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Ath Kouffi : Les villageois réalisent un projet routier estimé à 8 milliards de centimes

Publié le 17/11/2017, par dans Non classé.

« Notre village est marginalisé. On ne voit rien venir des pouvoir publics depuis des lustres», fulmine un jeune du village d’Ath Kouffi, dans la commune de Boghni, à 50 km au sud de Tizi Ouzou.
Il était en train d’orienter le conducteur d’engin qui s’affairait à réaliser les travaux d’élargissement de la route qui mène vers le site touristique de Talla Guilef, via la même bourgade. Il nous fait savoir, d’emblée, que ce projet est l’œuvre de la population locale qui a décidé de se prendre en charge. Notre interlocuteur est visiblement très content de notre passage. Il ne cessait, d’ailleurs, de nous faire part des déboires des citoyens de cette contrée perchée sur les monts du Djurdjura.

« Les habitants de ce village aux 375 martyrs sont livrés à eux-mêmes sans aucune réelle prise en charge des autorités concernées. Ils se sont rendu compte qu’il ne faut compter que sur soi-même pour venir à bout des problèmes de la population», nous a-t-il fait remarquer avant de contacter le président du comité de village. Il s’appelle Rachid Mammeri.

Un quinquagénaire, fils de chahid et retraité de l’éducation. « Nous sommes habitués à ce genre d’actions», nous dit-il. Selon lui, de nombreux travaux ont été réalisés pour entretenir le village. La générosité des habitants n’y est pas étrangère. Tout le monde met la main à la pâte. Il le fallait d’autant plus que cela encourage la cohésion à toute épreuve.

La route en question date de l’ère coloniale, mais elle est très étroite et difficilement carrossable. D’ailleurs, plusieurs accidents ont eu lieu sur ce tronçon, a-t-il souligné, avant de rendre hommage à tous ceux qui contribuent à la réalisation de ce projet, dont des jeunes du village, à l’image de Zouhir Mammeri qui veille sur l’avancement des travaux. Zouhir est très actif et, surtout, il tient véritablement à ce projet. « La mobilisation a commencé par un petit groupe et sur les réseaux sociaux.

Ensuite, tous les villageois ont adhéré à cette action pour s’y entraider. Nous avons vu que notre village enregistre un grand retard dans ce genre de réalisations. Puis, nous avons décidé de prendre notre courage à deux mains pour sortir de l’enclavement. C’est là que la mobilisation s’est manifestée de manière vraiment magistrale», nous confie Zouhir avec un air de satisfaction et de reconnaissance à l’égard de ses concitoyens qui ont mis la main à la poche pour contribuer financièrement à cette initiative.

« Les fonds nécessaires à cette opération ont été collectés, sous forme de cotisations, auprès de la population locale et les contributions des émigrés du village établis en Europe, au Canada ainsi qu’aux Etats-Unis», informe-t-il. La population d’Ath Kouffi (9000 habitants) a ainsi renoué avec les traditions ancestrales faites de solidarité et d’entraide pour le bien-être commun.

Des volontariats d’envergure sont organisés de manière à rester dans le sillage de la mobilisation. Il y a des équipes qui se relayent quotidiennement et travaillent bénévolement. Il n’ya que les conducteurs d’engin qui sont rémunérés. L’estimation financière du projet est de 8 milliards de centimes et l’objectif recherché par cette initiative vise également à développer le tourisme de montagne, vu que le village n’est pas loin du site féerique de Tala Guilef. Enfin, après des années d’isolement, les Ath Kouffi veulent sortir du « ghetto» et améliorer leur cadre de vie.
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Amar Rouaï sera inhumé aujourd’hui à Sétif

Publié le 17/11/2017, par dans Non classé.

Décédé samedi en France, l’ancien milieu de terrain de l’équipe de football du FLN, Amar Rouaï, sera inhumé aujourd’hui dans sa ville natale El Eulma, à Sétif.
L’ancien footballeur a commencé sa carrière au MC El Eulma à l’âge de 15 ans avant de tenter une carrière professionnelle en France. Il a joué dans des clubs amateurs, puis il a embrassé une carrière de joueur professionnel à Besançon, ensuite au club d’Angers jusqu’à avril 1958, date à laquelle il a répondu à un appel du FLN, pour constituer la glorieuse équipe du FLN. Il a rejoint l’équipe du FLN à Tunis avec laquelle il avait disputé 76 matchs avant de connaître son unique sélection officielle avec l’Algérie indépendante en 1963 contre l’Egypte. Il devient ensuite entraîneur de 1975 à 1980. Lire la suite

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Affiches électorales ou le festival du mauvais goût

Publié le 17/11/2017, par dans Non classé.

Nelson Mandela, Mouammar El Gueddafi, des slogans populistes, des versets coraniques, des postures sportives ou carrément des fleurs ! Loin d’êtres réfléchies, on aura tout vu sur les affiches électorales des locales prévues jeudi prochain. Décryptage.
Si la campagne électorale des prochaines locales et le programme des futurs élus ont connu un début calme et timide, les affiches atypiques ont, quant à elles, fait le buzz et le tour des réseaux sociaux dès la première semaine. Après la polémique des candidates sans visage lors des dernières élections législatives, les affiches de plusieurs partis aux élections locales, suscitant les moqueries des internautes, ont été tournées en dérision et même parodiées.

Les plus inratables, celle des « aigles du futur» et l’arbre généalogique du Front El Mostakbal, « Monsieur le vert» qui a marqué les esprits avec son slogan spécifique, « Monsieur Sebti qui ne quitte pas les mosquées» ou encore Ibrahim Bachiri du FLN, qui se dit alias Mandela et a même utilisé la photo de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela sur son affiche. Le phénomène des candidates masquées a aussi refait surface lors de cette campagne. En effet, une liste de candidats du Mouvement populaire algérien (MPA) à la commune Aïn Lahdjar de Sétif a remplacé les visages de deux militantes par des roses.

En prenant le bon côté des choses, la médiocrité de ces affiches a bien aidé les candidats à faire le buzz sur les réseaux sociaux et se faire connaître, mais, en tant que rigolos beaucoup plus qu’autre chose. Cela n’a pas laissé les spécialistes et professionnels de la communication indifférents. En effet, lors de son passage hier matin dans l’émission « L’invité de la rédaction» de la Chaîne 3, Abdesselam Benzaoui, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de l’information, a affirmé que se faire connaître est bien, mais il faut y procéder correctement pour un meilleur impact. « Faire parler de soi et faire le buzz c’est très bien, mais ça ne dure pas tout le temps.

Si vous dégagez une mauvaise image, on ne va pas vous prendre au sérieux. On va parler de vous, mais ça va avoir un impact immédiat, car les gens comprennent à la longue que vous n’êtes qu’un rigolo», explique le spécialiste. Et de préciser : « Les images se travaillent et se forment, c’est pour cela qu’il faut toujours faire appel à des boîtes de communication, des spécialistes, pas ceux qui font du business.»

Par ailleurs, une chose est sûre pour Abdesselam Benzaoui : ces affiches électorales n’ont pas été conçues par des professionnels de la communication qui maîtrisent les normes et les modalités du domaine. « Il y a des images qui ont été faites avec une médiocrité effarante. En les voyant, on se dit : ‘‘Mais qui les a faites ? Où sont nos spécialistes de la communication ? Est-ce que notre personnel politique fait appel à ces gens-là ?»

Religion

« Malheureusement, aujourd’hui, tout le monde se dit spécialiste en communication, tout le monde pense maîtriser le domaine, alors que ce n’est pas du tout évident. Il faut en parler. On connaît une évolution remarquable de la communication et on se rend compte aujourd’hui de l’importance de l’image et même si ça va dans tous les sens, cela reste quand même une avancée», explique notre interlocuteur.

Soulignant que du côté des discours et des slogans, ils n’y a pas d’évolution. « On a toujours des discours populistes qui ne sont pas ancrés dans la réalité.» Quant à l’instrumentalisation de la religion sur les affiches, Abdesselam Benzaoui la qualifie d' »effarante». Pour lui, « on n’avait jamais vu cette omniprésence de la religion dans les affiches, surtout avec les images des femmes au visage caché.

C’est aussi une image qu’on a de la société. Si vous observez notre société aujourd’hui, de manière un peu superficielle, on voit que le religieux est omniprésent.» D’un point de vue plus académique, la spécialiste en communication, enseignante à l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de l’information, Nesrine Sadoun, explique que l’affiche électorale est un support de contact avec la population, diffusé dans un espace public afin de transmettre un message par le biais de texte (slogan), image et couleur.

En tant que mass-media, l’affiche a un caractère informationnel qui obéit dans cette fonction au schéma communicationnel d’Harold Lasswell : qui dit ? quoi ? à qui ? par quel canal ? avec quels effets ?. « Ces derniers temps, les élections en Algérie ont créé une grande polémique sur les réseaux sociaux par rapport au contenu de certaines affiches électorales utilisées par des candidats et des partis politiques durant la compagne qui précède les élections locales. L’ensemble des commentaires a été focalisé sur l’utilisation des symboles religieux, politiques ou des slogans banales…», analyse l’enseignante.

Pour cette dernière, l’enjeu des principaux acteurs politiques est d’utiliser les affiches électorales pour transmettre leurs discours politiques en message visuel et verbal. « De ce fait la conception doit prendre en considération les objectifs fondamentaux de l’affiche comme support communicationnel tels que motiver le désir et la persuasion, soutenir les idées ou inciter et attirer l’attention», souligne Nesrine Sadoun. Lire la suite

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Visite de l’ambassadeur de France à Tizi Ouzou

Publié le 16/11/2017, par dans Non classé.

L’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, s’est rendu, hier, à Tizi Ouzou où il a rencontré le wali. Cette rencontre intervient à moins de trois semaines de la visite du président français, Emmanuel Macron, en Algérie.
Toutefois, rien n’a filtré sur la venue de Driencourt à Tizi Ouzou, mais il est fort probable que les discussions avec le wali de Tizi Ouzou ont tourné essentiellement autour de la réouverture de l’antenne de l’Institut français (ex-CCF) fermée depuis 1994, en raison de la situation sécuritaire.

Il est ainsi utile de rappeler que la remise en service de cet établissement a été plusieurs fois annoncée par les représentants diplomatiques français, en visite à la wilaya de Tizi Ouzou. D’ailleurs, il était même question de sa réhabilitation et son extension, dont le coût de la réalisation de ce projet était estimé à 1 million d’euros mobilisés pour cette opération.

Cependant, les autorités auraient avancé des arguments liés à la propriété du terrain sur lequel devait se faire l’extension de cet établissement. Dès lors, le projet de la réouverture de l’annexe de l’IFA à Tizi Ouzou est tombé à l’eau et les étudiants de la région continuent à faire des déplacements vers Alger pour passer les tests de connaissance en langue française, une étape inéluctable dans la procédure de demande de visa d’études.

Sur les six instituts français répartis sur le territoire national, Alger, Oran, Tlemcen, Constantine, Annaba et Tizi Ouzou, seul celui de Tizi Ouzou reste fermé à ce jour.
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Un report et des interrogations

Publié le 16/11/2017, par dans Non classé.

Surprise au palais. Alors que les médias proches du pouvoir ont annoncé la tenue d’un Conseil des ministres pour ce mercredi, une dépêche de l’agence officielle APS a précisé, hier en fin d’après-midi, que la réunion était annulée.
L’agence cite une « source autorisée». Elle n’est donc pas identifiée. « Le Conseil des ministres, prévu initialement ce mercredi, est reporté pour mercredi 22 novembre 2017», note la même source, précisant qu' »il aura à examiner notamment un avant-projet de loi sur les pratiques commerciales, la répression des fraudes et l’apprentissage», indique seulement la dépêche. Même les ministres n’ont été avertis que tardivement. Ils ont tout simplement été informés que la réunion était annulée. Sans plus.

La veille, c’est sur certains sites et une chaîne de télévision, souvent utilisée par le pouvoir ces derniers temps, que l’information évoquant la tenue d’un Conseil des ministres pour mercredi a circulé. Aucun communiqué officiel ni dépêche de l’agence officielle ne donnent l’information.

Mais l’alignement des policiers et gendarmes, tout le long de la route qui mène de Zéralda, lieu de résidence du chef de l’Etat depuis au moins 2013, a confirmé que Abdelaziz Bouteflika devait tenir une activité officielle. Tout au long de la journée d’hier, rien n’indiquait que la rencontre allait être annulée. Que s’est-il passé ?

Dans un pays où l’information officielle est souvent escamotée, il est difficile de donner une réponse à ce report. Mais cela tombe mal pour un pouvoir qui tente de démontrer que malgré son lourd handicap, le chef de l’Etat a repris ses activités. Par ailleurs, les autorités ont distillé des rumeurs indiquant qu’après la tenue du Conseil des ministres ce mercredi, Abdelaziz Bouteflika devra se rendre à la mosquée Ketchaoua. L’édifice religieux, qui remonte à la période ottomane, a été réhabilité avec l’aide des autorités turques.

Plus que cela, l’annonce de la visite du président français, Emmanuel Macron, pour le 6 décembre prochain a même redonné de la confiance aux partisans du chef de l’Etat. La situation est d’autant plus compliquée que la réunion du Conseil des ministres est reportée pour mercredi 22 novembre, soit la veille des élections locales. Le rendez-vous est pris. Lire la suite

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Sortie d’une promotion de 167 praticiens inspecteurs

Publié le 16/11/2017, par dans Non classé.

La deuxième promotion de praticiens inspecteurs de santé publique a été honorée, hier, à l’Institut national de santé publique (INSP), lors d’une cérémonie de remise des attestations de réussite en présence du Pr Mokhtar Hasbellaoui, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.
Ces 167 praticiens inspecteurs composant la promotion, dont 125 médecins inspecteurs, 37 chirurgiens-dentistes inspecteurs et 5 pharmaciens inspecteurs, prêteront serment aujourd’hui devant le juge du tribunal de Sidi M’hamed, conformément aux dispositions du décret exécutif n°10-77 du 18 février 2010 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps des praticiens médicaux inspecteurs de santé.

Le
Pr Hasbellaoui a appelé ces praticiens à « accomplir leur mission loyalement, avec abnégation et dans le respect de la loi» et de rappeler qu’ils seront habilités à effectuer des visites d’inspection et de contrôle dans tous les établissements de santé publics ou privés après la promulgation des décisions et conformément aux lois et réglementations en vigueur.

Une promotion qui a bénéficié d’une formation d’une année, avec neuf mois de théorie et trois mois de stages à travers les structures de santé publique, a souligné Mohamed Djemai, directeur de l’Ecole nationale de management et de l’administration de santé, avant de rappeler que la première promotion est sortie en 2005 était de 208 praticiens inspecteurs, dont 143 médecins inspecteurs, 67 chirurgiens-dentistes inspecteurs et 8 pharmaciens inspecteurs.

Un nombre qui reste néanmoins insuffisant au niveau national dans cette spécialité, d’autant que les besoins actuellement dans le domaine pharmaceutique sont très importants. Un problème sur lequel le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière doit se pencher pour combler le déficit. Pour les praticiens inspecteurs, la tâche est effectivement ardue, mais il est important de signaler que leur rôle ne se limite pas au contrôle et à la sanction.

« Nous ne sommes pas seulement une police prudence, telle que la loi le préconise, mais notre rôle est aussi d’accompagner les gestionnaires pour aboutir à une meilleure gestion et surtout une meilleure prise en charge du patient algérien, notamment l’application des programmes nationaux à travers la prévention qui reste l’arme fatale pour une meilleure santé à moindre coût», a déclaré le Dr Soraya Louze Si Bachir, médecin inspecteur.
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