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Rassemblement populaire à Oran

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Un vibrant hommage a été rendu, hier en fin d’après-midi, au héros de la nation, Hocine Aït Ahmed, lors d’un rassemblement populaire organisé par la société civile sur la place du 1er Novembre (ex- place d’Armes).
Cette initiative citoyenne a vu la présence de centaines de personnes venues témoigner leur gratitude à l’architecte de l’indépendance, ravi aux Algériens mais pas à l’histoire, le 23 décembre. Le rassemblement, initié par la société civile, était encadré par l’association des jeunes intellectuels qui se sont joints à l’appel, aux côtés de la Ligue algérienne des droits de l’homme.

Dès 16h, les gens ont commencé à affluer. Des banderoles et des photos de feu Hocine ont été affichées ainsi que des pancartes sur lesquelles on lit : « Tu resteras éternellement dans nos cœurs, Hocine Aït Ahmed.» Après la lecture de la Fatiha du Saint Coran et l’hymne national, l’heure a été au recueillement dans une vive émotion et une ambiance digne de l’événement.

Plusieurs citoyens ont exprimé leur souhait d’aller jusqu’à Aïn Hammam (wilaya de Tizi Ouzou) pour assister aux funérailles populaires, demain.
Les représentants des partis politiques, les officiels et la société civile n’ont cessé, cette semaine, de se rendre au bureau du FFS à Sidi El Houari pour signer le registre des condoléances, tout comme beaucoup de citoyens qui gardent le souvenir d’un grand homme en la personne de Dda L’Hocine, considéré comme le plus grand stratège de la Révolution.

« Il s’agit du dernier porteur de l’esprit de Novembre qui a pu transmettre cet amour du pays et ce sens du courage et des responsabilités aux générations suivantes, en adoptant une noble attitude jusqu’à son dernier jour. C’est le souvenir que nous gardons et que nous transmettrons à nos enfants», nous a confié Mme Bakhta, venue au rassemblement avec ses petits-enfants. Lire la suite

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L’illustre ancêtre

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Décédé en 1901, Cheikh Mohand Ou L’Hocine a été enterré en son fief. Sa tombe deviendra un haut lieu de pèlerinage et ses nombreux dits, des dictons que l’on se répète à ce jour.
Cheikh Mohand Ou L’Hocine serait né en 1838. Originaire de Werdja, comme Lalla Fadhma n’Soumer, avec laquelle il est lié par des liens de sang, il s’est installé au petit hameau d’Ath Ahmed vers 1870, après avoir fait le tour de plusieurs zaouïas de Kabylie. Plus qu’un exégète qui se contente d’interpréter les textes sacrés, c’est un sage, un érudit, un poète au verbe éloquent. Conjuguant à merveille la sagesse kabyle et la parole divine, il entreprend d’instaurer une religion pragmatique toute maghrébine, à base de paix, de travail et de tolérance.

Sa réputation ne cesse de grandir au point que le petit village, dont il a fait son fief, est devenu le point de pèlerinage et de convergence de milliers de citoyens. On vient des quatre coins de la Kabylie afin de le solliciter pour un arbitrage autour d’un litige ou pour un simple conseil avisé. « On venait demander son avis pour toute chose. Aussi bien pour l’achat d’une paire de bœufs ou d’un champ que pour rendre justice lors d’un conflit entre deux parties rivales», raconte Boussaad Aït Ahmed.

C’est un véritable palais de justice qui s’instaure sur ce flanc discret du Djurdjura, au point que le juge de paix désigné par l’administration coloniale à Tizi Ouzou se retrouve au chômage, n’ayant point d’affaires à traiter. Il s’en offusque et convoque ce « personnage» qui lui dispute ce droit régalien que la France coloniale lui a octroyé. Cheikh Mohand, évidemment, ne répond pas à la convocation et le juge finira par se rendre lui-même à Ath Ahmed pour voir de près à quoi ressemble ce savant que tout le monde vénère comme un saint.

Après avoir fait poireauter l’illustre magistrat, Cheikh Mohand finira par le recevoir dans son modeste abri d’anachorète. Néanmoins, celui-ci veut mettre son intelligence et sa perspicacité à l’épreuve. Il lui lance alors : « Pourras-tu me dire combien de litres d’eau contiennent les mers et les océans ?» « Bien sûr», répond Cheikh Mohand. « Je te le dirais si tu arrêtes les fleuves et les rivières qui s’y déversent pour me permettre de compter», ajoute malicieusement le vénérable Cheikh.

Lors de la fameuse insurrection de 1871, menée par El Mokrani et Cheikh Aheddad, Cheikh Mohand Ou L’Hocine fera montre d’une prudente neutralité, même si la révolte est essentiellement portée par les adeptes de la Tariqa Rahmaniya, la confrérie à laquelle il appartient. Il aurait dit : « ûdhagh rebbi yidwen ur digh, anssi nidhen ur d awendekigh (je jure par Dieu que je ne marcherai ni avec vous ni contre vous).»

Au cours des années 1870 marquées par la faim et la misère de larges couches de la société paupérisées par l’insurrection et ses terribles conséquences, la zaouïa devient un refuge qui offre à boire et à manger à des milliers de visiteurs tout au long de l’année. « Les offrandes des plus riches permettaient de nourrir les plus pauvres», explique Boussaad Aït Ahmed. C’est le Cheikh qui ordonnera de bâtir ces fameux tunnels qui traversent le sous-sol d’Ath Ahmed et qui serviront lors de la Révolution de 1954.

Avec son illustre aîné, Cheikh Aheddad, Mohand Ou L’Hocine aura un différend historique. Incapables de s’entendre, les deux légendes se seraient jeté à la face de sinistres prophéties qui finiront par advenir. Cheikh Aheddad verra sa maison ravagée et sa mort en exil alors que Cheikh Mohand mourra sans descendance pour lui succéder. Décédé en 1901, Cheikh Mohand Ou L’Hocine sera enterré en son fief. Sa tombe deviendra un haut lieu de pèlerinage et ses nombreux dits, des dictons que l’on se répète à ce jour.
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Les cheminots réclament plus de sécurité

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Le trafic ferroviaire dans la banlieue d’Alger a été paralysé hier dans la journée. Et pour cause, les conducteurs-mécaniciens de train ont observé un mouvement de protestation suite à un accident mortel survenu la veille à Akbou, dans la wilaya de Béjaïa.
Cette situation n’a pas été sans perturber les déplacements des habitués du chemin de fer qui ont dû se rabattre sur d’autres moyens de transport pour rejoindre leur lieu de travail. Une collision entre un train de voyageurs et un camion semi-remorque s’est en effet produite mardi matin à hauteur d’un passage à niveau non gardé situé à la sortie est d’Akbou, faisant un mort et un blessé grave.

Un énième accident qui a suscité la colère des chauffeurs-mécaniciens de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), qui ont marqué un temps d’arrêt pour dénoncer leurs conditions de travail, à savoir le manque de sécurité des trains et la défectuosité de la signalisation, entre autres points que devaient aborder hier les protestataires lors d’une réunion à laquelle leur direction générale les a conviés.

Il est vrai que, pour reprendre les propos d’un syndicaliste joint hier par téléphone, ce n’est pas la première fois que ce type d’accident mortel survient au même endroit, en l’occurrence au niveau des passages à niveau. Rien que pour ce mois de décembre, rappelle-t-il, quatre accidents de même nature se sont produits sur les passages à niveau non gardés, à l’est du pays, à Sidi Bel Abbès, Chlef et Relizane.

Un autre accident toujours de même nature a été déploré lundi à hauteur de Bir Slam, à l’entrée ouest de Béjaïa, où un homme âgé de 39 ans a été heurté par l’autorail reliant Alger à Béjaïa, lui causant des blessures graves. Tout récemment encore, c’est une fillette, âgée à peine de sept ans, qui en a fait les frais, morte sur le coup après avoir été également heurtée par un train. Autant dire qu’une solution s’impose pour ces passages à niveau mortels…
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Le RND garde la majorité au Conseil de la nation

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Amar Saadani, secrétaire général du FLN, a perdu la bataille des sénatoriales. Il ne remporte pas la majorité au Sénat, et ce, en dépit de sa victoire aux élections pour le renouvellement de la moitié des membres élus du Conseil de la nation, qui se sont déroulées mardi dernier à travers les 48 wilayas du pays.
Selon les résultats préliminaires rendus publics hier par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, le FLN arrive en tête avec 23 sièges, suivi du RND avec 18 sièges. Les indépendants ont obtenu, quant à eux, quatre sièges, alors que le Front des forces socialistes (FFS) a remporté deux sièges et El Fadjr El Djadid un siège. Le parti dirigé par Ahmed Ouyahia conserve ainsi la majorité et demeure la première force politique au sein de la Chambre haute du Parlement avec 43 sénateurs contre 40 pour le FLN.

Avant les élections, le RND comptait 45 élus membres du Conseil de la nation ; 19 d’entre eux ont achevé leur mandat parlementaire alors que les 25 autres n’étaient pas concernés par le renouvellement partiel. Aujourd’hui, en remportant 18 sièges, le RND sort vainqueur avec 43 sénateurs. Le FLN, qui avait avant les élections 41 sénateurs, dont 24 ont achevé leur mandat parlementaire, en remportant 23 sièges, ajouté aux 17 restants, obtient un total de 40 sénateurs, deuxième après le RND.

Le secrétaire général du FLN avait, faut-il le rappeler, menacé d’exclusion les élus du FLN qui se présenteraient en dehors du cadre légal du parti. Parmi ces dissidents, trois se sont présentés aux sénatoriales en tant que candidats libres et ont remporté la première place à Constantine, Tébessa et Oum El Bouaghi. « Ces vainqueurs qui ont contesté la liste présentée par le FLN à l’issue des primaires organisées par le parti se sont présentés comme candidats indépendants. Donc en aucun cas, ils ne seront comptabilisés sur le compte du FLN. La loi et la Constitution sont claires à ce sujet», note une source parlementaire.

Amar Saadani a mobilisé tous les moyens humains et matériels pour récupérer la majorité perdue en 2012 au Sénat. Un pari qu’il n’a pas réussi… Seddik Chihab, chargé de communication au RND, se dit satisfait des résultats de ces élections : « Nous avons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés. Le RND garde la majorité au Sénat et cela prouve qu’il est une force sérieuse sur laquelle on peut compter.» Chihab est persuadé que le RND, à travers cette victoire, va peser sur l’échiquier politique, notamment en matière d’équilibre au Parlement.

La proclamation officielle et définitive des résultats de l’élection sera faite par le Conseil constitutionnel, conformément aux dispositions de l’article 125 de la loi organique 12-01 du 12 janvier 2012 relative au régime électoral. Parallèlement, le président de la République rendra publique, incessamment, la liste des 24 sénateurs du tiers présidentiel. Le Conseil de la nation est composé de 144 membres, dont 96 élus au scrutin indirect et secret (deux tiers) et 48 désignés par le président de la République dans le cadre du tiers présidentiel.

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Le Président signe la loi de finances 2016

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Une centaine de parlementaires appartenant à dix formations politiques ont adressé une lettre au président Bouteflika, lui demandant de ne pas signer une loi de finances jugée « antisociale, antidémocratique et antinationale».
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, officialise en cette fin d’année 2015 l’entrée en vigueur de la loi de finances 2016, adoptée il y a quelques semaines par les deux Chambres du Parlement, malgré une forte contestation de l’opposition et son rejet franc et clair de plusieurs dispositions qualifiées d’antinationales.

Une levée de boucliers et une manifestation de rejet au sein même de l’hémicycle qui n’ont pas empêché le gouvernement de faire passer en force le projet de loi de finances en question et de manœuvrer pour y inclure la plupart des points contestés, arguant de sa clairvoyance économique dans une conjoncture difficile pour le pays et minimisant les retombées néfastes sur les entreprises publiques et le pouvoir d’achat du citoyen.

En apposant sa signature sur le texte de la loi de finances 2016, à la faveur de la tenue du dernier Conseil des ministres de l’année, le Président oppose par la même occasion une fin de non-recevoir aux doléances de l’opposition qui, malgré le passage entériné du texte de loi devant le Parlement, continue de clamer la justesse de sa position en demandant au premier magistrat du pays de surseoir à l’application d’une loi jugée dangereuse et imposée à l’Algérie de l’extérieur, dans le sillage de la baisse des prix du pétrole ayant grandement affaibli le pays.

Une centaine de parlementaires appartenant à dix formations politiques avaient même adressé une lettre au président de la République lui demandant de ne pas signer une loi de finances, jugée « antisociale, antidémocratique et antinationale». Le FFS, de son côté, s’est réservé le droit de continuer à manifester sa réprobation au texte de loi.

Il est à rappeler que l’opposition conteste notamment l’article 66, interprété comme une nouvelle tentative de lancer la privatisation des entreprises publiques après celle enclenchée dans les années 1990, avec en bout de course des résultats désastreux ayant quasiment détruit le secteur public. L’article 66 relatif à l’ouverture du capital des entreprises publiques avait été abrogé lors de la réunion de la commission des finances et du budget de l’APN, mais le ministre des Finances a réussi à le maintenir en reformulant son énoncé.

L’article stipule ainsi que « toutes les entreprises publiques qui réalisent des opérations de partenariat doivent ouvrir leur capital à l’actionnariat national résidant. Celles-ci devront conserver 34% du total des actions ou parts sociales. A l’expiration de la période de 5 ans et après constatation dûment établie du respect de tous les engagements, l’actionnaire national peut lever, auprès du Conseil des participations de l’Etat, une option d’achat des actions détenues par l’entreprise publique».

Par ailleurs, l’article 71 de la LF 2016 permettant au gouvernement de signer des décrets d’ajustement pour annuler des crédits votés sans en revenir au Parlement est vivement contesté, alors qu’au sens du ministre des Finances, il n’y a rien à redire en définitive puisque les montants des budgets votés par le Parlement seront respectés et qu’ils ne s’agit, au final, que de faire en sorte de collecter les ressources au profit de projets jugés prioritaires.

En outre, l’opposition conteste l’article 54 relatif à la cession par voie de gré à gré des biens des collectivités, l’article 59 qui ouvre la possibilité aux opérateurs privés de recourir sous certaines conditions à l’endettement extérieur et l’article 70 relatif à l’allégement de la règle des 51/49%, ainsi que l’article 62 élargissant la création et la gestion des zones industrielles au privé.
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Le Groupe des 19 et l’audience de Bouteflika

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Y’a-t-il un Etat en Algérie ? Qui gouverne notre pays ? Le président Bouteflika est-il au courant de ce qui se passe dans la maison Algérie ? Ces nombreuses interrogations sont revenues durant l’année 2015 sur les lèvres de beaucoup de personnalités nationales, leaders de parti politique, anciens ministres et surtout proches et amis du président Bouteflika.
Pour tenter de clarifier cette situation « ambigüe» et d’avoir des réponses palpables, 19 personnalités issues de divers horizons se sont rencontrées et, d’un commun accord, ont décidé de demander audience au président de la République. Une demande formulée dans une lettre remise le 1er novembre à Ahmed Ouyahia et Mohamed Rougab, de la Présidence. Cinq jours après, le 5 novembre 2015, les signataires animent une conférence de presse et révèlent le contenu de la lettre et les objectifs visés à travers une telle démarche.

« A l’occasion de la commémoration du déclenchement de notre glorieuse Guerre de Libération nationale, nous estimons qu’il est de notre devoir de patriotes algériens d’attirer votre haute attention sur la dégradation du climat général dans notre pays», écrivent les auteurs de la lettre, dont Khalida Toumi (ancienne ministre de la Culture), Abdelhamid Aberkane (ancien ministre de la Santé), Fatiha Mentouri (ancienne ministre) Zohra Drif-Bitat (moudjahida et sénatrice du tiers présidentiel) Abdelkader Gueroudj et Lakhdar Bouragâa (moudjahidine), Rachid Boudjedra (écrivain), Noureddine Benissad et Boudjemaa Ghechir (avocats et défenseurs des droits de l’homme).

Les signataires expliquent que cette dégradation se caractérise par des faits. Ils citent « le renoncement à la souveraineté nationale (…) par notamment l’abandon du droit de préemption de l’Etat (…), la déliquescence des institutions de l’Etat, la grave dégradation de la situation économique et sociale, l’abandon des cadres algériens livrés à l’arbitraire et aux sanctions partiales». Après avoir expliqué leur démarche, les auteurs concluent leur lettre en sollicitant une audience. : « Le Président reçoit bien les délégations étrangères, alors il n’a aucune raison de refuser de nous recevoir. Nous voulons vérifier s’il est réellement en état de diriger le pays.»

La présidence de la République n’a pas répondu aux auteurs de la lettre, par contre les relais du pouvoir ont été actionnés pour répliquer au Groupe des 19. Une cabale et une campagne médiatique avec son lot d’insultes sont menées contre Louisa Hanoune, d’autres membres ont subi des pressions et des provocations. Seulement, le Groupe des 19 décide de ne pas reculer, d’aller de l’avant et de prendre à témoin l’opinion publique. Lire la suite

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