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37 officiers du DRS mis à la retraite

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Après la mise à la retraite de 14 généraux du DRS, c’est au tour de 37 autresofficiers de ce service spécialisé dans la lutte antiterroriste et le contre-espionnage économique d’être mis à l’écart.
La mesure intervient après le démantèlement du Groupe d’intervention spécial (GIS) et le rattachement de la Garde présidentielle à la Garde républicaine. La « purge» au niveau du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) se poursuit. Après le départ de son premier responsable, le général Toufik, c’est au tour de 37 officiers et officiers supérieurs de ce département d’aller grossir les rangs des retraités, apprend-on de source bien informée.

Selon nos informateurs, il s’agit surtout de cadres de l’institution spécialisés dans la lutte antiterroriste et les affaires économiques liées notamment à l’espionnage économique et à la corruption. « Ce sont des gradés du DRS qui ont passé toute leur carrière dans l’antiterrorisme, mais également dans les dossiers d’espionnage économique et les gros dossiers de corruption dans lesquels sont impliquées des sociétés ou des personnes d’origine étrangère.

Dans leur majorité, ils ont une moyenne d’âge de 50 à 55 ans. Leur mise à la retraite d’office sent l’odeur du règlement de comptes. Tout le monde sait qu’un poste n’est pas éternel, mais les circonstances dans lesquelles ils ont été mis à la retraite laissent penser qu’il s’agit tout simplement d’une opération ciblant tous les cadres qui ont travaillé de près ou de loin avec l’ancien patron du DRS, le général de corps d’armée Mohamed Mediène dit Toufik.

Son successeur est en train d’expurger le Département de ses meilleurs éléments. Est-il conscient des répercussions de tels actes ? N’a-t-il pas besoin de ressources expertes dans son travail ? Est-il conscient du fait que ces purges ne servent pas le DRS, mais plutôt ceux qui veulent le détruire au profit d’intérêts occultes ?» explique notre source, précisant que ces décisions font tache d’huile et risquent d’avoir des conséquences inquiétantes sur le moral des troupes.

« Personne ne peut nier que des dérives ont pu être commises par des cadres de cette institution. Cependant, il est dangereux d’utiliser celle-ci pour régler des comptes à des personnes. Il y a un sentiment de malaise qui ronge une grande partie des jeunes qui y exercent. Quel sera l’impact de tels départs à la retraite sur la mobilisation et l’engagement des troupes, en ces moments difficiles où le pays fait face à de nombreuses menaces ?» ajoute notre interlocuteur.

Force est de constater que l’opération de « restructuration» des structures de l’armée, évoquée par-ci par là, semble se transformer en véritable « chasse aux sorcières» ciblant surtout les cadres qui sentent l’odeur de leur ex-chef ou qui ont eu à traiter des affaires de corruption ayant éclaboussé des hommes du Président.

Une centaine d’officiers du DRS mis à la retraite en une année

En une année, au moins une centaine d’officiers ont été admis à la retraite, alors que leur âge ne dépassait pas la cinquantaine. Dès son intronisation à la tête du DRS, le général-major Bachir Tartag a poursuivi les purges en mettant à la retraite au moins 14 généraux et une dizaine d’autres officiers. Certes, nombre d’entre eux avaient dépassé l’âge limite de la retraite et d’autres traîneraient des casseroles, mais les conditions et la conjoncture dans lesquelles ils ont été remerciés laissent transparaître la volonté revancharde du premier responsable de l’armée, dont la mission semble être de vider le DRS de toutes ses prérogatives pour en faire une coquille vide, puisqu’il a été réduit à une direction ministérielle.

En parallèle, les pouvoirs de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) sont élargis pour devenir une force de l’armée, avec un commandement et des troupes, alors que dans ses missions, elle prend en charge désormais la prévention pour devenir la Direction centrale de la prévention de la sécurité de l’armée (DCPSC). En clair, la DCSA ne s’occupe plus de la sécurité interne de l’armée, mais exerce le rôle de police politique puisque ses agents, tous en civil, sont depuis quelques mois assez nombreux sur le terrain pour faire ce que le redouté DRS faisait avant, mais pour le compte du premier responsable de l’armée dont les ambitions politiques avérées ne sont plus un secret.

« Nous sommes dans une guerre de règlement de comptes au détriment de la patrie. Si ces changements étaient dans l’intérêt du pays, nous aurions tous applaudi. Cela s’est fait pour renforcer les positions d’un clan par rapport à un autre, dans le seul but de se maintenir au pouvoir et d’asseoir ce dernier», révèle un officier fraîchement mis à la retraite, qui était parmi les cadres qui ont enquêté sur les affaires Sonatrach et autoroute Est-Ouest.

Le service de la police judiciaire où il travaillait a été dissous en 2014, pour être recréé quelques mois plus tard sous une autre appellation, mais dont les missions ont été privées du volet économique, comme si l’espionnage économique n’existait pas. Les concepteurs de la « restructuration» ont également décidé de dissoudre le GIS, une unité d’élite du DRS, qui constituait une force de frappe redoutable contre le terrorisme. Formés dans plusieurs pays, ses éléments ont été dispatchés à travers les commandements des forces ; mais beaucoup ont préféré, depuis, faire valoir leurs droits à la retraite.

Pour ce qui est de la Garde présidentielle ou plus précisément de la Direction de la protection et de la sécurité présidentielles (DPSP), elle a tout simplement été rattachée, comme un simple service, à la Garde républicaine, alors qu’elle était une force qui dépendait de la Présidence. Autant de changements qui ne semblent pas obéir à une logique sécuritaire qui exige la capitalisation de l’expérience et du mérite, mais plutôt à une politique de préservation d’intérêts purement personnels.
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10 à 15% des nouveaux-nés souffrent d’asphyxie néonatale

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

L’unité de néonatalogie de l’hôpital de Beni Messous enregistre 10 000 naissances par an
La néonatologie est le parent pauvre du système de santé en Algérie, regrettent les spécialistes. Toutes les structures d’accouchement dans les CHU ou maternités enregistrent des cas de nouveaux-nés à risque. Outre les prématurés, les asphyxies constituent les accidents évitables dans ces structures de santé. Pour le Pr Haridi, médecin en chef à l’unité de néonatologie du CHU Beni Messous, les IMC, dont l’incidence est de 3 pour 1000 naissances en Algérie, sont évitables pour peu que l’on améliore la prise en charge des nouveaux-nés en difficulté.

Le peu d’unités de néonatologie et les services de maternité ne sont pas assez équipés pour justement faire face à des prématurés et des asphyxies néonatales qui exposent les bébés à des complications cérébrales sources d’handicaps à long terme. Elle a signalé que la maternité de Beni Messous enregistre chaque année 10 000 naissances soit 45 naissances par jour et 10 à 15/1000 des nouveaux-nés souffrent d’asphyxie néonatale. « 33% d’entre eux garderont des séquelles à vie car mal pris en charge ou absence de réanimation respiratoire», a-t-elle indiqué et de préciser que l’unité néonatale est la même depuis des années.

« Ces accidents surviennent malgré un bon suivi de la grossesse mais souvent des parturientes arrivent en catastrophes, en souffrances fœtales après avoir, dans certains cas, fait plusieurs accouchements. En l’absence d’une prise en charge adéquate avec un matériel adapté, des bébés naissent malheureusement dans des conditions difficiles et garderont des séquelles irréversibles», regrette-t-elle.

Les prématurés, a-t-elle souligné, qui représentent un nombre important, entre 10 et 12% des naissances vivantes, posent sérieusement un problème de prise en charge. « Même si on arrive à réduire le taux de mortalité, il est toujours difficile de leur éviter un handicap cérébrale redoutable», a-t-elle précisé. A notre question de savoir s’il y a une possibilité de prévenir cette grande prématurité (grossesse inférieure à 32 semaines), le Dr Haridi affirme que des moyens thérapeutiques existent comme les corticoïdes et d’autres formes de médicaments tels que le Surfactant.

Il est clair, a-t-elle encore souligné, en l’absence d’une prise en charge précoce, un enfant prématuré sur deux évolue vers une IMC. Une étude du suivi de ces d’enfants, signale le Pr Haridi, a montré que 33% de ces enfants sont en échec scolaire puisqu’ils gardent encore des troubles notamment pour tout ce qui est lié au raisonnement et cela se complique vu l’absence de classes adaptées.

Le Pr Haridi, qui prend à bras le corps ce problème de néonatalité depuis des années, plaide pour la création d’un centre de dépistage et de prise en charge de ces nouveaux-nés à risque. Ce qui permettra de dépister à temps toutes les anomalies motrices dans les premiers mois de naissance (trouble du langage, de l’audition, autisme etc.). Comme il appelle aussi à la mise en place d’un programme national de périnatalité cohérent qui sera réellement appliqué sur le terrain. Lire la suite

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Le chanteur espagnol Aldo Narejos se produit avec succès à Oran

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.
Le chanteur espagnol Aldo Narejos se produit avec succès à Oran
ORAN – Le chanteur espagnol Aldo Narejos s’est produit avec succès mercredi soir sur la scène du Conservatoire municipal Ahmed Wahby d’Oran, suscitant l’admiration du public venu nombreux à son concert. Aldo Narejos a fait bonne sensation auprès de l’assistance qui a pris du plaisir à découvrir le style de…

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L’ex chef de la garde présidentielle, le général Lakehal Medjdoub, condamné à 3 ans de prison

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

Le général major Djamel Lakehal Medjdoub, ex chef de la garde présidentielle a été condamné tard dans la journée d’aujourd’hui (mercredi) à une peine de 3 ans de prison pour, entre autres, négligence grave.
Il a été déféré au tribunal militaire de Constantine avec quatre autres officiers, qui étaient ses subordonnés, dans le cadre de l’affaire dite de l’attaque présumée de la résidence de Zeralda, 30 km à l’ouest d’Alger, le 16 juillet dernier.

Une affaire pour laquelle un jeune lieutenant du même service a été condamné par le tribunal militaire de Blida à 3 ans de prison, il y’a quelques jours.

Après l’énoncé du jugement par le tribuanl de constantine, le général Medjdoub a été immédiatement transféré dans une prison. Lire la suite

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Tizi Ouzou : Deux autres terroristes abattus à Aghribs

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

Les forces de sécurité ont réussi, ce mercredi, 2 décembre, à mettre hors d’état de nuire deux autres terroristes dans la commune d’Aghribs, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou.
Les corps des deux sbires de l’ex GSPC ont été acheminés vers la morgue du CHU Nedir Mohammed de Tizi Ouzou où ils sont actuellement en cours d’identification, précisent des sources locales qui ajoutent que les forces sécurité ont récupéré deux armes de type Kalachnikov lors de cette élimination.

Pour rappel, deux autres terroristes avaient été éliminés, dimanche, dans les maquis de la commune d’Aghribs où une offensive militaire est toujours en cours. Lire la suite

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Ramtane Lamamra: Une riposte « globale » et une stratégie « cohérente » sont nécessaires contre le terrorisme

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a affirmé que le terrorisme nécessite une riposte « globale », recommandant une stratégie « cohérente », de « longue haleine » et des « synergies » entre les pays engagés contre ce fléau.
« Nous avons payé un lourd tribut lors de notre combat quasi-solitaire contre le terrorisme qui nécessite une riposte globale », a indiqué le ministre au quotidien français l’Opinion dans son édition de mercredi, ajoutant qu’il faut s’attaquer « tant aux actes terroristes qu’aux causes profondes » de ce phénomène.

Soulignant que la menace terroriste « pèse sur le monde entier », Lamamra a expliqué que seule une action « concertée » de la communauté internationale « pourra la contenir, la tenir en échec et la défaire ».

« C’est un défi renouvelé à la coopération antiterroriste mondiale. La vigilance est de rigueur pour tous les Etats », a-t-il dit, citant l’exemple de l’Algérie qui a développé une démarche de déradicalisation aux plans nationale et régional, à travers une série de mesures politiques, économiques et sociales visant à « affaiblir l’emprise et l’impact de la propagande terroristes, notamment sur la jeunesse ».

Sur le plan religieux, le ministre a préconisé, pour contrecarrer ce phénomène, l’amélioration de la formation des prédicateurs, dont certains, a-t-il expliqué, « agissent en ignorant les véritables enseignements de l’islam ».

« Beaucoup de gouvernements se concentrent sur les dimensions sécuritaires, humanitaires et politiques et n’intègrent pas, dans leur riposte au terrorisme, les aspects sociaux, culturels et cultuels », a-t-il relevé, notant que les programmes de déradicalisation « n’occupent pas assez d’espace ».

Le ministre a expliqué, dans ce cadre, que la lutte contre le terrorisme « commence par les programmes scolaires mais aussi par la famille, la mosquée et les associations », recommandant qu’il faut aussi « donner des perspectives aux repentis des groupes terroristes, comme nous l’avons fait en Algérie ».

« Cela est valable aussi bien dans les sociétés musulmanes qu’européennes », a-t-il ajouté. Pour l’Afrique, Ramtane Lamamra a rappelé qu’on doit « prendre de conscience » que le terrorisme est « un danger pour tout le continent et pas seulement pour certaines régions » et « investir » dans les programmes de déradicalisation qui « pourront être adossés aux autres projets conçus pour la jeunesse, y compris la formation, le micro-crédit et l’emploi. Lire la suite

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