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Tomate industrielle : Spécialistes et agriculteurs débattent de la filière

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

C’est à l’initiative du groupe Amor Benamor, sous le haut patronage du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qu’une journée thématique dédiée à la filière tomate industrielle a réuni hier, dans la wilaya de Guelma, l’ensemble des acteurs de cette filière.
Une filière stratégique dont l’essor doit passer inéluctablement par « un rapprochement efficient entre producteurs et transformateurs», comme le soulignera Laïd Benamor, président du groupe Benamor, lors de son allocution de bienvenue, à une nombreuse assistance présente à la pépinière du groupe, sous un chapiteau dressé à l’occasion, dans la commune El Fedjoudj.

« Nous sommes venus discuter de la filière tomate industrielle et de la tomate en particulier. Après 30 années d’expérience et de travail, à ce jour, nous avons atteint 80% de nos besoins nationaux. Il faut briguer notre autosuffisance en passant, dans les prochaines années, de 80 à 100% et pourquoi pas exporter», se fixe comme objectif Laïd Benamor. Et de conclure : « Nous sommes sur un continent où nous disposons de trois saisons pour cultiver la tomate.» Il est vrai et vérifiable que la filière tomate industrielle en Algérie n’arrive toujours pas à décoller malgré les bonnes volontés.

Le cas du programme piloté, depuis l’année 2003, par le groupe Benamor avec l’adhésion des agriculteurs des régions ciblées à l’extrême est du pays (Skikda-Guelma-Annaba-El Tarf), révèle que les rendements sont en nette hausse. Sinon comment expliquer les longues files d’attente des camions aux portes des usines, notamment lors de la campagne précédente. Mais à entendre les experts, « il est impossible de gérer des milliers d’agriculteurs au cas par cas en quelques jours.

Il faut trouver des solutions». Un sentiment que beaucoup d’observateurs du secteur partagent. « Il faudrait allonger le temps de campagne à 90 jours, voire 120 jours», a dit Messaoud Chebbah, ingénieur agronome du groupe Benamor, lors de sa communication introductive. Et de conclure après un exposé très technique : « Pour ce faire, il faut introduire de nouvelles variétés de tomate. Il faut également généraliser la technique du goutte-à-goutte et optimiser la fertilisation.»

Ainsi, c’est à l’issue des travaux de cette journée qui a vu également des experts internationaux tels que Rémi Pecoult, ingénieur agronome venu de France, ex-responsable agricole de la Sonito (interprofession de la tomate française) dans une communication intitulée « Les clés d’une bonne organisation de la récolte», ou Yanik Mezzadri, ingénieur fondateur de Tomatoland, avec pour communication « L’usine au centre de l’optimisation de la campagne», se sont exprimés sur le sujet et ont donné des indicateurs qui viennent appuyer l’existence de potentialités avérées mais sous- exploitées en Algérie à tous les niveaux de la production et de la transformation de la tomate
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Sonatrach veut reprendre le complexe pétrochimique de Skikda

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Malgré un investissement de 122 millions d’euros, le complexe pétrochimique avait été mis à l’arrêt en 2013. La reprise d’une partie du complexe est « inévitable et salutaire».
En 2013, Sonatrach décidait, contre toute attente, de mettre à l’arrêt le complexe pétrochimique de Skikda (CP1K) alors que la compagnie venait tout juste de débourser 122 millions d’euros et 850 millions de dinars pour réhabiliter ce fleuron de la pétrochimie nationale.
L’arrêt du CP1K et le redéploiement des 785 employés qualifiés vers d’autres unités n’étaient pas les seules contraintes de cette décision. Le CP1K représentait en fait un maillon indispensable d’une chaîne industrielle englobant deux autres complexes : le Polymed de production de polyéthylène haute densité (PEHD) et aussi le mégatrain GNL.

Le CP1K absorbait le gaz d’éthane produit par GNL pour en faire de l’éthylène au profit de Polymed. Sans le CP1K, Polymed est contraint d’importer de l’éthylène et GNL est forcé de torcher l’éthane dans l’atmosphère. Aujourd’hui, deux années après, Sonatrach semble faire son mea-culpa en décidant d’étudier l’éventualité de la reprise — du moins en partie — de ce complexe. Les commissions techniques déléguées par la direction générale ne cessent de visiter le pôle hydrocarbures de Skikda pour rencontrer d’anciens cadres du CP1K et d’étudier la faisabilité de la remise en production d’une des anciennes unités du complexe, celle d’éthylène précisément.

Quand Sonatrach brûlait des euros

Mais pourquoi ce revirement ? Pourquoi cherche-t-on aujourd’hui à revaloriser des installations presque neuves qu’on avait pourtant abandonnées en 2013 ? Les avis des cadres et syndicalistes de l’ancien CP1K divergent. Les uns soutiennent que la crise économique a fini par avoir raison de Sonatrach. « En 2013, Sonatrach envisageait de construire un nouveau complexe de pétrochimie avec la firme coréenne Daelim.

Le montant du projet avoisine les 20 milliards d’euros. Aujourd’hui, avec la chute des cours du pétrole, Sonatrach est contrainte d’abandonner ce projet et de chercher des substitutions, d’où sa volonté de reprendre ne serait-ce que l’unité d’éthylène.» D’autres interprètent l’acte de Sonatrach comme une opération de sauvetage du complexe Polymed. Ils expliquent : « Au mois de juillet dernier, le ministre de l’Energie et des Mines, en visite à Skikda, avait clairement déclaré que Polymed, sujet d’interminables déficits, devait être soit restructuré, soit fermé. Chacun sait que depuis l’arrêt de l’unité d’éthylène du CP1K, Polymed s’est retrouvé contraint d’importer des milliers de tonnes d’éthylène, un gaz très cher.

De 2012 à 2014, Polymed a importé l’équivalent de 50 000 tonnes d’éthylène. En 2015 seulement, il en a acheté 24 000 tonnes. Quand on sait que le prix de la tonne d’éthylène varie entre 1400 et 1800 euros, on comprend le gouffre dans lequel Polymed a été mis. Plus grave encore, une partie des quantités d’éthylène importées a été torchée dans l’atmosphère pour des considérations techniques et sécuritaires.»

Yes, we can !

En plus de la volonté de sauver Polymed, Sonatrach cherche également, selon les mêmes sources, à mettre fin à un autre problème, d’ordre purement écologique. « La mise à l’arrêt, en 2013, du CP1K coïncidait étrangement avec la mise en production du mégatrain GNL construit par KBR.

Ce mastodonte gazier s’est retrouvé contraint de brûler l’équivalent de 160 000 tonnes/an d’éthane, un gaz connu pour être un ennemi de la couche d’ozone. Si on avait pensé à préserver le CP1K, ces gaz auraient pu servir à produire de l’éthylène tout en préservant l’environnement…» Aujourd’hui, les travailleurs et les syndicalistes du CP1K applaudissent le désir de Sonatrach de reprendre l’unité d’éthylène du défunt CP1K.

« Nous ne pouvons aujourd’hui que saluer et appuyer la décision des responsables de Sonatrach de reprendre l’unité d’éthylène, même si nous n’oublions pas cet indélébile goût d’amertume que nous laisse la décision du démantèlent du CP1K», déclare Farès Meksen, responsable de la section syndicale.

Au sujet de la « faisabilité» de l’opération de réhabilitation de cette unité, d’anciens cadres du CP1K sont unanimes à répondre positivement. « Il faut savoir que 90% des installations de cette unité restent conformes.Sachez qu’en 2010, le CP1K avait acquis cinq fours dont trois sont encore sous emballage, sans parler d’un turbogénérateur de 18,6 mégawatts payé 5 millions d’euros et non mis en service. C’est vrai qu’on sera appelés à revoir des kilomètres de canalisations et l’instrumentation, mais cela n’est rien devant les avantages que sa remise en fonction drainera. C’est une décision courageuse qu’on doit saluer», témoigne un cadre à la retraite.
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Sit-in aujourd’hui devant le ministère

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

La grève du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), qui prend fin aujourd’hui avec un rassemblement devant le ministère de tutelle, risque d’être suivie par d’autres actions plus radicales.
Les déclarations du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont attisé les tensions avec le CNES, qui y voit une « insulte» au parcours du syndicat. En déplacement avant-hier à Skikda, Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, a minimisé l’ampleur de ce mouvement de protestation mené depuis dimanche par le Cnes pour des revendications socioprofessionnelles.

« Au lieu d’ouvrir les portes du dialogue, M. Hadjar a mis l’huile sur le feu», soutient Malik Rahmani, secrétaire général du Cnes, qui dément ainsi tout contact entre le ministère et le syndicat autour des revendications des enseignants du supérieur. Le Cnes déplore « la fuite en avant» des responsables du secteur concernant les préoccupations pédagogiques. Il est temps que l’enseignant universitaire soit réhabilité parmi l’élite et doit être considéré en tant que tel. « Mais ce n’est pas le cas avec les 30 000 enseignants qui ne sont toujours pas logés, malgré le programme présidentiel destiné aux enseignants du supérieur», explique M. Rahmani.

Selon le ministère, pas moins de 3285 logements de fonction ont été réalisés au profit des enseignants universitaires à travers le pays, ce qui représente 33% du programme promis estimé à 10 000 logements de fonction. Selon M. Hadjar en déplacement avant-hier à Skikda, 2000 des logements programmés affichent un taux d’avancement des travaux de près de 50%.

Le ministre a fait état de la répartition de 1794 unités à travers 21 wilayas au terme d’une convention entre son département et celui de l’Habitat. Il a également indiqué que le projet des 650 logements prévus à Alger sera mis en chantier « dès la résolution du problème de l’assiette foncière», avant de faire savoir que des instructions ont été données aux recteurs des universités à l’effet de remettre des attestations d’affectation.

En prévision du mouvement dans le corps des recteurs d’université, annoncé prochainement, le Cnes appelle le ministère à obliger les responsables universitaires à présenter leur bilan. « Il est inacceptable et inconcevable qu’un responsable, qui s’est éternisé durant des décennies, quitte son poste sans rendre de comptes. Il faut en finir avec la culture de l’impunité», plaide M. Rahmani. A souligner que le Cnes appelle à l’amendement de certaines dispositions législatives régissant le secteur de l’enseignement supérieur, en modifiant les modalités de nomination des recteurs qui devraient passer du mode de désignation à celui de l’élection.
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Révision de la Constitution : Bouteflika se décide enfin !

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Le document de la présidence de la République ne précise pas le contenu de cet avant-projet de révision constitutionnelle.
Abdelaziz Bouteflika relance son projet de révision constitutionnelle. Un communiqué émanant de la présidence de la République indique que le chef de l’Etat « a présidé, lundi à Alger, un conseil restreint consacré à l’examen de l’avant-projet de révision de la Constitution». « Ont pris part à cette rencontre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre d’Etat et directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, le ministre d’Etat et conseiller spécial auprès du président de la République, Tayeb Belaïz, le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Ahmed Gaïd Salah, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, et Boualem Bessaïeh, conseiller auprès du président de la République», précise la même source, reprise par l’APS.

Le document ajoute que « d’autres rencontres seront consacrées à la finalisation de cet avant-projet, sous la direction du chef de l’Etat». Le document de la présidence de la République ne précise cependant pas le contenu de cet avant-projet de révision constitutionnelle. Il n’indique pas non plus d’échéance quant à la mise en œuvre de la révision de la Constitution, qui interviendra très probablement par voie parlementaire.

Le directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, avait précisé, lors d’une récente intervention télévisée, que « des signes montrent que la révision de la Constitution est proche». Mais il avait ajouté que le choix et l’annonce de la date de cette révision revenaient au président de la République. Dans plusieurs de ses messages, le chef de l’Etat a donné les grandes lignes de ce que sera la révision de la Constitution. Il a fait savoir que la prochaine Loi fondamentale comportera des dispositions qui « donneront plus de droits» à l’opposition parlementaire, qui « renforceront le rôle du Parlement» et « consacreront un Etat civil».

Ce sont d’ailleurs les grands axes qui ont été développés par des proches du chef de l’Etat, à commencer par le président de l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa, et le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, qui s’est souvent mis dans la posture de porte-parole du pouvoir. L’imminence de la révision constitutionnelle intervient dans un contexte marqué par une guerre de clans au sommet du pouvoir. C’est d’ailleurs l’un des premiers chantiers que le chef de l’Etat concrétise en l’absence du général Toufik, écarté le 13 septembre dernier.

Des rumeurs insistantes avancent même que le blocage de la révision constitutionnelle, maintes fois annoncée puis reportée, serait lié à des désaccords entre les deux hommes sur des questions fondamentales. A commencer par la création ou pas du poste de vice-Président. Un poste qui sera apparemment créé pour suppléer l’absence physique du chef de l’Etat sur le plan international. Deux personnalités nationales sont citées comme possibles titulaires de ce poste : Abdelmalek Sellal et l’ancien diplomate Lakhdar Brahimi. La sortie de Bouteflika intervient dans un climat marqué par des doutes sur sa capacité physique à gérer les affaires de l’Etat.

Le doute s’est publiquement installé depuis qu’un groupe de personnalités nationales, dont d’anciens moudjahidine, a demandé audience au chef de l’Etat qui n’a jamais répondu directement. Reste maintenant à savoir si le chef de l’Etat soumettra l’avant-projet de révision constitutionnelle à débat ou s’il va se suffire des propositions faites à Ahmed Ouyahia, qui a reçu des personnalités nationales tout au long de l’année 2014. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Polémique sur une station de lavage-graissage à Chlef

Dans une lettre remise à notre bureau, les habitants de la Zone 2, à Haï Nasr, dans la commune de Chlef, dénoncent l’installation d’une station de lavage-graissage des véhicules en milieu urbain.

Ils affirment que l’activité est maintenue sans l’avis des riverains et malgré l’opposition des occupants du quartier. « Une enquête a été ouverte en juillet dernier, à travers laquelle nous avons exprimé notre refus ferme et catégorique concernant cette installation de nuisance et polluante. Un climat de stress et de tension commence à s’installer, car notre plainte demeure toujours sans réponse de la part des services de l’APC de Chlef», soulignent-ils dans leur correspondance adressée au chef de l’exécutif de wilaya.

Et d’ajouter : « Une employée du service d’hygiène de l’APC leur a fait savoir que le propriétaire de la station détient une carte d’artisan et que celle-ci lui confère le droit d’exercer et qu’aucune loi ou règlement, autorité ou avis du voisinage ne l’interdit.» Cependant, les plaignants se disent déterminés à mettre fin à ce projet générateur de nuisance et de pollution. Selon nos informations, le propriétaire de la station de lavage-graissage a été autorisé par l’APC de Chlef à exercer son activité, après avis de la direction de l’environnement de la wilaya.

Centre commercial Sidar : les propriétaires dénoncent le chantage

Les propriétaires des biens immobiliers ou commerciaux du centre commercial Sidar d’El Mohammadia n’en reviennent plus de se voir « plumés» par la société Sidar en charge de la gestion administrative et logistique de ce site. Outre le fait que les installations (ascenseurs, chaudières, climatisation, etc.) laissent à désirer et que l’insécurité devient de plus en plus intolérable, les propriétaires ont été pris au dépourvu et sommés de verser par anticipation deux années de charges de gestion. « Une violation flagrante du contrat de propriété qui ne stipule rien de tout cela», nous affirme un représentant des propriétaires. Un « chantage inouï», ajoute-t-il, de la part de cette entreprise mastodonte, dont le capital social ne dépasse, paradoxalement, pas les 100 000 DA, la même valeur sociale qu’une petite start-up lancée dans le cadre de… l’Ansej.

Baptisation du siège de la GN de Blida

Le siège du 1er commandement régional de la Gendarmerie nationale de Blida a été baptisé, dimanche, au nom du chahid Mohamed Salah en présence des autorités militaires et de la famille du défunt. Cela entre dans le cadre de l’application de la décision du vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) portant sur la baptisation des bâtiments et sites militaires aux noms des chouhada en reconnaissance de leur rôle dans l’indépendance du pays.

Né le 3 mars 1935 à Blida, Mohamed Salah a vécu dans une famille pauvre comme la grande majorité des Algériens de l’époque.
Au départ, il était fidaï et s’occupait de la collecte et du ravitaillement, avant de rejoindre les rangs de l’Armée de libération en 1956 dans la zone Aghni –Bouhartit et Mermoucha. En 1957, lors d’un accrochage contre les soldats de l’armée coloniale français, il tomba avec son compagnon Kamane Hamoud au douar Bellithou de la Wilaya IV historique.

La commission des permis dans les daïras

Selon un communiqué émanant de la wilaya de Blida, à partir du 20 décembre les usagers contrevenants de la circulation routière concernés par un délit ou une infraction entraînant le retrait immédiat du permis de conduire doivent se rapprocher des commissions des daïras de retrait du permis et non pas du siège de la wilaya comme auparavant. Cela est institué dans le cadre de l’amélioration des services envers les citoyens pour alléger la pression sur les services de la wilaya, qui connaissent un afflux important de citoyens causant souvent l’anarchie au sein de cette institution. Lire la suite

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L’Etat veut booster les «territoires»

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Les Assises nationales de l’aménagement du territoire se sont ouvertes hier au Palais des nations de Club des Pins (Alger) sur le thème « Dynamiques territoriales : alternative pour une croissance économique durable», en présence de Nouredine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Mohamed Seghir Babès, président du Conseil national économique et social (CNES), et Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA.

Amar Ghoul, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, a délivré un message politique : « Il s’agit d’aménager le territoire pour édifier une économie diversifiée et compétitive hors hydrocarbures. Le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) est un acte par lequel l’Etat affiche son projet territorial. Il montre comment l’Etat compte assurer, dans un cadre de développement durable, l’équilibre, l’équité et l’attractivité du territoire dans toutes ses composantes, y compris la défense et la sécurité nationales.»

En réalité, dans un contexte de chute des prix des hydrocabures, le gouvernement veut aller vers l’émergence d’une économie qui exploite les potentialités de l’ensemble des territoires et tire ses sources de croissance de la productivité et de l’innovation, en substitution à la dépense publique. Le plus grand challenge reste de transformer les secteurs consommateurs de budget en sources génératrices de richesses et de plus-values hors hydrocarbures.

« Nous sommes dans une étape d’évaluation. La tenue de ces Assises constitue une opportunité pour évaluer le SNAT sur la période 2010-2015. Le SNAT s’étale jusqu’à 2030 et l’évaluation doit se faire tous les cinq ans», a ajouté Amar Ghoul.

Les déclinaisons du SNAT au niveau sectoriel et territorial sont comme suit : 21 Schémas directeurs sectoriels (SDS), 9 Schémas d’espaces de programmation territoriale (SEPT), un Schéma directeur d’aménagement du littoral (SDAL), 4 Schémas directeurs d’aménagement des grandes villes (Alger, Oran, Constantine, Annaba) et 48 Plans d’aménagement du territoire de wilaya (PATW).

Le ministre a en outre souligné que les « bouleversements» que connaît le monde, l’environnement de crise, les difficultés économiques engendrées par la chute des cours du pétrole imposent à l’Algérie l’élaboration de programmes qui exploitent toutes les compétences dont elle dispose.

C’est dans ce contexte plein d’incertitudes que l’économie nationale doit opérer sa transition. Le gouvernement semble avoir choisi une stratégie qui s’appuie sur des leviers considérés comme moteurs et catalyseurs afin de réduire la vulnérabilité de notre pays vis-à-vis des exportations d’hydrocarbures. Parmi les secteurs prioritaires figurent l’industrie, l’agriculture, le tourisme et l’artisanat, les transports, le commerce et les services.

Pour le tourisme, il s’agit de créer un cadre pour l’émergence d’un tourisme de masse, captant les nationaux et les Algériens établis à l’étranger, favorisant les échanges au niveau national et construit sur les atouts naturels et les spécificités de l’Algérie.

Mais force est de constater que la mobilisation financière dans ce domaine est difficile compte tenu de la rareté des ressources et la compétition inégale avec les pays de la région, qui ont une organisation touristique plus efficiente.

Il apparaît opportun de recentrer la politique algérienne vers l’optimisation du tourisme national et la promotion d’un tourisme international plus ciblé, plus marchand et intégré dans un « package» plus large en termes d’offre de services touristiques et culturels.
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