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5e année primaire : L’examen à l’épreuve de la fraude

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Des utilisateurs de Facebook ont partagé des sujets quelques minutes seulement après leur distribution au niveau des centres d’examen, malgré les mesures draconiennes.
Même si le ministère de l’Education nationale affiche sa satisfaction concernant les conditions du déroulement de l’examen de fin du cycle primaire, la crainte de la fuite des sujets a altéré l’ambiance au niveau des établissements. L’examen de la 5e étant moins visé par les actes de fraude, des précautions ont tout de même été prises pour écarter tout risque. La fuite des sujets du baccalauréat de 2016 ayant échaudé les organisateurs des examens.

L’interdiction de l’utilisation des téléphones portables à l’intérieur des établissements et le contrôle rigoureux des réseaux sociaux sont les principales mesures qui ont caractérisé la journée d’hier. Mais cela n’a pas empêché des utilisateurs du réseau social Facebook de partager les sujets de langue arabe et de mathématiques quelques minutes seulement après leur distribution au niveau des centres d’examen.

Le département de Nouria Benghabrit craint de faire l’objet d’une campagne visant à discréditer les examens nationaux de la session 2017. La ministre de l’Education nationale, qui a exprimé sa satisfaction quant aux conditions dans lesquelles se déroulent les épreuves, appelle à « la mobilisation de toute la société pour protéger la crédibilité de ces examens pour que la réussite se fasse uniquement par le mérite».

La sécurisation des examens nationaux implique plusieurs secteurs de la sécurité, de la sûreté, de l’administration et des télécoms, rappelle la ministre. L’auteur du partage des sujets a été identifié, a assuré Mme Benghabrit, lors du point de presse tenu hier à Béchar, où le coup d’envoi officiel a été donné pour les épreuves de l’examen de fin du cycle primaire. La ministre précise que toutes les précautions seront prises pour que cela ne se reproduise pas lors des épreuves du baccalauréat ou du BEM. Le partage a été effectué par des personnes adultes (non par des élèves en salle), précise la ministre.

Du nouveau à la rentrée

Plusieurs nouvelles mesures seront introduites dès la rentrée prochaine. Des changements seront opérés dans le système d’évaluation ainsi que dans ce qui a trait au règlement intérieur régissant les établissements scolaires, a indiqué la ministre. « Le système d’évaluation actuel ainsi que le règlement intérieur des établissements sont en vigueur depuis les années 1990», souligne-t-elle. Il est attendu pour la rentrée de septembre prochain la poursuite de la généralisation de l’utilisation des manuels de la deuxième génération des programmes issus de la réforme.

Les élèves des 3e et 4e années primaires et ceux des 2e et 3e années moyennes auront droit à de nouveaux programmes et de nouveaux livres. « L’introduction de nouveaux programmes avec une actualisation des apprentissages nécessite l’actualisation de la méthode d’évaluation», enchaîne Mme Benghabrit, expliquant que le travail de consultation et de réflexion engagé sur l’évaluation sera concrétisé par des mesures concrètes pour l’année scolaire prochaine.

Pas de dispense du français

La dispense d’élèves de l’épreuve de langue française pour l’examen de 5e année a été totalement supprimée. Le secteur de l’éducation a eu recours à la dispense de l’épreuve du français durant des années dans plusieurs wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, en raison de la pénurie d’enseignants de cette langue étrangère.

La mesure est cependant prise pour 900 élèves de nationalité étrangère, dont des Syriens, des Libyens et des Jordaniens « qui n’avaient pas bénéficié de l’enseignement de français auparavant». La ministre s’est également exprimée sur la proposition de suppression de l’examen de fin du cycle primaire, préconisée par des experts. Pour Mme Benghabrit, la suppression de l’examen ne signifie pas la suppression de l’épreuve « qui nous permet justement d’effectuer une évaluation de l’apprentissage des langages fondamentaux».

Il est donc question, selon la ministre, de maintenir l’épreuve « en tant qu’élément de comparaison qui permet également de mettre en place des indicateurs d’évaluation à l’échelle internationale». L’épreuve, souligne en outre la ministre, nous permet de voir les résultats des mesures introduites et d’avoir une appréciation de ce qui a été fait dans le secteur. Le passage en 1re année moyenne nécessite une moyenne égale ou plus 5 sur 10 aux épreuves de l’examen de fin du cycle primaire.

Si la deuxième session de l’examen est supprimée depuis quelques années, une deuxième chance se présente pour les élèves n’ayant pas obtenu la moyenne requise. La moyenne annuelle sera prise en compte. La ministre rappelle que pour la session de 2016, le taux de réussite audit examen était de 75%. Avec la prise en compte de la moyenne annuelle, le taux a atteint 95%. Notons que plus de 760 000 élèves ont passé les épreuves cette année.
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Kamel Eddine Fekhar condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir écrit des articles

Publié le 24/05/2017, par dans Non classé.

Kamel Eddine Fekhar, leader du Mouvement pour l’autonomie du M’zab, a été condamné, aujourd’hui mercredi, par la Cour de Médéa, à 5 ans de prison dont 18 mois ferme pour avoir écrit 3 articles de presse. Son codétenu Abdellah Benabdellah, a été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois ferme.
Les articles de presse en question, ont été écrits par Fekhar, en 2013, pour  » lancer un appel à l’aide et dénoncer la complicité des forces de sécurité (lors des événements sanglants de Ghardaia) », a expliqué Me Salah Dabouez, membre du collectif d’avocats de Fekhar, dans une vidéo diffusée sur internet.

Fekhar comparaitra demain devant le juge, aux côtés d’une quarantaine d’autres détenus, dans le cadre d’une deuxième affaire dans laquelle ils sont accusés, entre autres, d’  » atteinte à la sûreté de l’Etat et à l’intégrité territoriale (de l’Algérie) ».

Kamel Eddine Fekhar, médecin et défenseur des droits Humains, est en détention provisoire depuis 22 mois. Il a observé récemment une grève de la faim pendant 108 jours pour réclamer, notamment, un procès équitable.

Lire aussi : Le procès de la vallée du M’zab Lire la suite

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Abdelmadjid Tebboune nommé Premier ministre

Publié le 24/05/2017, par dans Non classé.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a procédé mercredi à la nomination de M. Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre, en remplacement de M. Abdelmalek Sellal, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué.
« A la suite de la proclamation par le Conseil constitutionnel, des résultats définitifs des élections législatives, et de l’installation de la huitième législature de l’Assemblée populaire nationale, M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre a présenté ce jour à son excellence, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, sa démission et celle du gouvernement », a précisé le communiqué de la Présidence de la République.

« Le président de la République a félicité M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre sortant et les membres du gouvernement pour le travail qu’ils ont accompli », a souligné la même source. « Conformément à l’article 91, alinéa 5 de la Constitution, M. Le Président de la République, a, après consultation de la majorité parlementaire, nommé M. Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre », a indiqué le communiqué.

« Le chef de l’Etat a également chargé les membres du gouvernement démissionnaire de vaquer aux affaires courantes de leurs secteurs respectifs, en attendant la nomination du gouvernement », a souligné la même source. Lire la suite

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Quand le wali d’Oum El Bouaghi se venge du militant Nawfel Chekaoui

Publié le 24/05/2017, par dans Non classé.

Abus de pouvoir ! Le directeur de l’Urbanisme de la wilaya d’Oum El Bouaghi, le chef de daira de Aïn Beïda ainsi que le secrétaire général de la commune, appuyés par un bulldozer et les services de sécurité, se sont mobilisés, hier mardi, pour …démolir un kiosque qui appartient au père de Nawfel Chekaoui, le coordinateur général du Comité national de défense des droits de chômeurs (Cnddc).
 » L’ordre de démolition a été donné par le wali (Djamel-Eddine Berimi ndlr) qui veut me punir à cause de mes activités au sein du mouvement des chômeurs et dans l’affaire des harragas disparus de Aïn Beïda’», a dénoncé Nawfel Chekaoui dans une déclaration à Elwatan.com.

Documents à l’appui, le jeune militant a affirmé que son père, Ahmed, a bénéficié du kiosque en question de manière légale. Ahmed Chekaoui, 65 ans, a été évacué à l’hôpital, suite à la démolition de son gagne pain.

Ce matin, son fils Nawfel s’est rendu au siège de la mairie de Aïn Beïda pour demander la décision de démolition. Peine perdue, le président de l’APC est absent et aucun membre de l’assemblée communale n’a signé le la décision de démolition.  » L’ordre vient d’en haut », a-t-on répondu au coordinateur du CNDDC.

 » L’ordre de démolition a été donné par le wali (Djamel-Eddine Berimi ndlr) qui veut me punir, à cause de mes activités au sein du mouvement des chômeurs et dans l’affaire des harragas disparus de Aïn Beïda’», a dénoncé Nawfel Chekaoui dans une déclaration à Elwatan.com.

Documents à l’appui, le jeune militant a affirmé que son père, Ahmed, a bénéficié du kiosque en question de manière légale. Ahmed Chekaoui, 65 ans, a été évacué à l’hôpital, suite à la démolition de son gagne-pain.

Ce matin, son fils Nawfel s’est rendu au siège de la mairie de Aïn Beïda pour demander la décision de démolition. Peine perdue, le président de l’APC est absent et aucun membre de l’assemblée communale n’a signé le la décision de démolition.  » L’ordre vient d’en haut », a-t-on répondu au coordinateur du CNDDC.

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«Ce que Saddam m’a avoué…»

Publié le 24/05/2017, par dans Non classé.

C’est en février 1976 que vous avez connu et approché de près Benyahia. C’était, dites vous, à Moscou, au congrès du parti communiste. quelle impression vous a laissé ce premier contact ?

Oui. C’était du temps de Brejnev.
Benyahia, alors ministre de l’Enseignement supérieur était le chef de notre délégation. J’étais commissaire politique de la wilaya de Sétif. Rédha Malek était notre ambassadeur à Moscou. Benyahia est resté avec nous moins d’une semaine. Il est rentré à Alger parce qu’il était à l’époque membre de la commission chargée de la conception de la Charte nationale, puis de la Constitution adoptée en 1976. A l’époque, et ça se ressentait, l’Algérie avait son poids.

On avait le sentiment qu’elle faisait partie des « grands». Avant ce congrès, après le 19 juin 1965 (coup d’Etat contre Ben Bella, ndlr), Cherif Belkacem avait eu à participer au congrès du parti communiste soviétique avant de se retirer sous prétexte de la participation du secrétaire général du parti communiste algérien (interdit à l’indépendance, ndlr), M. Bouhali. Depuis, c’est le coup de froid et il a fallu attendre 1971, lors du congrès du parti communiste de la RDA, dont j’ai présidé la délégation du FLN, pour normaliser nos relations.

A Moscou, je me souviens, Benyahia avait reçu, à sa demande, le SG du parti communiste marocain. Nous étions en pleine guerre. La rencontre portait sur le conflit du Sahara occidental. Benyahia, je me souviens, avait dit au SG du PCM : « Le jour où vous, partis de l’opposition marocaine serez massacrés, vous ne trouverez que l’Algérie pour vous soutenir.» Bref, Benyahia est un homme d’Etat. C’est quelqu’un qui ne parle pas beaucoup. Il écoute beaucoup plus qu’il ne parle.

C’est un homme avec un esprit remarquable de synthèse. Il vous écoute jusqu’à la fin et vous lance quelques mots qui font synthèse. A la mort de Boumediène, il est ministre des Affaires étrangères. Il déploiera d’ailleurs une intense activité diplomatique. Jusqu’au jour où au retour d’une réunion sur la Sahara occidental en Afrique (à Freetown), l’avion présidentiel transportant la délégation de Benyahia s’est crashé à Bamako où il devait faire seulement escale. Le crash a eu lieu de nuit, vers 22h, alors que le pilote tentait un atterrissage. Les informations qui parvenaient à Alger disaient qu’il n’y avait aucun survivant parmi les 5 passagers et équipage de l’appareil.

On s’était donc préparé pour aller chercher les dépouilles. Un imam devait même nous accompagner. Mais quelques heures avant notre départ, une autre information arrive, contradictoire, disant que Benyahia et deux autres — je m’excuse auprès des familles pour ma mémoire défaillante — étaient vivants. Nous avons dès lors changé la composition de la délégation qui verra un apport en médecins et nous avons équipé l’avion en matériel médical approprié.

A notre arrivée à l’hôpital de Bamako, le président Traoré venait tout juste de sortir de sa visite.
Benyahia dormait. Je lui ai essuyé le visage avec une serviette parfumée d’Air Algérie. Ces mêmes serviettes qu’on nous donnait en Conseil des ministres. L’odeur de l’Algérie, en quelque sorte, l’a arraché à son sommeil. Benyahia agrippe ma main. Il venait d’ouvrir les yeux. Notre équipe médicale les prend illico en charge. Les Maliens avaient déjà affrété un avion pour évacuer les blessés vers Paris. Ce n’était plus nécessaire. Nous les remercions pour le geste. Je me rends sur les lieux du crash, en pleine brousse, non loin de l’aéroport.

En fait, l’avion de Benyahia avait raté la piste d’atterrissage de seulement 50 à 60 mètres. L’équipe technique a fait son travail et nous avons ramassé les effets personnels et tous les documents de travail de la délégation éparpillés lors du crash. De là, nous embarquons vers Alger. Il faisait nuit, plus de 24 heures après le crash. A Bamako, sur le tarmac et dans le désordre complet, des membres du gouvernement malien et tout le corps diplomatique accrédité étaient là, émus, venir saluer Benyahia et rencontrer notre délégation.

Dans l’avion, allongé sur sa civière, Benyahia m’appelle. « Sois indulgent, me demande-t-il, avec le Mali, pays ami et frère (…)». Alors qu’il était blessé, il ne pensait qu’à préserver nos relations avec ce pays ami et frère et à sauver la réputation de leur aéroport dont la fréquentation est menacée par les suites du crash. A Alger, il est d’abord hospitalisé au CHU Mustapha avant son transfert à Paris.

Je lui rends d’ailleurs visite à Paris où je le retrouvais avec sa mère (…) ; ce jour-là, je tombe sur un ancien ambassadeur itinérant de Ronald Reagan, un général dont je ne me souviens pas du nom (probablement Morris Draper, ndlr) venu lui aussi rendre visite à Benyahia. Pour vous dire toute l’estime dont il jouissait suite notamment aux négociations pour la libération des otages américains. Après l’accord justement intervenu grâce à la médiation algérienne entre Téhéran et Washington, je fus chargé, en tant que ministre des Transports, du volet acheminement des otages de la capitale iranienne à Alger.

Lors d’une réunion à la Présidence avec Benyahia et en présence de Larbi Belkhir et du ministre de l’Intérieur, il était prévu, dans un premier temps, de laisser les Américains affréter eux-mêmes des avions : Benyahia disait que c’est trop risqué d’envoyer le pavillon national dans une zone de guerre. J’ai plaidé le contraire, estimant que nos avions, tous américains, nos pilotes, formés tous aux USA, ne risquaient rien d’autant plus que la 6e flotte patrouillait en Méditerranée (rires). J’ajoutais que, grâce aux images qui seront retransmises, notre compagnie aérienne, Air Algérie, entrera dans les foyers du monde entier. Une formidable opération de publicité, en somme. Nos avions devaient partir à Téhéran et revenir via Ankara.

Du moins, c’est ce que nous avions distillé comme information. Le retour s’est fait par Chypre, déjouant aussi bien les mauvais plans que les caméras et les reporters qui attendaient dans la capitale turque. Les otages libérés atterriront à Alger. Dans le salon d’honneur, une foule immense attendait. Benyahia prononcera un discours en anglais, tout comme le secrétaire d’Etat américain Warren Christopher. Après, des avions américains transporteront les otages vers l’hôpital Lire la suite

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Une marche pour défendre les acquis syndicaux

Publié le 24/05/2017, par dans Non classé.

Persécutés et interdits de marcher dans les autres wilayas, les syndicats affiliés à la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), à savoir le Syndicat national autonome des personnels des administrations publiques (Snapap), le Syndicat national autonome des postiers (SNAP) et celui des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg) ont organisé, hier à Béjaïa, une marche de solidarité avec leurs camarades syndicalistes suspendus de leur poste de travail.

Il s’agit de Kassa Naceret et Heddak Arab de la fédération de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de la wilaya de Béjaïa, et un syndicaliste du SNAP, qui ont été suspendus « pour avoir osé dénoncer des conditions socioprofessionnelles délétères» ainsi que six autres militants du Snateg. Ce dernier, pour avoir considéré la société nationale comme « le repaire de la corruption et le nid du trafic en tous genres», a été condamné par l’administration à disparaître.

L’acharnement des pouvoirs publics contre les syndicalistes illustre la volonté du pouvoir à réduire les syndicats autonomes au silence et à entraver le développement d’un contrepoids capable de peser face au syndicat-appareil, l’Ugta, afin de maintenir le rapport de force actuel. Ils étaient plusieurs centaines de protestataires à revendiquer, essentiellement, la levée des sanctions à l’encontre des syndicalistes et leur réhabilitation. La marche, qui a aussi drainé des comités d’étudiants des résidences de Béjaïa ainsi que des figures de la société civile, de la LADDH, du comité de soutien pour les travailleurs, des militants du MDS, s’est ébranlée de la maison de la culture Taos Amrouche pour aboutir devant la wilaya afin d’interpeller le wali quant aux « pressions, intimidations et sanctions arbitraires dont font l’objet des meneurs de grève, entre les mises à pied et les ponctions sur salaire». A travers cette action de rue, les protestataires ont exigé le respect des libertés syndicales, l’arrêt de toute forme de répression à l’encontre des travailleurs et la cessation de toute ingérence de l’administration sur le fonctionnement des syndicats.

Outre cette revendication, le Snapap a demandé la régularisation administrative et financière des 159 ouvriers professionnels du secteur de l’éducation et « l’ouverture d’un dialogue afin de trouver des solutions concrètes pour sortir de la crise». A cet effet, le syndicat interpelle le wali afin de peser de son poids dans le but de ramener les responsables des œuvres sociales de Béjaïa au dialogue.

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