formats

«L’Algérie se dirige vers le chaos»

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

Ramdane Taazibt est persuadé que l’attitude du gouvernement va pousser le peuple à la révolte. « Ce n’est pas le PT ni un autre parti de l’opposition qui va appeler la population à sortir dans la rue, mais nous sommes persuadés que le pouvoir, par ses actes et sa politique, va finir par pousser les citoyens à la révolte.»
Le Parti des travailleurs (PT) n’envisage pas de baisser les bras. Louisa Hanoune, leader de cette formation politique, poursuivra son combat pour l’abrogation des dispositions antinationales et antisociales contenues dans la loi de finances 2016. Tout en regrettant la signature par le président Bouteflika de cette loi, Mme Hanoune, par la voix du député Ramdane Taazibt, demande au chef de l’Etat de rectifier le tir dans la loi de finances complémentaire. Hier, devant un parterre composé de moudjahidine, de la famille révolutionnaire, des cadres et militants du parti ; Taazibt est revenu lors d’un meeting animé au centre culturel Ibn Badis à Mohamadia sur la situation politique qui prévaut dans le pays.

Les Algériens, dira-t-il, ont vécu en ce premier jour de la nouvelle année, les premières répercutions de la loi de finances sur leur train de vie. « L’augmentation des prix du carburant en a choqué plus d’un et cela ne va pas s’arrêter à ce stade. La LF 2016 met en danger la stabilité de l’Etat et va générer l’effondrement du pouvoir d’achat du citoyen et de la souveraineté nationale à travers le recours à l’endettement extérieur», avertit M. Taazibt, qui déplore, qu’aujourd’hui, le ministre des Finances, grâce à la LF 2016, peut modifier comme il le veut le budget de l’Etat. Et, dans ce cas de figure, l’Algérie se dirige vers le chaos.

M. Taazibt traite certains ministres du gouvernement Sellal de « menteurs» et explique que la LF 2016 met en péril le patrimoine national, y compris Sonelgaz et Sonatrach. « Les ministres, qui ont expliqué que ces secteurs ne sont pas concernés par l’article 62 (…), sont des menteurs, car cet article ouvre la voie à la privatisation de l’économie nationale», note M. Taazibt, qui demande au président Bouteflika d’élaborer rapidement une loi de finances complémentaire pour abroger les articles qui mettent en péril l’argent public et risquent d’hypothéquer l’avenir des Algériens et de notre pays.

Avant le début de la conférence de M. Taazibt, l’assistance a observé une minute de silence à la mémoire de Hocine Aït Ahmed. Selon l’orateur, le meilleur hommage que l’Algérie puisse rendre à ce personnage historique est de mettre en œuvre une politique conforme aux aspirations de la majorité du peuple et aux intérêts de la nation. « Il faut mettre en échec tous les plans qui risquent de remettre en cause les acquis de la Révolution.

Il faut rendre hommage aux martyrs à travers des actes et des gestes et non par des phrases ou des larmes», lance le député du PT.
Hier encore, des dizaines de personnes présentes à cette conférence ont apporté leur soutien au Groupe des 19 en signant la pétition demandant au président Bouteflika de rencontrer ce groupe. Ils ont également dénoncé les attaques et la cabale dirigées contre Mme Hanoune.

Pour M. Taazibt, cette campagne menée par « des médias fascistes» ne fera que renforcer leur détermination à aller de l’avant. « Le PT dérange car il a posé les véritables problèmes dont souffre notre pays, notamment l’existence d’un pouvoir parallèle, la légalisation du pillage et du siphonage des deniers publics, la privatisation de l’Etat au profit d’une poignée de personnes. Le PTl a dénoncé le comportement des oligarques et des responsables au sein du gouvernement et des hommes politiques», rappelle M. Taazibt, qui estime que le PT, et à sa tête Mme Hanoune, ne va pas se taire.

Le député est persuadé que l’attitude du gouvernement va pousser le peuple à la révolte : « Ce n’est pas le PT ni un autre parti de l’opposition qui va appeler la population à sortir dans la rue, mais nous sommes persuadés que le pouvoir, par ses actes et sa politique, va finir par pousser les citoyens à la révolte.» M. Taazibt nie en outre l’existence d’un mouvement de redressement au PT : « Le député d’Alger, Salim Labbatcha, qui était fidèle à la ligne du parti, a été recruté par ceux que notre politique et nos positions dérangent. Ce militant, qui n’occupait aucun poste de responsabilité, a trahi le PT. Il ne représente que lui-même.»
Lire la suite

formats

Une grande dame digne

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris, à la veille de la nouvelle année 2016, le décès de Mme Aldjia Benallègue Noureddine, ravie à notre affection à l’âge de 96 ans.
Aldjia a été la première femme médecin algérienne en 1942 et constituait une exception au moment où la Deuxième Guerre mondiale battait son plein et où l’occupant redoublait de férocité envers les Algériens, qui allait culminer à travers les innommables massacres perpétrés à Sétif, Guelma, Kherrata et ailleurs. Pensant naïvement que l’armistice allait sonner le glas de la colonisation et ses injustices, les Algériens s’étaient soulevés sans en mesurer les conséquences.

C’est dans cette ambiance troublée que Aldjia a commencé à exercer ce noble métier pour ne plus le quitter jusqu’à sa retraite, après avoir été, dès l’indépendance, l’une des bâtisseuses de la médecine algérienne naissante en formant des générations de praticiens, en pansant les plaies et en soulageant les souffrances de milliers de patients. D’une grande affabilité, Aldjia était stricte et ferme sur les principes et ne ménageait aucun effort pour venir au secours des autres. Lors de l’entretien qu’elle nous a accordé il y a près d’une décennie, cette vieille dame digne, qui allait entrer dans le club des nonagénaires, n’a pas manqué de mettre les points sur les I et de rectifier lorsque cela était nécessaire.

Ainsi, quand j’ai eu l’outrecuidance de qualifier son paternel de « personnage», elle s’en est offusquée pour le présenter comme une « personnalité digne d’intérêt qui a été pour elle et pour les siens plus qu’un père, un phare et une référence». Professeure honoraire à l’université d’Alger, Aldjia, née en 1919, a notamment exercé à l’hôpital Nefissa Hamoud (ex-Parnet), une autre grande figure de la médecine algérienne.

Après sa retraite, Aldjia vivait à l’étranger, notamment à Tartous, en Syrie, où elle a rendu l’âme et où elle a été enterrée vendredi. Mme Benallègue avait écrit un livre autobiographique en 2007, intitulé Le Devoir d’espérance (édité par Casbah) où elle évoque son enfance à Aït Helli, en Kabylie, son apprentissage et son métier sacré de pédiatre auquel elle a consacré des centaines de publications et de conférences. Aux familles Noureddine, Yaker, Benallègue et Kanafani, nos sincères condoléances et notre compassion. Lire la suite

formats

Une année chargée en incertitudes

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

Des événements majeurs qui influeront sur la vie politique nationale sont attendus pour les premiers mois de l’année. Le pouvoir et l’opposition devront abattre leurs cartes et tenter d’imposer leurs agendas respectifs.
L’année 2016, entamée vendredi, devrait être riche en événements politiques. Après une année 2015 passée, globalement, dans une monotonie indescriptible, l’Algérie s’apprête à vivre une période ses plus mouvementées. Des événements majeurs qui influeront, sans nul doute, la vie politique nationale sont attendus pour les premiers mois de l’année où le pouvoir et l’opposition devront abattre leurs cartes et tenter d’imposer leurs agendas respectifs.

En effet, l’arène nationale devrait connaître, de ce fait, des combats acharnés entre les deux parties. Tout commencera, dès les prochains jours, avec la divulgation officielle du contenu de l’avant-projet de révision constitutionnelle, validé lundi dernier par le président Bouteflika. Ce dernier avait demandé l’envoi de la mouture finale aux partis ayant participé à la consultation sur la révision de la Loi fondamentale du pays. Il avait aussi prévu d’informer l’opinion sur son contenu à travers les médias.

Après plusieurs ajournements et des difficultés à convaincre la classe politique de participer à l’élaboration de ce texte, le chef de l’Etat et son pouvoir décident de se passer du « consensus voulu» et de hâter le processus de révision constitutionnelle. Boudé par la majorité des partis de l’opposition ce projet devrait être, selon l’agenda défini par le président Bouteflika à l’issu du dernier Conseil restreint, présenté au Conseil constitutionnel, avant son examen en Conseil des ministres.

La question de la Constitution, en attente depuis 2011, sera « pliée» avant la fin du mois en cours avec la convocation du Parlement pour l’adoption du projet. Même si la voie parlementaire choisie pour la validation de ce texte confirme, d’ores et déjà, que la nouvelle Constitution ne révolutionnera pas le fonctionnement de l’Etat, la présentation de ce texte fera l’objet, sans nul doute, d’un débat houleux. Le pays risque ainsi de vivre un mois de janvier très chaud, à l’image du climat qui règne actuellement.

Ce débat ne sera pas clos avec l’adoption, très attendue, de cette nouvelle Constitution par la majorité FLN-RND. Au contraire, il donnera encore de la matière aux partis de l’opposition qui se sont inscrits dans la rupture totale avec le pouvoir depuis l’organisation de leur congrès, le 10 juin 2014. Refusant de participer aux consultations sur la révision de la Constitution menées par le chef de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, les participants à la rencontre du Mazafran réclament une transition démocratique qui commencera par une présidentielle anticipée.

Et ce n’est pas ce que proposera cette révision de la Constitution, la troisième en quinze ans, voulue par le clan présidentiel.
Malgré les promesses faites de renforcer les droits de l’opposition parlementaire, ce texte justifiera, encore davantage, le second congrès de l’opposition prévu le 18 février prochain. Cette dernière, regroupée au sein de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) et l’Instance de suivi et de coordination (ISCO), devra ainsi revoir sa stratégie de lutte pour la concrétisation de ses revendications. Elle devra donner le ton, dès le 7 janvier, avec sa réunion d’évaluation du travail de la commission politique installée en novembre dernier et chargée de préparer Mazafran II. Ira-t-elle jusqu’à adopter des décisions radicales pour contraindre le pouvoir à la négociation ? Attendons pour voir.

Mais il est certain que l’Algérie entamera 2016 avec une impasse politique inédite, d’autant que le fossé séparant le pouvoir et l’opposition ne cesse de s’élargir. Les polémiques, les échanges vifs entre des représentants du pouvoir et ceux de l’opposition et la crise financière et économique, qui ont marqué la fin de l’année dernière, ne sont que des prémices et des signes avant-coureurs d’une grave crise politique. Une impasse politique qui sera doublée d’une grave tension sociale qui commence déjà avec le mécontentement citoyen après la découverte des premières augmentations des prix, en l’occurrence les nouveaux tarifs des carburants.
Lire la suite

formats

Réactions des syndicats

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

– Bachir Hakem. Porte-parole du CLA
« Les syndicalistes doivent rester vigilants»

« 2015 aura été une année difficile sur le plan national, social et professionnel. Le CLA poursuivra son action dans les conditions difficiles que l’on connaît, avec persévérance et en gardant comme guide, en toutes circonstances, ses valeurs d’égalité, de solidarité, de droit au travail et de libertés. Le CLA souhaite une année 2016 revendicative fructueuse et pleine de réussites syndicales dans l’intérêt de tous les agents, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, précaires et titulaires.

Pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail, le dialogue social, le respect de toutes et tous. 2016 s’annonce difficile avec une plus grande atteinte au pouvoir d’achat suite à la dévaluation du dinar et à la signature de la loi de finances 2016, ainsi que les articles apparus dans la presse sur les changements sur les acquis des travailleurs et notamment celui de la retraite. Le CLA appelle tous ses adhérents à rester vigilants et mobilisés pour les prochaines actions de protestation qui seront entamées, fin janvier ou début février, autour de nos revendications dont la nature de la protestation sera définie après la concertation avec les autres forces syndicales et une large consultation de la base tout en souhaitant que l’année 2016 sera l’année de : 1) l’instauration d’un observatoire national de suivi du pouvoir d’achat. 2) La révision de loi de finances 2016. 3)

La non-atteinte aux acquis sociaux. 4) La révision le plus tôt possible du statut particulier de l’éducation en instaurant l’un des points essentiels : la promotion automatique, qui arrêtera la mascarade observée lors des promotions 2015. 5) L’intégration automatique des contractuels. 6) Etablir une retraite à 25 ans. 7) Revoir sérieusement le système éducatif actuel avec les personnes de terrain. 8) Trouver des solutions à la déperdition scolaire. 9) Arrêter la fuite en avant du ministère de l’Education nationale incapable de tenir ses engagements ni d’établir un dialogue clair et sincère.»

– Meziane Meriane. Coordinateur du Snapest
« Les acquis des travailleurs sont à préserver»

« On a des appréhensions par rapport aux mesures draconiennes qui ont induit une hausse des prix et, par là, un affaiblissement du pouvoir d’achat des enseignants. Dans ce contexte, notre syndicat reste intraitable sur les acquis des travailleurs. Toute atteinte à ces droits verra une réaction de notre part. D’ailleurs, nous avons signé une charte (sur l’éthique et la stabilité, ndlr) et non pas un pacte. La signature de cette charte ne signifie pas l’arrêt de toutes les activités de notre syndicat.

Nous avons été vigilants durant les quatre jours de négociations autour de ce texte. Les dispositions adoptées impérativement devaient respecter les règles contenues dans la Constitution concernant, par exemple, les droits des enseignants. Les acquis des travailleurs doivent être maintenus malgré la chute du prix du pétrole. S’agissant des réformes annoncées par Mme Benghebrit, j’ai précisé devant les présents lors des négociations que malgré les annonces faites sur les réformes adoptées, l’inaction des personnes chargées de l’application des mesures prises par le ministère.

Le personnel est ‘statique’. Et, par là, je fais allusion surtout à certaines académies (directions de l’éducation). La preuve, la circulaire n°003 sur le passage des enseignants des différents paliers est mal appliquée. Donc malgré les efforts, des gens bloquent toujours les décisions prises. Si on ne renouvelle pas le personnel, on risque d’assister à un échec recommencé.»

– Amoura Boualem. Secrétaire général du Satef
« L’état doit faire des efforts»

« Rome ne s’est pas faite en un jour. Chez nous, la construction ne se fera pas du jour au lendemain. Mais nous avons constaté une volonté de changement. Il y a eu, lors des négociations autour de la charte de stabilité, une volonté de régler le parcours du secteur de l’éducation. Notre syndicat, qui regroupe plusieurs sections, a fait des propositions qui ont fini par être prises en compte par la tutelle et on s’en réjouit. Il s’agit de la réduction de la durée des examens de fin d’année primaire (5e), du baccalauréat, du volume horaire et des coefficients.

Il faut de la patience pour voir se concrétiser toutes nos recommandations. La circulaire n°003 du 12 octobre 2015 a été élaborée pour prendre en charge le processus. Un problème se pose : les subordonnés de Mme Benghebrit ne suivent pas toujours les décisions prises. Maintenant pour le pouvoir d’achat, je pense que des catégories de travailleurs du secteur de l’éducation sont lésés, comme les corps communs dont les salaires ne dépassent pas les 18 000 DA.

Début 2000, notre syndicat avait proposé d’augmenter le SMIG à 20 000 DA. Nos augustes députés sont plus à l’aise par rapport à nos travailleurs. L’Etat doit faire des efforts en relevant le SNMG à 30 000 DA. Le rôle que nous assumons est celui de régulateur. L’éducation est le deuxième budget de l’Etat, mais notre problème est la mauvaise gestion.» Lire la suite

formats

Premiers effets de la LF 2016

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

Avec les prix à la hausse, un dinar qui baisse, un prix du carburant qui augmente, de nombreux Algériens vont renoncer, ou du moins reporter à plus tard la perspective d’acheter une voiture.
De longues files d’attente d’automobilistes se sont constituées jeudi dans les stations d’essence de la capitale. Mais aussi dans plusieurs villes de l’intérieur du pays où les files de véhicules ont débordé, créant parfois des embouteillages ou un ralentissement de la circulation routière. Des scènes qu’on avait l’habitude de voir à la veille des fêtes religieuses ou nationales ou lorsqu’il y avait des rumeurs de pénurie.
Ce rush est intervenu à quelques heures de l’entrée en vigueur de l’augmentation des prix des carburants.

Cette dernière a été d’ailleurs plus importante que prévue. Le gasoil est passé de 13,70 DA à 18,76 DA (+5,06 DA), le super de 23 DA à 31,42 DA (+8,42 DA) et le sans-plomb de 22,60 DA à 31,02 DA (+8,42 DA). Selon des témoignages recueillis dans les stations-service, « cette hausse est significative et va avoir de lourdes conséquences sur le plan social». La pilule passe mal et c’est avec un dépit ostensible que certains expriment leur colère.

Ce sont surtout les transporteurs qui craignent un manque à gagner et n’auront d’autre choix que d’augmenter les prix à leur tour. Ainsi, les Algériens découvrent les premiers effets de la crise. « Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? On est mis devant le fait accompli. 2016 s’annonce une année difficile», confie un père de famille dans une station-service d’El Biar.

L’austérité, annoncée par le gouvernement, est aujourd’hui une réalité. Dans le budget « voiture», les carburants représentent une part importante. Les Algériens, très dépendants de l’utilisation de leur véhicule, sont très fortement impactés. Cette dépendance est accentuée par trois facteurs essentiels : l’urbanisation, l’étalement urbain (multiplication des cités AADL) et les dysfonctionnements des transports collectifs malgré des efforts pour aller vers le transport multimodal (métro, tramway, bus).

Il est possible de décomposer les dépenses des ménages occasionnées par l’usage de véhicules personnels en trois sous-postes budgétaires : carburants et lubrifiants ; entretien, réparation et services divers ; achat de pièces détachées. De leur côté, les pouvoirs publics justifient cette hausse par la lutte contre le gaspillage, le commerce illégal et la contrebande frontalière. Selon une déclaration officielle, 25% de la production nationale de carburant sont exportés illégalement vers les pays voisins.

Sur un autre plan, il faut souligner que ces hausses auront des incidences sur le marché des véhicules neufs. Avec les prix à la hausse, un dinar qui baisse, un prix du carburant qui augmente, de nombreux Algériens vont renoncer ou du moins reporter à plus tard la perspective d’acheter une voiture. « Avoir une voiture sera un véritable luxe surtout que même la vignette va augmenter», souligne un réparateur automobile du réseau de l’enseigne Motrio.

Pour sa part, Hamid Aït Enceur, président de l’Union nationale des investisseurs et propriétaires de relais et stations-services (Uniprest), a divulgué la tenue d’un congrès national de l’Union dans les prochains jours pour définir une réponse aux tergiversations du gouvernement concernant l’augmentation de la marge de gain suivant la hausse des prix du carburant qui, selon lui, va accentuer la crise dont souffrent les gérants de station-service ces dernières années, qui risque de mettre au chômage les travailleurs ou de cesser toute activité. Lire la suite

formats

On vous le dit

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

– Actions de proximité de la police à Tizi Ouzou

Dans le cadre de la consécration du principe de police de proximité, la valorisation des voies de communication et le renforcement des relations entre les services de sécurité et les citoyens, la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou a mené le week-end dernier trois actions de proximité à l’adresse des enfants cancéreux hospitalisés au CHU Nedir Mohamed, les sans domicile fixe (SDF) et des personnes âgées du centre de Boukhalfa. A cette occasion, des cadeaux symboliques et des repas chauds ont été distribués à ces franges de la population pour leur rappeler qu’ils ne sont pas en marge de la société, a-t-on indiqué.

– Metka brûle à Hassi R’mel

L’entreprise grecque Metka, spécialisée dans l’électricité et implantée dans la zone industrielle de Hassi R’mel, a connu un important incendie vendredi. Les flammes ont ravagé plus de 25 bureaux administratifs et autres matériels sans pour autant faire de victime. Selon nos informations, cet incendie a été rapidement maîtrisé grâce à l’intervention rapide des pompiers et secouristes relevant de l’entreprise Sonatrach. Les causes de cet incendie restent pour le moment inconnues.

– Décès du DJS de Blida

Le décès, vendredi, du directeur de la jeunesse et des sports (DJS) de la wilaya de Blida a suscité beaucoup d’émotion au sein de la famille sportive. Sur la Toile, plusieurs témoignages émanant d’internautes se souviennent d’un homme qui a beaucoup donné au sport, que ce soit en tant qu’athlète qu’au niveau de l’administration.

Ziane Bouziane, car c’est de lui qu’il s’agit, est parti à jamais, à 59 ans, des suites d’une longue maladie. « Il ne lui restait qu’une année pour sortir en retraite, mais le destin en a voulu autrement. C’était un brave type, honnête et intègre», témoigne un cadre de la DJS de Blida. Le défunt avait commencé sa carrière professionnelle au ministère de la Jeunesse et des Sports et a été aussi DJS dans plusieurs wilayas. Son enterrement a eu lieu vendredi après la prière d’el asr au cimetière de Garidi (Alger).

– La forêt d’Aokas menacée

La bande boisée d’Aokas, considérée comme le poumon de la station balnéaire, se voit menacée à la fois naturellement par la montée des eaux de la mer, mais aussi par un projet de baraquement, appelé pompeusement « Projet d’investissement touristique», alertent des militants associatifs d’Aokas. Le projet, promu par une poignée de particuliers, ne peut déboucher, disent-ils, que sur un « tourisme de dévergondage et une privatisation quasi certaine de la plage, au grand dam de la population locale».

Servant de ceinture de sécurité pour ce qui reste comme agriculture, en empêchant la montée des vents et des sels marins, l’abattage de la forêt engendrera un désastre écologique considérable sur la faune et la flore de la région. La section du PST d’Aokas a, de son côté, lancé un appel à toutes les forces agissantes dans la société (partis politiques, associations, citoyens…) à s’organiser de façon efficiente, afin de trouver les mesures adéquates pour faire face à ce projet, qui ne sert en rien les intérêts des citoyens et de la région.

– Une technique de production fourragère mise au point par un Algérien

Une nouvelle technique de production fourragère hors sol a été mise au point par un chercheur algérien en agronomie, permettant non seulement de multiplier le rendement de cet aliment de bétail, mais d’en assurer aussi la production durant toute l’année. Ce nouveau procédé, appelé fourrage vert hydroponique, peut contribuer à résoudre le problème de déficit de la production fourragère, principal frein au développement de la filière lait en Algérie, selon le concepteur de cette technique, Abdelkrim Chenguel, chercheur à l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (Anvredet).

Conçue pour couvrir les besoins de l’alimentation animale, cette nouvelle technologie permet de produire le fourrage vert sur toute l’année quelles que soient les contraintes climatiques, à la différence du fourrage conventionnel, qui est produit à raison de deux récoltes par an seulement. Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair