une loi qui ne fonctionne pas. Il faut que cette fois-ci on fasse une loi qui attire plus d’étrangers et qu’ils puissent travailler».

Notons que la loi actuelle, souvent décriée par les compagnies étrangères, avait été élaborée en 2013, modifiant celle d’avril 2005 et introduisant un système d' »écrémage des superprofits applicable aux bénéficiaires du taux réduit de l’impôt complémentaire sur le résultat (ICR)». Un contrôle fiscal avait aussi touché, à la faveur de cette loi, les compagnies étrangères. De plus, cette loi avait, entre autres dispositions, déterminé le taux de la taxe sur le revenu pétrolier sur la rentabilité du projet et non sur le chiffre d’affaires.
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Il sera présenté au vote en février

Publié le 22/01/2018, par dans Non classé.

Aujourd’hui, il y a plusieurs sites web qui proposent des produits en ligne et beaucoup d’Algériens font leurs achats sur internet, mais il n’y a aucune garantie, encore moins de protection du consommateur.
Les deux projets de loi concernant les règles générales relatives à la poste et aux communications électroniques et celui concernant le commerce électronique n’ont pas été retirés des débats du Parlement. C’est Imane-Houda Feraoun, ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique (MPTTN) qui l’a confirmé hier lors de son passage à l’émission « L’invité de la rédaction» (Chaîne 3).

Selon elle, la première a été « discutée en commission et débattue en plénière, un certain nombre d’amendements a été demandé et, aujourd’hui, elle est prête à passer au vote». La deuxième sur le commerce électronique a « fait la moitié du chemin, il reste le débat en plénière. Il sera programmé cette semaine ou la semaine prochaine en fonction de l’agenda du Parlement et passeront au vote en même temps dans deux ou trois semaines».

Ces deux projets de loi n’apportent pas de changement radical avec la manière avec laquelle se sont développés les TIC et le commerce électronique en Algérie, mais certaines rectifications. Il s’agit essentiellement d’établir un cadre de confiance pour le citoyen. Aujourd’hui, il y a plusieurs sites web qui proposent des produits en ligne et beaucoup d’Algériens font leurs achats sur internet, mais il n’y a aucune garantie, encore moins de protection du consommateur.

Même les commerçants ne sont pas protégés. Sans cadre réglementaire, il n’y a pas de paiement électronique. La ministre a fait savoir, par ailleurs, qu’un cahier des charges a été préparé par Algérie Poste (seuls les fabricants pourront soumissionner) pour l’acquisition d’au moins
10 000 et d’un maximum de 50 000 TPE, espérant que l’appel d’offres lancé intéressera quelques fabricants internationaux, dont elle dira qu’une fois installés en Algérie, « ils travailleront avec les entreprises locales pour que ces dernières arrivent à produire elles-mêmes ces appareils, dans le cadre du montage, dans un premier temps».

S’agissant des réalisations à l’actif d’Algérie Télécom, la ministre a fait savoir qu’à fin novembre 2017, plus de 930 000 accès internet ont été concrétisés contre à peine 300 000 connexions annuelles auparavant, se réjouissant « d’une économie de 220 000 accès optimisés grâce à l’investissement sur la formation de ses ingénieurs».

Elle présente d’autres chiffres pour démontrer que l’entreprise est sur une courbe ascendante. « Aujourd’hui, AT en est à 315 000 nouveaux clients en téléphonie, 74 000 en ADSL et 134 000 autres en LTE, alors qu’elle a déployé 6000 km de réseau de transport, dont 4896 km de fibre optique et lancé un chantier de plus de 7000 km, dont plus de la moitié dans le Sud, soit dans les conditions les plus difficiles de déploiement.

Cette année, on a réglé le problème n°1 d’Algérie Télécom qui est celui de la maîtrise de la technologie.» S’agissant de la connexion par fibre optique jusqu’au domicile (FTTH), lancé en février 2017, elle a promis sa commercialisation, dès la semaine prochaine au plus tard, l’autorité de régulation venant de valider l’offre commerciale pour les prix y afférents. A la fin de 2016, AT était à plus de 30 000 dérangements, aujourd’hui, ils ont été réduits de moitié.

Dans un marché ultra-concurrentiel et l’un des plus dynamiques au monde, Mobilis a enregistré de bons résultats opérationnels et financiers. L’opérateur a réalisé 18 milliards de dinars de bénéfices nets en 2017, contre 14 milliards en 2016, et un chiffre d’affaires qui est passé de 122 à 126 milliards de dinars, durant la même période.

Le parc d’abonnés est de 20,8 millions conte moins de 17 millions l’année dernière. Algérie Poste a réalisé une hausse de plus de 53% de ses résultats en 2017, avec plus de 10,5 milliards de dinars de bénéfices nets, contre près de 8 milliards en 2016. Des gains qui seront investis pour l’amélioration des prestations de services et l’acquisition de nouveaux équipements technologiques.

« La contrainte du manque de liquidités est résolue depuis une année et les guichets sont mieux tenus», a affirmé la ministre, mais il y a toutefois la persistance des problèmes liés au manque de personnel dans les guichets et celui des facteurs, « lesquels devront être pris en charge dans le cadre d’un plan de recrutement massif élaboré pour 2018».

L’ouverture du capital d’Algérie Télécom et de Mobilis est ainsi « définitivement exclue car ces opérateurs de télécommunication publics sont des entreprises bénéficiaires et rentables. Il est question de partenariat public-privé s’agissant de plusieurs services (le triple Play, la télévision en ligne, les services de paiement, le commerce électronique», a conclu la ministre.

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Front social : Le malaise

Publié le 22/01/2018, par dans Non classé.

« Nous refusons que la responsabilité de l’échec du système de santé soit endossée par le praticien», affirme le Snpsp.
Le Syndicat national des praticiens de santé publique (Snpsp) lancera un préavis de grève à l’issue du conseil national qui se réunira en session extraordinaire le 8 février prochain, a annoncé hier Lyès Merabet, président du syndicat. « La tendance de notre syndicat au niveau de la base est pour un débrayage pour dénoncer la situation qui prévaut dans le secteur.

Le conseil national décidera de la nature et de la durée de l’action», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du syndicat à Alger. Le syndicat dénonce « le silence et l’indifférence du département de Hasbellaoui concernant la situation du secteur de la santé publique. Nous refusons que la responsabilité de l’échec du système de santé soit endossée au praticien», lance le Dr Merabet.

Le Snpsp soutient dans ce contexte la revendication des résidents consistant en la suppression du service civil présenté par les pouvoirs publics comme solution aux déserts médicaux. Pour le président du Snpsp, le texte imposant le service civil instauré en 1984 est complètement dépassé. « Les médecins qui sont tenus de l’accomplir sont soumis à des pressions sociales peu défendables.

Les médecins sont confrontés à l’absence de moyens d’accompagnement pour accomplir ce service, sachant que les métiers de la médecine se féminisent avec 80% d’effectifs féminins dans le corps médical.» Le Snpsp plaide pour des mesures d’accompagnement des praticiens afin de les encourager à travailler dans les zones enclavées, avec un logement de fonction et des encouragements salariaux.

Le Snpsp fait également le point sur les dossiers soumis à la tutelle et constate la rupture du dialogue depuis le 17 juillet 2017. « Toutes nos revendications sont au point mort», dénonce le Dr Merabet. Le syndicat réclame depuis des années l’alignement des diplômes de doctorat pour les pharmaciens et les dentistes sur le plan de carrière ; les modifications apportées dans la formation de ces praticiens n’ont pas été impactées par la Fonction publique qui n’en a pas tenu compte sur le plan salarial et de la carrière de ces praticiens, explique le président du Snpsp.

Ce dernier appelle le gouvernement à élaborer l’arrêté interministériel attendu depuis 2011 pour mettre fin à cette « aberration». Concernant la carrière des praticiens de santé publique, le Snpsp dénonce le retard pris dans l’élaboration du concours de passage au grade supérieur et « les pouvoirs accaparés par les contrôleurs financiers qui se substituent souvent aux directeurs de la santé et des structures dans la gestion de la carrière des praticiens».

Autre revendication soulevée par les praticiens, le retrait de l’avant-projet de loi sanitaire et l’association des syndicats dans l’élaboration de la nouvelle loi. Pour le Snpsp, le projet que le gouvernement propose aujourd’hui « est dicté par les détenteurs d’argent». Le Dr Merabet est catégorique : « Le projet de loi sur la santé répond aux exigences des lobbies des constructeurs des structures sanitaires, de ceux de l’équipement et du médicament. Le texte ne cherche pas un partenariat public-privé, mais le bradage des structures de santé publique au dinar symbolique !»

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Education nationale : Le Cnapeste appelle à une grève illimitée à partir du 30 janvier

Publié le 22/01/2018, par dans Non classé.

Le secteur de l’éduction risque de connaître une grande perturbation à la fin du mois en cours.
Une nouvelle grève ouverte vient d’être annoncée par le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapeste). Le plus important mouvement dans le secteur de l’éducation nationale appelle à une grève illimitée qui débutera le 30 janvier. « Le débrayage sera maintenu jusqu’à la satisfaction de l’ensemble des revendications : la concrétisation des promesses et des engagements contenus dans les différents procès verbaux signés par le syndicat et la tutelle au niveau national ou à l’échelle de wilaya.

A titre d’exemple, les enseignants demandent la mise en œuvre du contenu du PV du 19 mars 2015 et ceux des wilayas de Béjaïa et de Blida», indique le Cnapeste dans un communiqué rendu public, hier, à l’issue de la réunion de son conseil national, tenue en présence de représentants de 39 wilayas.

Selon le chargé de communication du syndicat, Messaoud Boudiba, plusieurs points contenus dans le PV de mars 2015 ne sont pas encore satisfaits. Il cite notamment le cas des promotions. « Dans l’accord signé entre le Cnapeste et le ministère de l’Education, il était prévu de mettre en place une commission mixte qui définira les postes concernés par la promotion.

Cette commission devait être installée en juin 2017. Mais jusqu’à aujourd’hui, il n’y a rien», indique-t-il, rappelant que des revendications portant sur la médecine du travail et le logement ne sont pas non plus satisfaites. « Pourtant, il y avait un arrêté interministériel pour la prise en charge de la question de la médecine du travail. Nous ne comprenons pas pourquoi autant de retard sur cette question», déplore-t-il.

Un soutien aux syndicalistes de Béjaïa et de Blida

Outre la satisfaction desdites revendications, ce débrayage a aussi pour but de soutenir, selon Messaoud Boudiba, les syndicalistes de Blida et de Béjaïa, en grève depuis plusieurs mois, et dont la situation n’a toujours pas été débloquée. « Dans ces deux wilayas, les revendications socioprofessionnelles des enseignants datent de plus de quatre ans.

Par exemple, à Béjaïa, le syndicat et la direction de l’éducation sont parvenus à un accord qui prévoyait même un planning pour le rattrapage des heures non enseignées. Mais le ministère de l’Education est intervenu pour exiger l’application des ponctions sur salaires. Et la grève a repris», dénonce-t-il. « Cette grève vise particulièrement à résoudre les problèmes soulevés dans ces deux wilayas», enchaîne-t-il.

Dans son communiqué, le Cnapeste demande l’annulation « des mesures portant sur les ponctions sur salaires prises arbitrairement à l’égard des enseignants grévistes». « La loi n’a pas été respectée dans l’application de ces mesures par les directions de l’éducation au niveau des wilayas», souligne aussi le syndicat.

Ce faisant, le Cnapeste rappelle qu’il avait alerté le ministère de l’Education dans un communiqué, rendu public le 28 novembre 2017. « Nous avons appelé la tutelle à prendre des mesures rapides pour traiter les questions posées à l’époque au niveau des wilayas de Béjaïa, Skikda et Blida», lit-on dans le même communiqué.
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