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Carnet de bord des législatives 7

Publié le 24/03/2017, par dans Non classé.

Abdelwahab Derbal, président de la très Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) ne retient pas sa joie en annonçant que la radiation de 700 000 noms du fameux fichier électoral (que personne n’a le droit de consulter) est une « une première dans l’histoire de l’Algérie indépendante» !
A partir d’El Oued où il a animé une rencontre avec ses employés de la HIISE, il « hausse le ton» : « La HIISE se dressera contre toute personne qui chercherait à porter atteinte à l’honnêteté des élections, car créée constitutionnellement pour faire face à toute tentative d’altérer leur probité.» On en claque les dents de terreur face au bras séculier de la probité électorale.

En parlant de probité, regardons côté FLN version Ould Abbès : ce dernier, au lieu d’expliquer à ses militants et à l’opinion publique le pourquoi du comment de l’affaire de son fils Wafi soupçonné de vendre des places dans les listes, il préfère dire qu’il a « déjoué un complot», qu’il s’agissait de « pressions». Les responsables qui l’ont bombardé à ce poste sont en train de manger leur chapeau. Justement, qui portera le chapeau à la fin ?

Eh bien voilà, un bon témoignage sur la fraude électorale banalisée. L’auteur ? Mokdad Sifi, ex-chef de gouvernement, rien de moins ! A Echourrouk, puis à TSA, l’ancien responsable revient sur les législatives de 1997 et la « victoire» du RND : un « scandale en matière de fraude». Assez clair. Non ? « J’avais moi-même des informations sur les walis qui avaient préparé et signé les procès-verbaux des résultats avant les élections locales», et il explique que « les listes RND des candidats pour les élections locales ont été préparées par le gouvernement Ahmed Ouyahia à travers les services du ministère de l’Intérieur, l’administration et les walis», dit-il sans qu’aucune juridiction ne bouge le petit doigt.

Ç’aurait été un journaliste, un bloggeur ou un écrivain, le procureur aurait rêvé de lui briser les os !
C’est aujourd’hui que s’achève le délai pour que les tribunaux administratifs tranchent sur les recours introduits par les partis et les indépendants à propos des candidatures ayant fait l’objet d’une décision de rejet. L’occasion de faire le point chiffré sur la base des données du ministère de l’Intérieur (ils adorent ça, les chiffres !).

Le nombre de listes de candidats aux élections législatives est de 1088, réparties comme suit : 797 listes présentées par 63 partis, 163 listes d’indépendants et 128 listes issues d’alliances. Le nombre des magnifiques candidats s’élève à 12 591, soit 8646 hommes (68,67%) et 3945 femmes (31,33%), grosso modo le quota femmes est respecté en perspective macro.

L’âge de la majorité des candidats (64,21%) se situe entre 31 et 50 ans (loin de la moyenne d’âge des ministres, 61 ans) et 55,91% ont un niveau universitaire. Le parti du Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et Tajamou Amal El Jazaïr (TAJ) sont les seules formations politiques à avoir présenté des listes dans les 48 wilayas du pays et les 4 circonscriptions électorales à l’étranger.

Le TAJ de l’unique Amar Ghoul semble bien préparé pour créer la surprise. Islamisto-affairiste, exprimant l’allégeance et en somme l’Algérie de Bouteflika : ce parti est comme le gendre idéal. Mabrouk d’avance !

Le numéro deux de la liste FNA à Béchar est arrêté pour trafic de drogue. On apprend, chez nos confrères d’El Khabar, qu’on a trouvé sur lui 25 kg de zetla. Il a balancé ses complices au nombre de trois chez qui les services de sécurité ont découvert cinq quintaux de kif traité. Le candidat, enseignant retraité, qui venait de devenir « raqi», était très apprécié pour ses services de « roqia» auprès des dignitaires locaux. Une dizaine de jours avant, deux têtes de liste tombent à Tébessa : l’un, du TAJ, accusé de trafic de chevaux pur-sang arabes à l’étranger ; le second, de la liste indépendante d’El Badil, est poursuivi pour contrebande de carburant. En fait, il ne faut pas organiser des législatives sans monter, en parallèle, des projets de films genre Gomorra !

On fait court le mardi, car aujourd’hui l’ex-wali d’Oran, Bachir Frik, qui a été emprisonné dans des affaires de foncier (des coups montés, selon lui), revient, encore une fois, et c’est tant mieux, sur les mécanismes de la fraude, cette fois sur TSA : « Il y a eu une grande fraude aux législatives et aux locales de 1997. Je témoigne parce que j’étais acteur. En tant que wali (d’Oran), j’ai participé activement à cette mascarade.» L’intérêt de Frik est de détailler ces mécanismes au niveau des wilayas en étapes, où il ne serait que l’exécutant des instructions de l’Intérieur.

Etape 1 : les membres des bureaux de vote « doivent être choisis parmi les gens acquis à l’administration. Il y a des enquêtes d’habilitation». Etape 2 : chaque chef de centre de vote reçoit des instructions pour faire passer les élus de tel parti politique. Ajouté à cela le rôle de l’ex-DRS qui fait pression aussi sur les cadres de l’Etat et qui orientent la « société civile» pour adouber le parti qu’on veut bien « aider». L’ex-wali est interrogé sur les prochaines élections du 4 mai : « S’ils veulent frauder, c’est très facile puisqu’il n’y a plus de commission de contrôle composée de représentants de partis politiques. Ils ont mis en place une Haute instance qui ne peut rien faire.» Abdelwahab Derbal appréciera !

Les propositions du RCD (rare parti avec le RND à publier intégralement son programme, sauf si nous n’avons pas bien fait notre job) sur le tourisme font réfléchir. Le parti propose de vendre les résidences d’Etat (ghettos d’apparatchiks, en traduction) Moretti, Club des Pins, nouveau Club des Pins. Faudrait plutôt les raser et préserver ces plages du bétonnage sauvage, en faire des réserves de la biodiversité, un témoin statique du massacre urbain environnant. Le RCD a raison aussi d’appeler à ouvrir le capital au privé des entreprises de gestion touristique (faudrait mettre les mots gestion et touristique entre guillemet).

Car c’est une criminelle déperdition que de voir souvent des joyaux du patrimoine architectural (de Sidi Fredj Lire la suite

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Bou Saâda, wilaya déléguée

Publié le 24/03/2017, par dans Non classé.

Le ministre de l’Intérieur a sorti le grand jeu pour pallier la forte tendance du boycott des prochaines élections législatives qui semble caractériser l’ambiance générale, après les scandales de corruption qui ont éclaboussé dernièrement l’ex-parti unique, le FLN.
Cette manœuvre transparaît à travers le meeting, improvisé hier à Bou Saâda, devant une assistance triée sur le volet pour lui annoncer la promotion de cette ville en wilaya déléguée, après avoir donné la parole à deux notables, dont l’un d’eux n’a pas manqué de rappeler qu’une une pétition de 35 000 signataires ayant sollicité les hautes autorités du pays pour l’octroi du statut de wilaya déléguée, est restée sans suite. Auparavant une promesse a été faite que de nouvelles villes allaient être érigées en wilayas déléguées. Mais plus rien. Cette sollicitation renouvelée lors de cette visite aujourd’hui à Bou Saada, a été saisie au vol par M. Bedoui, qui a annoncé tout simplement que « Bou Saâda sera promue wilaya déléguée d’ici la fin de l’année 2017». Avant de préciser que c’est le président de la République qui a tranché la question. Applaudissements et youyous ont fusé dans la salle des fêtes de Bou Saâda, exprimant l’immense joie de l’assistance et un rêve que les Boussaadis ont de tout temps caressé, notamment en 1974 et 1984.

A partir de là, le ministre de l’Intérieur a développé son argumentaire, justifiant « la participation massive pour les prochaines joutes électorales du 4 mai». « Cette annonce, a expliqué M. Bedoui, ira dans le sens de la mobilisation des citoyens, dont l’implication dans cette phase cruciale, que vit le pays, va consolider la sécurité et la stabilité et permettra le lancement de la nouvelle stratégie de développement. Et chacun est libre de voter pour qui il veut.» « Cette promotion de la région de Bou Saâda va dynamiser l’activité économique et créer un pôle de développement. Avant de conclure que Bou Saâda ne devra plus constituer un gisement de prédation des carrières, un lieu d’enrichissement de tout aventurier et il est temps de mettre un terme à cette situation», a conclu le ministre de l’Intérieur. Lire la suite

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Bedoui : «L’Algérie est sous la menace, la vigilance doit être de mise»

Publié le 24/03/2017, par dans Non classé.

« La menace qui pèse sur l’Algérie au regard des conflits fratricides qui se déroulent dans certains pays frontaliers, où les populations vivent un déchirement sans précédent, n’est pas faite pour susciter la sérénité dans notre pays.
Et certaines parties qui ne veulent pas du bien pour notre pays souhaitent instamment qu’ils se propagent chez nous.» C’est la déclaration du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, qui a clôturé hier sa visite de deux jours dans la wilaya de M’sila. Et d’ajouter : « Je ne dis pas cela pour faire peur, mais c’est l’amère réalité, et je demande au citoyen de faire preuve de vigilance pour préserver les acquis en matière de sécurité, de stabilité et de bien-être.» La sécurité de l’Algérie est une ligne rouge que personne ne franchira, a-t-il encore averti. Lors de son intervention à Sidi Aïssa et s’adressant à la société civile, le ministre a ajouté que la sécurité concerne également « les élections législatives qui s’annoncent imminentes et que l’Etat est là pour garantir leur bon déroulement». Lire la suite

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Alger condamne l’attentat de Londres

Publié le 24/03/2017, par dans Non classé.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a condamné hier  » énergiquement l’odieux attentat survenu mercredi à Londres et qui a fait plusieurs morts et blessés.  » C »est avec une grande émotion et une profonde indignation que j’ai appris l’odieux attentat survenu à Londres, endeuillant votre pays, en faisant plusieurs morts et blessés, a écrit le Président Bouteflika dans un message adressé au Premier ministre britannique, Theresa May.  » En cette douloureuse circonstance, je voudrais vous exprimer, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, nos plus sincères condoléances à vous-même, au peuple britannique ami et aux familles des victimes, et vous assurer de ma solidarité et de ma compassion, a assuré le chef de l’Etat.  » L’Algérie condamne énergiquement cet acte barbare dont l’objectif est de semer la mort et la désolation mais aussi de provoquer une fracture civilisationnelle à travers le monde et à l’intérieur des pays. Aussi, appelle-t-elle à une réponse globale et concertée, sous l’égide des Nations unies, face au terrorisme, fléau qui menace gravement l’ensemble de la communauté internationale.
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Ahmed Benfares président du conseil de l’Ordre des pharmaciens de la région de Blida

Publié le 24/03/2017, par dans Non classé.

Le retard mis par le ministère de la Santé dans la délivrance des programmes d’importation et la volonté de réduire les quantités importées conduisent à l’aggravation des ruptures de stock et à la pénalisation des patients qui se trouvent ainsi livrés à la merci des spéculateurs.
La Fédération algérienne du médicament (FAM) a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la pénurie croissante des médicaments. Selon la fédération, la pénurie des médicaments va encore s’aggraver dans les prochains mois. Dit-elle vrai ?

La Fédération algérienne du médicament, qui regroupe les représentants de tout ce que peut comporter comme intervenants dans la chaîne du médicament, depuis son importation et sa production jusqu’à sa dispensation à l’officine en passant par sa distribution, a effectivement dénoncé, si ce n’est une pénurie, une forte perturbation de la disponibilité de certains médicaments à tous les niveaux du circuit.

Cette perturbation est fortement ressentie au niveau de nos officines, ce qui se répercute immanquablement sur la prise en charge sérieuse des malades qui désespèrent de trouver certains médicaments nécessaires à leurs soins et prescrits par leur médecin traitant.

La raison avancée par ces opérateurs, bien au fait de la question puisque directement concernés, est le retard mis par le ministère de la Santé dans la délivrance des programmes d’importation et la volonté de réduire les quantités importées. Selon les mêmes intervenants, le retour à une situation normale n’est pas pour les tout prochains jours, les procédures d’importation et de mise sur le marché étant assez longues.

Y a-t-il une liste bien précise des médicaments en rupture de stock ?

Si certains médicaments sont en rupture de stock depuis assez longtemps, voire des années, d’autres qu’on appelle communément en officine les « manquants» subissent des perturbations dans leur disponibilité et sont, quand ils surgissent sporadiquement sur le marché, distribués avec parcimonie par les distributeurs. Une liste de manquants peut être établie, elle concerne des dizaines de médicaments, toutes formes confondues ; le chiffre de 200 produits concernés par la perturbation a été avancé par les représentants de la FAM au moment de la déclaration au mois de février.

Quels sont les risques d’une telle pénurie ?

En plus de priver les malades de ces produits en rupture, ces perturbations occasionnent un stress permanent chez les pharmaciens qui vivent dans la hantise de ne pas pouvoir satisfaire leurs clients. Il est connu que toute distorsion d’un marché provoque une tension sur les produits concernés avec l’apparition dans leur commercialisation de phénomènes préjudiciables au pharmacien comme la vente concomitante. L’une des plus graves conséquences de l’indisponibilité du médicament, qu’elle soit temporaire ou de longue durée, est l’apparition du phénomène des produits « cabas», qui est train de sévir et de prospérer.

En effet, des pharmaciens peu scrupuleux s’engouffrent dans la brèche et se mettent à importer frauduleusement des pays voisins les produits en rupture pour les commercialiser à des prix exorbitants, ce phénomène prend des allures effrayantes et de véritables réseaux sont constitués pour alimenter ce trafic hautement lucratif qui porte un préjudice à l’image de notre système de santé.

Plus grave encore en cas de la persistance du problème des ruptures sera l’apparition et l’installation chez nous de la contrefaçon qui profitera de ces opportunités pour investir le marché algérien du médicament, mettant alors sérieusement en danger la santé du citoyen .

La FAM pointe du doigt la restriction d’importation des matières premières indispensables pour la fabrication de médicaments. Etes-vous du même avis ?

La FAM compte en son sein les représentants de l’UNOP. Ces industriels dénoncent et mettent en garde contre les risques inhérents à certaines ruptures dans l’approvisionnement en matières premières nécessaires à la fabrication des médicaments produits localement. Il faudrait, à mon avis, les prendre au sérieux en répondant en extrême urgence à leurs doléances si nous voulons échapper à une crise multidimensionnelle qui concernera en premier lieu l’approvisionnement du marché en médicaments produits localement et éventuellement le ralentissement ou la cessation d’activité des unités de production avec toutes les conséquences économiques qui en découleront.

Certaines parties accusent « les lobbys du médicament» qui essaient d’imposer leur diktat en créant « délibérément» des ruptures de stock. Est-ce que cela est possible ?

Au sein de la FAM il y a les représentants des distributeurs en médicaments qui se joignent aux autres opérateurs pour dénoncer la perturbation des approvisionnements liée au retard dans les signatures des programmes d’importation.

Cependant, la spéculation peut exister à tous les niveaux. Certains distributeurs disposant de petites quantités de médicaments en rupture peuvent faire de la rétention afin de pratiquer la vente concomitante mais, à mon avis, le phénomène est très restreint, il concerne quelques rares grossistes et ne peut être à lui seul à l’origine de la crise actuelle

Y a-t-il des discussions entre les pharmaciens et les médecins afin d’informer ces derniers de la liste des médicaments introuvables afin de ne pas les prescrire ?

Ce qui est regrettable, c’est l’absence d’un mécanisme de concertation et de dialogue officiel à l’échelle nationale ou régionale en réaction aux perturbations de l’approvisionnement. Les initiatives sont individuelles, en rapport avec l’existence d’un bon relationnel entre praticiens et il arrive que des médecins s’enquièrent par des visites aux officines ou par contact téléphonique de l’état des disponibilités pour pouvoir prescrire efficacement afin d’éviter des marathons inutiles aux patients. Mais, souvent, le médecin est embarrassé, la substitution étant impossible ou risquée pour le patient. Ce qui est déplorable, bien que cela soit compréhensible parfois, c’est l’orientation des malades vers les officines qui pratiquent les produits « cabas».

Pourquoi la question de la « pénurie de médicaments» revient-elle souvent sur le tapis ?

Si la question des ruptures est récurrente, pour ne pas dire permanente avec des gravités relatives, c’est qu’il y a un vrai problème de gestion certainement dû à l’absence d’un organisme de régulation et de suivi autonome qui pourrait anticiper les situations sur la base de renseignements statistiques fiables. Cette année et la précédente, nous serions tentés d’incriminer la crise économique, mais nous remarquons que ce phénomène s’est manifesté même au moment de l’embellie financière, rendant ainsi le déficit de gestion encore plus responsable.

Selon vous, que faut-il Lire la suite

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L’Algérie a enregistré 22 389 cas de tuberculose en 2016

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

Le chargé du Programme national de lutte contre la tuberculose auprès du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Pr Sofiane Alihalassa, a révélé un recul de plus de 4,4 % de l’incidence de la tuberculose en Algérie, passant de 23379 cas en 2015 à 22389 cas en 2016.
Dans une déclaration à l’APS à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, qui coïncide avec le 24 mars, le Pr Sofiane Alihalassa a précisé que les cas de tuberculose pulmonaire contagieuse en Algérie avaient diminué de 2,6 %, passant de 8197 cas en 2015 à 7964 cas en 2016.

Tandis que les cas de tuberculose extra-pulmonaire ( autres organes du corps) ont enregistré une baisse de 4,8 % passant de 15174 cas en 2015 à 14425 ca sen 2016, citant à titre d’exemple, une prévalence d’environ 59% pour les ganglions, 17% pleurale, 6% péritonéale, 4% ostéo-articulaire.

A ce propos, le même responsable a exprimé son voeu de voir le MSPRH parvenir dans le cadre de son programme à réduire au minimum l’incidence de la tuberculose contagieuse et éradiquer cette pathologie « .

Concernant le traitement de la tuberculose pulmonaire contagieuse, le professeur a soutenu que ce traitement est disponible dans la plupart des établissements publics de santé de proximité, où le patient bénéficie des médicaments à titre gratuit , confirmant à ce propos, le suivi de chaque cas pour une période de 6 mois au sein de l’établissement de proximité, à l’exception des cas très graves ou des cas présentant des symptômes secondaires propre à la pathologie ou provoqués par les médicaments, dont l’hospitalisation avait été maintenue jusqu’à la guérison totale, a-t-il encore ajouté.

S’agissant des cas de tuberculose extra pulmonaire, le chargé du programme de lutte contre cette maladie a affirmé que, contrairement à la tuberculose pulmonaire, qui est diagnostiquée et suivie par des pneumologues, leur prise en charge se fait au niveau des services spécialisés en fonction de l’organe atteint, ce qui complique, selon le Pr. Alihalassa, leur maitrise en raison de l’anoxie affectant ces organes extra pulmonaires.

Selon les explications fournies par le responsable, la tuberculose pulmonaire contagieuse se déclare à travers la toux et les crachats. Par contre, la tuberculose extra pulmonaire est asymptomatique et n’est mise en évidence qu’après un laps de temps et les examens précis qu’aura subi le patient .

Abordant les facteurs de risques de la tuberculose, qui affecte différents organes, à savoir extra pulmonaire, le Pr Alihalassa les impute à la consommation de lait de vache non pasteurisé, non bouilli et contenant un virus Pika qui se transmet du bétail à l’être humain, d’autant plus que les examens médicaux au sein des différents services hospitaliers ont prouvé que la pathologie est répandue beaucoup plus parmi les habitants des régions rurales et pastorales, ajoutant à ce propos que les vétérinaires ont confirmé une prévalence élevée des cas de tuberculose au niveau national au cours des dernières années en particulier.

Par ailleurs et selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 10 millions de nouveaux cas de tuberculose ont été enregistrés dans le monde en 2015, soit 56% parmi les hommes, 34% parmi les femmes.

En outre, 60% parmi ces nouveaux cas, représentent six (06) pays, dont quatre (04) en Asie et (02) en Afrique (Nigéria et Afrique du sud).

Il convient de rappeler que l’OMS a enregistré une diminution de l’incidence de cette pathologie entre 2014 et 2015, de l’ordre de 1,5 % et oeuvre à parvenir à une diminution annuelle de 4 % et 5% d’ici à 2020, et atteindre les premiers jalons de sa Stratégie pour éradiquer cette pathologie. Lire la suite

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