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A Oran, les pères de famille préfèrent encore attendre

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

A deux semaines de la fête de l’Aïd El Adha, les espaces autorisés pour la vente du mouton du sacrifice ne connaissent pas encore le rush habituel, les pères de famille préférant temporiser un peu, notamment en raison des bourses qui se remettent à peine des dépenses du mois de jeûne, tout en appréhendant la rentrée scolaire et sociale.
En effet, la wilaya d’Oran, à travers ses vingt-six communes, compte des centaines de petits élevages répartis sur les quatre points cardinaux : Bousfer, El Ançor, Misserghine, Boutlélis, Aïn Beïda, Béthioua, Chehayriya, etc. Mais pour connaître la tendance, il faut se rendre au marché dit de l’abattoir municipal à Oran, pas loin du rond-point Emir Abdelkader. Les vendeurs sont conscients que les gens ont pris l’habitude d’attendre les derniers jours pour acheter. Rachid Meguenni, dit « Rachid Tirigou» en référence à son quartier, a son nom inscrit avec de la peinture sur un mur de la rue de l’abattoir, sur une longueur de cinquante mètres. Il est le premier installé sur cette allée réputée pour la vente de cheptel et où on peut cerner les prix chaque année. Rencontré mardi à midi, il explique : « Les gens ont pris l’habitude d’attendre les deux ou trois derniers jours. Mais cette année, c’est différent. Je les plains car la fête religieuse aura lieu cinq jours avant la rentrée scolaire.

Ce n’est pas évident pour les familles qui doivent gérer la période des vacances, tout juste après le Ramadan et la fête de l’Aïd, en plus de la rentrée. Mais c’est aussi une erreur d’attendre. Les prix ne sont pas trop élevés maintenant, mais on ignore comment seront les cours dans quinze jours. C’est un marché qui obéit aux lois économiques et environnementales aussi.» Notre interlocuteur nous fait savoir que les prix varient entre 30 000 et 45 000 DA. Il donne ensuite plus de détails : « D’abord, il ne faut pas croire toutes les rumeurs. Il n’existe pas de mouton à 20 000 DA.

Il faut compter au moins 30 000 DA pour un bel agneau et 45 000 DA pour un bélier relativement solide. Les prix peuvent dépasser cette fourchette bien sûr, et ce, selon les races. A l’Ouest, vous avez par exemple le bélier de la race Hamra ou Rembi de la région d’El Bayadh et Saïda, mais le plus prisé pour le sacrifice, c’est le fameux Srandi, les prix sont différents, à quelque 2 ou 3000 DA. Je peux affirmer que ces prix ne baisseront pas, mais je ne garantis rien quant à la hausse.»

Ce maquignon ajoute : « Bien que chaque région ait sa propre population de moutons et son circuit traditionnel, on parle déjà de la possibilité de compensation. C’est-à-dire que les feux de forêt au centre du pays auraient causé beaucoup de pertes, que ce soit en bestiaux ou en aliments. La rumeur disant que des revendeurs pourraient changer de circuit est fausse. Les marchés restent les mêmes et seuls les prix risquent d’augmenter en raison de la spéculation, car les éleveurs vont être dédommagés et il n’y a aucune raison de répercuter les menues pertes à l’occasion de l’Aïd.» En outre, les maquignons rencontrés ont été unanimes à se plaindre de la hausse du prix de l’aliment de bétail. Ils affirment que la botte de foin est à 600 DA, alors que l’aliment en céréales atteint les 4600 DA le quintal, ce qui permet de nourrir 50 béliers par jour seulement. « Les prix sont trop élevés et nous investissons beaucoup. En plus, les travailleurs exigent désormais un mouton et 50 000 DA pour deux semaines passées au souk avec nous. C’est trop !» s’exclame Mohamed, un autre vendeur.

Par ailleurs, nous avons rencontré quelques personnes venues s’enquérir des prix avant d’acheter, comme Abdelkader, jeune marié et heureux père d’un enfant d’un an qui l’accompagne pour voir les bêtes : « Je ne vais pas acheter aujourd’hui. Je suis venu en prospection pour connaître les prix. Nous constatons que ce n’est pas plus cher que l’an passé, mais je vais attendre quelques jours encore.» Interrogé sur sa préférence pour ce point de vente, il explique : « Nous gardons encore en tête le scandale de l’année dernière. La putréfaction de la viande en raison de pratiques frauduleuses à cause de l’utilisation de produits dopants nous a fait perdre de l’argent, en plus d’un risque sur notre santé.

Cette année, les gens n’iront plus dans les points de vente non autorisés, notamment les garages ouverts dans les quartiers par des opportunistes qui s’improvisent éleveurs ou maquignons, un mois ou quinze jours avant la fête. Le marché de l’abattoir est annuel et il est connu dans toute la région ouest du pays. Mais les services de santé et la direction des services agricoles vont annoncer comme à chaque année les marchés et points autorisés. Après cela, vous verrez un rush des citoyens.» En somme, le consommateur se voit contraint de développer toute une stratégie pour acquérir l’offrande de l’Aïd et transcender tout un ensemble de contradictions : un pouvoir d’achat érodé, la rentrée sociale, la spéculation, les pratiques frauduleuses et le scandale de putréfaction de la viande, autant d’éléments qui pèsent sur les esprits avant la fête religieuse. Lire la suite

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« Thakafat » publie des lettres privées de moudjahidine

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

ALGER- Les correspondance de moudjahidine pendant la guerre de libération nationale ont publiés dans le deuxième numéro de la revue « Thakafat », parue récemment, qui met en lumière la dimension humaine de ces militants plus connus pour leurs faits d’armes et leur engagement politique.

La revue propose des textes intitulés « Correspondances d’avant l’indépendance: lettres de révolution… lettres d’amour » révélant l’attachement de ces militants à leurs proches, « des rapports empreints d’affection, d’amour, et d’impatience de retrouver les siens », lit-on en ouverture.

Parmi ces documents à valeur historique incontestable, les lettres de Hassiba Ben Bouali adressée à ces parents le 15 septembre 1957, 23 jours avant sa mort, ou encore celle du colonel Lotfi, Ben Ali Boudghene de son vrai nom, datée du 16 mars 1960, peu de temps avant qu’il ne tombe au champ d’honneur à tout juste 26 ans.

Dans cette missive le colonel Lotfi exhorte sa femme à « faire preuve de beaucoup de courage et de patience (…) et au nom de (leur) amour de veiller sur (leur) fils ainsi que sur son éducation (…) ce que son père n’aura pas pu faire parce que la vie ne lui aura pas accordé assez de temps », écrit-il rémonitoirement.

Autre correspondance proposée, celle de Ahmed Zabana qui témoigne de l’amour porté par ce grand militant à ses parents et frères, autant qu’à l’Algérie. La lettre écrite en prison (Barberousse, actuellement Serkadji) date du 19 mars 1956, trois mois avant que Zabana ne soit guillotiné.

Ces correspondances épistolaires révèlent le dévouement de ces hommes et femmes et toute la tendresse qu’ils portaient à leurs proches, malgré les lourdes responsabilités qui étaient les leurs et la rigueur militante qu’ils se sont imposées. Rédigées aux derniers jours de leur vie, elles éclairent d’un jour nouveau la personnalité de ces combattants, souvent dépeints dans les livres d’histoire comme des héros désincarnés.

La revue « Thakafat », dont le premier numéro est paru en juin dernier, aborde également d’autres sujets sur l’histoire, la littérature, la musique et le théâtre, entre autres.

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« Imzad » et « Raina Raï » en concert à Alger

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

ALGER- Une soirée dédiée à la fusion musicale entre le raï, les musiques traditionnelles touareg et des genres universels contemporains a été animée dans la nuit de mardi à mercredi à Alger par les groupes « Imzad » et « Raina Raï », qui ont enchanté le public algérois.

Organisée par l’Office national pour la culture et l’information (Onci) cette soirée a drainé un public assez nombreux au théâtre de plein air du Casif.

Proposant du bon son de blues du désert alliant poésie tamasheq et rythmes targui, le groupe « Imzad » a très vite séduit son public par l’authenticité de son répertoire et l’énergie que dégage cette fusion ainsi que par la puissance des percussions.

Mené par le chanteur et guitariste Bey Ag Alhousseyni, le groupe a repris des titres de ses albums « Ed’dounia » et « Oulh N’Ahaggar » (le coeur de l’Ahaggar) dont « Tisnante Nayetma » et « Zinezgoumegh » portés par les rythmes combinés du djambé et de la batterie.

En plus de s’inscrire dans l’exploration des musiques et poésies de l’Ahaggar et de proposer un son particulier et propre à la région, les « Imzad » s’ouvrent à des styles comme le reggae et la folk en introduisant le saxophone et la batterie et des jeux de guitare occidentaux.

En seconde partie de soirée, la fusion des musiques targuies a cédé la scène aux pionniers de la fusion raI, le groupe « Raina RaI » qui a remis au gout du jour un répertoire qui n’a pas pris une ride même si certains titres datent de plus de trente ans.

Mené par le guitariste de talent Lotfi Attar, le band qui regroupe depuis quelques années ses fondateurs, a reproduit sur la scène du Casif les plus grands succès du groupe à l’image de « Zghaida », « Taila » et « Zina », qui avaient marqué le public algérien.

Apportant de nouveaux arrangements à ces tubes, le « guitare hero » algérien continue sa recherche musicale afin de préserver et raviver l’authenticité du raï tout en s’inscrivant dans la même fusion explorant les oeuvres des plus grands guitaristes.

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Séisme de magnitude 4,6 degrés enregistré dans la wilaya de Batna

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

Un séisme de magnitude de 4,6 degrés sur l’échelle ouverte de Richter a été enregistré mardi à 15h50 dans la wilaya de Batna, a annoncé le Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué.
L’épicentre du séisme a été localisé à 9 km au sud-ouest d’El Hassi dans la même wilaya, précise la même source. Lire la suite

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Le président Bouteflika met fin aux fonctions de Tebboune et nomme Ouyahia Premier ministre

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin mardi aux fonctions du Premier ministre Abdelmadjid Tebboune et a nommé Ahmed Ouyahia à ce poste, indique un communiqué de la Présidence de la République.
« En application de l’article 91, alinéa 5 de la Constitution, son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a mis fin, ce jour, aux fonctions de Premier ministre, exercées par M. Abdelmadjid Tebboune », précise la même source.

« En application des mêmes dispositions constitutionnelles, et après consultation de la majorité parlementaire, le Président de la République a nommé M. Ahmed Ouayhia, Premier ministre », ajoute le communiqué. Lire la suite

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Bouteflika limoge Tebboune et nomme Ouyahia Premier ministre

Publié le 15/08/2017, par dans Non classé.

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin mardi aux fonctions du Premier ministre Abdelmadjid Tebboune et a nommé Ahmed Ouyahia à ce poste, indique un communiqué de la Présidence de la République.
« En application de l’article 91, alinéa 5 de la Constitution, son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a mis fin, ce jour, aux fonctions de Premier ministre, exercées par M. Abdelmadjid Tebboune », précise la même source.

« En application des mêmes dispositions constitutionnelles, et après consultation de la majorité parlementaire, le Président de la République a nommé M. Ahmed Ouayhia, Premier ministre », ajoute le communiqué. Lire la suite

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