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Musique: des concerts de musique à travers l’Algérie durant un mois

Publié le 11/07/2018, par dans Non classé.
Musique: des concerts de musique à travers l'Algérie durant un mois

ALGER – Des artistes, professionnels et amateurs, animeront durant un mois des concerts de musique à travers une trentaine de wilaya à la faveur d’une caravane culturelle qui débutera jeudi.

Organisé par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda), l’évènement intitulé réunit une pléiade d’artistes algériens connus à l’image Lila Borsali, Idir, Behidja Rahal ou encore Amel Zen, qui animeront, jusqu’au 18 août prochain, des spectacles à travers de nombreuses villes d’Algérie. Outre Alger, Constantine et Oran où sont prévus des méga concerts, la caravane sillonnera également des villes de l’intérieur et du sud comme, Djelfa, Laghouat et Naâma.

Au total, quelque « 500 spectacles » sont programmés à cette manifestation culturelle, limitée à la musique. Lors de la présentation, le directeur général de l’Onda, Sami Bencheikh El Hocine, a indiqué que la caravane s’inscrivait « dans le cadre des missions de l’Office pour soutenir les activités culturelles et les artistes ».


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Interrogé sur le budget consacré à cet évènement, M.Bencheik a dit que le montant n’était encore fixé et rappelé que l’Onda avait dégagé 270 millions pour les galas de l’été 2017, organisés par l’Office national de la culture et de l’information (Onci). « L’Office qui était partenaire des animations artistiques de l’été 2017 n’avait aucun contrôle dans la programmation et le choix des artistes », a-t-il affirmé.

L’Onda qui compte 21.000 membres, organise des manifestations culturelles, financées sur les fonds récoltés au titre du versement de la « copie privée », une redevance à laquelle sont soumis les fabricants et importateurs de supports et appareils d’enregistrement. Près d’un tiers de ces revenus est destiné à l’accompagnement financier des jeunes créateurs et à l’organisation de manifestations culturelles organisées en Algérie et à l’étranger, a précisé le responsable de l’Onda.

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Tizi-Ouzou : La 15ème édition du festival Raconte-Arts aura lieu du 19 au 26 juillet au village Tiferdoud

Publié le 11/07/2018, par dans Non classé.
Tizi-Ouzou : La 15ème édition du festival Raconte-Arts aura lieu du 19 au 26 juillet au village Tiferdoud

TIZI-OUZOU – La quinzième (15ème) édition du festival Raconte-Arts aura lieu du 19 au 26 juillet au village Tiferdoud, dans la commune d’Ifarhounène, (70 km au Sud-est de Tizi-Ouzou).

Poursuivant son périple à travers les communes de la wilaya, le festival itinérant de la musique et des arts organisé par la Ligue des arts cinématographiques et dramatiques de Tizi-Ouzou, emplira de ses sonorités et de ses couleurs cette année le village de Tiferdoud, (situé à 1197 mètres d’altitude), par ailleurs, sacré village le plus propre de la wilaya. « Un choix qui s’est imposé à nous par l’engouement et l’enthousiasme du comité de ce village pour accueillir le festival cette année après avoir fait la demande il y a trois ans déjà », a confié à l’APS, Hacène Metref, Directeur du festival.

Intitulée « Tizi n laryah » (Les vents hurlants), cette 15ème édition accueillera pas moins de 420 artistes, dont une centaine (100) d’étrangers, de différentes disciplines artistiques. A ce propos, a précisé la même source, la commission d’organisation du festival a « reçu et examiné plus de 1000 dossiers de projets, mais n’a accepté que 420 dont 100 étrangers faute de moyens conséquents pour accueillir tout le monde ». Les artistes nationaux participant à cette édition « viennent des quatre coins du pays et représentent différentes disciplines, tandis que les étrangers viendront de cinq pays dont la « France, l’Italie, l’Espagne, la Russie et deux (02) artistes du Congo, dont Jaurès Magala, Directeur du festival « la nuit du continent », a indiqué M. Metref.

Au programme, un cocktail riche en sonorités et en couleurs a été concocté pour cette édition comprenant de la musique, du théâtre, de la peinture, du conte, de la poésie et pour la première fois, a-t-on souligné, « un atelier cirque destiné aux enfants qui ont, eux aussi, droit au chapitre ». Plusieurs conférences et tables rondes qui traiteront de divers sujets en relation avec la vie en société et l’actualité sont également prévues tout au long de ce festival. Une conférence sera consacrée aux « modes de structurations traditionnelles dans la société algérienne » avec des intervenants qui esquisseront les parallèles entre ces différentes formes d’organisation dont la Siga, dans l’Ouest du pays, la Azaba, dans la région de Ghardaia, et Thajmaath, en Kabylie.


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Comme chaque édition, le festival offre une place aux écrivains dans son coin « un auteur, un livre » qui accueillera, cette année, 22 auteurs dont Amine Zaoui, Daho Djerbal, Karim Younes, Arezki Metref, Ikram Kebir et Leila Aslaoui.

Côté logistique et organisation, « l’essentiel de l’organisation sur le terrain, à savoir, le transport, la restauration et l’hébergement est pris en charge par le village de Tiferdhoth, avec lequel nous collaborons étroitement », a affirmé le responsable du festival. Sur ce plan, et à partir de cette édition, a-t-il indiqué, « nous allons instaurer une nouveauté dans les moeurs du festival en dédiant une journée au village hôte pour se faire connaître auprès de l’ensemble des conviés qui deviendront ses spectateurs d’une journée ». Cette année, ce sera le 22 juillet, soit la 4ème journée du festival, qui sera intitulée « Tiferdoud en action ».

La première édition du festival Raconte-Arts a eu lieu à Ath Yanni en 2004 et la 14ème a été organisée l’année dernière, 2017, dans la commune de Souama.

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Tizi-Ouzou : 8ème édition du Festival de la poterie de Maatkas du 25 au 29 juillet courant

Publié le 09/07/2018, par dans Non classé.
Tizi-Ouzou : 8ème édition du Festival de la poterie de Maatkas du 25 au 29 juillet courant

TIZI-OUZOU – La 8ème édition du Festival local de la Poterie de Mâatkas (25 km au sud-ouest de Tizi-Ouzou) sera tiendra du 25 au 29 juillet courant, ont annoncé lundi les organisateurs.

Cette nouvelle édition sera abritée, à l’instar de la précédente, par le collège Ounar Mohamed, qui accueillera le marché de la poterie, principale activité du festival, ainsi que plusieurs autres activités, a-t-on indiqué. Des artisans-potiers de cette localité, une région connue pour sa poterie traditionnelle à colombins, richement décorée et exclusivement féminine, prendront part à cet événement. Il est également attendu la présence de potiers d’autres communes de Tizi-Ouzou ainsi que de plusieurs wilayas pratiquant ce métier ancestral, a-t-on ajouté.

Il est prévu lors de cet évènement une exposition-vente de poterie et d’autres objets d’artisanat traditionnel (tapis, bijoux, vannerie, habits traditionnels ), une animation culturelle tout au long de cette manifestation et des ateliers de démonstration de fabrication de poterie au profit d’enfants qui seront animés par les potières de Maatkas. Cette dernière activité sera une occasion de transmettre le savoir faire aux futures générations, a-t-on noté.


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Quatre conférences-débats seront aussi au programme. Elles aborderont les thèmes : « La poterie kabyle : objet ethnographique, objet d’étude, objet commercial » animée par Mohamed Dahmani, « Les territoires de la poterie modelée en Grande-Kabylie » par Zohra Saheb, « La valorisation institutionnelle des savoir-faire locaux : entre valorisation administrative, sauvegarde, et reconfiguration des métiers artisanaux » par Mouloud Berbar, tous trois enseignants à l’université de Tizi-Ouzou. Une autre conférence sur  »L’exploitation des archives locales pour la mise en valeur des savoir-faire artisanaux » sera animée par Taleb Sidhoum Houria de l’université de Bejaia.

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Mohamed Badaoui: « l’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable »

Publié le 09/07/2018, par dans Non classé.
Mohamed Badaoui:

ALGER – L’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable, estime l’écrivain Mohamed Badaoui, interrogé par l’APS à l’occasion de la parution de son nouveau livre « Schiste et Mica » aux éditions Hélium. Pour l’auteur, la vie, sans art ni création, semble lourde et sans charme.

Q: « Schiste et Mica », un livre qui rassemble prose, poésie et peintures sous un titre qui suscite un peu l’intrigue. Expliquez nous.

R: « L’idée de réunir un écrivain et un plasticien vient d’Omar Méziani, l’éditeur qui est lui-même artiste. Les démarches des deux sont indépendantes mais peuvent mutuellement se féconder. Quant au texte, il est inexplicable même pour son auteur. L’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable. Elle provient de couches profondes, pour ne pas dire abyssales, d’où émane un son qu’il ne faut surtout pas retenir ou orienter. Il en va ainsi pour le titre. Schiste et Mica s’est imposé à moi en quelques secondes. Il résonne, cela dit, à la même fréquence que la musique rocailleuse, minérale que j’entendais monter de la Terre lorsque j’écrivais. Evidemment, il ne s’agit pas d’un essai ou même d’un roman mais une radiation qui m’a traversé et dont j’ai gardé le souvenir sous forme de mots. Je dois cependant préciser que les deux premiers fragments ont été écrits en 2016. Le dernier, intitulé « Séisme », a été composé, quant à lui, une vingtaine d’années plus tôt ».


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Q: « Schiste et Mica », un livre qui rassemble prose, poésie et peintures sous un titre qui suscite un peu l’intrigue. Expliquez nous.

R: « L’idée de réunir un écrivain et un plasticien vient d’Omar Méziani, l’éditeur qui est lui-même artiste. Les démarches des deux sont indépendantes mais peuvent mutuellement se féconder. Quant au texte, il est inexplicable même pour son auteur. L’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable. Elle provient de couches profondes, pour ne pas dire abyssales, d’où émane un son qu’il ne faut surtout pas retenir ou orienter. Il en va ainsi pour le titre. Schiste et Mica s’est imposé à moi en quelques secondes. Il résonne, cela dit, à la même fréquence que la musique rocailleuse, minérale que j’entendais monter de la Terre lorsque j’écrivais. Evidemment, il ne s’agit pas d’un essai ou même d’un roman mais une radiation qui m’a traversé et dont j’ai gardé le souvenir sous forme de mots. Je dois cependant préciser que les deux premiers fragments ont été écrits en 2016. Le dernier, intitulé « Séisme », a été composé, quant à lui, une vingtaine d’années plus tôt ».


Lire aussi: « Schiste et Mica » de Mohamed Badaoui, la poésie comme arme de survie


Q: Après un recueil de nouvelles, l’écriture et la mise en scène de deux pièces de théâtre, un livre-audio pour enfants, une série de pièces dramatiques radiophoniques et une exposition au MAMA, vous voilà aujourd’hui dans la poésie. Parlez-nous de cette diversité d’expression.

R: « Je me sens comme un enfant qui aime jouer avec tout ce qui lui tombe sous la main. Dans mon coin, je construis de petits univers avec les matériaux du moment puis je les partage. Sans art, sans création, la vie me semble lourde et sans charme. Nous naissons, nous mourrons et entre temps nous obéissons par peur du châtiment ou par peur de perdre ce que nous possédons. A trop prendre la banalité au sérieux, nous passons à côté de l’étrangeté du monde. C’est ma philosophie et mon carburant ».

Q: Quel regard portez vous sur le monde littéraire en Algérie et de l’écriture journalistique d’aujourd’hui, vous qui exercez le métier de journaliste depuis ses années de gloire?

R: « La société algérienne se cherche. Tout ce qu’elle produit lui ressemble. Il existe certes des individualités peu nombreuses qui sèment les graines d’un nouveau monde. Toutefois, en tant que communauté, nous demeurons, pour l’instant, assez éloignés de la marche du monde. Cela dit, l’évolution est inscrite dans l’ADN humain. Elle prendra du temps mais finira par arriver. Quant au passé, il faut le méditer, s’en inspirer et non le copier indéfiniment. Il est en effet risqué d’avancer en gardant les yeux constamment rivés sur le rétroviseur ».

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Mohamed Badaoui: « l’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable »

Publié le 09/07/2018, par dans Non classé.
Mohamed Badaoui:

ALGER – L’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable, estime l’écrivain Mohamed Badaoui, interrogé par l’APS à l’occasion de la parution de son nouveau livre « Schiste et Mica » aux éditions Hélium. Pour l’auteur, la vie, sans art ni création, semble lourde et sans charme.

Q: « Schiste et Mica », un livre qui rassemble prose, poésie et peintures sous un titre qui suscite un peu l’intrigue. Expliquez nous.

R: « L’idée de réunir un écrivain et un plasticien vient d’Omar Méziani, l’éditeur qui est lui-même artiste. Les démarches des deux sont indépendantes mais peuvent mutuellement se féconder. Quant au texte, il est inexplicable même pour son auteur. L’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable. Elle provient de couches profondes, pour ne pas dire abyssales, d’où émane un son qu’il ne faut surtout pas retenir ou orienter. Il en va ainsi pour le titre. Schiste et Mica s’est imposé à moi en quelques secondes. Il résonne, cela dit, à la même fréquence que la musique rocailleuse, minérale que j’entendais monter de la Terre lorsque j’écrivais. Evidemment, il ne s’agit pas d’un essai ou même d’un roman mais une radiation qui m’a traversé et dont j’ai gardé le souvenir sous forme de mots. Je dois cependant préciser que les deux premiers fragments ont été écrits en 2016. Le dernier, intitulé « Séisme », a été composé, quant à lui, une vingtaine d’années plus tôt ».


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Q: « Schiste et Mica », un livre qui rassemble prose, poésie et peintures sous un titre qui suscite un peu l’intrigue. Expliquez nous.

R: « L’idée de réunir un écrivain et un plasticien vient d’Omar Méziani, l’éditeur qui est lui-même artiste. Les démarches des deux sont indépendantes mais peuvent mutuellement se féconder. Quant au texte, il est inexplicable même pour son auteur. L’écriture poétique est un mystère difficilement déchiffrable. Elle provient de couches profondes, pour ne pas dire abyssales, d’où émane un son qu’il ne faut surtout pas retenir ou orienter. Il en va ainsi pour le titre. Schiste et Mica s’est imposé à moi en quelques secondes. Il résonne, cela dit, à la même fréquence que la musique rocailleuse, minérale que j’entendais monter de la Terre lorsque j’écrivais. Evidemment, il ne s’agit pas d’un essai ou même d’un roman mais une radiation qui m’a traversé et dont j’ai gardé le souvenir sous forme de mots. Je dois cependant préciser que les deux premiers fragments ont été écrits en 2016. Le dernier, intitulé « Séisme », a été composé, quant à lui, une vingtaine d’années plus tôt ».


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Q: Après un recueil de nouvelles, l’écriture et la mise en scène de deux pièces de théâtre, un livre-audio pour enfants, une série de pièces dramatiques radiophoniques et une exposition au MAMA, vous voilà aujourd’hui dans la poésie. Parlez-nous de cette diversité d’expression.

R: « Je me sens comme un enfant qui aime jouer avec tout ce qui lui tombe sous la main. Dans mon coin, je construis de petits univers avec les matériaux du moment puis je les partage. Sans art, sans création, la vie me semble lourde et sans charme. Nous naissons, nous mourrons et entre temps nous obéissons par peur du châtiment ou par peur de perdre ce que nous possédons. A trop prendre la banalité au sérieux, nous passons à côté de l’étrangeté du monde. C’est ma philosophie et mon carburant ».

Q: Quel regard portez vous sur le monde littéraire en Algérie et de l’écriture journalistique d’aujourd’hui, vous qui exercez le métier de journaliste depuis ses années de gloire?

R: « La société algérienne se cherche. Tout ce qu’elle produit lui ressemble. Il existe certes des individualités peu nombreuses qui sèment les graines d’un nouveau monde. Toutefois, en tant que communauté, nous demeurons, pour l’instant, assez éloignés de la marche du monde. Cela dit, l’évolution est inscrite dans l’ADN humain. Elle prendra du temps mais finira par arriver. Quant au passé, il faut le méditer, s’en inspirer et non le copier indéfiniment. Il est en effet risqué d’avancer en gardant les yeux constamment rivés sur le rétroviseur ».

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« Schiste et Mica » de Mohamed Badaoui, la poésie comme arme de survie

Publié le 09/07/2018, par dans Non classé.

ALGER – Tel un hymne à l’amour, un appel à la paix ou à une résistance à la bêtise humaine, « Schiste et Mica » de l’écrivain Mohamed Badaoui, paru aux éditions Hélium, interpelle les âmes pures, vides de haine et de rancœur, en les emportant dans une symphonie de mots vers un monde hélas vrai.

L’auteur installe le lecteur, dès l’ouverture du livre, dans une atmosphère inconfortable, oppressante puis lui aménage des plages de joie et parfois d’humour dans un « parfait » désordre.

Un désordre gênant au début mais qui est vite apprivoisé pour devenir le reflet, en toute fidélité, de la réalité de l’homme actuel, cette créature parfois monstrueuse, parfois angélique, perdue entre la raison, l’absurdité et les tentations.

Les mots défilent et les idées pullulent dans un rythme qui suit la cadence d’un cœur qui reste solide face à la trahison, au mensonge, au faux, d’un cœur qui vomit l’hypocrisie, la traîtrise et la laideur.

Des mots, dont l’affolement rappelle celui des fourmis, se suivent, se poursuivent, se bousculent, se chamaillent, se griffent, se réconcilient, avancent, reculent, vibrent, courent dans tous les sens, décidés à ne pas s’arrêter ou marquer une halte pour ne jamais s’effacer, preuve d’une lutte sans relâche contre un silence qui aura trop duré.

N’aie pas de haine! Ils n’en valent pas. Préserve ton cœur

« Schiste et Mica » ne laisse pas indifférent. Il provient des abysses de l’être et tente de s’arracher du sol pour fuir, suivant cercle vertueux, les conventions et la banalité.

Les textes, accompagnés de toiles du plasticien Mehdi Bardi Djelil, dérangent parfois, apaisent souvent…

Les images qui accompagnent le verbe, à première vue, semblent effrayantes, parfois répugnantes même: Des visages fragmentés, des corps en formes mi humaine mi animale visiblement en lutte contre un mal. Un mal intérieur ou extérieur, peu importe, car la douleur et la souffrance en sont les « évidentes » conséquences.

En parcourant les pages et en plongeant de plus en plus dans le sens profond des textes, l’impression ressentie au début change. Les personnages imaginaires peints en acrylique sur toile ou à l’encre et gesso noir sur papier, dégagent plutôt une bonté naïve, voire grotesque, une gentillesse abusée, une colère étouffée qui cède la place à une mélancolie.

Le livre, dans son ensemble, évoque une vie que tout être humain digne, intègre, honnête, sensible, fragile et sincère, a dû affronter, voire subir.

Toute personne qui se sent enfermée même dehors, seule au milieu d’une foule, ou exilée sur sa propre terre, verra des reflets de son existence dans ces textes qui exhalent une forte sincérité.

Mohamed Badaoui présente son nouveau livre comme « un magma où fusionnent bruyamment pensées et sensations antithétiques. C’est une lave rougeoyante d’où montent indistinctement des cris de colère, de détresse, de dégoût, de fierté, de joie, d’extase et de jubilation (…) », le lecteur lui donnera sûrement raison.

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