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Azzedine Mihoubi examine plusieurs dossiers de coopération avec la DG de l’Unesco

Publié le 23/05/2018, par dans Non classé.

PARIS – Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a examiné mercredi à Paris plusieurs dossiers de coopération avec la Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay.

Au cours d’un entretien, qui s’est déroulé en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, et des membres de la délégation algérienne, plusieurs dossiers de coopération bilatérale, liés notamment à la réhabilitation de la Casbah, au Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique et la prochaine inscription du couscous comme patrimoine mondiale immatériel.

Evoquant le dossier de la réhabilitation de la cité antique de la Casbah, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco depuis 1992, le ministre a informé la DG de l’Unesco des résultats de la conférence internationale d’experts sur sa conservation et sa revitalisation, tenue à Alger en janvier dernier.

Il a proposé, dans le cadre d’une coordination entre l’Algérie et l’Unesco, la mise en place d’un mécanisme spécial dans la réalisation de ce grand projet qui fut classé site historique national en novembre 1991 et secteur sauvegardé en 2003.

La DG de l’Unesco s’est dit prête à aider l’Algérie dans ce sens en explorant la possibilité de faire contribuer des pays qui ont géré le même type de projet.

A la clôture des travaux de la conférence d’Alger, rappelle-t-on, des experts de l’Unesco avaient appelé à la création d’une « agence unique pluridisciplinaire » pour gérer le dossier de la Casbah d’Alger et réduire les lenteurs administratives et bureaucratiques qui entravent sa réhabilitation.

Cette agence, selon les mêmes experts, devrait être dotée d’un « pouvoir de décision rapide » et regrouper toutes les disciplines en une « structure unique » afin que les opérations de réhabilitation ne soient plus « fragmentaires », mais inscrites dans un plan d’ensemble cohérent.

L’autre dossier examiné, lors de l’entretien, est celui du Centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel africain, dont le siège est à Alger.

Le centre, rappelle-t-on, a été approuvé pendant la 37e session de la Conférence générale de l’Unesco, et signé en février 2014, est dédié à la promotion de la sauvegarde du patrimoine vivant en Afrique par la mise en œuvre efficace de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

A cet effet, le ministre de la Culture a exposé les différentes actions menées par l’Algérie et la mise en place des conditions nécessaires pour le démarrage du centre, sollicitant l’aide de l’Unesco notamment en matière des plans de gestion des sites classés.

Il y a lieu de signaler que dans le cadre de la mise en marche du Centre d’Alger, plusieurs actions ont été menées dont notamment l’affectation d’un siège, l’octroi d’un budget de démarrage, le recrutement, le programme d’action pour 2018 et la tenue prochaine de la première session du conseil d’administration.

La DG de l’Unesco a assuré ainsi le ministre d’une aide dans ce sens de son organisation.

Par ailleurs, Azzedine Mihoubi a informé Audrey Azoulay de l’initiative algérienne de réunir les pays du Maghreb qui se sont accordés pour proposer le couscous à l’inscription par l’Unesco comme le « produit de savoirs et de savoir-faire millénaires et la source de valeurs et de pratiques en faveur du vivre ensemble dans la paix ».

Au terme de l’entretien la DG de l’Unesco a répondu favorablement l’invitation du ministre d’effectuer une visite en Algérie.

Le ministre de la Culture est en France dans le cadre de la Semaine africaine à l’Unesco, dont il est l’invité d’honneur.

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Reddition de 5 terroristes à Tamanrasset et Skikda

Publié le 23/05/2018, par dans Non classé.

Cinq terroristes se sont rendus mercredi aux autorités militaires à Tamanrasset et à Skikda, en possession d’armes et de munitions, annonce le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce aux efforts fournis par les forces de l’Armée nationale populaire, cinq (05) terroristes se sont rendus, ce matin du 23 mai 2018, aux autorités militaires en 6ème et 5ème Régions militaires », indique le communiqué. « Il s’agit, en l’occurrence, de trois (03) terroristes à Tamanrasset: Gharbi Ahmed, qui avait rallié les groupes terroristes en 2015, Ghedir Abdenasser, qui avait rallié les groupes terroristes en 2015, et Amari Lazhar, qui avait rallié les groupes terroristes en 2016.

Les dits terroristes avaient en leur possession trois (03) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov et cinq (05) chargeurs garnis de munitions », précise-t-on de même source. « A Skikda, deux (02) autres terroristes se sont rendus en possession de deux (02) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, six (06) chargeurs garnis de munitions, une grenade et une paire de jumelles. Il s’agit de Merabet Rabah, dit « Chouaïb », qui activait comme spécialiste dans la confection des explosifs, et du dénommé Boukhalfa Hocine, dit « Chorahbil ».

Lesdits terroristes avaient rallié les groupes terroristes en 2002″, ajoute le communiqué. Dans le même contexte et grâce à l’exploitation de renseignements, un détachement de l’ANP « a saisi, à Skikda (5ème RM), un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov, alors qu’un autre détachement a détruit, à Tizi Ouzou (1ere RM), neuf (09) bombes de confection artisanale ». Lire la suite

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«On veut faire de l’APN une assemblée aphone»

Publié le 23/05/2018, par dans Non classé.

Le projet de règlement intérieur de l’APN, qui a été élaboré et discuté dans la précipitation et dans l’ombre, traduit une volonté de réduire l’APN à une « vulgaire» chambre d’enregistrement.
Pour la première fois, l’opposition et la majorité parlementaire se trouvent sur la même longueur d’onde. Jamais un projet de loi n’avait fait autant consensus entre les deux bords. Mêmes inquiétudes et mêmes appréciations. Le projet de règlement intérieur de l’APN, qui a été élaboré et discuté, selon les députés, dans la précipitation et dans l’ombre, traduit une volonté de réduire l’APN à une « vulgaire» chambre d’enregistrement. Reporté à maintes reprises, ce projet revêt pourtant une importance majeure.

Hier, au deuxième et dernier jour des débats autour de ce texte, les députés de l’opposition, en communion, l’ont rejeté dans le fond et dans la forme, estimant que son contenu est en contradiction totale avec les dispositions de la Loi fondamentale du pays, notamment l’article relatif à l’opposition parlementaire, et qui a été occultée dans le texte.

Mieux, les intervenants, au nombre de 119 et de différentes obédiences, ont tous critiqué ce texte, le qualifiant d' »anticonstitutionnel» et certaines de ses dispositions d' »humiliantes». « Comment les rédacteurs de ce projet ont-il osé ignorer la Constitution dans plusieurs de ses aspects ? Qui est à l’origine des changements opérés à ce texte ?» sont autant de questions que se sont posées les députés.

Pour les parlementaires du PT, ce règlement intérieur est conçu pour maintenir l’Assemblée dans un état « comateux» afin de mettre l’opposition parlementaire dans une situation d’inertie et hors d’état de nuire et laisser, par là même, libre cours à l’Exécutif et aux pouvoirs publics. Pour le RCD, ce projet est contraire aux valeurs démocratiques et aux exigences de l’Algérie du XXIe siècle.

« Qu’en est-il de la place réservée à l’opposition parlementaire pourtant longtemps chantée par conjonctures dans les discours officiels ?» s’est interrogé Atmane Mazouz, député de cette formation. Il sait qu’une mesure renforçant le rôle de l’opposition n’arrangera pas le fonctionnement à sens unique d’une Assemblée issue de la fraude, « sinon pourquoi vouloir museler toute l’opposition dans ce règlement intérieur ?»

Pour cet élu du RCD, il y a une volonté manifeste d’ignorer le phénomène de l’absentéisme récurrent des parlementaires aux travaux de l’APN, se contentant juste de sanctions de principe inapplicables en pratique. « N’est-il pas imposé dans la Constitution aux députés de se consacrer pleinement à l’exercice de leur mandat ?» se demande le député du RCD qui propose de rehausser le rôle de cette institution, en osant révolutionner son fonctionnement.

Les députés ont proposé plus de 130 amendements, une première en la matière. Le groupe parlementaire du PT a présenté 36 amendements, pour annuler, expliquent ses membres, tous les aspects autoritaires « antidémocratiques» et « anticonstitutionnels» contenus dans ce projet de loi « réactionnaire». Le FJD pour sa part a formulé 42 amendements.

De même pour le MSP. Le député du RND, Guidji Mohamed, a déposé à lui seul 13 amendements. Les députés de ce parti ont fustigé les dispositions relatives aux mesures disciplinaires et surtout les sanctions prévues dans le projet de loi. Ils pensent que les termes adoptés dans la mouture concernant les peines (est privé, fait obligation, est déduit et tant d’autres) sont « inappropriés», Pour la députée Noura Labiod, du RND, la question des absences est, d’abord, un engagement constitutionnel et moral et les chefs des partis politiques sont appelés à assumer la responsabilité dans ce sens. Hamdadouche du MSP dénonce une régression inégale, et Ramdane Taazibt du PT s’interroge : qui veut réduire l’APN à une assemblée « aphone» consacrant une régression tous azimuts ?

Tout a été fait pour empêcher tout débat et bloquer toute initiative parlementaire susceptible de déranger un tant soit peu l’Exécutif et le statu quo actuel. Les députés du PT, du RCD et du MSP ont relevé l’absence d’articles sur la langue amazighe et suggéré le recours aux interprètes simultanés lors des séances de travaux, dans les deux langues, arabe et amazighe, et se sont interrogés sur la chaîne de télévision parlementaire dont le projet de création remonte à plus de 13 ans.

« Le citoyen a le droit de suivre les débats parlementaires et de savoir ce qui se passe dans l’hémicycle. C’est de cette façon que l’on peut juger le travail du député», affirme Taazibt. Des députés du FLN ont réclamé une augmentation de salaire, alors que d’autres ont dénoncé la ségrégation en matière de distribution des missions à l’étranger. Notons que le vote autour de ce projet interviendra le 4 juin prochain. Lire la suite

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«La navigation à vue risque de faire couler à jamais le pays»

Publié le 23/05/2018, par dans Non classé.

Pour la première fois, Mohamed Gouali quitte son domaine des finances pour aborder tous les segments de la vie nationale. Dans cet entretien, il dissèque les raisons de l’échec et les causes qui bloquent le développement du pays.
– « Nous travaillons actuellement avec des emprunts», a déclaré le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour signifier le maintien de la rigueur budgétaire. Comment voyez-vous l’avenir économique de l’Algérie à la lumière des décisions prises, l’actionnement de la planche à billets et la difficulté structurelle de sortir de la dépendance des revenus pétroliers ?

Même si j’approuve la logique des efforts du Premier ministre pour maintenir une certaine rigueur budgétaire, cela n’est pas suffisant. Il faut qu’il ait l’audace d’aller plus loin et faire en sorte que les préceptes de la discipline budgétaire soient plus qu’une mesure comptable.

Elle devrait être un état d’esprit, une culture politique inhérente à la gouvernance globale de l’Etat dans ses différents secteurs, et pas seulement une limitation de produits à importer lorsque l’argent vient à manquer. En outre, une rigueur budgétaire qui n’est pas adossée à une stratégie de développement d’une économie compétitive n’a aucune chance de réussir.

Je soutiens en effet que le cœur du problème de l’Algérie est l’absence de stratégie crédible à long terme. Où veut-on aller, que voulons-nous être ? Ce sont là des questions essentielles pour définir une orientation et donner un sens aux Algériens. A partir de là, on identifiera plus aisément comment y parvenir, les initiatives à prendre et le choix des personnes aptes à faire atteindre les objectifs définis.

Sans stratégie crédible, on continuera à prendre des suites récurrentes de mesures dont l’effet a prouvé à ce jour qu’il était neutre dans l’équation de développement d’une économie compétitive. Je prendrais deux exemples pour illustrer mon propos.

Le premier. Je lis, j’entends des responsables politiques exhorter les opérateurs économiques à exporter. Comme s’il suffisait d’exprimer un vœu pour que cela se réalise. Le discours à leur tenir est tout autre. Il faut les sensibiliser plutôt à investir dans l’innovation et la compétitivité. Ce sont là les véritables clés qui permettent d’accéder aux marchés internationaux.

Le second. L’Algérie a décidé de développer l’industrie de l’automobile. Cela a du sens. Cette industrie est à forte valeur ajoutée, elle absorbe une masse considérable d’emplois à tous les niveaux, et la demande locale est exponentielle.

– L’Iran a pris la même décision. Elle a négocié des taux d’intégration de 60% avec ses partenaires pour les voitures courantes et s’est déjà projetée dans l’avenir en construisant la première voiture électrique iranienne…

L’Algérie, quant à elle, a préféré la solution du court terme et du profit facile, en assemblant des voitures avec un taux d’intégration dérisoire, sacrifiant ainsi ce qui auraient pu être les fondations d’une vraie politique industrielle à long terme.
Ce faisant, nous contribuons à accroître les gains de nos fournisseurs, à résorber le chômage de leurs pays, tout en important l’inflation avec un dinar fortement déprécié.

Ce modèle de développement approuvé par les gouvernements successifs est suicidaire. Il tue dans l’œuf l’innovation et fait rater à l’Algérie l’extraordinaire opportunité de construire un environnement propice à l’entrepreneuriat.
Il ne faut donc pas s’étonner que l’Algérie soit toujours un pays non émergent et classé par l’Observatoire de l’émergence en Afrique à la 14e place derrière la Tunisie et le Maroc.

– Puisque vous le dites dans le constat, le pays dépend toujours à 93% des revenus provenant des hydrocarbures. Où réside, selon vous, le problème, dans les politiques ou les Politiques ?

Je constate que les échecs du développement de l’Algérie remontent à plus de trois décennies. Je me risque à penser que l’essence du paradoxe algérien, à savoir un grand pays avec beaucoup d’atouts, mais qui n’en finit pas de stagner, réside dans le contexte historique dans lequel a été forgée notre histoire récente.

Ceux qui ont eu en charge l’Algérie n’ont pas eu la vision, le courage, voire la crédibilité, pour faire les évolutions incrémentales nécessaires qui fassent entrer notre pays dans la véritable modernité, et rendre les Algériens les sujets de leur Histoire.

Je suis néanmoins optimiste, car les échecs sont souvent une opportunité pour se réinventer, se surpasser, et rebondir plus loin. Il faut juste savoir quitter sa zone de confort intellectuel et accepter de se remettre en cause.

Il existe des approches et des solutions qui peuvent permettre à notre pays de faire un énorme bond en avant en moins de dix ans et devenir une vraie puissance. Il suffit de le vouloir au plus haut niveau de l’Etat. Et comme le disait l’ancien Premier ministre anglais Sir Winston Churchill : « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge.» Le chancelier allemand, Gérald Schroeder, l’avait bien compris en décidant des réformes adaptées au contexte de son pays avec son « Agenda 2010» qui fait de l’Allemagne aujourd’hui le moteur de l’Europe.

Le nivellement par le bas, la recherche des profits politiques ou financiers à court terme fait baisser le seuil de vulnérabilité de l’Algérie. Et sachant que nous vivons dans un monde où les plus puissants détruisent les plus faibles, en faisant fi des lois internationales, cette question devrait être en permanence sur les radars de nos dirigeants.

– Vous dites que les échecs du développement de l’Algérie remontent à plus de trois décennies. Mais ne pensez-vous pas que notre pays a eu l’occasion inouïe de se placer dans la trajectoire du progrès et de la stabilité ? Qu’auriez-vous fait, vous, avec 1000 milliards de dollars ?

Lorsque vous n’avez pas la sophistication d’esprit nécessaire pour faire projeter votre pays dans le futur, et que vous n’avez pas conjointement l’expertise et l’expérience pour résoudre des problèmes complexes, tout l’argent du monde ne vous servira à rien. Au mieux, vous l’utiliserez comme une cagnotte à distribuer.

A contrario, chaque dollar est investi avec un fort souci de rentabilité à travers des gains économiques bien sûr, mais aussi en termes d’avancées sociétales et politiques qui concourent tous à l’essor du pays.

Il est étonnant que nous ne soyons pas en capacité de faire une analyse objective Lire la suite

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Violences en prime time

Publié le 23/05/2018, par dans Non classé.

Les coups, les insultes et les provocations continuent d’alimenter les grilles des chaînes de télé durant le Ramadhan.
La violence s’est encore nichée dans les programmes des chaînes de télévision durant ce Ramadhan. En tête de liste, les caméras cachées, programme peu coûteux et bon marché, dont raffolent les producteurs et les diffuseurs. Depuis deux ans, ces programmes se sont transformés en déversoir d’une violence sans raison valable, si ce n’est celle d’humilier, de rabaisser les invités et les pousser dans leurs derniers retranchements.

Cette année El Bilad TV a poussé le curseur de l’indécence à son paroxysme avec « Reddou Balkoum» (Faites attention), un programme où les femmes se tapent dessus à coups de poing, devant le regard hilare du mari triomphant, ravi de voir sa compagne et sa concubine supposée se crêper le chignon.

Les autres chaînes ne sont pas en reste et ont toutes mis à l’antenne des programmes similaires. L’année dernière, cette violence avait franchi un palier dans l’ignominie avec l’écrivain Rachid Boudjedra, humilié lors de l’émission « Rana Hkamnak VIP 2» par deux journalistes qui ont poussé le mauvais goût jusqu’à exigé de lui qu’il récite la profession de foi (la chahada), pour prouver son adhésion à l’islam.

Le tollé provoqué par cette séquence sur les réseaux sociaux et la mobilisation de nombreux intellectuels, journalistes, artistes, ainsi que la présence du frère du Président, Saïd Bouteflika, lors du rassemblement de soutien à l’écrivain devant le siège de l’ARAV, ont contraint Anis Rahmani, patron de Ennahar TV, à faire amende honorable et à arrêter la diffusion de l’émission.

Si beaucoup ont espéré une prise de conscience des pouvoirs publics et des patrons de chaîne sur la nécessité de mettre fin à de telles absurdités diffusées à une heure de grande écoute, force est de constater que le gouvernement laisse faire et ne semble pas pressé d’agir.

Interrogé sur le sujet lors de la signature d’une convention-cadre entre la Télédiffusion d’Algérie (TDA) et l’Agence spatiale algérienne (ASAL) portant sur l’exploitation « optimale» du satellite Alcomsat-1 pour les besoins de télédiffusion, Djamel Kaouane, ministre de la Communication, a botté en touche, déplorant cet état de fait, expliquant cette situation par un « manque de créativité» de la part de ces chaînes, dont les programmes « ne représentent pas la société algérienne», rapporte l’APS.

Cette situation est d’autant plus scandaleuse que le gouvernement ne manifeste pas la moindre volonté de mettre fin à ces dérapages. Il en a pourtant les moyens, mais encore faut-il, dans un premier temps, savoir quoi faire de l’espace audiovisuel national et en fixer les modalités, alors que les chaînes privées sont pour l’heure de droit étranger.

Cette volonté politique passe également par la décision d’accorder un statut à l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), censée être le gendarme de l’audiovisuel national et qui fonctionne sans moyens humains et financiers depuis deux ans. Pour contraindre les diffuseurs à regarder de plus près ce qu’ils mettent à l’antenne, il faut donner à l’ARAV les moyens de sa mission et lever la paralysie qui la frappe.

Pour l’heure, toutes ces conditions ne sont pas réunies et le ministre de la Communication préfère évoquer une absence de créativité dans un paysage télévisuel, où la grande majorité des productions mises à l’antenne ne sont que des copies conformes de ce qui se fait ailleurs. En attendant des jours meilleurs, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel en est réduite à occuper l’espace d’un ancien local qui a servi à vendre les produits de l’entreprise Tonic.
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Pour une alimentation saine et moins de gaspillage

Publié le 23/05/2018, par dans Non classé.

Le ministère du Commerce a lancé une campagne nationale de sensibilisation axée sur plusieurs thèmes durant ce mois de Ramadhan, dont la prévention contre les intoxications alimentaires, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’étiquetage nutritionnel et la diminution du sel, du sucre et des matières grasses dans les aliments.
Organisée en collaboration avec les associations de protection du consommateur, cette campagne est particulièrement destinée au citoyen durant ce mois sacré.

Une période durant laquelle le consommateur algérien est pris d’une frénésie pour l’achat de certains aliments en quantités importantes, ce qui entraîne automatiquement du gaspillage, dont le pain qui figure en première ligne. L’Algérie est classée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Fédération internationale des boulangers, premier pays consommateur de pain, avec 40 millions de baguettes par jour. « Ce qui est effarant, surtout lorsque l’on sait que les baguettes ne sont pas toutes consommées. Le pic est atteint durant le mois de Ramadhan, où d’importantes quantités sont gaspillées et jetées à la poubelle», déplore Samy Kolli, directeur de la qualité et de la consommation au ministère du Commerce. Il rappelle que l’objectif de cette campagne est justement de sensibiliser les individus sur l’importance d’acheter moins de pain et donc d’en gaspiller moins, sachant que 50% du coût sont supportés part l’Etat, que ce soit pour le blé tendre, la farine ou la baguette.

« Comme il est important d’insister sur le gaspillage d’autres ressources pour la préparation de ce pain, notamment l’énergie, l’eau, etc. C’est pourquoi nous lançons cette campagne de sensibilisation en direction du citoyen, en collaboration avec les associations des consommateurs pour adopter un nouveau comportement face au gaspillage alimentaire, sur l’importance de l’étiquetage, le respect de la chaîne de froid…», a ajouté M. Kolli. Ainsi, a-t-il souligné, les services extérieurs du ministère du Commerce, en l’occurrence les directions régionales et de wilaya du commerce, sont mobilisés afin de garantir la réussite des activités prévues pour cette campagne.

« Nous serons accompagnés à travers le territoire national par les différents partenaires concernés par les thématiques de ces journées, notamment les départements ministériels de l’Intérieur, des Affaires religieuses, de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle, de la Poste et des Télécommunications, de l’Agriculture, de la Communication, de la Santé…) ; les institutions et organismes concernés (Gendarmerie et Sûreté nationales, Protection civile…) ; les Scouts musulmans algériens (SMA) ; les associations de protection des consommateurs ; les associations professionnelles et la commission de régulation de l’électricité et du gaz», a encore précisé M. Kolli en énumérant les différentes activités ayant trait aux thèmes, dont l’organisation de séminaires, d’expositions, de journées portes ouvertes ainsi que l’animation d’émissions de sensibilisation à travers les chaînes radiophoniques et télévisées et la transmission de messages SMS pour sensibiliser le citoyen sur une alimentation saine avec moins de sel, de sucre et de gras et surtout sur les méfaits du gaspillage alimentaire.
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