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De nouvelles révélations sur Saipem et Ghermoul

Publié le 07/01/2016, par dans Non classé.

Le procès des mis en cause dans l’affaire Sonatrach 1 s’est poursuivi hier avec les questions des avocats et du procureur général. Benamar Zenasni, ancien vice-président du transport par canalisation, affirme que la négociation avec Saipem a été décidée sur ordre de Chakib Khelil et que Sonatrach n’a jamais pu évaluer le préjudice, alors que Réda Meziane, fils de l’ex-PDG, révèle avoir connu Tullio Orsi dans le bureau de la défunte Amel Zerhouni, amie de l’épouse de l’ex-ministre de l’Energie.
D’abord, Benamar Zenasni est sommé par Me Zouaki, l’agent judiciaire du Trésor, d’expliquer l’urgence qui a motivé le gré à gré avec Saipem. « Il y a eu une réunion avec le ministre où ce dernier s’est plaint des retards dans la réalisation des projets, qui étaient très importants et complexes.» Le président lui fait savoir que le montant de ce marché, 43 milliards de dinars, est important aussi. L’accusé répond : « Cela ne m’étonne pas parce qu’il s’agit de 650 km de pipes qui traversent le Sud, les Hauts-Plateaux et le Nord.»

Il révèle que le 23 mars 2006, Yahia Messaoud, qui était le maître de l’ouvrage, lui a fait un écrit dans lequel il lui fait part de trois propositions, à savoir la négociation des prix, l’annulation du projet ou son octroi à un groupement national. « L’annuler risque de nous mener vers un tribunal d’arbitrage.

Les sociétés nationales n’étaient pas habilitées. Il nous restait que la négociation. Ce que nous avons fait», affirme l’accusé, qui précise ne pas avoir été mis au courant des pénalités de retard de 2 millions d’euros qu’avait Saipem. L’accusé ne cesse d’insister sur l’importance et la complexité du projet : « Il alimente en gaz la centrale électrique construite par Sonelgaz, mais aussi toute la région.

Les trois lots devaient être réalisés en même temps.» Il écarte toute relation entre le marché et le fait que le fils du PDG travaillait à Saipem avant de revenir sur les prix de Saipem. « En fait, l’erreur qui a été commise c’est qu’il n’ont pas fait d’étude relative au coût du kilomètre linéaire…», dit-il au procureur général, précisant : « Lorsque le ministre a donné l’ordre de poursuivre le projet, j’ai dit à Yahia Messaoud de continuer. Mais j’ai dit aussi que je n’accepterais pas les prix présentés.» Le magistrat : « Pourquoi n’avoir pas annulé ?» L’accusé : « C’est moi-même qui ais dit à Yahia Messaoud que le ministre refusait l’annulation du projet.

Comment voulez-vous que je revienne sur la décision de mon ministre ?» L’avocat de Saipem interroge l’accusé sur les compétences de la société italienne. « C’est une société de renommé mondiale, la seule qui a placé des pipes en mer», répond Benamar Zenasni. D’après lui, « Sonatrach était dans une situation exceptionnelle où les soumissionnaires étaient deux. Saipem savait que nous étions devant un gré à gré».

Me Ladoun, avocate de Saipem : « Lorsque la commission a dit que les prix étaient plus élevés de 118% par rapport au budget prévu et de plus de 60% par rapport au marché, ne vous êtes-vous pas trompé sur les prévisions budgétaires ?» L’accusé confirme. Me Attef : « Est-ce le ministre en personne qui a donné l’ordre de poursuivre ?» L’accusé acquiesce.

Me Hocine Chiat, avocat de Mohamed Meziane, lui demande quel seuil le ministre a-t-il fixé pour les négociations. L’accusé : « Il nous a dit d’obtenir 12,5% de réduction au maximum. Nous avions arraché 15%, ce qui représente plus de 100 millions de dollars de gain pour Sonatrach.» Me Chenaif, avocate de Benamar Zenasni, insiste sur le projet, son importance et sa complexité. Interrogé sur le préjudice que Sonatrach n’a pu évaluer, l’accusé déclare : « Il n’a pas été évalué parce qu’il n’y a pas eu d’expertise. Il ne s’agit pas de juxtaposer des pipes.

C’est beaucoup plus complexe. Rares sont les sociétés qui ont les capacités et la technologie pour réaliser ce type de projet.» Selon l’accusé, c’est son prédécesseur, Hocine Chekired, qui avait saisi le PDG, lui demandant de maintenir le projet avec les deux offres seulement. « J’ai pris le train en marche», ne cesse-t-il de dire. Benamar Zenasni cède sa place à Mohamed Réda Meziane, fils de l’ex-PDG de Sonatrach. L’avocat de la partie civile lui demande d’expliquer ce qu’est le contrat d’exclusivité qu’il avait avec Saipem. « Je n’avais pas le droit de travailler avec des sociétés concurrentes», répond-il.

Le procureur général s’intéresse à la fête de mariage de l’accusé, le 31 août 2006, dans un hôtel en Tunisie. « Qui a payé les prestations», lui demande t-il. L’accusé : « Moi-même et un ami, qui est absent.» Le procureur général : « N’est-ce pas Tullio Orsi qui a pris en charge la fête ?» L’accusé conteste mais le magistrat revient à la charge. « C’est un ancien financier de Saipem qui a dit cela.

Nous avons été confrontés lors de l’instruction. Il a dit avoir entendu, par la bouche de la secrétaire de Tullio, que c’est Saipem qui a tout payé. Ce n’est pas vrai. C’est moi qui ai payé.» Le président : « Avez-vous des preuves ?» L’accusé : « Je ne les ai pas, mais je peux les ramener.» Le procureur général demande le montant de la facture et Réda Meziane dit ne pas s’en rappeler. Sur le choix d’un hôtel en Tunisie, il explique qu’il est lié au fait qu’une grande partie de ses invités étaient dans ce pays.

Le procureur général insiste pour connaître le montant de la facture et l’accusé lance : « Je ne me rappelle que des 800 euros payés pour les chambres de ma famille. Le reste, ce n’est pas moi qui l’ai payé.» Le juge : « Est-ce que Tullio était présent à la fête ?» L’accusé : « Il avait été invité par la défunte Amel Zerhouni. Il y avait aussi Al Smaïl et Yazid Meghaoui.» Le président lui demande si son père, le PDG, était aussi dans la fête, et Réda confirme. Ce qui fait dire au juge : « Ne vous a-t-il pas fait la remarque à propos de la présence de Tullio Orsi, en tant qu’invité ?» Réda Meziane : « Il n’a rien Lire la suite

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Cheikh Moulay Abdelhay Cherouini a largement contribué à la préservation du patrimoine Ahellil

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.
Cheikh Moulay Abdelhay Cherouini a largement contribué à la préservation du patrimoine Ahellil
ADRAR – Le regretté Cheikh Moulay Abdelhay Cherouini représente une éminente personnalité ayant contribué dans le Gourara à la préservation et la perpétuation du patrimoine immatériel Ahellil pour le transmettre intacte aux nouvelles générations, a-t-on appris mercredi à Timimoune (Adrar) d’un chercheur dans le domaine de la culture populaire. L’anthropologue,…

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Le P/APC de Boumerdès suspendu par le wali

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

Le P/APC de Boumerdès, d’obédience FFS, a été relevé de ses fonctions lundi, 4 janvier, par le wali, Mme Nouria Yamina Zerhouni. Cette décision a été prise suite aux poursuites judicaires enclenchées contre lui pour  » une affaire liée à la gestion de deniers publics.

Cependant, cette mesure n’a pas été du gout de certains cadres locaux du FFS, qui accusent l’administration  » d’avoir fomenté un complot contre notre camarade.Hier (mardi, ndrl), deux députés et des élus du parti à l’APW se sont empressés au siège de l’APC pour  » dénoncer la décision.Certains ont même usé de la force en perturbant les travaux de l’Assemblée tenue pour désigner l’intérimaire.

Scandalisés par  » l’attitude irresponsabledes contestataires, les élus se sont vus contraints à reporter la réunion à une date ultérieure. Selon nos sources, le P/APC, dont la gestion est décriée par 14 élus sur les 19 que compte l’Assemblée, est poursuivi pour une affaire liée au vol par des inconnus en août dernier d’un matériel qui était mis sous-séquestre par la justice au niveau du parc communal. Une affaire impliquant 11 fonctionnaires de l’administration dont 4 chefs de service. Les prévenus sont poursuivis pour  » non dénonciation et dissimulation de crime et destruction de pièces à conviction.

Mme la wali a agi en application de l’article 43 du nouveau code communal qui stipule que  » l’élu faisant l’objet de poursuites judiciaires pour crime ou délit en rapport avec les deniers publics….est suspendu par arrêté du wali, jusqu’à intervention de la décision définitive de la juridiction compétente. Cet article qui pèse comme une épée de Damoclès sur la tête des élus énonce qu’  » en cas de jugement définitif l’innocentant, l’élu reprend automatiquement et immédiatement l’exercice de son activité électorale.

Il est à rappeler que pas 12 P/APC ont été suspendus de leurs postes durant ces 4 dernières années en raison des plaintes déposées à leurs encontre pour des affaires liées, notamment, au non-respect de la réglementation en vigueur dans l’octroi des marchés publics. Certains considèrent ces suspension comme un abus d’autorité et une violation du principe de présomption d’innocence alors que d’autres les voient comme une solution contre les maires qui piétinent les lois de la République lors de l’exercice de leur fonctions. Lire la suite

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Décès de l’acteur égyptien Mamdouh Abdelalim à 59 ans

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.
Décès de l'acteur égyptien Mamdouh Abdelalim à 59 ans
LE CAIRE – L’acteur égyptien Mamdouh Abdelalim est décédé mardi au Caire à l’âge de 59 ans suite à une attaque cardiaque survenue en plein exercice physique dans une salle de sport, a annoncé le syndicat égyptien des artistes cité par l’agence Mena. « Mamdouh Abdelalim était dans une salle de…

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«Chakib Khelil a tout fait endosser au PDG de Sonatrach»

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

Acculés, les accusés sont tantôt perdus, tantôt confondus par des réponses parfois contradictoires.Belkacem Boumedienne affirme que Chakib Khelil lui a déclaré à propos de Mohamed Meziane qu’il doit « assumer ses responsabilités».
Les questions des avocats et du parquet général se sont poursuivies hier au tribunal criminel d’Alger où se tient le procès de l’affaire Sonatrach 1. Me Zouakou, agent judiciaire du Trésor, demande pourquoi avoir procédé au lotissement des marchés de télésurveillance. « C’est la commission des marchés qui a fait la proposition. Cela entre dans le cadre de la stratégie de Sonatrach», répond Boumedienne. Selon lui, le plus important lot a été accordé à Siemens et non pas à Contel-Funkwerk.

Le juge : « Contel était-elle la plus chère par rapport aux autres ?» L’accusé confirme et précise que la hausse était de 40% par rapport aux autres offres. Me Zouakou : « Pourquoi avoir décidé de négocier une baisse de 15% des prix et non pas plus ?» L’accusé : « Le taux de 15% de baisse a été décidé par moi en tant que vice-président et par le PDG. La perception de Sonatrach est d’analyser les offres. Nous maîtrisons la construction, mais pas le procurment et l’ingeneering. Nous nous fions à notre instinct.

Le partenaire dit que c’est la technologie qui dicte le prix…» A propos du choix du gré à gré, Belkacem Boumedienne est formel : « C’est une procédure légale. Si nous avions opté pour une large consultation nous aurions perdu beaucoup de temps alors qu’il y avait urgence pour sécuriser les installations.» Et de préciser : « Sonatrach a lancé quelques 5000 avis d’appel d’offres qui se sont avérés infructueux. Il fallait revoir les procédures.» Boumedienne revient sur l’organisation de l’Amont, révélant que Mustapha Hassani, qui avait déclaré n’avoir fait que signer, « a sous ses ordres dix régions. Il est le maître de l’ouvrage. Il a le pouvoir de refuser».

Me Abdelmadjid Sellini veut savoir si le gré à gré est exceptionnel ou une pratique généralisée, et l’accusé révèle qu' »il y a eu au moins un millier de gré à gré. Pour le carburant par exemple, nous sommes passés par un avis d’appel d’offres alors que c’est un produit de monopole. Nous étions presque en infraction. Je veux dire qu’à la base ce sont des consultations qui peuvent devenir un gré à gré. Lorsqu’il y a eu l’acccident de Skikda, les responsables savaient qu’il s’agissait d’un incident très grave.

Lorsqu’il y a eu l’attaque de Rhourd Ennous, les autorités savaient que derrière il y avait quelque chose d’extrêmement grave. Lorsqu’il y a eu Tiguentourine, nous étions loin de la période des années du terrorisme». Sur la classification de Contel, il déclare que « le rapport de la commission des marchés l’a placé à la première position. Je sais que Funkwerk est fabriquant». L’avocat : « Mais ce n’est pas Funkwerk qui a soumissioné…» L’accusé : « C’est groupement algéro-allemand Contel faisait de la prestation de service.»

Les graves remontrances de Siemens à Sonatrach

Interrogé sur la délégation de signature donnée à Mustapha Hassani, l’accusé affirme que ce dernier avait le « pouvoir» de refuser d’apposer sa signature. L’avocat rebondit : « Vous êtes nommé par décret présidentiel, donc vous aussi vous pouviez refuser d’exécuter les ordres du PDG ou du ministre, puisque vous vous référez uniquement au président…» L’accusé : « Je ne peux pas refuser les deux ordres du ministre et du PDG. Lorsque je vois que quelque chose ne va pas, je peux en discuter.» Des propos qui ne cadrent pas ce qu’il avait affirmé lors de l’audition, où il a dit ne pas pouvoir s’opposer au ministre.

Le juge : « Voulez-vous dire que ces ordres étaient légaux ?» L’accusé acquiesce. Les retards enregistrés par Contel, Boumedienne les impute à Sonatrach. L’avocat : « Et les pénalités que vous aviez appliqué sur elles, comment les interpréter ?» L’accusé se perd. « Si elles existent, la responsabilité de Sonatrach est dégagée», dit-il. A une question du procureur général sur le recours à un comité de cadres chargés d’étudier le marché, Boumedienne reconnaît que l’idée est bonne, « mais elle ne pouvait être appliquée en raison de l’urgence liée à l’impératif sécuritaire».

A propos des graves remontrances de Siemens contre la commission des marchés de Sonatrach, contenues dans une lettre où la société allemande conteste le lotissement des marchés en disant qu’il lui revenait de droit, que le procureur général qualifie de « honteuses», Boumedienne déclare : « Nous étions dans une naissance de consultation pour 984 sites à sécuriser. Sonatrach a décidé de partager le marché entre les partenaires et par région, sur la base de critères commerciaux, techniques et politiques.» Le procureur général : « Siemens ne s’est pas retiré. Elle vous a dit que lorsque vous travaillerez dans les normes, elle reviendrait.» L’accusé persiste à affirmer qu’il ignorait l’existence de cette lettre. « On m’a dit qu’elle s’est retirée parce qu’elle voulait prendre tous les marchés», indique t-il.

Me Miloud Brahimi demande à l’accusé ce qu’il fait en prison. Boumedienne répond : « Je voudrais que Al Smaïl et Meziane Mohamed Réda, avec lesquels j’ai été confronté, racontent ce qui s’est passé devant le juge.» Le président appelle les concernés. Mohamed Réda : « Le juge m’a demandé si j’ai été voir Boumedienne dans son bureau. J’ai dit non, mais il faut voir avec Al Smaïl. Il m’a demandé de partir.» Al Smaïl : « Le juge m’a dit ‘connaissez-vous cette personne ?’ J’ai dit oui, c’est Belkacem Boumedienne. Il m’a demandé de sortir.» Belkacem Boumedienne : « Après la réponse de Al Smaïl, le juge m’a dit ‘je vous place sous mandat de dépôt’. Je ne sais même pas pourquoi.»

Me Attef demande des explications sur la rencontre de l’accusé avec les agents du DRS. Il répond : »Ils m’ont donné huit informations, mais je me limite à deux qui sont liées au dossier. Ils m’ont dit que j’avais un gros problème. Les enfants Meziane sont liés au marché de telésurveillance. J’ai répondu que je dois voir avec le conseil d’administration et le service juridique. Ils m’ont dit d’aller vérifier. Le service juridique m’a confirmé l’existence de Meziane, mais sans pour autant Lire la suite

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Réactions

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

– Ali Benflis (TalaiE el Houriat) : « Ce projet ne m’a inspiré que des réactions attristées»

Benflis est triste pour l’Algérie. Il pense que le mal profond dont souffre le pays n’a pas pour origine la Constitution, mais le système politique lui-même. Un système qui sacralise ou violente la Constitution à sa guise. « Nous sommes, explique-t-il, face à un système politique qui a fait son temps et a failli.

D’où le caractère vital pour le pays d’une transition démocratique graduelle, ordonnée et apaisée dont l’élaboration d’une nouvelle Constitution ne serait qu’un élément, qu’une étape.» Pour Benflis, le projet de révision constitutionnelle, rendu public hier, ne lui a inspiré que des réactions attristées. « Près de cinq années de perdues pour le pays pour un résultat aussi dérisoire. Près de cinq années de perdues pour le pays juste pour permettre à un régime politique d’avoir sa Constitution qui ne sera pas celle de la République et qui, en tout état de cause, ne lui survivra pas.

Près de cinq années de perdues pour le pays alors que restent intacts la vacance du pouvoir, l’illégitimité des institutions et l’accaparement du centre de la décision nationale par des forces extra-constitutionnelles qui sont au cœur de la crise du régime d’une exceptionnelle gravité, dont le pouvoir politique en place s’obstine à détourner les regards de nos concitoyennes et de nos concitoyens qui n’en sont pas dupes», note Benflis. Il ajoute qu' »il est triste pour le pays que la Constitution de la République ait été réduite à incorporer une logorrhée politicienne sans consistance, sans profondeur de vues et sans cohérence politique ou juridique. Il est triste pour le pays que la Constitution de la République soit instrumentalisée par le régime politique en place à la seule fin de gagner des sursis et de durer».

– Mohcine Belabbas (RCD) : « La CSE est une offre en trompe-l’ œil»

La légitimité des institutions et la cohésion de la collectivité nationale sont les deux points qui ont retenu l’attention du RCD à propos du projet de loi portant révision de la Constitution qui vient d’être rendu public après, selon M. Belabbas, une incubation de plusieurs années effectuée dans l’opacité, sans que l’on connaisse, aujourd’hui encore, les modalités d’adoption de ce texte.

S’agissant du premier point qui renvoie à la protection du premier des droits du citoyen : la garantie de voir son choix électoral reconnu et respecté, le message appelle, de l’avis du RCD, clarification et implique la plus extrême vigilance. « L’annonce de la constitutionnalisation d’une commission de surveillance des élections (CSE) apparaît comme une offre en trompe-l’œil destinée à entretenir la confusion pour reconduire les méthodes du passé, ce qui ne répond ni au problème crucial de la légitimité des instituions ni, par voie de conséquence, à la demande de l’opposition», explique M. Belabbas.

Le deuxième point portant sur l’officialisation de la langue amazighe consacre enfin le combat de plusieurs générations pour une demande légitime et essentielle pour l’harmonie et la crédibilité des paramètres définissant le cadre devant accueillir notre destin collectif. Il reste, cependant, à faire de cette avancée une pratique effective qui replace la dimension amazighe, langue, culture et histoire dans la vie publique. A cet égard, la promulgation de la loi organique et les termes dans lesquels elle sera formulée doivent retenir l’attention des citoyens.

– Soufiane Djilali (Jil Jadid) : « Ce projet est un désaveu à l’amendement de 2008»

Ce projet, premièrement, est un désaveu à l’amendement de 2008. Le président Bouteflika de manière diplomatique vient de nous dire qu’il a fait une erreur lorsqu’il a touché à la limitation des mandats et aux prérogatives du chef du gouvernement. Deuxièmement, il faut dire que le travail de l’opposition a porté quelques fruits.

C’est grâce à sa pression continue que le pouvoir a cédé sur la question de tamazight et un petit pas sur la commission indépendante. Bien sûr, celle-ci ne répond pas au vœu de l’opposition, mais à l’évidence le pouvoir essaye de séduire l’opposition. Quant au reste des amendements proposés, ils relèvent plus de la propagande électoraliste qu’autre chose en particulier. Il n’y a rien de spécifique concernant l’indépendance de la justice.

– Abderrazak Makri (MSP) : « Ce projet n’est qu’une tentative de distraire la scène politique»

« Nous constatons que le temps pris pour la préparation de ce projet et les promesses annoncées en grande pompe n’étaient finalement que des illusions et une tentative de distraire la scène politique. Cette Constitution n’est ni consensuelle ni porteuse de grandes réformes et n’exprime, malheureusement, que les orientations du président de la République et de son entourage», regrette Makri dont le parti ne s’attendait pas à une révolution de la Constitution.

De l’avis de Makri, il s’agit là d’une continuité dans la nature du système politique qui « ne ressemble à aucun système constitutionnel dans le monde et qui fait que le Président gouverne sans assumer les responsabilités et que ce projet ne permet pas à la majorité parlementaire de composer un gouvernement.

Le MSP déplore la non-prise en charge dans ce projet de la proposition de la classe politique concernant la mise en place de l’instance nationale indépendante pour l’organisation des élections et, de ce fait, rien ne changera dès lors que c’est le ministère de l’Intérieur qui gérera le dossier des élections. « Les textes n’ont jamais posé de problème en Algérie, les lois sont parfois parfaites mais ce qui pose problème, ce sont la corruption du système politique, le non-respect et la non-application des lois».

– Hocine Khaldoune (FLN) : « Nos propositions ont été prises en charge»

Ce projet, selon Khaldoune, a pris en charge les propositions faites par le FLN et qui traduisent les préoccupations du peuple. « Nous avons suggéré l’officialisation de tamazight et la séparation des pouvoirs. Le texte détaille ces deux points et mentionne les limites du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif et la procédure suivie pour la nomination d’un Premier ministre», explique Khaldoune qui se réjouit de voir également la proposition portant sur l’instauration du régime d’une session unique parlementaire retenue Lire la suite

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