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Algérie Poste et Tassili Airlines veulent surprendre leurs clients

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Un paiement électronique, le transport aérien du personnel d’Algérie Poste, l’échange en matière de marketing, la publicité, la communication, l’utilisation du réseau d’AP au profit de Tassili Airlines… sont désormais les conditions générales du partenariat signé hier entre AP et TAL.
Le protocole d’accord a été paraphé par directeur général d’AP, Sayah Abdenacer, et le PDG de TAL, Harchaoui Belkacem, en présence de la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda-Imane Faraoun, du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, du ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talaï. Lire la suite

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Air Algérie : Une ligne Oran Montéral en juin

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Air Algérie envisage l’ouverture, à partir de juin prochain, d’une ligne reliant Oran à Montréal, selon le directeur régional ouest de la compganie, Arslan Kara Tourki.
Trois vols par semanine seront programmés. Par ailleurs, Air Algérie « prendra toutes les mesures pour faciliter le déplacement des passagers vers le Sud, une région qui connaît habituellement, entre février et fin mars, un épisode de vents de sable», indiquait hier un communiqué de la compagnie. « Air Algérie prendra toutes les mesures pour faciliter le déplacement de ses passagers et communiquera via les médias toute annulation de vol», puisque des périodes de vents de sable s’étalant de février à fin mars pourraient perturber le trafic vers les destinations du sud du pays, précise la même source. Lire la suite

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Adrar : Un centre de cours de soutien numérique, iMadrassa.com, pour les élèves oasiens démunis

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

iMadrassa, une entité de soutien scolaire payant basée à El Biar lance un nouveau programme de soutien scolaire numérique gracieux baptisé « iMadrassa Tadamoun.com» à l’adresse des enfants démunis résidant dans les zones enclavées du pays.
Cette louable action de solidarité s’exprime matériellement par la création de centres de soutien scolaire numérique qui seront implantés dans les zones rurales du nord et notamment dans le sud du pays. Il s’agit d’espaces munis de moyens numériques destinés aux élèves nécessiteux leur permettant de pouvoir réviser leurs cours et suivre leur programme scolaire gratuitement à travers ce nouveau site qu’est « iMadrassa.com». Dans ce contexte, Kamel Haddar, le gérant et fondateur de cette entité de formation en ligne, nous dira : « Nous avons voulu étendre notre action en direction des enfants qui n’ont pas les moyens de se payer l’abonnement, ceux des zones rurales, notamment ceux du Sud.

Comme première expérience, nous avons mis en service cette semaine un centre au niveau du Ksar de Tamentit, à Adrar. Un espace où sont déjà inscrits 450 élèves scolarisés dans les trois paliers, soit de la 1re année primaire jusqu’à la 3e AS… Cette entité informatique sera d’une grande utilité pour ces régions dépourvues d’enseignants dispensant des cours de soutien.

Et même s’il y en avait, leurs parents en général n’ont pas les moyens de leur payer des cours. Nous visons particulièrement les classes d’examen et principalement ceux qui doivent passer le baccalauréat. Par ailleurs, notre feuille de route contient la création d’autres centres similaires dans d’autres localités comme Ghardaïa, Taghit, Timimoun, Tamanrasset, Djanet… Dans cette action, nous comptons évidemment sur la générosité de nos sponsors qui nous ont permis l’acquisition des tablettes numériques.»

100 000 élèves

S’agissant des objectifs et du programme d’enseignement, il affirme : « Actuellement, nous avons 100 000 élèves abonnés à notre site payant à travers le pays avec un programme algérien national digitalisé contenant tous les cours du primaire jusqu’à la terminale. Les matières dispensées sont essentielles comme les maths, les sciences, la physique, la littérature… ainsi que les langues : l’arabe, le français et l’anglais. Cependant, c’est ce même programme qui sera dispensé au niveau de ces nouveaux centres de soutien. Ainsi, 10 000 enseignants encadrent cette formation à l’aide de cours et d’exercices avec corrigés…

C’est ainsi que les enfants, munis chacun de sa tablette, pourront réviser leurs cours, tester leurs connaissances avec des quiz, s’entraîner avec des exercices et s’évaluer avec les compositions…». Ksar Tamentit est le 1er centre pilote. Il se situe au cœur de l’oasis, à 13 km au sud d’Adrar où vivent 9481 habitants, dont la plupart sont agriculteurs. Une habitation composée de trois pièces en pisé au sein du ksar tient lieu de centre.

Elle a été cédée gracieusement à la communauté par ses propriétaires. Le centre est géré par une enseignante de la localité et reste ouvert tous les jours de 14h à 19h, excepté le vendredi. Chaque élève a droit à 45 minutes de connexion par jour. On notera que l’inauguration de cet espace s’est effectuée dans une grande liesse chez les parents. En cette circonstance, un couscous a été offert et la cérémonie s’est terminée par la lecture de sourate « El Fatiha». Lire la suite

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«Sonatrach doit renforcer son programme d’exploration»

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

– Le poids de l’Algérie au sein de l’OPEP est mis en exergue depuis la conclusion de l’accord de l’Organisation, le 28 septembre 2016 à Alger. Ce rôle, qui a permis de redorer le blason de l’OPEP, peut-il être un atout pour Sonatrach dans ses relations avec ses clients ?

Il est incontestable que le rôle de l’Algérie dans le dénouement de cette crise et le resserrement des rangs au sein de l’OPEP a été primordial, et il y a de quoi être fier du rôle joué par la diplomatie algérienne dans son ensemble. Mais je suis sûr aussi que d’autres acteurs au sein de l’OPEP ou en dehors doivent penser la même chose et dire qu’ils ont été les architectes de ce succès. Alors qu’importe et pourvu que cette alliance dure.

L’essentiel reste à faire maintenant non seulement pour Sonatrach — qui doit maintenir et renforcer son programme d’exploration y compris pour les hydrocarbures non conventionnels, activer les plans de développement et de mise à niveau de ses capacités de production, réduire de façon importante ses coûts de production à l’image de ce qu’ont fait les Etats-Unis pour imposer les hydrocarbures non conventionnels, revoir sa stratégie et sa politique (contractuelle) d’exportation ainsi que ses relations de partenariat, ce qui ne signifie pas qu’il faut faire des cadeaux bien sûr — mais aussi pour le ministère qui doit de son côté maintenir et densifier sa présence et son rôle aussi bien au niveau de l’OPEP que vis-à-vis de tous les autres acteurs énergétiques dans le monde avec lesquels nous avons des intérêts communs.

Il y a aussi un autre acteur très important dans le secteur de l’énergie qu’on oublie souvent de citer. Il s’agit de l’agence nationale Alnaft qui est en principe une véritable Sonatrach-bis de l’avenir, car elle est non seulement responsable de la gestion du domaine minier pétrolier, de la gestion et la conservation des ressources, mais aussi de la promotion des activités de partenariat et des mécanismes contractuels ou de régulation pouvant assurer un progrès dans ce domaine. Et, croyez-moi, il s’agit de chantiers gigantesques.

– Une révision de la loi sur les hydrocarbures est justement envisagée par le ministère de l’Energie, suite à l’échec du quatrième appel d’offres. Est-ce que cette option est la solution, selon vous, pour attirer à nouveau les investissements étrangers ?

En réalité, aucune loi dans ce domaine n’est parfaite et ne peut l’être du moins pour de longues périodes, parce qu’il y a de façon continue des mutations qui changent parfois complètement l’environnement des activités pétrolières au point de vue technologique, financier et géopolitique.

C’est ce qu’on constate depuis des décennies, et l’Algérie a bien suivi le rythme. Alors oui, il ne faut pas hésiter à changer la loi ne serait-ce qu’en apportant des modifications en guise d’amélioration de ce qui existe déjà, par rapport au contexte mondial actuel. Mais ce n’est pas du tout suffisant et loin de permettre que les choses avancent dans le bon sens. Il y a un domaine où nous avons tant à modifier ou au moins à améliorer en dehors ou en accompagnement de la loi.

C’est, entre autres, la rapidité d’établissement des textes d’application de la loi (qui prennent parfois le temps qu’une nouvelle loi survienne), la simplification des procédures et textes contractuels, la suppression d’une multitude de barrières bureaucratiques qui bloquent tous les acteurs énergétiques (Sonatrach, partenaires et sociétés de services), l’ouverture et la simplification du dialogue entre partenaires à travers une hiérarchisation transparente des responsabilités et des obligations d’écoute. Beaucoup de partenaires dans le secteur vous diront la chose suivante : « Souvent, nous ne savons pas à qui nous adresser et qui doit nous régler tel ou tel problème pour avancer.»

– La concurrence s’installe sur le marché du gaz européen, comment l’Algérie pourrait-elle sauvegarder ses parts de marché et vers quels clients doit-elle s’orienter en priorité ?

La concurrence est effectivement très rude et aggravée par la baisse du prix du gaz qui est essentiellement indexé sur le pétrole. Il a atteint les 6 dollars/million Btu en Europe et 8 à 9 dollars/million Btu en Asie ! Mais l’Algérie a des atouts majeurs que peu d’autres pays ont. Le premier, même si cela peut paraître paradoxal (c’est du moins mon avis personnel), vient du fait que l’Algérie produit en ce moment avec le maximum de ses capacités qui correspondent déjà aux engagements contractuels de livraison jusqu’en 2019-2020, et n’ont jamais connu de rupture depuis des décennies. Le deuxième avantage est la proximité avec ses principaux clients de l’Europe du Sud et sa liaison avec déjà trois gazoducs pouvant livrer la majeure partie de ses exportations avec beaucoup de flexibilité.

Le troisième avantage repose sur des capacités de GNL déjà surdimensionnées et complémentaires par rapport au transport par gazoducs. Ces deux moyens sont en mesure d’assurer un volume d’exportation largement supérieur à la production commercialisable totale qui est d’environ 85 milliards de mètres cubes, ce qui ne surviendra jamais, à mon avis, du fait qu’en ce moment la consommation intérieure est en train de rivaliser avec l’exportation.

Il est vrai que la production gazière a beaucoup diminué depuis 2007, mais il semble qu’elle augmente de nouveau d’environ 4%, selon Sonatrach, et peut être plus dans les années à venir avec la mise en production des gisements du Sahara Sud-Ouest dont le plateau de production pourrait dépasser les 16 milliards de mètres cubes par an. L’Europe du Sud est le principal marché où il faut défendre ses parts en mettant sur la table ses avantages, en s’adaptant aussi aux nouveaux équilibres et mutations géostratégiques et économiques en cours, mais aussi en ayant à l’esprit qu’il ne faut rien brader non plus.

Parce que d’une part : chaque mètre cube de gaz non vendu aujourd’hui vaudra beaucoup plus cher dans quelques années et bénéficiera surtout aux futures générations, parce que l’Algérie aura grandement besoin de ce gaz au-delà de 2030, et d’autre part la clef du développement économique ne doit pas reposer sur la rente pétrolière mais sur la création de nouvelles richesses.

– Les prix du Lire la suite

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«Qu’on fasse un débat sur le fond de ce que j’ai écrit»

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

– Que pensez-vous de la polémique suscitée par votre livre ?

Visiblement, c’est une association qui aurait protesté contre mon passage sur un canal public et national pour parler de mon livre. J’aurais aimé savoir qui sont ces historiens qui ont voulu lancer cette polémique. Ont-ils lu le livre ? On ne peut pas critiquer un ouvrage, si on ne l’a pas lu. Je voudrais savoir quels sont les passages qui posent problème. Je voudrais avoir un dialogue sur le fond. Qu’on fasse un débat sur le fond de ce que j’ai écrit.

– On vous reproche la réhabilitation d’un colonialiste ?

Ils disent que mon arrière-grand-père était un criminel ! Mais c’est de la diffamation. Il ne l’a jamais été. Né en 1885 et mort en 1945, quel crime a-t-il commis ? Que lui reproche-t-on ? On confond les époques et le contexte.

– Selon les historiens, à l’exemple de Ali Farid Belkadi, votre arrière-grand-père coupait les oreilles des résistants algériens auxquels il tendait des embuscades avec ses goumiers pour les remettre en guise de cadeau aux généraux de l’armée française…

Couper les oreilles des Algériens ? Il faut comprendre le contexte. C’est en 1840 quand il y a eu la bataille de Salsou, que j’explique d’ailleurs dans mon livre. L’enjeu est détaillé. Pour aller du Sud au Tell, la tribu des Bengana devait traverser Salsou pour alimenter les bestiaux. Elle en a été empêchée par le marabout Hacen Ben Azouz de Tolga et c’est ainsi qu’une bataille s’est déclarée.

Et finalement ce sont les Bengana qui ont gagné. Les gardes de la tribu ont coupé les oreilles des vaincus et les ont envoyées au commandant français qui était à Constantine. Pourquoi Hacen Ben Azouz empêchait-il la tribu ? Cependant, les Bengana ont mené en 1837 la bataille de Constantine où ils se sont battus contre les Français. Il faut aujourd’hui rétablir la vérité.

– Que dire alors du passé « peu glorieux» de vos aïeux ? Les historiens sont formels là-dessus. C’est à toute la famille Bengana que l’on reproche des actes « criminels»…

J’ai écrit un livre pour restituer des faits historiques avérés, issus de publications historiques. Je demande à ces historiens de lire mon livre et de critiquer après. Je ne fais pas dans le révisionnisme de l’histoire. Qu’est-ce qui peut m’empêcher de faire un livre sur Si Bouaziz Bengana dans un pays de liberté d’expression. L’Algérie est censée être un pays de liberté d’expression et la France aussi. Pourquoi je ne pourrais pas écrire un livre et une biographie sur cette personnalité. Tous les faits cités et écris dans ce livre sont avérés.

– Justement, vous qui n’êtes pas historienne, sur quelles archives vous êtes-vous basée pour écrire votre livre ?

Toutes les sources sont citées dans le livre. Mon manuscrit a été relu deux fois par Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire et spécialiste des questions coloniales, très engagé pour la reconnaissance par les Etats des massacres coloniaux. Je l’ai reçu plusieurs fois dans le cadre de mon association franco-algérienne. Il a donc validé le contenu historique. Et tous les faits historiques sont référencés, il suffit d’ouvrir le livre. Je suis docteur en pharmacie et j’ai adopté une méthode de communication scientifique en matière de référencement. Lire la suite

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«Le pluralisme syndical est reconnu de jure mais interdit de fait»

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Cet ancien syndicaliste, aujourd’hui spécialiste des questions sociales, revient dans cet entretien sur la déstructuration du secteur des hydrocarbures, trace les limites du pluralisme syndical en Algérie et donne des éclairages sur le nouveau régime des retraites.
– Il y a 46 ans, l’Algérie nationalisait les hydrocarbures, près d’un demi-siècle après, beaucoup de questions se posent autour de la rente pétrolière que certains qualifient de malédiction qui empêche le pays de développer une économie capable de s’en affranchir. En tant qu’ancien pétrolier, cadre supérieur à GTP et ancien dirigeant de la Fédération des pétroliers, que pensez-vous de cette question ?

Ceux qui qualifient la rente pétrolière de malédiction sont ceux-là mêmes qui en ont fait un mauvais usage depuis le début des années 1980. Le problème ne se trouve pas au niveau de l’existence de cette richesse naturelle, mais de la façon dont on l’exploite. Durant les années 1970, les revenus des hydrocarbures ont financé le développement économique et social du pays par la construction d’une base industrielle, d’écoles et d’hôpitaux. Ce qui n’a pas été le cas durant les décennies suivantes et surtout depuis 2001 où les prix ont atteint 112 dollars/le baril.

La véritable malédiction a été la politique qui a consisté à déstructurer les entreprises algériennes à partir de 1980, puis à poursuivre une politique de désinvestissement et de désindustrialisation de l’Algérie, malgré ses revenus en hausse. Aujourd’hui, la part de l’industrie dans le PIB ne dépasse pas 4% contre 14% durant les années 1990. La malédiction a été cette politique de privatisation sauvage et cette multiplication d’entreprisses tissées autour de l’import-import et organisées de façon à capter le maximum de cette rente au profit d’une caste de nantis qui s’est indûment enrichie.

Ceux qui nous disent que la rente est une malédiction et qu’il ne faut plus y compter s’adressent exclusivement aux salariés et au petit peuple pour lui dire, à l’instar du FMI, qu’ils n’ont plus le droit de revendiquer leur part des ressources naturelles du pays comme promis par l’Etat social inscrit dans la Proclamation du 1er Novembre 1954. Cette rente, selon eux, devrait dorénavant être destinée aux seuls riches (désignés sous le pudique vocable « les entreprises».

– En 1995, vous avez été l’un des syndicalistes les plus en vue lors de la grève des pétroliers. Vous réclamiez le retour des entreprises parapétrolières dans le giron de Sonatrach. Le secteur était totalement déstructuré après les réformes du début des années 1980. Quel regard portez-vous sur le secteur aujourd’hui ?

Notre plateforme de revendications a été élaborée le 5 juin 1994, c’est-à-dire juste après la signature des accords avec le FMI. A travers le regroupement revendiqué, on voulait protéger nos entreprises promises à la privatisation. On voulait la création d’un groupe pétrolier à même d’apporter les ressources nécessaires au renouvellement et au développement de l’outil de travail qui faisaient défaut à nos entreprises au moment où Sonatrach investissait dans d’autres secteurs et à l’étranger et doublait nos entreprises par la création, avec les étrangers, de joint-ventures dans des créneaux largement maîtrisés par nos entreprises. Notre mobilisation visait, enfin, l’harmonisation de la politique sociale (qui n’est plus de vigueur aujourd’hui) dans le secteur.

Notre mouvement qui s’était étalé sur 14 mois, ponctuée par deux grèves (de 3 et 10 jours), avait mobilisé 50 000 parapétroliers et avait permis de stopper la privatisation des entreprises parapétrolières programmées (cession à l’étranger de 65% du capital social) et la « démonopolisation de l’activité de distribution» (Naftal).

Grâce à notre mouvement, la privatisation des entreprises du secteur de la chimie (ENAD, ENGI, Diprochim, ENPC, Asmidal, etc.) a été, de son côté, reculée mais réalisée quelques années plus tard avec l’assentiment de l’UGTA. Aujourd’hui, avec la nouvelle loi sur l’investissement et les lois de finances 2016 et 2017, les entreprises publiques du secteur pétrolier (y compris Sonatrach) sont plus que jamais convoitées.

Et le danger n’en est que plus réel, surtout avec le risque de voir une alliance s’opérer entre le patronat algérien, qui a entre-temps pris du poids et développé des ambitions, et les multinationales. Les hydrocarbures sont une aubaine pour le pays. Le secteur pétrolier doit, sous le contrôle exclusif de l’Etat, continuer, pour un temps encore, à jouer un rôle-clé dans le développement économique du pays et au profit de toute la collectivité nationale.

– Le 24 Février coïncide également avec la création de l’UGTA, un syndicat au sein duquel vous avez longtemps milité. S’il faut faire un bilan de la centrale syndicale, lequel dresserez-vous ?

Comme dans la majorité des pays qui ont été colonisés, l’histoire du syndicalisme en Algérie se confond avec celle du mouvement de Libération nationale. Les travailleurs algériens ont fait leurs premières armes dans le syndicat dominant de l’époque la CGT. Ce dernier, bien que syndicat de classe incontestable, ne pouvait satisfaire les aspirations nationales des travailleurs algériens pour une Algérie indépendante. L’UGTA a été créée le 24 février 1956 par un groupe de militants syndicalistes venus en majorité de la CGT, à leur tête Aïssat Idir avec pour mission de mobiliser les travailleurs algériens dans le cadre de la lutte de Libération nationale.

Une mission honorable, qui a fait sa grandeur durant la guerre de Libération nationale, mais aussi sa faiblesse après l’indépendance, n’ayant jamais pu s’émanciper du pouvoir politique à ce jour. Au lendemain de l’indépendance, l’UGTA se trouve impliquée dans la bataille du développement économique et la réalisation des « tâches d’édification nationale». Ce qui n’était pas une mauvaise chose en soi, bien au contraire, car les travailleurs ne pouvaient goûter au progrès social sans la consolidation de l’indépendance et le développement économique.

Ce qui l’était moins par contre, c’est que cette collaboration et cette implication ne se faisaient pas sur une base de choix volontaire et autonome, mais était encadrée et régulée par les tenants des différents gouvernements qui se sont succédé depuis l’indépendance. L’UGTA a été mise sous l’égide du FLN par un coup de force dès son 1er congrès tenu en 1963, alors que rien ne justifiait cette mise sous tutelle, et depuis, son histoire a été une Lire la suite

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