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Réchauffement climatique et bonnes affaires

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Parler de réchauffement climatique et des relations algéro-françaises dans le même message tombe sous le coup du pléonasme.
La lune de miel entre Paris et Alger continue au gré des bonnes affaires. Après un message de félicitations adressé par Abdelaziz Bouteflika au président français, pour « le succès» de la conférence sur le climat Cop21 à Paris, François Hollande fait vite de le remercier pour son « chaleureux message» qui lui va « droit au cœur».

Jeudi dernier, François Hollande a ainsi adressé un message au chef de l’Etat algérien pour lui rappeler que « la France continuera, avec l’aide de l’Algérie, de mener tous les combats pour la sécurité, le développement économique et le développement durable au service de nos populations et, surtout, des jeunesses de nos deux pays». Rien, depuis sa visite d’Etat en Algérie en décembre 2012 et sa visite-éclair en juin 2015, ne semble tiédir les relations entre les deux dirigeants.

La fameuse « alacrité» dont avait été gratifié le chef de l’Etat algérien par son homologue français lors de son passage à Alger, le 15 juin dernier, avait ajouté d’ailleurs un zeste de franche « complicité» à l’entente déjà établie entre Paris et Alger. Cette visite, qui avait intrigué par sa courte durée et son calendrier, avait d’ailleurs été jugée par beaucoup d’observateurs comme une volonté de Paris d’apporter un soutien franc et clair à Bouteflika, dont la maladie fait pourtant douter l’opposition sur sa capacité de continuer à diriger le pays.

Ce soutien n’est d’ailleurs pas sans avantages pour le partenaire français, la bonne santé des relations économiques le prouve. Les contrats juteux qu’obtiennent les entreprises françaises sont là pour attester de la « chaleur» dans les relations entre les dirigeants français et algérien. « Alger ne refuse rien à Paris», dit-on. Transport, énergie, services, hydraulique, sécurité… Il n’est pas de secteur d’activité où les entreprises françaises ne sont pas présentes en force. Même l’exploitation du gaz de schiste, prohibée en France, est autorisée pour les compagnies françaises en Algérie. On ne peut d’ailleurs s’empêcher de faire le lien entre cet « épanouissement» commercial français en Algérie et le choix de Abdelaziz Bouteflika de se faire soigner dans ce pays. Hollande suggère d’ailleurs dans son message un nouveau domaine d’activité à explorer pour les entreprises de son pays.

« L’Algérie peut compter sur la France pour l’appuyer dans l’application de ses objectifs en termes de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts du réchauffement climatique. A cet égard, le prochain Comité intergouvernemental de haut niveau, lequel devrait avoir lieu les 20 et 21 février 2016, constituera une étape importante».

Ainsi donc, Total pourra faire de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste avec un haut risque de pollution des nappes d’eau souterraines dans le désert algérien, et une autre compagnie française viendra montrer aux Algériens comment réduire les émissions de gaz à effet de serre. Soit allier pollution de la terre et de l’eau et dépollution de l’air… En économie, polluer et dépolluer semble avoir le même sens : le gain. Et entre Etats, le réchauffement du climat permet de faire des affaires. Lire la suite

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Procès Sonatrach 1 : Le chargé de la sécurité interne n’a rien vu venir

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Le procès Sonatrach 1 s’est poursuivi jeudi avec l’audition d’une vingntaine de témoins liés aux marchés de télésurveillance.
Le premier à être entendu est Ali Bakhouch, membre puis président de la commission technique d’ouverture des plis relatifs au marché de télésurveillance.

Le juge : « Le partage en trois lots et l’affectation aux trois sociétés retenues ne violent-ils pas la R15 ?» Le témoin se défend en évoquant une « situation exceptionnelle», avant d’affirmer : « C’est le comité exécutif qui a pris cette décision.» Selon lui, le retrait de Siemens de la soumission est lié au fait que la commission a refusé de l’informer des affectations des lots « pour éviter toute situation de surenchère sur les prix».

A propos de l’instruction du ministre de l’Energie de décembre 2005, il pense qu' »elle est venue après la lettre du wali de Béjaïa évoquant des menaces terroristes contre le pipe et la nécessité de protéger les installations pétrolières». « La première réunion sur la sécurisation des sites a été tenue juste après», dit-il.

Slimane Ghezli, membre des commissions technique et commerciale, mais aussi chargé du projet de la télésurveillance prenne sa place à la barre : « Le 29 décembre, Belkacem Boumedienne, qui n’était pas encore vice-président, m’a informé du soit-transmis du ministre où il est écrit « combien de fois devrais-je vous rappeler que tous les sites de Sonatrach doivent être dotés de systèmes de protection. Me faire la liste des directeurs qui refusent d’exécuter les instructions pour les sanctionner ».

Il m’a dit qu’il existait deux circulaires du ministre, l’une de 2003, après l’acccident de Skikda, et l’autre de 2005, qui évoquait la sécurisation des sites. Il m’a parlé d’un plan d’action que je devais récupérer auprès de Mme Boudemagh. Il comportait une présélection de 8 sociétés.» Le juge : « Qui a eu l’idée d’une consultation restreinte ?» Le témoin : « C’est le comité exécutif, mais sur proposition de la commission technique.

Même s’il n’était pas permis, ce mode de passation de marché était utilisé à Sonatrach sur dérogation du PDG. Depuis les amendements du 29 juillet 2005, l’usage de la consultation a pris racine.» Le juge : « Vous aviez déclaré que le lotissement du marché était une décision du PDG.» Le témoin : « Le comité exécutif nous a demandé de faire des propositions et la commission a proposé le lotissement. L’idée a été approuvée le jour même…»

Interrogé sur la non-publication de l’avis d’appel d’offres au Bulletin des avis d’appel d’offres du secteur de l’énergie et des mines (Baosem) comme le stipule la R15, le témoin explique qu’il avait préparé le placard, mais qu’il n’avait « pas de compte analytique pour payer la publication. Si je l’avais eu, je l’aurais publié». Selon lui, c’est la direction HSE, au niveau de l’activité Amont, « qui est responsable» de cette publication, précisant : « avec Mme Boudemagh, nous avons posé le problème à Belkacem Boumedienne, qui nous a dit, « ce n’est pas grave. Ce sont des marchés urgents. Ils relèvent de la sécurité. Ils doivent rester confidentiels »». Le juge : « Ces caméras ne sont-elles pas visibles ?» Le témoin : « Certaines oui, mais les systèmes anti-intrusion ne doivent pas être visibles.»

« La répartition des lots s’est faite avant les offres commerciales»

A en croire le témoin, les 123 sites n’étaient pas dotés de système de protection. Le juge : « Sur quelle base avez-vous réparti les marchés ?» Le témoin : « C’est le comité exécutif qui a arrêté le partage…» Une réponse qui fait réagir le président : « Quel est votre rôle, alors ?» Le témoin se tait. Sur le quatrième lot, resté sans soumissionnaire après le retrait de Siemens, il dit avoir proposé une consultation restreinte « parce que l’appel d’offres aurait nécessité au moins deux ans, alors que les consultations restreintes ont pris deux mois seulement».

Le magistrat : « Pourquoi trois lots ont été attribués de gré à gré sous prétexte qu’il y avait urgence et, subitement, pour le quatrième lot, cette urgence disparaît pour passer à un avis d’appel d’offres international ? Est-ce parce que Contel n’était pas concerné ?» Le témoin : « Je ne pouvais proposer autre chose que l’appel d’offres. Belkacem Boumedienne l’a validé.» Sur l’étude comparative des prix, il affirme l’avoir effectuée sur la base des offres des trois sociétés Martech, Vsat et Funkwerk.

« Vsat et Martech étaient moins-disantes dans les lots qu’elles ont pris et Funkwerk était plus-disante dans son lot. L’étude a été faite sur ce lot. J’ai trouvé que les prix de Funkwerk étaient plus chers. J’ai saisi le vice-président, et ce dernier en a informé le PDG, lequel a demandé une négociation pour une baisse de 15%.» Ghezli souligne toutefois que cette comparaison des prix n’a pas pris en compte les carractéristiques techniques. Selon lui, celles de Funkwerk étaient les plus développées.

L’avocat de Sonatrach : « Pouvons-nous dire que que l’objectif assigné par Sonatrcah pouvait être réalisé par les trois sosciétés ?» Une question qui suscite une réaction collective des avocats, mais le juge recadre le débat autour des faits. Le témoin affirme avoir fait une autre étude comparative des prix sur les offres pour les 123 sites, où il a relevé des hausses tantôt dans l’offre de Martech, tantôt dans celle de Funkwerk, tantôt dans celle de Vsat. « Raison pour laquelle je me suis limité à l’étude comparative du lot attribué à Funkwerk et qui montrait une légère hausse par rapport aux deux autres sociétés», affirme t-il. Le lot 4, souligne-t-il, a fait l’objet d' »une consultation restreinte avant d’être réparti, lui aussi, entre les sociétés Cegelec, Alstom, Thales, Spie et SW».

Au procureur général qui lui demande pourquoi n’avoir pas pris la décision dès le départ de lotir le projet, Ghezli répond : « Cette répartition a été faite le 23 janvier 2006 alors que les offres commerciales ont été reçues en juin, soit six mois après.» Le procureur général exhibe une lettre de Siemens annonçant son retrait de la commission. Le témoin est formel : « Siemens n’a pas les capacités de prendre les 123 sites. Son représentant a demandé à deux reprises la prolongation des délais pour envoyer ses offres, nous avons accepté. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Sans carnet de chèques depuis une année

Plusieurs citoyens dénoncent le retard enregistré par certaines banques publiques dans la remise des carnets de chèques, estimé entre deux et six mois. Certains clients n’ont pas reçu de chéquier depuis une année ! Est-ce normal ? Et quand vous demandez les raisons de ces retards, on vous répond à chaque fois que ce n’est pas la faute à l’agence en rejetant la balle systématiquement dans le camp de la Satim. Et pour disposer du liquide, le chèque secours est là. Le provisoire qui dure. Abderrahmane Benkhalfa, ministre des Finances, doit ouvrir une enquête le plus tôt possible sur ce sujet pour situer les responsabilités et prendre les mesures qui s’imposent.

Des Chinois aux festivités de Yennayer à Ammal

La fête de Yennayer et les traditions berbères subjuguent même les étrangers vivant ou exerçant en Algérie. Avant-hier, trois Chinois se sont invités aux festivités du Nouvel an amazigh qui ont été organisées par les habitants de Ammal, au sud de Boumerdès. Attirés par l’ambiance conviviale qui régnait au centre-ville, ils n’ont pas hésité à observer une halte et partager ce moment de joie avec la population locale en se mettant à danser avec leurs hôtes. Très honorés par leur présence, les organisateurs de la fête leur même offert un dîner, un couscous traditionnel bien garni. « Qui a dit qu’il n’y a pas de Berbères en Chine ?» ironise un jeune de Ammal, en précisant que leurs convives connaissent plusieurs mots en tamazight.

Les casseurs de bureau arrêtés à Chlef

Les éléments de la police judiciaire de la 5e sûreté urbaine du siège de la commune de Chlef ont réussi, en un temps record, à arrêter les auteurs des vols par effraction de deux bureaux au centre-ville. Les mis en cause, âgés de 19 et 22 ans, ont été placés sous mandat de dépôt pour « association de malfaiteurs» et « vol qualifié» perpétrés pendant la nuit. En outre, les mêmes services ont appréhendé un jeune de 26 ans ayant délesté une fille de son téléphone portable. Ce dernier a également été mis sous les verrous par le magistrat du tribunal de Chlef.

Alioui défend-il les agriculteurs ?

Plusieurs agriculteurs de la wilaya de Blida sont déçus ! Et pour cause, la rencontre que devait organiser le secrétaire général des paysans algériens, jeudi matin, avec eux, dans l’ex-salle de cinéma de Oued El Alleug, a été annulée mais sans aucune excuse. Inaugurant le Salon de l’orange, Ahmed Alioui devait, aussi, rencontrer des fellahs afin d’écouter leurs nombreuses doléances et les transmettre, par la suite, aux autorités compétentes. Mais hélas, le SG de l’UNPA a pris la poudre d’escampette, une fois le Salon inauguré. « On ne sait rien de ce changement brusque. Alioui est monté dans sa voiture et a pris une destination inconnue. Il ne nous a rien dit», nous a déclaré un responsable local. « Il n’a même pas délégué une autre personne pour le remplacer et demander des excuses en son nom aux nombreux fellahs qui avaient des choses à lui dire», ajoute une deuxième source. Les agriculteurs, qui attendaient son arrivée dans la salle, ont été appelés à vider les lieux, mais sans aucune excuse ou explication. La honte !

Elwidjeha, la destination de la Chaîne 1

Le tourisme prend une place de plus en plus importante dans les médias algériens. Dans ce cadre, même la Radio nationale, plus particulièrement la Chaîne 1, s’est lancée dans l’aventure avec Elwidjeha, une émission programmée sous la forme d’un magazine hebdomadaire chaque mardi de 16 h à 17 h. L’émission possède aussi une page facebook qui permet de rester informé sur les différents thèmes abordés avec la possibilité de la réécouter à tout moment. Le rôle de la presse nationale est capital pour la promotion de la destination Algérie. C’est grâce à elle que les autorités pourront refléter la véritable image de l’Algérie touristique. Lire la suite

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Mme Flici appelle à préserver la mémoire des martyrs

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

La présidente de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVT), Fatima-Zohra Flici, a appelé, hier à Souk Ahras, à la nécessité de déployer davantage d’efforts pour préserver la mémoire des martyrs du devoir national.
« Le prix fort qu’ont payé les martyrs du devoir national pour que l’Algérie demeure forte impose la préservation de leur mémoire», a souligné Mme Flici, au cours d’une rencontre régionale tenue à la salle des conférences Miloud Tahri, en présence des membres du bureau de l’ONVT et des représentants des bureaux régionaux de son organisation.

Affirmant que l’Algérie doit son salut aux corps constitués, la police, la Gendarmerie nationale et l’Armée nationale populaire (ANP), la présidente de l’ONVT a soutenu que les victimes du terrorisme ne revendiquent pas « un statut plénipotentiaire» mais réclament, « la reconnaissance de la mémoire des martyrs du devoir national».
Soulignant l’absence totale du suivi psychologique des victimes du terrorisme, Mme Flici a ajouté que les familles des victimes du devoir national méritent que leurs préoccupations soient prises en charge, notamment dans les volets liés à la santé, au logement et à la pension. Sur un autre registre, Mme Flici a également appelé à la nécessité de resserrer les rangs entre Algériens, dans une conjoncture qu’elle a qualifiée de difficile, mettant en exergue le retour en force de l’Algérie sur la scène internationale grâce « à sa diplomatie active», a-t-elle souligné.
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Le bac et le BEM avant le mois de Ramadhan

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a annoncé, avant-hier, le changement des dates de ces deux examens nationaux, suite aux « demandes incessantes» émises par les élèves et leurs parents, car coïncidant avec le mois de Ramadhan.
Le BEM était initialement prévu du 7 au 9 juin 2016 et le baccalauréat du 12 au 16 juin 2016.

Un nouveau calendrier des examens du baccalauréat et du brevet de l’enseignement moyen (BEM) sera élaboré à l’issue de la rencontre prévue mardi prochain entre les représentants du ministère de l’Education nationale et ceux des syndicats du secteur et des associations de parents d’élèves.

La ministre de l’Education a annoncé, avant-hier, la modification des dates de ces deux examens nationaux, suite aux « demandes incessantes» émises par les élèves et leurs parents, car coïncidant avec le mois de Ramadhan. Car le BEM est initialement prévu du 7 au 9 juin 2016 et le baccalauréat du 12 au 16 juin 2016.

Le ministère a « souhaité arrêter les dates de ces examens en coordination avec les partenaires sociaux représentés par les syndicats du secteur et les associations des parents d’élèves par la mise en place d’un groupe de travail ad hoc opérationnel dès aujourd’hui (jeudi)», a souligné la ministre en marge d’une rencontre sur la gestion des œuvres sociales.

« Les dates des examens, baccalauréat et BEM, seront annoncées dans une dizaine de jours», a déclaré Mme Benghebrit, précisant que les propositions d’ores et déjà formulées en ce sens seront étudiées dans le cadre du groupe de travail. La ministre a appelé les enseignants et les partenaires sociaux à « veiller au bon déroulement des cours des deuxième et troisième trimestres et à l’achèvement des programmes à travers tous les établissements».

L’annonce de la révision du calendrier des examens ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scolaire. Meziane Meriane, coordonnateur national du Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique, qualifie cette révision de « précédent grave».

Le syndicaliste estime qu’en cédant devant ces demandes « exagérées», la ministre « ouvre la brèche à une situation ingérable à l’avenir», car, argue M. Meriane, comment procédera-t-on pour les sessions des examens de 2017 et de 2018, où il sera impossible d’avancer les dates d’une semaine. « Sera-t-on obligé d’organiser les examens au mois de mai, ou en juillet pour éviter que cela arrive durant le mois sacré», s’interroge le Snapest. Le syndicat estime qu’il faut « assumer les retombées de la situation géographique de notre pays, comme l’ont assumé des générations d’élèves qui ont passé leur bac en plein mois de Ramadhan». Il faut traiter cette question avec rigueur, estime M. Meriane.

Messaoud Boudiba, secrétaire national chargé de la communication du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur de l’éducation (Cnapest), salue l’initiative de Mme Benghebrit, considérant que le calendrier des examens devrait être élaboré en concertation avec les différentes composantes de la communauté scolaire.

« La ministre n’a fait que remédier aux aberrations de l’élaboration unilatérale de ce calendrier», estime M. Boudiba, considérant que « le fait d’avancer les dates d’examens confortera les élèves et leurs parents et fera barrage aux partisans de deux sessions nord- sud qui sortent toujours l’argument de la chaleur et du jeûne».

Même son de cloche chez le Conseil des lycées d’Algérie (Cla) qui estime que l’organisation des examens avant le mois de Ramadhan est « un soulagement» pour les candidats et les surveillants.

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Indignation et solidarité avec l’artiste

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Il s’appelle Mohamed Dadah et est plus connu comme Moh Vita Boy. Il est jeune et tous les habitués de la place Maurice Audin ont du apprécier ces moments de gaîté et de musique qu’il y répand avec sa guitare.
Jeudi, en début d’après-midi, des policiers dépendant de la sûreté de wilaya d’Alger ont procédé à son interpellation, sans motif apparent. Il a été relâché dans la même journée. Selon des témoignages, L’unique explication avancée par les policiers est qu’ils avaient reçu l’ordre d’embarquer ce jeune artiste. Quelques minutes après, son arrestation était rapportée sur les réseaux sociaux, suscitant une vague d’indignation qui n’a cessé d’enfler depuis.

En plus de la condamnation de l’acte, des témoignages de solidarité ont ainsi fleuri sur la Toile. Des artistes ne se sont pas contentés de l’indignation virtuelle mais ont décidé d’organiser des actions de solidarité à travers le pays. Le jeune artiste, contacté hier, affirme que ses déboires avec la police ont commencé il y a près de trois mois. « C’est la troisième fois qu’on m’embarque injustement. A chaque fois, je suis soumis à des interrogatoires et des établissements de P.. On m’intime l’ordre de ne plus jouer place Audin au risque de me retrouver en prison», rapporte-il.

Selon lui, les faits qui lui sont reprochés sont de pratiquer la mendicité et d’occuper illégalement la voie publique. Une source à la sûreté de wilaya d’Alger nous a confirmé que le motif de l’interpellation a lien avec cette histoire de mendicité que le jeune musicien pratiquerait sous le couvert de l’animation artistique. Les informations en notre possession attestent pourtant que le jeune musicien, membre d’un groupe amateur, n’a rien d’un mendiant.

En tout cas, pas plus que ne le sont les nombreux musiciens de rue qui égayent de nombreuses villes et capitales du monde. Un argument que les internautes ont vu venir et qu’ils ont rejeté par anticipation. De nombreuses réactions, sur les réseaux sociaux notamment, s’indignent ainsi contre le fait que l’on ferme les yeux sur nombreuses infractions manifestes à la loi, dont le « racket» opéré par les fameux « parkingueurs» sur les automobilistes et qu’on trouve le moyen d’embarquer un jeune musicien qui ne fait que mettre un peu d’animation dans l’une des rues les plus fréquentées de la capitale.

Le jeune musicien, tel qu’il nous l’a annoncé hier, fort désormais de la vague de soutien dont il bénéficie, reprendra dès aujourd’hui le chemin de la place Audin pour jouer de sa guitare. « Je chante pour mon propre plaisir et celui de ceux qui m’écoutent. J’ai le droit de pratiquer ma liberté et je me défendrai jusqu’au bout», conclut-il Lire la suite

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