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Des promesses mielleuses pour une réalité amère

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.

Le ministre de l’Agriculteur, du Développement rural et de la Pêche, Sidi Ahmed Ferroukhi, se veut très rassurant quant aux risques de sécheresse qui menace le pays.
Lors de sa visite d’inspection, hier, dans la wilaya de Boumerdès, il a affirmé que « le manque de pluviométrie n’aura aucune influence sur l’agriculture, et ce, grâce au programme du Président qui tend à augmenter les surfaces irriguées à 2 millions d’hectares en 2019». Sur le terrain, la réalité est tout autre. Dans la wilaya de Boumerdès, 80% de la surface agricole utile que recèle la région, estimée à 64 110 ha, est arrosée grâce aux eaux pluviales.

La superficie des terres irriguées où on cultivait des céréales l’année dernière ne dépassait pas 210 ha, soit 26% de l’objectif tracé. Les quelques retenues collinaires et les trois barrages d’eau réalisés par l’Etat dans le but d’accroître la production agricole ne sont pas d’un grand secours pour les agriculteurs. « Il y a 10 ans, la wilaya disposait de 45 retenues collinaires, mais la quasi-totalité est envasée et ne contient plus d’eau», déplore un membre de la Chambre locale d’agriculture.

Même les barrages d’eau de Naciria, Sidi Daoud et Cap Djinet ne sont pas exploités à bon escient à cause de l’absence de conduites. « Cela fait 5 ans qu’on attend la rénovation du réseau d’irrigation pour arroser une surface de 300 ha à partir du barrage de Hamiz. En vain. Notre région occupe la première place dans la production des produits maraîchers, mais nous n’avons pas d’eau pour irriguer nos champs. Et si cela continue comme ça, même nos puits vont tarir d’ici avril», s’inquiète un agriculteur de Boudouaou El Bahri, une localité qui compte plus de 4500 serres.

Il faut dire que même la réutilisation des eaux conventionnelles n’est pas vulgarisée à travers le pays. La wilaya de Boumerdès compte trois stations d’épuration, dont la plus importante se trouve à Foes. Celle-ci a épuré 5,3 millions de mètres cubes d’eau en 2014, mais 93,12% sont rejetés à la mer. Pour le moment, seuls deux agriculteurs de Corso utilisent les eaux épurées dans l’irrigation après avoir déboursé 45 millions de dinars pour la réalisation des conduites.

Lors de sa visite, le ministre a tenu à tranquilliser les producteurs de pommes de terre, précisant que l’Etat a pris, il y a dix jours, des mesures pour réguler la vente de ce légume afin de mieux contrôler le marché. « Nous avons décidé de récupérer le surplus de production et de stocker 40 000 t pour faire face à une éventuelle pénurie de ce tubercule à l’avenir et préserver l’équilibre du marché», a-t-il indiqué.

Des fermes-pilotes sous-exploitées

Les agriculteurs affirment que la pomme de terre est cédée à 15 DA/kg au niveau des marchés de gros. Certains craignent de faire faillite, accusant les spéculateurs et des propriétaires d’unités de stockage de profiter de cette situation. M. Ferroukhi a souligné, par ailleurs, que l’opération d’octroi d’actes de concession des terres agricoles n’a pas dépassé les 67%.

Une opération qui traîne à cause du trafic et de la mafia du foncier agricole. « L’Etat donne des terres à ceux qui ne les exploitent pas», dénonce Mahfouf Halim (28 ans), rencontré hier en marge de la visite du ministre. « J’ai acheté, avec un acte notarié, 4 ha chez un membre de l’EAC Mohamed Brossi à Rouiba à raison de 20 millions de dinars. L’exploitation était abandonnée. J’ai dépensé plus de cette somme pour la remettre en valeur en réalisant 52 serres sur place, mais je n’ai toujours pas pu obtenir l’acte de concession», regrette-t-il.

Un autre agriculteur, Kamel Rahal, dit avoir loué un hectare à un membre d’une EAC pour 12 millions de centimes pour faire une pépinière. « Je suis même allé à Béchar. Cela fait deux ans que j’ai demandé 50 ha là-bas pour les mettre en valeur, j’attends toujours une réponse. Un responsable de la DSA m’avait même proposé de me louer ses terres, j’ai refusé. Si l’Etat n’agit pas pour assainir la situation du foncier agricole, on ne pourra jamais réduire la facture des importations», préconise-t-il.

Il y a deux mois, le Premier ministre avait déclaré à partir de Biskra que les terres agricoles de l’Etat qui ne sont pas cultivées seront retirées à leurs propriétaires. Cependant, aucune enquête ou autre mesure n’ont été enclenchées pour traduire cet engagement dans les faits. Pis, même les fermes-pilotes, placées en 2010 sous la tutelle de la SGP/SGDA sont sous-exploitées. C’est le cas dans les wilayas de Boumerdès, Tizi Ouzou, Chlef, El Tarf, Tipasa, Relizaine, etc.

Certaines d’entre elles ont été concédées à des privés alors que d’autres sont laissées en jachère. La wilaya de Boumerdès en compte trois, la plus importante d’entre elles se trouve entre Issers et Bordj Menaïel. Elle s’étend sur 830 ha de terres à haut rendement agricole. Cependant, le gros de ce potentiel profite à la mafia du foncier et aux pseudo-agriculteurs. Plus de 500 ha sont occupés par des individus qui se sont même permis d’y econstruire des habitations. Lire la suite

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Architecture: le prix Pritzker 2016 revient au chilien Alejandro Aravena

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.
Architecture: le prix Pritzker 2016 revient au chilien Alejandro Aravena
NEW YORK- Le Chilien Alejandro Aravena a reçu mercredi le célèbre prix d’architecture Pritzker pour 2016, distingué pour « incarner la renaissance d’un architecte plus socialement engagé », a annoncé le président du jury Tom Pritzker. Ce prix est considéré comme le Nobel de l’architecture. « Le jury a sélectionné un architecte qui…

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Guelma : la pièce « Sophonisbe » clôture en beauté le programme de célébration de Yennayer

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.
Guelma : la pièce
GUELMA – La clôture du programme de la célébration du nouvel an amazigh 2966 dans la wilaya de Guelma a été marquée par la présentation mercredi de la pièce « Sophonisbe » du théâtre national Mohieddine Bachetarzi. Les côtés méconnus de cette princesse amazighe surnommée « la princesse des ténèbres » ont été dévoilés…

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Soumia Salhi :  » Aucun pays n’a atteint la parité homme-femme à tous les niveaux « 

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

Le projet de révision constitutionnelle approuvé lundi par le Coseil des ministres consacre, entre autres,  » la parité entre les hommes et les femmes sur le marché de l’emploi. Mme Soumia Salhi militante féministe et syndicaliste revient sur cette disposition.

Le projet de révision constitutionnelle approuvé lundi par le Coseil des ministres consacre, entre autres,  » la parité entre les hommes et les femmes sur le marché de l’emploi. Mme Soumia Salhi militante féministe et syndicaliste revient sur cette disposition.

Le projet sur la révision de la constitution consacre la parité homme/femme. En tant que militante pour l’émancipation de la femme, que vous fait une telle décision?

C’est un pas positif. Nous revendiquons la parité, nous y travaillons depuis toujours. Bien sûr, l’objectif central du projet de révision de la Constitution est de revenir sur la concentration des pouvoirs édictée en 2008 par la précédente révision. Mais, nous héritons à chaque fois de l’introduction de principes généreux en faveur des femmes. Après la promotion des droits politiques de la femme en 2008 et l’imposition qui en a résulté d’une représentation féminine dans les assemblées élues, nous avons en 2016 l’affirmation d’un objectif de parité dans le monde du travail et d’une promesse d’action de l’Etat pour l’accès des femmes aux responsabilités. Il eut été judicieux d’opter pour une rédaction plus claire qui édicte l’objectif de parité partout dans la société, au travail comme au niveau des responsabilités professionnelles, syndicales et politiques. Il est bon d’inscrire aussi l’obligation qui en résulte d’action de l’Etat pour promouvoir cet objectif. Les modalités sont accessoires et nous en débattrons dans la société au cours du lent cheminement nécessaire.

Alors que cette parité est consacrée par la Constitution la réalité du terrain est toute autre. Les différents organismes et classements mondiaux, tel que le Forum Economique Mondial mettent l’Algérie, à la queue du peloton…..

Oui je sais, on classe parfois l’Algérie derrière les pays du Golfe qui sont, comme chacun sait, des paradis pour le sort des femmes. Ces classements sont des outils de propagande des puissants, si l’Algérie leur vendait Sonatrach elle gagnerait des dizaines de places. Nulle part au monde, la parité n’est réalisée et ce, même dans les pays les plus avancés dans le domaine de l’égalité homme femme, les pays nordiques. Le dernier rapport mondial sur la parité estime qu’il nous faut patienter 81 ans pour atteindre la parité au travail ! Aucun pays n’a atteint la parité à tous les niveaux. Pour nous, la parité est un objectif de notre lutte et nous marquons des points. Notre société est en train de passer d’une société rurale caractérisée par la grande famille patriarcale où l’oppression des femmes est radicale à une société urbaine basée sur la petite famille mononucléaire et le salariat féminin qui se développe et bouleverse les pratiques sociales.

Les mentalités sont restées proches de celles qui correspondaient à l’ordre social antérieur, aujourd’hui largement disparu. Les pratiques sociales changent dans la douleur. C’est connu, les mentalités sont toujours en retard sur l’évolution sociétale et la vague régressive des années 90 tire aussi ses origines de ce gigantesque bouleversement en cours qui voit l’émergence de la femme algérienne et son irruption dans la vie publique. Quand j’ai commencé à militer pour les droits des femmes, les statistiques disaient que 97% d’entre nous étaient des femmes au foyer. Trois à quatre dizaines d’années plus tard nous sommes une sur six à travailler, la moitié des cadres de la santé et de l’éducation, 40% des juges, un tiers des députés… sur certains critères nous sommes très en avance mais globalement nous sommes bien en retard par rapport aux pays développés où le salariat sape les bases économiques du patriarcat depuis plusieurs siècles sans en avoir fini, d’ailleurs, avec l’idéologie patriarcale.

Que faudrait-il faire pour concrétiser, sur le terrain, l’égalité des sexes, selon vous ?

C’est un combat complexe, un combat sur plusieurs plans. La revendication de l’émancipation des femmes, et donc de la fin de l’oppression subie, n’est pas une abstraction produite par des esprits purs. Notre action est rendue possible par une évolution objective de la société. L’égalité promise par toutes les constitutions depuis 1962 témoigne de l’élan généreux du mouvement de libération nationale mais elle ne pouvait se concrétiser pour ma mère et les femmes de sa génération, enfermées ou marginalisées dans l’espace féminin du village, souvent analphabètes… Les moudjahidates, si importantes par la légitimité qu’elles nous procurent, étaient un petit groupe marginalisé. Mais la scolarisation massive depuis l’indépendance a provoqué une présence massive des jeunes femmes dans l’espace public en contradiction avec la loi non écrite de l’ordre patriarcal.

C’est le début du mouvement féministe, refus du code de la famille inégalitaire mais aussi sur des questions plus immédiates comme l’autorisation de sortie pour les femmes. Alors que l’urbanisation bouleverse la donne sociale, l’arrivée des diplômées sur le marché du travail réhabilite toutes les travailleuses, réorganise l’espace public et impose une mise à jour des pratiques sociales. Ce processus ne s’est pas ralenti même durant la décennie 90. Des questions nouvelles sont mises en discussion dans la société : harcèlement sexuel, violence, accès aux responsabilités, apport économique des femmes dans le couple…

Il y a une dialectique entre la lutte idéologique contre les mentalités rétrogrades, les combats concrets sur le terrain socio-économique et les combats juridiques pour transcrire nos droits dans les lois du pays. Ce que nous visons c’est changer la réalité dans la société. A côté du succès remarquable obtenu au plan législatif contre les violences faites aux femmes, par exemple, notre victoire est que notre campagne est devenue un fait de société, un sujet de conversation courant et que cela favorise le changement de comportement. Et comment les femmes seraient elles des égales si elles n’ont pas la possibilité de l’autonomie économique, celle d’un salaire, d’un logement… comment pourraient-elles être plus nombreuses au travail s’il n’y a pas une socialisation des tâches ménagères par des garderies, des cantines et des transports scolaires…

L’Algérie a adopté en Lire la suite

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Révision constitutionnelle : les Algériens du Canada se mobilisent contre l’article 51

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

Le projet de révision de la constitution entérinée par le conseil des ministres de lundi dernier fait réagir les Algériens du Canada qui représentent la deuxième communauté nationale à l’étranger, avec un peu plus de 100 000 citoyens dont une majorité de binationaux.

Un rassemblement devant le consulat d’Algérie à Montréal est prévu le samedi 16 janvier à partir de 14 :30 pour dénoncer la disposition contenu dans l’article 51 du projet de révision constitutionnelle qui exclut les Algériens détenteurs d’une seconde nationalité ou plus de la possibilité d’accéder  » aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions publiques».

Lancé par l’organisme Mouvance migratoire O Canada que préside l’Algérien Ahcène Moussi, l’appel dénonce l’article 51 qui de crée  » deux classes de citoyens, diamétralement opposées : les Algériens qui résident en permanence en Algérie et les Algériens établis à l’étranger, appelés aussi  »émigrés ou binationaux ». ».

Pour cet organisme qui s’occupe, entre autres, de réfugiés au Canada, l’article 51  » porte atteinte à l’unité nationale, en plus d’être discriminatoire. Il diminue les capacités de l’Algérie, par l’écartement d’une partie de ses citoyens, cette ressource humaine importante et exclut ces Algériens de l’étranger, près de 8 millions, de participer à la construction de leur pays ».

Ahcène Moussi déplore qu’au moment  » où le pays a plus que jamais besoin de tous ses enfants, au moment où le coût du baril de pétrole est à son plus bas niveau; nos dirigeants, par un simple article, décident d’exclure cette ressource humaine, une force qui aurait, si utilisée à bon escient, apporté incontestablement, cette valeur ajoutée tant souhaitée- Le savoir-faire et la devise forte pour renflouer nos caisses ».

Il fait appel aussi aux  » valeurs de Novembre et du Congrès de la Soumam » et rappelle que  » la constitution est la loi la plus importante d’un pays, puisqu’elle conditionne son avenir; elle doit donc être élaborée de façon lucide, juste, et équitable, tenant compte des réalités historiques, culturelles, sociales de toutes les composantes de la nation ».

Le président de Mouvance migratoire O Canada exige la révision de l’article 51 et  » tous les articles ambigus, discriminatoires, contradictoires et tous ceux qui sous-entendent la division, le doute ou la malhonnêteté ».

A rappeler qu’au Canada, la citoyenneté (et non la nationalité, toute une nuance) s’obtient généralement après 4 années de résidence continue.
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Le romancier Ahmed Redha Houhou excellait dans l’art de critique satirique journalistique

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.
Le romancier Ahmed Redha Houhou excellait dans l'art de critique satirique journalistique
CONSTANTINE- Le romancier Ahmed Redha Houhou « excellait dans l’art de critique satirique journalistique », a estimé mercredi à Constantine l’universitaire Fatima-Zohra Guechi, à l’ouverture d’un colloque national consacré à cet écrivain algérien. « Ses articles empreints d’ironie et de pamphlets » parus dans l’hebdomadaire « Echouala » reflétant le vécu algérien sous l’occupation française avaient…

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