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Quelle parade pour le gouvernement ?

Publié le 07/01/2016, par dans Non classé.

La situation économique se dégrade à tel point que les prévisions d’encadrement budgétaire et les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances 2016 s’avèrent d’ores et déjà insuffisantes.
Comment peut- il en être autrement lorsque la cadence des alertes pessimistes du gouverneur de la Banque d’Algérie — qui n’est pas connu pour le maniement de la langue de bois — s’accélère au fil de la dégradation de la situation économique du pays qui voit ses ressources s’amenuiser au fur et à mesure que le baril du pétrole se déprécie sur le marché mondial ? Hier, Mohamed Laksaci a monté de plusieurs crans ses alertes, à la faveur de la présentation de la note de conjoncture préparée par son institution, pour confirmer l’ampleur du choc externe que subit l’économie algérienne dans le sillage de la chute des prix du pétrole qui a perdu plus de 60% de sa valeur depuis juin 2014.

Les recettes en nette baisse qui mettent tous les indicateurs macroéconomiques du pays au rouge et creusent le déficit budgétaire au-delà des prédictions les plus alarmantes, sonnant le glas de la parade imaginée par le gouvernement. En annonçant des tendances monétaires et financières enregistrées au cours des neuf premiers mois de l’année 2015, Mohamed Laksaci insiste notamment sur le creusement du déficit budgétaire et l’érosion des ressources du Fonds de régulation des recettes (FRR) dont le solde se hissait à peine au-dessus de 28 milliards de dollars en septembre 2015.

Une détérioration accélérée des indicateurs macroéconomiques qui risque de se poursuivre en 2016 des suites de la baisse drastique des revenus du pays, tirés d’un baril de pétrole en glissement effréné ces derniers mois. Hier, il a même chuté — au moment même où M. Laksaci égrenait les mauvaises nouvelles accumulées depuis quelques mois — en dessous de 35 dollars le baril, un seuil jamais atteint depuis juillet 2004. Des mauvaises nouvelles qui s’amoncellent à un rythme effréné et qui risquent d’annuler toutes les anticipations budgétaires du gouvernement qui a notamment maintenu un baril de référence de 37 dollars le baril dans la loi de finances 2016, ce qui risque de l’amener à revoir sa copie lors d’une LFC 2016 qui s’avère d’ores et déjà incontournable.

Le gouvernement aura aussi le loisir de recourir à l’application répétée et accélérée de l’article 71 de la LF 2016 qui permet au gouvernement de rédiger des décrets d’ajustement pour l’annulation de crédits préalablement votés dans le cadre de la loi de finances lorsque les équilibres budgétaires sont compromis. L’Exécutif n’aura d’autre choix que de mettre entre parenthèses certains projets pour en privilégier d’autres.
Des secteurs entiers risquent de se voir ainsi dépouillés de leur budget, si l’on s’en tient à l’explication donnée par le ministre des Finances pour justifier l’introduction de l’article 71 dans la LF 2016.

Le gouvernement envisage en effet, en vertu de cette disposition, de collecter les ressources au profit de projets qu’il jugera prioritaires et nécessaires au détriment d’autres moins stratégiques à ses yeux. La gravité des informations collectées par la Banque d’Algérie concernant les indicateurs macroéconomiques du pays rend, par ailleurs, quasi insignifiantes les augmentations mises en application par le gouvernement concernant notamment le carburant, le gaz et l’électricité. Des augmentations qui vont grever le budget des ménages, sans nécessairement constituer un quelconque rempart contre l’érosion accélérée des ressources de l’Etat. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 07/01/2016, par dans Non classé.

– Algérie-Focus change de main

Le site d’informations Algérie Focus change de main. Le propriétaire, Kamel Heddar, a, en effet, cédé le journal électronique à de nouveaux propriétaires. C’est le concerné qui annonce lui-même l’information sur le site de son journal. Interrogé par le site, l’ancien propriétaire explique qu’ « il est très engagé dans le coaching des jeunes talents. Et avec iMadrassa, je souhaite apporter des contenus pédagogiques de qualité au plus grand nombre.

L’amélioration de l’éducation en Algérie est une obsession. Je dois me consacrer pleinement à ce projet, ce qui implique des moyens financiers importants», dit-il, lui qui a créé un site de soutien scolaire. Interrogé sur les repreneurs du site, Kamel Heddar n’a pas donné de noms. Mais il semble que ce sont les anciens propriétaires qui reprennent le journal. Ils vont travailler avec l’actuel rédacteur en chef, Abdou Semmar, qui garde ses actions dans l’entreprise.

– Salon des professionnels de l’événementiel à la Safex

Un Salon des professionnels de l’événementiel sera organisé du 26 au 28 janvier à la Safex (Alger). Organisé par World Trade Center Algeria, il offre une plateforme d’échange et de partage et répond à une demande croissante des professionnels du secteur. Il y a 3000 agences de communication et de publicité en Algérie. 80% des entreprises algériennes ont des directions de communication, toutefois ces dernières ne répondent pas aux exigences d’une véritable communication.

D’une manière générale, la communication événementielle est plutôt prisée dans la création d’événements ayant un aspect spectaculaire. Il s’agit d’une stratégie de communication qui vise en premier lieu les acteurs économiques, tels que les gérants de l’entreprise, les employés, les consommateurs et la presse.

– Contrat de Stream System avec Ryad Mahrez

Bomare Company, connu sous le nom commercial de Stream System, fabricant algérien de téléviseurs, tablettes et smartphones, a signé un contrat de partenariat avec le footballeur international algérien et milieu droit du club anglais de Leicester City, Ryad Mahrez. Cette alliance fera de la star des terrains anglais l’ambassadeur officiel et exclusif de la marque Stream System pour une durée de 12 mois. Selon le fabricant, il représente la force, la réussite et la fierté algériennes. Cette alliance communique un puissant message, celui des valeurs de la compagnie, à savoir « une réussite made in Algeria». Lire la suite

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Les réserves s’épuisent dangereusement

Publié le 07/01/2016, par dans Non classé.

Les données de la Banque d’Algérie mettent en avant une baisse du stock d’épargne financière du Trésor, lequel s’est contracté de 40,4% durant les neuf premiers mois de l’année 2015 pour passer à 2913,3 milliards de dinars, soit l’équivalent de 28 milliards de dollars, à septembre 2015.
Attendus depuis plusieurs semaines, les chiffres de la conjoncture monétaire et financière pour les neuf premiers mois ont été rendus publics hier. Sur fond de conjoncture morose, les indicateurs s’installent, sans surprise, dans le rouge. Cependant, le rapport présenté par le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) pousse à l’inquiétude, d’autant que les constats et les agrégats dépeignent une situation plus grave que prévu. L’élément le plus représentatif étant la situation du Fonds de régulation des recettes (FRR), dont les ressources ont fortement décliné en 2015.

C’est ainsi que les données de la Banque d’Algérie mettent en avant une baisse du stock d’épargne financière du Trésor lequel s’est contracté de 40,4% durant les neuf premiers mois de l’année pour passer à 2913,3 milliards de dinars, soit l’équivalent de 28 milliards de dollars en septembre. Pis, ces chiffres sont très en deçà des prévisions de clôture du ministère des Finances pour le FRR à plus de 3080 milliards de dinars en décembre 2015.

Cela jette ainsi un doute sur le maintien des capacités de couverture du déficit par le recours à une épargne publique qui fond plus vite que prévu. Il y a péril en la demeure, ceci d’autant que la BA pointe, au-delà de la baisse des cours du brut, « des dépenses budgétaires toujours élevées». L’autorité monétaire explique ainsi que le contexte budgétaire se caractérise par une forte contraction des recettes de la fiscalité pétrolière qui a perdu près de la moitié de ses revenus en une année.

Une situation née, bien entendu, de la baisse des cours du baril de brut qui s’est établi en moyenne à 55,76 dollars contre 106,65 dollars en 2014. L’effet sur la valeur des exportations d’hydrocarbures a été décuplé par la baisse des expéditions en volumes des hydrocarbures à hauteur de 3,09%. C’est dans ce contexte que le compte courant de la balance des paiements affiche un déficit de plus de 20 milliards de dollars en septembre 2015, et ce, malgré un net recul des importations de biens et services. Un déficit qui a été aussi alimenté, note la BA, par d’importants transferts de dividendes au premier trimestre 2015.

Un déficit qui s’est traduit par une nouvelle baisse des réserves de change qui ont perdu 32,57 milliards de dollars entre septembre 2014 et septembre 2015, s’établissant à 152 milliards de dollars. Un recul également alimenté par l’effet de valorisation des réserves de change.
Il faut aussi noter que la conjoncture a affecté le taux de change du dinar, lequel s’est déprécié de 19,57% face au dollar et de 2,16% face à l’euro. L’autorité monétaire note cependant que « le taux de change effectif réel du dinar demeure apprécié par rapport à son niveau d’équilibre». L’amenuisement des ressources incite d’ailleurs les autorités à rechercher de nouvelles sources de financement, notamment dans le secteur bancaire.

D’ailleurs, Mohamed Laksaci, gouverneur de la BA, n’hésite pas à évoquer un choc persistant pour quelques années, à la lumière des prévisions pour les cours du pétrole pour les trois années à venir. Cependant, la BA note une baisse de la liquidité globale des banques qui a enregistré une contraction de plus de 6 milliards de dollars entre janvier et septembre 2015, en raison du déclin des dépôts d’hydrocarbures. Cependant, malgré ce déclin, les crédits à l’économie ont augmenté de 13,35%.

Ce qui incite la BA à avertir que « ce rythme d’expansion des crédits à l’économie ne semble pas être soutenable, sans recours de certaines banques au refinancement auprès de la Banque d’Algérie». C’est dans ce sens que M. Laksaci a annoncé la finalisation du dispositif relatif au refinancement et au réescompte d’ici fin janvier 2016. Il a aussi indiqué que la BA veille à la solidité et à la solvabilité des banques de la place et opère depuis quelques mois un audit et une série de stress tests auprès des banques, lesquels devraient prendre fin au plus tard au premier trimestre 2016.
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Le pétrole rechute à 34 dollars

Publié le 07/01/2016, par dans Non classé.

La dynamique haussière enclenchée par les cours, au lendemain de la crise diplomatique née du conflit entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, n’aura finalement duré que peu de temps.
Hier à 16h30 GMT, le baril de brent de la mer du Nord, principale référence pour les deux tiers des échanges mondiaux de pétrole, a atteint 34,46 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, son niveau le plus faible depuis le 1er juillet 2004, alors que le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février valait, à la même heure, 34,36 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Selon les spécialistes, c’est principalement en raison des craintes de voir les stocks de brut augmenter une nouvelle fois aux Etats-Unis que les prix ont fortement chuté. Cependant, contrairement aux attentes, les stocks US sont repartis à la baisse, selon des chiffres publiés hier par le département américain de l’Energie (DoE). Aussi, un dollar plus fort a participé à la faiblesse du marché, en ce sens que les échanges de brut sont libellés en dollars, toute hausse du billet vert pénalise les acheteurs munis d’autres devises et donc pèse sur les cours.

Quant à la crise irano-saoudienne, la plupart des analystes jugent peu probable qu’elle menace dans l’immédiat l’approvisionnement en pétrole. Habituellement, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient provoquent une hausse des prix, faisant craindre des ruptures d’approvisionnement. Mais pour les analystes de Commerzbank, la crise actuelle entre Riyad et Téhéran pourrait, au contraire, renforcer ou du moins prolonger l’état de surproduction actuel. Lire la suite

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Laksaci interpelle les banques

Publié le 07/01/2016, par dans Non classé.

La dépréciation continue de la monnaie nationale face aux principales devises (euro et dollar) risque de faire peser des pressions supplémentaires en matière de pertes de change.
C’est dans ce sens que le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Laksaci, a interpellé les banques de la place à l’effet de mettre en œuvre le mécanisme de protection contre les risques de change au profit des opérateurs. M. Laksaci a ainsi expliqué, hier, que la réouverture des canaux de réescompte et la dynamisation du marché monétaire devraient ainsi encourager les mesures allant dans ce sens.

Le gouverneur de la BA a aussi indiqué à la presse, en marge de la rencontre, que l’autorité monétaire « a pris des mesures en 2011 pour la couverture du risque de change et stimuler le développement du marché de change interbancaire». « A l’époque, les banques de la place estimaient que le marché monétaire en dinar n’était pas assez développé.

Entre-temps, le marché interbancaire s’est développé, cela donne des taux d’intérêt de référence. Il faut aussi que les banques développent une capacité, il faut que les banques aient des salles de marché pour assurer la couverture à terme.» Et d’ajouter que la Banque d’Algérie est « prête à prendre d’autres mesures pour les stimuler». Lire la suite

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Issad Rebrab traite ses détracteurs de «menteurs»

Publié le 07/01/2016, par dans Non classé.

Invité à présenter une conférence sur le parcours et le pari réussi du groupe Cevital, M. Rebrab a lancé : « Cette personne ment et continue à mentir», sans nommer le ministre.
Le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, n’a pas manqué, hier, lors de la première édition du Algerian Leadership organisée par le Club scientifique d’hydraulique de l’université de Béjaïa à Aboudaou, de répondre à la déclaration de Abdesselam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines, selon laquelle quand toutes les raffineries de sucre entreront en production, « aucun producteur ne décidera sur un coup de tête d’augmenter les prix de 15%». Une déclaration faite à Ouled Moussa, dans la wilaya de Boumerdès, lors de l’inauguration d’une raffinerie de sucre, la mi-décembre 2015.

M. Rebrab, qui était invité à présenter une conférence sur le parcours et le pari réussi du groupe Cevital à cette rencontre sur l’économie et le développement, a lancé : « Cette personne ment et elle continue à mentir», sans nommer le ministre. Et d’ajouter à l’endroit de son « détracteur» comme il le désigne : « Nous n’avons jamais eu l’intention d’augmenter le prix du sucre, nous n’avons pas augmenté le prix du sucre d’un seul centime malgré la dévaluation du dinar, et ce, grâce à de bonnes opérations d’achat que nous réalisons sur le marché international.»

Pour lui, la multiplication des raffineries, comme le souhaite le gouvernement, ne réglera pas le problème du prix du sucre sur le marché local. Pis, étant subventionnées, la faillite de ces unités de production pourrait même entraîner l’Etat algérien dans des difficultés. « Le pays dispose d’une dizaine de raffineries d’huile végétale, dont certaines sont subventionnées par l’Etat, contrairement à Cevital.» Rebrab, comme pour narguer Bouchouareb, a ajouté que son groupe « est le plus grand contributeur au budget de l’Etat après Sonatrach. Cevital est le deuxième exportateur après Sonatrach et le premier exportateur hors hydrocarbures».

Dans le même contexte, le capitaine d’industrie a assuré que son groupe travaille pour l’intérêt de l’Algérie. La preuve, il n’y a qu’à voir le nombre de postes d’emploi créés après l’acquisition de nombreuses sociétés étrangères. M. Rebrab a indiqué que « la décision d’aller à l’international a permis de diversifier les activités du groupe mais aussi de générer des emplois en Algérie, contrairement à ce que pensent certains».

Le rachat récent d’Oxxo, spécialiste de la fenêtre en PVC, qui a sauvegardé 280 salariés étrangers, a permis de créer en Algérie 3000 postes d’emploi. Quant à l’unité Brandt, spécialisée dans l’électroménager, « toutes les activités qui ont été délocalisées vers les pays d’Asie seront relocalisées en Algérie avec la création de 1300 emplois», annonce M. Rebrab.

La journée s’est poursuivie avec trois conférences-débats animées par Farid Arab (expert en accompagnement de start-up), Therry Dubourdieu (résident de 7 Seas) et Christine Nalies (fondatrice de Wording Conseil) autour des thèmes « Créer sa start-up», « L’expertise en hydraulique» et « Communication et développement durable». Lire la suite

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