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«Aït Ahmed a refusé d’être Président car il pensait que l’arrêt du processus électoral était un coup d’Etat»

Publié le 28/12/2015, par dans Non classé.

Quelques semaines après l’accident vasculaire cérébral de Hocine Aït Ahmed, en janvier 2015, nous avons eu l’occasion de rencontrer Ali Haroun à Paris, lors du Colonial Tour 2015. Nous lui avons posé quelques questions sur le combat du défunt et ses positions historiques depuis l’indépendance. Nous sommes particulièrement revenus avec lui sur l’épisode de l’arrêt du processus électoral, en 1992.
– Comment avez-vous connu Hocine Aït Ahmed ?

Je le connaissait de nom quand j’étais jeune. On entendait parler de l’Organisation Spéciale (OS) dont il était le responsable national tout de suite après Mohamed Belouizdad. Personnellement et physiquement, je n’ai pas eu l’occasion de le rencontrer et de travailler avec lui. Dès le 22 octobre 1956, il a été enlevé par les autorités coloniales dans l’avion détourné avec quatre autres responsables de la Révolution (Boudiaf, Ben Bella, Khider et Lacheraf, ndlr).

Mais quand je suis devenu responsable de la Fédération de France du FLN, à partir de 1958, j’étais chargé du contrôle et du suivi des détentions de nos militants dans les prisons françaises et dans au moins quatre centres d’internement. Je m’occupais donc aussi des Cinq historiques. J’avais des informations régulières sur Aït Ahmed et ses camarades depuis qu’ils étaient à la prison de la Santé, puis à l’île d’Aix, ensuite au château de Turcan et enfin au château d’Aulnois. Je l’ai rencontré personnellement pour la première fois en mai 1962, lors du Congrès de Tripoli. C’est là que j’ai discuté longuement avec lui.

– C’est le congrès de la discorde qui a engendré la crise post-indépendance au sein du GPRA puis à l’Assemblée constituante. Quelles étaient ses positions lors des débats ?

Aït Ahmed était opposé à Ben Bella qui voulait constituer un certain bureau politique (BP) du FLN contre la volonté du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Je ne peux pas affirmer qu’Aït Ahmed soutenait le GPRA, mais une chose est sûre, il était contre la position de Ben Bella.

D’ailleurs, nous n’avons pas vraiment eu le temps de savoir clairement quelle était la position du GPRA puisque le congrès s’est conclu sans vote sur la composition du BP. Pour plus de détails, il existe un procès-verbal du congrès aux Archives nationales. Plus tard, j’ai revu Aït Ahmed à l’Assemblée nationale constituante (ANC). Il intervenait beaucoup dans une assemblée riche, où des hommes pouvaient parler et étaient capables de dire non…

– Dans quel sens étaient les interventions du député Aït Ahmed ?

D’abord, si j’ai bonne mémoire, il n’a pas voté pour Ben Bella comme chef du gouvernement. Nous étions 21 députés sur 175 à ne pas voter pour Ben Bella car nous estimions que ce qu’il avait déclaré à Tlemcen — en disant qu’il était « la légitimité FLN» — est inexact. Pour la raison bien simple qu’on n’a pas eu le temps, à Tripoli, de procéder aux élections. Je crois également qu’Aït Ahmed était contre la Constitution de 1963, faite au cinéma Majestic (actuelle salle Atlas, ndlr). Ben Bella a ramené ensuite le texte à l’ANC, nous demandant de le voter. J’étais moi-même membre de la commission chargée de rédiger l’avant-projet de Constitution. Je n’ai jamais participé à la rédaction du texte présenté. Je l’ai découvert le jour de la plénière.

– Justement, après ce coup de force anticonstitutionnel, Aït Ahmed passe dans l’opposition et cofonde un autre parti politique. Avez-vous eu l’occasion de le rencontrer après la création du FFS ?

Non, je ne l’ai pas vu. Il ne m’a pas proposé, non plus, d’être membre du FFS même si nous étions, durant les débats à l’ANC, sur la même longueur d’onde. J’étais néanmoins au courant. J’avais eu des informations sur l’existence de plusieurs projets d’organisation d’une opposition contre Ben Bella, notamment ceux de Krim Belkacem, Mohand Oulhadj, Mohamed Boudiaf et aussi quelques responsables de la Wilaya IV. Je n’ai revu Aït Ahmed qu’en 1989, après l’ouverture politique.

– Il a dit dans ses témoignages que vous l’aviez rencontré avec le général Khaled Nezzar pour lui proposer la présidence de la République après l’arrêt du processus électoral, en décembre 1991…

C’est exact. Mais il ne le voulait pas. Il a refusé d’être Président car il pensait que l’arrêt du processus électoral était un coup d’Etat. Or, nous avons essayé de le convaincre que ce n’était pas le cas. Il nous a suggéré d’aller au deuxième tour. On lui a dit que si on le faisait, le Front islamique du salut (FIS) allait remporter les élections avec un risque d’avoir plus des trois quarts des sièges de députés. Ce qui lui aurait permis de changer la Constitution.

– Pourquoi avez-vous proposé à Aït Ahmed et à Boudiaf le poste de Président alors que c’est l’armée qui a décidé d’arrêter le processus électoral ?

Avant cela, nous avons essayé de trouver une solution selon la Constitution de 1989. Le 31 décembre 1991, l’Assemblée nationale avait terminé sa législature. Le 9 janvier, Chadli démissionnait. Et contrairement à ce que disent beaucoup de gens, il n’a pas été poussé à la démission par l’armée. Je lui ai posé la question des années après, il a nié ces allégations.

Selon la Constitution de l’époque, en cas de vacance de la Présidence, c’est le président de l’Assemblée qui devient Président par intérim pendant 45 jours, le temps d’organiser des élections présidentielles. Or, il y avait absence d’Assemblée. Dans ce cas, toujours selon la même Constitution, c’est le président du Conseil constitutionnel qui devait assurer la Présidence par intérim, mais seulement « en cas de décès du Président». Donc, nous avons demandé à Benhabiles de le faire.

Ce dernier a refusé sous prétexte que le Président avait démissionné et n’était pas mort. Après ce refus, la Constitution ne disait plus rien. Le Haut Conseil de sécurité (HCS) – dont faisaient partie deux militaires, Khaled Nezzar, ministre de la Défense, et Mohamed Lamari, chef d’état-major de l’armée – a pris le relais pour trouver une autre solution…

– Et donc offrir la présidence de la République, transformée en Haut Comité d’Etat (HCE), à l’un des historiques de la Révolution afin d’assurer une légitimité au pouvoir, comme Lire la suite

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Washington et La Havane rouvrent officiellement leurs ambassades

Publié le 28/12/2015, par dans Non classé.

Après cinquante-quatre ans de froid diplomatique, les Etats-Unis et Cuba ont officiellement rouvert leurs ambassades à La Havane et à Washington, nouvelle étape concrète du rapprochement historique engagé en décembre 2014 par Barack Obama et Raul Castro.
Les bâtiments qui abritent les sections d’intérêts dans chaque capitale ont retrouvé automatiquement leur statut d’ambassade à 00h01 (6h GMT), lundi 20 juillet, conséquence directe d’un accord annoncé le 30 juin. A Washington, une cérémonie a eu lieu dans l’édifice presque centenaire de la mission cubaine, en présence du ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, la première visite d’un chef de la diplomatie cubaine depuis 1959. Le drapeau cubain a été hissé. Quelques heures après la réouverture des ambassades à Washington et La Havane, Bruno Rodriguez s’est rendu au département d’Etat pour discuter avec son homologue américain, John Kerry.

Les deux hommes se sont serré la main avec le sourire devant les caméras avant une réunion pour évoquer les différents sujets relatifs au rapprochement entre leurs deux pays. Lors d’une conférence de presse commune, Bruno Rodriguez a appelé à la fin de l’embargo économique contre Cuba et demandé la restitution « du territoire occupé illégalement» de la base américaine de Guantanamo. Le secrétaire d’Etat américain – s’exprimant en espagnol – s’est félicité, quant à lui, du « début de cette nouvelle relation avec le peuple et le gouvernement de Cuba». Puis, revenant à l’anglais, il a ajouté que ce rapprochement ne signifiait « pas la fin des nombreuses différences qui séparent toujours nos gouvernements».

Les relations diplomatiques entre les deux pays étaient rompues depuis 1961 et ce fut seulement en 1977 que Jimmy Carter et Fidel Castro convinrent d’ouvrir des sections d’intérêts dans les anciens locaux des ambassades, pour des tâches principalement consulaires. La normalisation des relations diplomatiques ne masque cependant pas les nombreux sujets de discorde encore à l’ordre du jour : la levée de l’embargo américain, la restitution de la base navale de Guantanamo, les milliards de dollars d’indemnisation réclamés par les Américains expropriés de Cuba à la révolution, l’extradition des fugitifs réfugiés à Cuba et recherchés par la justice américaine. Lire la suite

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Terrorisme : Découverte d’une cache d’armes et de munitions à Bordj Badji Mokhtar

Publié le 28/12/2015, par dans Non classé.

Un détachement de l’Armée nationale populaire a découvert, hier, une cache d’armes et de munitions au niveau du secteur opérationnel de Bordj Badji Mokhtar, a indiqué le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.
« Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte antiterroriste, lors d’une patrouille de reconnaissance menée près des frontières au niveau du secteur opérationnel de Bordj Badji Mokhtar, 6e Région militaire, un détachement de l’Armée nationale populaire a découvert, le 27 décembre, une cache d’armes et de munitions», a précisé le communiqué. L’opération a permis de saisir un fusil mitrailleur de type FMPK, cinq pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, cinq roquettes RPG-7, cinq chargeurs de munitions, six grenades et 1432 balles de différents calibres, selon la même source. Lire la suite

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Plus de 60% d’adhésion à l’opération

Publié le 28/12/2015, par dans Non classé.

Des élèves des classes d’examen ont eu la possibilité de suivre des cours durant la première semaine des vacances. Les établissements éducatifs ont en effet ouvert leurs portes pour dispenser aux élèves des cours de soutien, ainsi que l’a décidé le ministère de l’Education nationale.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du soutien aux élèves en classe d’examen (baccalauréat, BEM, examen de fin du cycle primaire). Au ministère, on se réjouit déjà du « succès» de l’opération. « On peut d’ores et déjà dire que l’opération s’est bien déroulée. Il y a eu entre 60 et 65% d’adhésion, soit les deux tiers des établissements», se réjouit Mseguem Medjadi, inspecteur général au ministère de l’Education nationale, contacté par El Watan.

Le ministère de tutelle vise, à travers l’organisation des cours de soutien pédagogique, à préparer les élèves aux examens officiels, notamment le baccalauréat, l’opération n’était pas « obligatoire ni pour les élèves ni pour les enseignants». « Les classes d’examen étaient concernées par les cours de rattrapage, mais il n’y a pas de caractère obligatoire à ces cours. Des enseignants généreux et plus solidaires, mais pas tous, ont préféré assurer des cours à l’intérieur des établissements. Il y avait de nombreux élèves dans les classes, excepté ceux qui sont partis en vacances avec leurs parents», précise M. Mseguem.

Les matières dispensées sont les mathématiques, la langue arabe et le français pour les élèves de cinquième année primaire, les langues arabe, française et anglaise ainsi que les mathématiques pour les élèves de quatrième année moyenne et les matières essentielles de chaque branche pour les classes de troisième année secondaire. L’ouverture des classes n’a pas concerné tous les enseignants, dont beaucoup préfèrent une « rémunération» pour leurs efforts à travers des cours particuliers.

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a dénoncé, début janvier 2015, des enseignants de vouloir « privatiser l’éducation». La ministre a évoqué, en octobre dernier, la mise en place d’une commission pour pouvoir prendre des mesures fermes contre un phénomène jugé « grave». Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 28/12/2015, par dans Non classé.

– Une envoyée « très spéciale» au village d’Aït Ahmed

L’envoyée « très spéciale» d’une chaîne de télévision privée, jeudi, au village natal de Hocine Aït Ahmed, a « ému» plus d’un parmi les personnes ayant assisté à sa discussion avec des membres de la famille du défunt fondateur du FFS. Visiblement étrangère à la noble profession, elle lance au neveu de Hocine Aït Ahmed, quelques minutes avant d’activer la caméra et le micro pour un direct, « Wessmou déjà el marhoum ?», comprendre « quel est le nom du défunt ?» Elle ne connaissait pas non plus le parti auquel appartenait Dda L’Hocine, l’un des pères fondateurs de la Révolution. Il fallait que des confrères lui disent « Jabhatou El Kiwa El Ichtiraqia».

Comble du ridicule, notre consœur confondait entre Hocine Aït Ahmed et Ath Ahmed, son village. Pour sauver la face au moment du « live», une journaliste s’est mise derrière la caméra, tenant une feuille sur laquelle étaient écrits en gros caractères le nom de Hocine Aït Ahmed et celui de son village, Ath Ahmed. Même avec cela, elle balbutiait à l’antenne, confondant toujours les deux noms et la commune mère dont relève ce hameau historique. « Je ne suis pas de la région, je ne peux pas tout retenir», dit-elle sans sourciller. Sans commentaire !

– Encombrement à la direction du commerce de Tipasa

En dépit des écrits parus dans la presse relatifs à l’exiguïté qui caractérise les bureaux du couloir sud de la direction du commerce et des prix (DCP) de la wilaya de Tipasa, la situation n’a pas bougé d’un iota, au moment où les hautes autorités politiques du pays insistent sur l’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires de l’Etat, d’une part, et, d’autre part, sur l’amélioration du cadre d’accueil des citoyens dans les structures de l’Etat.

En effet, la création des inspections de l’administration du commerce à l’échelle des daïras n’a eu aucun impact sur l’état des lieux. Pis encore, il faut de se rendre à Ahmeur El Aïn pour se rendre compte que les fonctionnaires sont confinés dans un local dépourvu des commodités minimales pour accomplir leur mission. Le projet de construction d’une inspection à Cherchell est à l’arrêt depuis des années. L’entrepreneur chargé du chantier a quitté les lieux après avoir encaissé l’argent des travaux qu’il avait réalisés (terrassement, fondations inachevées, ndlr).

L’opacité dans la passation du marché est à l’origine de l’arrêt du projet. Les bureaux du couloir sud de la DCP de Tipasa sont surchargés par les jeunes fonctionnaires. Le taux d’occupation par bureau est effarant. Leurs regards se croisent. Une situation qui ne fait pas honneur à l’administration de l’Etat. Le plus surprenant, c’est qu’aucun responsable de la wilaya n’a daigné se rendre dans ces bureaux afin de s’enquérir de l’état des lieux, sachant que le directeur trouve son compte dans cet « encombrement», alors que les fonctionnaires du commerce souhaitent le changement au sens le plus large pour une grande efficacité.

– Trois personnes tuées dans une bavure policière à Chicago

La police de Chicago, déjà mise en cause pour des bavures, a tué trois personnes samedi, dont une mère de cinq enfants, atteinte lors d’une intervention de police dans une dispute familiale. Ces violences sont les premières depuis les manifestations provoquées par la diffusion, le mois dernier, des images de la mort d’un adolescent noir, abattu de 16 balles par un policier blanc un an plus tôt. Dans un communiqué, la police a affirmé être intervenue dans un quartier à la suite d’un appel pour violence domestique.

A leur arrivée, « les policiers ont été confrontés à une personne agressive et l’un d’eux a dû utiliser son arme, blessant mortellement deux individus», a affirmé la police. « Une femme de 55 ans a été blessée par accident et tuée tragiquement», a ajouté la police, qui a adressé ses condoléances aux proches de la victime. Selon les médias locaux, les victimes sont deux Noirs, Bettie Jones, mère de cinq enfants, et Quintonio LeGrier, un étudiant de 19 ans. Lire la suite

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Moyen-Orient : Accord historique sur le nucléaire iranien

Publié le 28/12/2015, par dans Non classé.

Après douze années d’âpres négociations, le dossier du nucléaire iranien a débouché, en 2015, sur un accord historique marquant un dénouement d’une crise qui a opposé les puissances occidentales à l’Iran. Rarement dans les annales de la diplomatie une négociation aura été aussi longue et compliquée.
Au terme de plusieurs prolongations et d’une ultime journée de tractations fiévreuses, l’Iran et les pays du « P 5+1» (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont en effet parvenus, le 14 juillet 2015, à Vienne à un compromis. L’arrangement fait près d’une centaine de pages. Il est composé d’un texte principal et de cinq annexes. L’objectif principal est de mettre en place de sévères restrictions pour garantir que le break-out, le temps nécessaire pour produire assez d’uranium enrichi permettant de fabriquer une arme atomique, soit d’au moins un an pendant une durée de dix ans.

L’accord de Vienne stipule que le réacteur de la centrale à eau lourde d’Arak sera modifié pour ne pas pouvoir produire du plutonium à vocation militaire. Il est question également d’un renforcement des inspections. C’était l’un des points les plus délicats de la négociation. Un régime renforcé d’inspections sera appliqué pendant toute la durée de l’accord et même au-delà pour certaines activités.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pourra ainsi vérifier vingt ans le parc de centrifugeuses et pendant vingt-cinq ans la production de concentré d’uranium (yellow cake). L’Iran s’est engagé à mettre en œuvre, puis à ratifier, le protocole additionnel de l’AIEA, qui permet des inspections intrusives. A travers ces négociations, l’objectif majeur des Iraniens était d’obtenir la levée des multiples sanctions (de l’ONU, des Etats-Unis et de l’Europe) qui freinent le développement du pays.

Les sanctions adoptées par l’UE et les Etats-Unis visant les secteurs de la finance, de l’énergie et du transport iraniens seront levées dès la mise en œuvre par l’Iran de ses engagements, attestée par un rapport de l’AIEA. Cela devrait intervenir début 2016. La même procédure sera suivie pour lever les six résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies contre l’Iran depuis 2006.

En revanche, ce texte ne prône pas le démantèlement du programme iranien, comme initialement envisagé lors des premières négociations conduites par les Européens entre 2003 et 2005. Il encadre, bride et surveille de plus près les infrastructures iraniennes dans le but d’empêcher Téhéran de se lancer dans une course clandestine à la bombe atomique.

Les protagonistes font le pari qu’il sera plus avantageux pour Téhéran de respecter, dans la durée, les clauses de cet accord qui s’accompagnera de retombées économiques substantielles avec la levée graduelle des sanctions et le déblocage, à terme, de près de 150 milliards de dollars (135 milliards d’euros) d’avoirs gelés à l’étranger.

Selon la communauté internationale, l’accord historique ouvre de nouvelles perspectives dans les relations internationales. Il s’agit d’une « importante victoire de la diplomatie et du dialogue», étaient unanimes à dire les observateurs du dossier du nucléaire iranien. Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, la chancelière allemande, les chefs d’Etat français et russe ont tous exprimé leur satisfaction, contrairement à Israël qui a rechigné. Lire la suite

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