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La nation est d’abord une mémoire

Publié le 24/01/2016, par dans Non classé.

C’est l’illustration choisie par la rédaction du quotidien El Watan en une de son édition du 20 janvier 2016, pour son article « Campagne contre Zohra Drif et Yacef Saâdi : l’ignoble lynchage», qui a inspiré ma modeste contribution.
Je me suis ainsi retrouvé invité, malgré moi, à un débat qui, quoiqu’on dise, ne saurait laisser aucun Algérien indifférent tant il y va de son histoire. Notre « moi» national ne gît-il pas en son lit ? De quoi pourrions-nous nous prévaloir sans elle ? De nos ressources ? De nos richesses ? De notre modèle socio-politique ? De notre modèle religieux ? De notre (nos) langue(s) ? De la grandeur de nos dirigeants ?

A supposer qu’ils soient meilleurs que tout ce dont peuvent se prévaloir tous les autres peuples, ils demeurent, comme en mathématiques, des conditions nécessaires mais néanmoins insuffisantes. Notre histoire — elle seule — a, n’en déplaise aux uns et aux autres, conféré à ce peuple la dimension manquante. Elle seule l’a élevé au rang de nation.

La nation, dit le philosophe et écrivain Ernest Renan, est « une âme, un principe spirituel (…). La nation est, comme l’individu, l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitimes ; les ancêtres nous ont fait ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire… voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait les grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a souffert».

L’histoire nationale est le fait d’hommes et de femmes qui, à l’image de cette adolescente illustrant l’article en question, ont pris leurs responsabilités et bravé la mort pour que cette nation naisse… Ils l’ont faite. Nos repères sont là. Nous existons grâce à eux. Au-delà de nos différences et de l’imperfection de ces hommes et femmes – qui ne sont, somme toute, que des mortels –, nous leur demeurons redevables pour ce socle laissé en legs aux générations présentes et futures, pour cette idée nationale qu’ils ont su nous inculquer.

Pourquoi alors sommes-nous en train de les jeter en pâture, oubliant qu’en agissant ainsi, nous ne faisons, ni plus ni moins, que nous donner en spectacle et offrir aux prédateurs notre histoire en festin ? Est-ce là le serment fait à nos martyrs ? De grâce, arrêtons ce funeste spectacle ! Et, au lieu de vilipender la sénatrice Zohra Drif, observons plutôt cette image d’El Watan et tirons-en les enseignements qui s’imposent à nous en autant de jalons à notre mémoire collective.

Attardons-nous sur cette frêle silhouette, scrutons son regard juvénile plein d’innocence et admirons son courage d’être là, debout, stoïque, bravant la mort pour les actes qu’elle a commis au nom de cette Algérie, pour qu’elle devienne libre et indépendante. Focalisons davantage sur sa bravoure et méditons sur son héroïsme. Admirons sa posture arrogante, mains nues, face à ceux qui l’entourent l’arme au poing… « On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a souffert», avait dit Renan.

Quant aux supputations sur ce qu’auraient pu lui arracher ses tortionnaires comme aveux, demandons-nous, avant de la condamner a posteriori – si tant est qu’elle ait parlé – qu’auraient fait ses détracteurs, à sa place, avec ce physique qui est le sien et à son âge, face aux moyens dont usaient ses bourreaux, les paras de Massu ? La question mérite d’être posée. La raison aurait voulu qu’on laisse d’elle, aux générations futures, cette image par trop expressive où elle incarne, à travers son regard, le défi de cette jeunesse algérienne à l’occupant. Hassiba Ben Bouali, Malika Gaïd et d’autres chahidate étaient ses compagnes.

Disons-nous que si elle avait été exécutée pour l’acte héroïque qu’elle a accompli, nous l’aurions glorifiée autant en toute justice. Sûrement qu’elle aurait aimé faire partie de ce lot de martyrs, mais le destin en a décidé autrement. Elle est restée en vie et ce n’est pas pour autant qu’elle a démérité, à l’instar de tant de moudjahidine et de moudjahidate. Considérant peut-être que – encore Ernest Renan – la République est avant tout un régime politique et que la nation est l’adhésion à un ensemble de valeurs, elle a parlé.

A tort ou à raison, elle a cru qu’en tant que moudjahida, la continuité du combat s’impose à sa génération par devoir et que le silence serait trahison. La conviction a guidé leurs premiers pas dans l’action militante, il serait naïf d’attendre d’eux qu’ils puissent se déjuger au crépuscule de leur existence.

Aussi, quelles que soient la manière et la nature des revendications et des critiques qui pourraient en émaner, autant que leur objet, rien ne justifie, raisonnablement, qu’on puisse recourir à la vindicte et à l’opprobre, encore moins à l’internement pour faire taire ces voix.
Il ne s’agit point pour moi de défendre Zohra Drif ni Yacef Saâdi ou tout autre moudjahid en tant que tel. Précisément, ceux-là, je ne les connais pas et je n’ai pas la prétention de m’ériger en leur avocat, malgré tout le respect que je leur dois en tant qu’aînés. Ils trouveront certainement en leurs frères d’armes d’hier de meilleurs défenseurs. Il s’agit pour moi de défendre « notre histoire» à tous, « notre mémoire», le socle de notre nation dont nous revendiquons le partage.

Cette mémoire devrait être sanctifiée, car elle conditionne notre « être» autant que notre devenir et, à ce titre, elle ne doit, en aucune manière, être sacrifiée sur l’autel des querelles politiciennes du moment ou au nom d’ambitions individuelles ou claniques, affichées ou latentes.

« Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent, avoir fait les grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple», avait dit Renan. Si nous voulons nous inscrire dans la trajectoire de la pérennité en tant que nation, préservons son passé et faisons barrage aux prédateurs Lire la suite

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Groupe Sonatrach : Les travailleurs retraités crient à l’injustice

Publié le 24/01/2016, par dans Non classé.

Le groupe Sonatrach, secoué par une multitude de scandales, ne semble pas prêt à renouer avec la stabilité.
Cette fois, c’est au tour de ses anciens employés à la retraite de manifester leur colère en raison des dépassements dont ils sont victimes. Un rassemblement de protestation est prévu, ce mardi, devant la direction générale de Sonatrach dans ce sens.

Dans une lettre dont nous détenons une copie, ces retraités dénoncent en premier lieu les agissements de la Mutuelle de l’industrie du pétrole qui a « osé toucher à la pension complémentaire de retraite». « Les gestionnaires de cette Mutuelle ont décidé unilatéralement de dévaloriser cette pension à l’ensemble des retraités.

Ceci est illégal vu qu’ainsi, ils touchent à nos cotisations durant toutes nos années de travail», s’emporte Bousaadi El Malik, secrétaire général de l’Association nationale des travailleurs retraités du groupe Sonatrach. Et d’ajouter : « A travers ce mouvement de protestation, nous voulons aussi défendre nos droits en ce qui concerne l’indemnité d’expérience professionnelle qui a été carrément gelée depuis juin 2009.

Des décisions ont été prises et des circulaires mises en application sans prendre en considération nos années de travail et d’ancienneté dans le groupe. Malgré nos revendications, ce problème n’a pas été résolu depuis cette date.»

Ces employés à la retraite, qui refusent de brandir le drapeau blanc face à ce qu’ils qualifient d' »injustice», listent parmi leurs revendications l’absence d’équité dans l’attribution des indemnités aux célibataires et aux pères de famille qui ont travaillé au Sud. « Les célibataires sont moins considérés et ne bénéficient pas de l’indemnité de zone et de conditions de vie. Ils ne perçoivent que l’indemnité compensatoire.

La période d’exclusion au Sud est compensée par une indemnisation pécuniaire à ces travailleurs célibataires sous forme de capital unique versé en une seule fois au moment de la retraite.

Ce capital n’intègre pas le salaire moyen servant de base de calcul de la pension de retraite servie par la CNR. Ce n’est pas tout : les travailleurs qui sont partis en retraite avant avril 2011 n’ouvrent pas droit à cette indemnité suite à une circulaire faite par les responsables du groupe», ajoute notre interlocuteur, qui confirme que le rassemblement s’avère l’unique moyen pour informer l’opinion publique et les plus hautes instances de l’Etat de cette gestion qui porte atteinte à l’entité de ce groupe et de ses employés.

Les retraités de Sonatrach, qui viendront des quatre coins du pays, sont déterminés à ne pas compter lâcher prise et à lutter jusqu’au bout contre cette injustice.
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Des passerelles avec le secteur économique

Publié le 24/01/2016, par dans Non classé.

Des portes ouvertes consacrées à la recherche scientifique et aux réalisations technologiques du Centre de recherche en technologies industrielles (CRTI) ont été inaugurées, hier, à Chéraga (Alger) en présence de Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bakhti Belaïb, ministre du Commerce, et Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale.

Ces portes ouvertes s’adressent aux opérateurs économiques, à la communauté universitaire, aux enseignants, étudiants et au grand public. C’est l’occasion pour les acteurs économiques de s’informer sur les dernières réalisations technologiques industrielles du Centre et sur un ensemble de prototypes de matériel industriel réalisé, susceptible d’être commercialisé dans un cadre de partenariat. Dans ce contexte, il faut savoir que durant l’année 2015, le Centre a franchi une étape importante dans son évolution.

Ainsi, le Centre de recherche scientifique et technique en soudage et contrôle (CSC) a laissé place au Centre de recherche en technologies industrielles (CRTI). « Il ne s’agit pas d’un simple changement de dénomination, mais bien d’une réelle volonté de développer un centre de recherche d’envergure avec de nouvelles perspectives de développement, à travers l’ouverture de nouveaux horizons suite à la création, dans un cadre partenarial, de nouvelles passerelles d’échanges en direction du secteur économique et social», a souligné Mostepha Yahi, directeur du CRTI.

Parmi les nouvelles créations figure une grue dite « à montage automatisée», actuellement à l’état de prototype, mais dont la version finale, d’une hauteur de 18 m, pourrait soulever des charges dont le poids peut atteindre 1,8 t. Elles sont parfaitement adaptées aux chantiers de courte durée. Par ailleurs, un véhicule 4X4 miniature télécommandé destiné à explorer des zones trop dangereuses pour l’homme a été également présenté. Ce véhicule susceptible d’être doté de caméras et d’un bras articulé peut être utilisé par l’industrie minière.
Rencontré sur le lieu de l’événement, Ahmed Haddad, directeur de la division corrosion, protection et durabilité des matériaux, nous a déclaré : « Ces portes ouvertes visent à valoriser le savoir-faire des chercheurs algériens en général et du Centre en particulier. On effectue des recherches pointues et on a une autosuffisance en équipements, ce qui pourra réduire le coût de revient pour le client industriel.

On est dans la recherche et le développement, mais aussi dans la recherche appliquée où il s’agit de répondre aux besoins et rester compétitif.» Et de poursuivre : « On essaie de toucher tout le secteur industriel. Dans le secteur des hydrocarbures, on est dans la protection des pipelines et des canalisations ainsi que les moyens de sûreté du personnel. On est impliqué dans le projet hydraulique In Salah-Tamanrasset où l’on remédie au problème de corrosion. On est présent aussi dans le bâtiment, notamment dans le projet de la Grande Mosquée d’Alger, où l’on vérifie la conformité du rond à béton et des connexions métalliques». Lire la suite

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Algérie-France : Visite d’Alain Juppé fin janvier

Publié le 24/01/2016, par dans Non classé.

Le candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de la présidentielle de 2017, Alain Juppé, effectuera un déplacement de trois jours en Algérie à partir du 31 janvier.
Ce sera son premier déplacement à l’étranger dans le cadre de sa campagne. Le maire de Bordeaux entamera sa visite à partir d’Oran — ville jumelle —, ensuite il se rendra à Alger.

« C’est une étape incontournable pour tout présidentiable et cette visite d’Alain Juppé est un signe fort de l’importance accordée à la relation bilatérale et, plus globalement, aux partenaires de la rive sud de la Méditerranée», a indiqué Erwan Davoux, responsable du parti les Républicains pour le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest.

Pour rappel, Juppé devait se déplacer en Algérie fin novembre 2015, un voyage reporté à cause des attentats terroristes qui ont frappé Paris. La venue de ce candidat potentiel à la présidentielle intervient dans un contexte français marqué par une grande polémique sur la réforme constitutionnelle. La mesure portant sur la déchéance de la nationalité divise l’opinion française.

« C’est une mesure totalement inutile car elle n’aura aucun effet dissuasif sur de potentiels terroristes. Un homme qui s’apprête à tuer de sang-froid n’appartient déjà plus à la communauté nationale. En revanche, il est certain que cette mesure va avoir pour effet de stigmatiser des millions de Français qui ont une double nationalité.

Ces derniers vont se sentir relégués et considérés comme des citoyens de deuxième catégorie, à tort ou à raison. Ce n’est pas acceptable !» estime M. Davoux qui fait campagne pour Alain Juppé, alors que la majorité de son camp s’est prononcée en faveur de cette mesure. Pour lui, « graver cette mesure polémique qui marque une rupture d’égalité entre Français dans le marbre de la Constitution, n’a aucun sens».

Sérieux candidat pour la présidentielle de 2017, l’actuel maire de Bordeaux juge que la réforme constitutionnelle n’est pas une priorité et surtout qu’il s’agit d’un « coup politique», a ajouté Erwan Davoux.

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« Cheval, des hommes et des traditions », nouvelle exposition du photographe Nadjib Rahmani

Publié le 24/01/2016, par dans Non classé.
ALGER – Une exposition de photographie d’art intitulée « Cheval, des hommes et des traditions », dédiée à la fantasia, à l’élevage de chevaux et à l’artisanat qui gravite autour de cet art traditionnel équestre du Maghreb, a été inaugurée samedi à Alger par le photographe Nadjib Rahmani. Organisée dans le hall…

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Le redécollage du cinéma nécessite la relance des petits métiers liés à cet art et de la formation

Publié le 24/01/2016, par dans Non classé.
Le redécollage du cinéma nécessite la relance des petits métiers liés à cet art et de la formation
CONSTANTINE – Le « redécollage » du cinéma en Algérie nécessite la réunion de plusieurs conditions dont la relance des petits métiers liés au 7ème art et de la formation, a estimé, samedi à El Khroub (Constantine), le critique de cinéma Ahmed Bedjaoui. « Il ne suffit pas simplement d’encourager la production cinématographique,…

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