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Edition d’un ouvrage international coordonné par un sociologue algérien

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.
Edition d'un ouvrage international coordonné par un sociologue algérien
ORAN – Le sociologue algérien Habib Tiliouine a annoncé samedi à Oran la sortie d’un ouvrage international sur le développement social des sociétés islamiques, coordonné par ses soins avec son homologue Richard Estes de l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis). Une quarantaine de chercheurs de différents pays ont apporté leur contribution à…

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Le foncier de la wilaya de Tipasa octroyé à la wilaya d’Alger pour la réalisation de logements

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Officiellement, le problème du foncier dans la wilaya côtière de Tipasa empêche la réalisation de nombreuses constructions des logements et des équipements publics, déjà inscrits depuis des années dans le programme de développement de région, très convoitée depuis sa création en 1984.
Les fonctionnaires de l’Etat affectés dans la wilaya de Tipasa sont en réalité chanceux et sont chargés d’exécuter docilement des missions bien précises. Les populations de cette partie du littoral méditerranéen se sont rendus compte de cet état d’esprit qui règne, cela explique la propagation des incivilités, de l’anarchie et le refus de l’application des textes de lois par tout le monde, d’où cette anarchie qui s’est instaurée au niveau de toutes les communes de la wilaya.

Les journalistes sont confrontés aux recueils de l’information à la source. Chaque fonctionnaire préfère gérer sa carrière, évitant de communiquer les informations utiles pour les citoyens et les familles. Le spectre des années de plomb ressurgit. Pourtant ce n’est point les orientations des hautes autorités algériennes et notamment l’objet des textes relatifs à l’information et la communication inscrits dans le nouveau projet de la Constitution de notre pays.

Bref, le plus important à connaître pour les familles en quête de logements et ayant déjà payé la 1ère tranche du coût du logement depuis plusieurs années, c’est que les autorités locales attendent la libération d’un site d’implantation pour entamer les travaux de leurs projets respectifs. L’avis défavorable de la CIM (Commission Inter Ministérielle) sur le choix du site. Le calvaire des centaines de familles inscrites dans le programme de logement dans la wilaya de Tipasa perdure.

A titre d’exemple, sur un programme de 6100 logements type LPA alloué pour la wilaya de Tipasa, seulement 3668 programmes ont bénéficié d’un site. D’autres projets inscrits inhérents aux chapitres des équipements publics attendent encore l’affectation de leurs sites. Ce qui est surprenant, c’est qu’une superficie de 177 ha appartenant à la wilaya de Tipasa vient d’être cédée à la wilaya d’Alger, afin de permettre à cette dernière de construire son programme de 10.800 logements AADL.

La totalité de ce programme de logements de la wilaya d’Alger sera érigé sur le territoire de la wilaya de Tipasa, au moment où celle-ci est toujours à la recherche des parcelles de terrains pour réaliser son programme de logements. La CIM a émis son avis favorable le 14 octobre 2014 pour remettre ce territoire de Tipasa à la disposition de la wilaya d’Alger, en faisant fi aux surfaces à haut rendement agricole. Les arguments de la CIM ne tiennent plus la route quand il s’agit d’exécuter les instructions  » d’en haut. Les communes de la wilaya de Tipasa concernées par ce programme de la wilaya d’Alger sont Douaouda, Fouka, Bou-Ismail, Chaiba, Tipasa, Cherchell, Sidi Ghilès.

L’information n’a pas été divulguée par les responsables locaux qui se contentent de répondre (langue de bois) aux nombreux questionnements sur le sort de leurs dossiers et leurs versements de la 1ère tranche, alors que nombreux citoyens avaient payé la totalité du coût de leurs logements,  » la CIM avait émis un avis défavorables sur le site choisi localement leurs dit-on, des démarches sont entreprises par nos soins pour trouver un autre site, bien que les entreprises de réalisation sont déjà choisies, les études des projets sont achevées, les dossiers des acquéreurs son assainis après leur passage dans les services de la CNL, il ne reste que le terrain pour commencer les travaux, telle sont les réponses traditionnelles données aux citoyens qui demeurent dans l’expectative depuis des années. C’est une très drôle problématique du foncier qui se pose dans la wilaya de Tipasa. Lire la suite

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«Le recrutement du fils du PDG est une stupidité»

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Jeudi en fin de journée, le tribunalcriminel d’Alger, entame l’audition des témoins cités dans le procès Sonatrach 1, concernés par le dossier de réalisation du gazoduc GK3 par Saipem.
Le premier à être entendu est Antonio Callidou, qui a remplacé Tullio Orsi à la tête de Saipem Contracting Algérie en 2010, à la suite de l’éclatement du scandale. Assisté d’un interprète, il s’exprime en français. D’emblée, il déclare : « Nous avons fait un rabais de 15%. Le projet a été achevé avec une perte de 150 millions d’euros. J’ai tous les documents prouvant cette perte et les dépenses effectuées.

J’ai même le rapport du commissaire aux comptes et l’étude réalisée par le bureau KPMG qui démontre le préjudice subi. Mais l’ouvrage est là et il transporte du gaz.» Le juge le ramène aux faits, en lui demandant de parler calmement. Il lui demande si « le fait d’être resté avec une société seulement» a encouragé Saipem à décider des prix. Le témoin s’énerve, hausse le ton et gesticule. « Ce n’est pas vrai. Si c’était le cas, nous aurions gagné plus.» Le juge : « Vous parlez très fort comme nous, pas comme les Européens.» La remarque détend l’atmosphère.

Le magistrat revient à la charge, mais cette fois en interrogeant le témoin sur les surcoûts relevés par des études comparatives. Callidou conteste et justifie les prix du marché par plusieurs paramètres : « La complexité du projet, son importance, les difficultés du relief, du sol, des régions par où il passe, etc.» Le juge lui demande alors si les prix de ce projet sont les mêmes que ceux appliqués ailleurs dans le monde.

Le témoin donne l’exemple de la pose d’un pipe de 48 pouces en Sicile et en Australie, mais le président veut des réponses précises. « Quel est le coût de la réalisation d’un kilomètre linéaire de pipe de 48 pouces ?» demande-t-il.

Le témoin : « Nous n’avons pas de prix du kilomètre linéaire. Le puits est construit avec des équipements annexes, des études techniques, des marges de risque, etc. C’est en prenant en compte tous ces paramètres que nous faisons le calcul du coût.» Le juge rappelle les propos du témoin Yahia Messaoud, selon lequel un kilomètre de pipe de 48 pouces a été facturé par Saipem à 2 millions de dollars, alors que sur le marché, son coût est de 1,2 million de dollars. Le témoin conteste avec colère : « C’est une erreur !»

« IL Y A DES GENS QUI ATTIRENT LES PROBLÈMES»

Le juge appelle Benamar Zenasni, vice-président de l’activité transport par canalisation, qui déclare : « L’erreur est d’avoir fait une simple opération de division. Ils ont divisé le montant du projet par le kilométrage. Obligatoirement, le prix est élevé.» Le juge : « Combien coûte le kilomètre de pipe ailleurs ?» Zenasni : « 100 DA le mètre. Saipem l’a facturé 120 DA.» Il rejoint le box et le juge se retourne vers le témoin : « Le contrat de consulting que Saipem a signé avec Réda Meziane est qualifié de fictif.

Qu’avez-vous à dire ?» Callidou explose : « C’est une stupidité de mon prédécesseur. Ces gens ne ramènent rien. Ils attirent les problèmes. La loi l’interdit.» Le juge : « Tullio Orsi, votre prédécesseur, a déclaré lors de l’instruction que Réda Meziane a intercédé auprès de son père pour régler le problème des pénalités de retard.

Qu’en dites-vous ?» Le témoin : « Nous avons payé les pénalités de retard. Cela est certain.» Le juge : « Alors pourquoi demander l’intervention de Reda Meziane ?» Le témoin s’emmêle les pinceaux, puis lance : « Peut-être qu’il n’y a pas de conflit d’intérêt. Chez nous, il y a séparation des pouvoirs. ENI est une société étatique.

Les choses ne fonctionnent pas comme cela. Si Réda Meziane avait de l’influence, nous aurions gagné de l’argent. Or, nous avons perdu 150 millions d’euros.» Le juge : « Quel travail faisait Reda Meziane ?» Le témoin : « Il était consultant. Il connaissait le milieu, les pratiques. Rien que cela.» Le juge veut plus de détails sur la facturation des services effectués par Réda Meziane et le témoin répond : « Quand j’ai pris mes fonctions en 2010, j’ai trouvé des factures et des accusés réception. Je n’ai trouvé aucun document portant sa signature. Cela peut être des informations.

Ce qui est certain, c’est qu’il n’a pas influé sur l’obtention du marché.» Le juge : « Est-il possible qu’un consultant soit payé sans présenter de travaux ?» Le témoin : « Il a remplacé un autre consultant.» Le magistrat : « Lorsqu’on voit le salaire mensuel de 140 000 DA et le montant de 4 millions de dinars viré sur son compte, nous sommes en droit de penser qu’il s’agit d’honoraires fictifs…» Le témoin : « Nous avons cherché dans la comptabilité et nous n’avons trouvé aucune trace de ces 4 millions de dinars.

Je ne connais pas les relations personnelles qu’il y avait entre Tullio Orsi et Réda Meziane. La règle, chez nous, est de ne pas rester plus de 3 ans. Orsi est resté 6 ans. C’était trop. Depuis le scandale, il était très perturbé. Il venait de divorcer et sa fille avait des problèmes dans ses études. Il est reparti en Italie. Quelque temps après, il a été muté à Dubai, puis rappelé en Italie avant qu’il démissionne.» Les avocats prennent le relais. L’un revient sur le coût du marché et le témoin s’énerve : « Il était trop bas.

Nous avions perdu 150 millions d’euros. Si nous avions quitté, nous aurions perdu encore 2 millions d’euros», Puis il précise : « Nous ne considérons pas Sonatrach comme un client, mais comme un partenaire. Lorsque les responsables nous ont demandé de baisser les prix, Milan a accepté. L’usine était stratégique pour l’Algérie. Le contrat de la station électrique d’El Kala était attribué aux Américains et le gaz était déjà vendu.» Le témoin perd le contrôle et revient sur certains marchés que Saipem a perdus : « Nous avions soumissioné pour la raffinerie d’Alger, mais elle a été attribuée à Technip pour 2,8 milliards de dollars, qui a abandonné les travaux avant la fin et qui réclame aujourd’hui plus Lire la suite

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Vers la révision du mode de gestion des œuvres sociales

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a affirmé que 58 sur 77 articles du projet de décision définissant le mode de gestion des œuvres sociales ont été amendés dans le cadre d’une commission multisectorielle installée auparavant.
Cette commission a pris en charge, les préoccupations soulevées dans un cadre organisé et proposé une nouvelle mouture de la décision définissant le mode de gestion des œuvres sociales.

La ministre a indiqué que trois ans après la promulgation de la décision définissant le mode de gestion des œuvres sociales (2012), les syndicats du secteur relèvent « des dysfonctionnements». Mme Benghebrit a estimé que l’administration « ne voit pas d’inconvénient dans la révision du mode de gestion des œuvres sociales», soulignant l’engagement du ministère à « respecter les décisions de cette commission». La ministre a rappelé que le Fonds des œuvres sociales est financé « par une contribution annuelle de l’Etat qui octroie une aide supplémentaire à hauteur de 3% des salaires des fonctionnaires».

Elle a ajouté qu’un taux de 0,5% des fonds est consacré au titre de la contribution du Fonds des œuvres sociales à la promotion du logement social pour les travailleurs salariés (Fonds national de péréquation des œuvres sociales) alors qu’un taux de 0,5% constitue une contribution au financement du système de retraite. Lire la suite

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Réchauffement climatique et bonnes affaires

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Parler de réchauffement climatique et des relations algéro-françaises dans le même message tombe sous le coup du pléonasme.
La lune de miel entre Paris et Alger continue au gré des bonnes affaires. Après un message de félicitations adressé par Abdelaziz Bouteflika au président français, pour « le succès» de la conférence sur le climat Cop21 à Paris, François Hollande fait vite de le remercier pour son « chaleureux message» qui lui va « droit au cœur».

Jeudi dernier, François Hollande a ainsi adressé un message au chef de l’Etat algérien pour lui rappeler que « la France continuera, avec l’aide de l’Algérie, de mener tous les combats pour la sécurité, le développement économique et le développement durable au service de nos populations et, surtout, des jeunesses de nos deux pays». Rien, depuis sa visite d’Etat en Algérie en décembre 2012 et sa visite-éclair en juin 2015, ne semble tiédir les relations entre les deux dirigeants.

La fameuse « alacrité» dont avait été gratifié le chef de l’Etat algérien par son homologue français lors de son passage à Alger, le 15 juin dernier, avait ajouté d’ailleurs un zeste de franche « complicité» à l’entente déjà établie entre Paris et Alger. Cette visite, qui avait intrigué par sa courte durée et son calendrier, avait d’ailleurs été jugée par beaucoup d’observateurs comme une volonté de Paris d’apporter un soutien franc et clair à Bouteflika, dont la maladie fait pourtant douter l’opposition sur sa capacité de continuer à diriger le pays.

Ce soutien n’est d’ailleurs pas sans avantages pour le partenaire français, la bonne santé des relations économiques le prouve. Les contrats juteux qu’obtiennent les entreprises françaises sont là pour attester de la « chaleur» dans les relations entre les dirigeants français et algérien. « Alger ne refuse rien à Paris», dit-on. Transport, énergie, services, hydraulique, sécurité… Il n’est pas de secteur d’activité où les entreprises françaises ne sont pas présentes en force. Même l’exploitation du gaz de schiste, prohibée en France, est autorisée pour les compagnies françaises en Algérie. On ne peut d’ailleurs s’empêcher de faire le lien entre cet « épanouissement» commercial français en Algérie et le choix de Abdelaziz Bouteflika de se faire soigner dans ce pays. Hollande suggère d’ailleurs dans son message un nouveau domaine d’activité à explorer pour les entreprises de son pays.

« L’Algérie peut compter sur la France pour l’appuyer dans l’application de ses objectifs en termes de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts du réchauffement climatique. A cet égard, le prochain Comité intergouvernemental de haut niveau, lequel devrait avoir lieu les 20 et 21 février 2016, constituera une étape importante».

Ainsi donc, Total pourra faire de la fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste avec un haut risque de pollution des nappes d’eau souterraines dans le désert algérien, et une autre compagnie française viendra montrer aux Algériens comment réduire les émissions de gaz à effet de serre. Soit allier pollution de la terre et de l’eau et dépollution de l’air… En économie, polluer et dépolluer semble avoir le même sens : le gain. Et entre Etats, le réchauffement du climat permet de faire des affaires. Lire la suite

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Procès Sonatrach 1 : Le chargé de la sécurité interne n’a rien vu venir

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Le procès Sonatrach 1 s’est poursuivi jeudi avec l’audition d’une vingntaine de témoins liés aux marchés de télésurveillance.
Le premier à être entendu est Ali Bakhouch, membre puis président de la commission technique d’ouverture des plis relatifs au marché de télésurveillance.

Le juge : « Le partage en trois lots et l’affectation aux trois sociétés retenues ne violent-ils pas la R15 ?» Le témoin se défend en évoquant une « situation exceptionnelle», avant d’affirmer : « C’est le comité exécutif qui a pris cette décision.» Selon lui, le retrait de Siemens de la soumission est lié au fait que la commission a refusé de l’informer des affectations des lots « pour éviter toute situation de surenchère sur les prix».

A propos de l’instruction du ministre de l’Energie de décembre 2005, il pense qu' »elle est venue après la lettre du wali de Béjaïa évoquant des menaces terroristes contre le pipe et la nécessité de protéger les installations pétrolières». « La première réunion sur la sécurisation des sites a été tenue juste après», dit-il.

Slimane Ghezli, membre des commissions technique et commerciale, mais aussi chargé du projet de la télésurveillance prenne sa place à la barre : « Le 29 décembre, Belkacem Boumedienne, qui n’était pas encore vice-président, m’a informé du soit-transmis du ministre où il est écrit « combien de fois devrais-je vous rappeler que tous les sites de Sonatrach doivent être dotés de systèmes de protection. Me faire la liste des directeurs qui refusent d’exécuter les instructions pour les sanctionner ».

Il m’a dit qu’il existait deux circulaires du ministre, l’une de 2003, après l’acccident de Skikda, et l’autre de 2005, qui évoquait la sécurisation des sites. Il m’a parlé d’un plan d’action que je devais récupérer auprès de Mme Boudemagh. Il comportait une présélection de 8 sociétés.» Le juge : « Qui a eu l’idée d’une consultation restreinte ?» Le témoin : « C’est le comité exécutif, mais sur proposition de la commission technique.

Même s’il n’était pas permis, ce mode de passation de marché était utilisé à Sonatrach sur dérogation du PDG. Depuis les amendements du 29 juillet 2005, l’usage de la consultation a pris racine.» Le juge : « Vous aviez déclaré que le lotissement du marché était une décision du PDG.» Le témoin : « Le comité exécutif nous a demandé de faire des propositions et la commission a proposé le lotissement. L’idée a été approuvée le jour même…»

Interrogé sur la non-publication de l’avis d’appel d’offres au Bulletin des avis d’appel d’offres du secteur de l’énergie et des mines (Baosem) comme le stipule la R15, le témoin explique qu’il avait préparé le placard, mais qu’il n’avait « pas de compte analytique pour payer la publication. Si je l’avais eu, je l’aurais publié». Selon lui, c’est la direction HSE, au niveau de l’activité Amont, « qui est responsable» de cette publication, précisant : « avec Mme Boudemagh, nous avons posé le problème à Belkacem Boumedienne, qui nous a dit, « ce n’est pas grave. Ce sont des marchés urgents. Ils relèvent de la sécurité. Ils doivent rester confidentiels »». Le juge : « Ces caméras ne sont-elles pas visibles ?» Le témoin : « Certaines oui, mais les systèmes anti-intrusion ne doivent pas être visibles.»

« La répartition des lots s’est faite avant les offres commerciales»

A en croire le témoin, les 123 sites n’étaient pas dotés de système de protection. Le juge : « Sur quelle base avez-vous réparti les marchés ?» Le témoin : « C’est le comité exécutif qui a arrêté le partage…» Une réponse qui fait réagir le président : « Quel est votre rôle, alors ?» Le témoin se tait. Sur le quatrième lot, resté sans soumissionnaire après le retrait de Siemens, il dit avoir proposé une consultation restreinte « parce que l’appel d’offres aurait nécessité au moins deux ans, alors que les consultations restreintes ont pris deux mois seulement».

Le magistrat : « Pourquoi trois lots ont été attribués de gré à gré sous prétexte qu’il y avait urgence et, subitement, pour le quatrième lot, cette urgence disparaît pour passer à un avis d’appel d’offres international ? Est-ce parce que Contel n’était pas concerné ?» Le témoin : « Je ne pouvais proposer autre chose que l’appel d’offres. Belkacem Boumedienne l’a validé.» Sur l’étude comparative des prix, il affirme l’avoir effectuée sur la base des offres des trois sociétés Martech, Vsat et Funkwerk.

« Vsat et Martech étaient moins-disantes dans les lots qu’elles ont pris et Funkwerk était plus-disante dans son lot. L’étude a été faite sur ce lot. J’ai trouvé que les prix de Funkwerk étaient plus chers. J’ai saisi le vice-président, et ce dernier en a informé le PDG, lequel a demandé une négociation pour une baisse de 15%.» Ghezli souligne toutefois que cette comparaison des prix n’a pas pris en compte les carractéristiques techniques. Selon lui, celles de Funkwerk étaient les plus développées.

L’avocat de Sonatrach : « Pouvons-nous dire que que l’objectif assigné par Sonatrcah pouvait être réalisé par les trois sosciétés ?» Une question qui suscite une réaction collective des avocats, mais le juge recadre le débat autour des faits. Le témoin affirme avoir fait une autre étude comparative des prix sur les offres pour les 123 sites, où il a relevé des hausses tantôt dans l’offre de Martech, tantôt dans celle de Funkwerk, tantôt dans celle de Vsat. « Raison pour laquelle je me suis limité à l’étude comparative du lot attribué à Funkwerk et qui montrait une légère hausse par rapport aux deux autres sociétés», affirme t-il. Le lot 4, souligne-t-il, a fait l’objet d' »une consultation restreinte avant d’être réparti, lui aussi, entre les sociétés Cegelec, Alstom, Thales, Spie et SW».

Au procureur général qui lui demande pourquoi n’avoir pas pris la décision dès le départ de lotir le projet, Ghezli répond : « Cette répartition a été faite le 23 janvier 2006 alors que les offres commerciales ont été reçues en juin, soit six mois après.» Le procureur général exhibe une lettre de Siemens annonçant son retrait de la commission. Le témoin est formel : « Siemens n’a pas les capacités de prendre les 123 sites. Son représentant a demandé à deux reprises la prolongation des délais pour envoyer ses offres, nous avons accepté. Lire la suite

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