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On vous le dit

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.

– Formation sur la taille des agrumes à Blida

Depuis le début de cette semaine, une centaine de personnes bénéficient d’une session de formation dans la taille des agrumes dans la wilaya de Blida. Initiée par la Chambre locale d’agriculture, en partenariat avec des instituts agricoles, cette formation, s’étalant sur une dizaine de jours, vise à répondre à un besoin pressant en matière d’entretien des agrumes. Il y a eu environ 150 inscrits dont la formation sera sanctionnée par une attestation.

« Les agrumiculteurs souffrent énormément à cause de la rareté de la main-d’œuvre qualifiée dans ce créneau. Une bonne taille augmente la production, donne des fruits de gros calibre et entretient les vergers», déclare Maâmar Abri, directeur de la Chambre agricole de Blida. Toujours dans le cadre de l’agrumiculture, un Salon dédié à l’orange se déroulera du 14 au 16 janvier à Oued El Alleug, une commune de la wilaya de Blida classée première à l’échelle nationale en matière de production de l’orange.

– Une journée d’étude sur la mise en tourisme de la Kabylie

Le journal Destinations Algérie, en collaboration avec l’Ecole supérieure internationale d’hôtellerie et de tourisme (ESITH) de Tizi Ouzou, organisera le 28 janvier une journée d’étude ayant pour thème « La mise en tourisme d’un territoire : la Kabylie». Plusieurs communications seront présentées par des professionnels du secteur.

Il sera question d’aborder plusieurs thématiques : la communication interne, comment définir les besoins d’un territoire, l’impact de l’industrie touristique sur l’économie et le rôle des offices de tourisme et des agences de voyages. La presse spécialisée dans le tourisme reste peu présente, mais est nécessaire pour l’analyse et l’investigation, une manière d’aller au-delà du communiqué de presse des ministères et institutions.

– L’ex-candidat du FLN aux sénatoriales indésirable à Mechtras

Rien ne va plus à la mairie de Mechtras (Tizi Ouzou). Et pour cause, des élus du Front de libération nationale (FLN), à leur tête l’ancien candidat du parti aux dernières sénatoriales, font des pieds et des mains pour bloquer le vote du budget primitif (BP), créant ainsi l’inertie et l’instabilité au sein de cette municipalité. Cet ancien candidat aux dernières sénatoriales, alors qu’il sillonnait les quatre coins de la Kabylie, avait fait usage de tout son talent pour vanter sa volonté à œuvrer de toutes ses forces pour contribuer au développement de cette région, mais voilà que sa bonne foi est vite contredite dans sa propre commune par son comportement jugé « indigne» par les travailleurs.

En effet, le blocage de la mairie induit notamment un retard criant dans le développement de la commune, le blocage des salaires des travailleurs et surtout pénalise grandement la population de Mechtras. Le comble dans cette affaire, c’est que les agissements de cet ancien postulant aux dernières sénatoriale ont pour objectif de bloquer uniquement le travail du maire de cette commune qui est, lui-même, issu des rangs du FLN.

– 8 contrebandiers et 8 immigrants clandestins appréhendés au Sud

« Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de lutte contre la criminalité organisée, des détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) relevant des secteurs opérationnels d’In Guezzam et de Bordj Badji Mokhtar (6e Région militaire) ont appréhendé, le 12 janvier dernier, huit contrebandiers et huit immigrants clandestins et saisi trois camions et un véhicule tout-terrain, 25 t de denrées alimentaires, 2,5 t de ciment, 5 détecteurs de métaux, 7900 l de carburant, une somme 97 790 DA et des téléphones portables. De même, un détachement relevant du secteur opérationnel de Tindouf (3e Région militaire) a saisi un camion chargé de 10 600 l de carburant destinés à la contrebande», ajoute le communiqué. Par ailleurs et à Tlemcen (2e Région militaire), 2730 l de carburant ont été saisis par les éléments des garde-frontières. Lire la suite

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Mme Benghebrit veut plus de scientifiques au primaire

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.

La nomenclature des spécialités des candidats concernés par ce concours sera élargie, « plus qu’en 2015, où le ministère a élargi l’accès à 18 autres diplômes, en comparaison avec les éditions précédentes du concours de recrutement», précise la ministre.
Le concours de recrutement des enseignants pour l’année scolaire 2016-2017 sera organisé en février prochain, a annoncé la ministre de l’Education nationale, invitée hier de la Chaîne 1 de la Radio nationale. Cependant, explique Mme Benghebrit, le nombre de postes à pourvoir n’est pas encore défini : « Nous serons fixés à l’issue de toutes les réunions régionales prévues à cet effet.

Car, il faut savoir que le nombre de postes est en rapport avec les départs à la retraite et les nouveaux postes budgétaires qui vont être créés.» L’invitée de la Chaîne I indique que les départs à la retraite représentent, dans 90% des cas, des demandes de départ anticipé, contre 10% de départs à l’âge légal. La nomenclature des spécialités des candidats concernés par ce concours sera élargie, « plus qu’en 2015, où le ministère a élargi l’accès à 18 autres diplômes, en comparaison avec les éditions précédentes du concours de recrutement», précise la ministre.

La nouveauté réside, selon Mme Benghebrit, dans le fait qu’une attention particulière sera donnée à la compétence des candidats retenus. « Nous avons remarqué que pour le palier du primaire, les recrues étaient pour la majorité issues des filières littéraires, ce qui était une aberration du moment que l’enseignant du primaire est appelé à enseigner également les mathématiques, les sciences, la technologie…», souligne la ministre, précisant que les critères de sélection ne se baseront pas uniquement sur l’ancienneté du diplôme, mais beaucoup plus sur la compétence du candidat. Le concours se fera sur la base d’épreuves écrites.

Concernant le concours de recrutement des intendants, Mme Benghebrit affirme que les résultats seront connus dans 10 jours : « Plus de 165 000 candidats ont participé au concours, ce qui a nécessité des moyens énormes pour les corrections, qui tirent à leur fin.» La ministre révèle par ailleurs que les cas des enseignants contractuels n’ayant pas encore perçu leurs droits sont dus au contournement de certaines procédures de recrutement par les responsables locaux. « Le règlement de ce problème est en cours. La solution a nécessité des dérogations pour pouvoir placer ces cas dans un cadre légal», rassure-t-elle.

Concernant la réunion prévue aujourd’hui sur la gestion des œuvres sociales, Mme Benghebrit indique qu’il s’agit d’une consultation avec tous les syndicats du secteur autour des dysfonctionnements relevés après la première expérience de gestion effectuée dans le cadre de la commission nationale élue en 2012. « Il s’agit d’aboutir à une concertation sur un avant- projet d’arrêté pour définir les prérogatives de chaque partie intervenant dans la gestion», détaille la ministre. Et de préciser qu’un groupe de travail se penche sur cette question depuis un mois, pour mettre en place les mécanismes afin d’assurer une gestion transparente de l’argent des travailleurs du secteur. Il faut savoir que les dysfonctionnements relevés sont engendrés par le chevauchement des prérogatives de l’ordonnateur installé par l’administration et celles des membres de la commission élue.

Quant à l’enseignement de tamazight, Nouria Benghebrit se félicite de la constitutionnalisation de cette langue et promet de continuer à travailler pour sa promotion. « Nous espérons généraliser l’enseignement de tamazight dans tous les établissements du pays», déclare l’invitée de la radio, rappelant qu’en 2015, tamazight était enseigné dans 22 wilayas. « Le débat est ouvert. Nous voulons un consensus. Nous n’avons pas de position pour favoriser une partie précise», soutient Mme Benghebrit, révélant que le fonds des œuvres sociales s’élève à 9 milliards de dinars. Concernant l’argent détourné des œuvres sociales, la ministre assure que « la justice sera saisie pour confondre les auteurs des défaillances, selon les textes réglementaires en vigueur».
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Licences d’importation : Le quota fixé à 152 000 véhicules pour 2016

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.

C’est désormais connu, les quotas d’importation pour lesquels sont soumises les licences d’importation ont été fixés pour 2016.
Pour les véhicules, la quantité autorisée à être importée par les concessionnaires sur l’année en cours s’élève à 152 000 unités, selon un membre du comité chargé de la délivrance de ces licences, cité par l’APS. Ceci alors que le nombre de véhicules importés en 2015 a été de l’ordre de 300 000 unités (contre 439 637 en 2014).

Ce contingent concerne les véhicules automobiles pour le transport de dix personnes ou plus (chauffeur inclus), les véhicules de tourisme et autres véhicules automobiles principalement conçus pour le transport des personnes (y compris les voitures de type break et les voitures de course) et les véhicules automobiles pour le transport des marchandises.

Reste cependant à savoir quel sera le quota pour chaque marque de véhicules à importer au cours de l’année. A noter qu’outre les véhicules, ces contingents quantitatifs concernent également le ciment Portland (1,5 million de tonnes) et l’acier rond dont le quota annuel a été fixé à 2 millions de tonnes. Lire la suite

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Le brasier libyen et le spectre de Tiguentourine

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.

L’arrestation des 7 terroristes par les éléments de l’Armée nationale populaire à Hassi Kiout est un indicateur de la persistance des groupes
armés, libyens et autres, qui écument encore la région du Sahel à vouloir commettre des attaques en Algérie.
Sept terroristes libyens ont été appréhendés mardi dans la zone de Hassi Kiout (Illizi) par les éléments d’un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) relevant du secteur opérationnel nord-est d’In Amenas, a indiqué un communiqué de la 4e Région militaire à Ouargla, repris avant-hier par l’agence officielle APS. L’opération a permis la saisie d’un lot d’armement composé de quatre fusils automatiques de type kalachnikov, quatre fusils à pompe et d’un fusil de précision, ainsi qu’une importante quantité de munitions, une paire de jumelles et deux tenues de combat, relève-t-on dans le communiqué.

Trois véhicules tout-terrain ont également été récupérés lors de cette opération, a ajouté la même source. Lundi dernier, un détachement de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Médéa a arrêté à Tablat un terroriste et récupéré une quantité de munitions, une paire de jumelles et d’autres objets, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). « L’opération s’est soldée, également, par la récupération d’une quantité de munitions, une paire de jumelles et d’autres objets», précise la même source.

Avant-hier encore, un dangereux individu, qui avait rallié les groupes terroristes en 1996, a été « neutralisé» par un détachement de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Jijel, indique le MDN dans un communiqué. « L’opération s’est soldée par la saisie d’un pistolet-mitrailleur de type kalachnikov, deux chargeurs de munitions, une paire de jumelles, des balles et 7 téléphones portables», a ajouté la même source. Autant d’opérations menées donc contre les groupes terroristes dans différentes régions du pays. L’activité terroriste n’a donc pas cessé.

Au contraire, à suivre les communiqués du ministère de la Défense, qui rend compte des opérations que l’ANP organise, force est de croire que la situation sécuritaire est bien loin de la quiétude que pouvait bien inspirer le calme qui prévaut sur le territoire national depuis plusieurs années. Aussi bien dans le nord du pays que le long des frontières que les terroristes tentent de franchir comme cela avait été le cas en 2013, lorsqu’un important groupe a attaqué le site gazier de Tiguentourine à In Amenas, dans la wilaya d’Ilizi, la menace persiste et reste toujours présente en raison de l’insécurité que connaissent les pays voisins de l’Algérie.

Il est vrai que les différents groupes opérant au Niger et au Mali ont subi plusieurs revers et semblent bien amoindris depuis plus de deux ans, mais le brasier libyen déborde constamment. Et Daech qui occupe déjà le terrain à Benghazi, dans l’est de la Libye, essaie de percer encore vers l’ouest. L’arrestation de 7 terroristes par les éléments de l’ANP à Hassi Kiout est un indicateur de la persistance des groupes armés qui écument encore la région du Sahel à vouloir commettre des attaques en Algérie.

A voir le nombre d’opérations où les services de sécurité ont récupéré des lots d’armement, en quantité et en qualité, le long des frontières, c’est en réalité une véritable guerre que le terrorisme a déclarée à notre pays. L’ANP arrivera-t-elle encore à contenir les menaces terroristes qui se multiplient ? L’engagement des services de sécurité suffira-t-il pour repousser les groupes armés ? Quels que soient les efforts consentis pour sécuriser des frontières longues de 6000 km, la solution dépend aussi de la stabilisation de la situation politico-sécuritaire dans les pays voisins, notamment la Libye et les pays du Sahel.
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Le Grand Sud intéresse les Allemands

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.

La délégation algérienne accompagnant le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans sa visite en Allemagne, à l’invitation de la chancelière Angela Merkel, a souhaité la concrétisation rapide des contrats, notamment ceux concernant les secteurs de l’agriculture, de la construction mécanique et de l’environnement.
L’Algérie et l’Allemagne vont signer, dans les prochains jours, une trentaine de contrats concernant plusieurs secteurs d’activité. La délégation algérienne accompagnant le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans sa visite d’un jour en Allemagne, à l’invitation de la chancelière allemande, Angela Merkel, a souhaité la concrétisation rapide de ses contrats, notamment ceux qui concernent les secteurs de l’agriculture, la construction mécanique, l’environnement, le traitement des eaux, la production des pièces détachées, l’industrie des travaux publics et la logistique, la télécommunication.

Lors du forum d’affaires tenu à Berlin, présidé par M. Sellal et le secrétaire d’Etat parlementaire du ministère fédéral allemand de l’Economie et de l’Energie, Uwe Beckmeyern, les Allemands, fortement présents à ce rendez-vous (près de 200 opérateurs)étaient unanimes à reconnaître que « le marché européen est saturé et les flux financiers se raréfient pour le marché allemand». Ils considèrent que « l’Algérie pourrait être une plateforme nord-africaine d’extension pour non seulement intensifier leur intervention en Algérie et pourquoi pas avoir un regard plus développé sur l’Afrique du Nord», rapporte l’APS.

Pour les Allemands, l’Algérie recèle un énorme potentiel, sa jeunesse. Le Grand Sud est également privilégié. Ils ont affiché leur intérêt pour le marché algérien et leur volonté de s’engager avec l’Algérie. Par contre, les opérateurs qui n’ont pas encore établi de contrat ont souhaité visiter l’Algérie pour voir sur place les capacités de réception et l’environnement des affaires. Le Grand Sud s’est taillé la part du lion en termes de contrats de partenariat en préparation entre des entreprises allemandes et des opérateurs algériens.

Des contrats dans la fabrication de pièces détachées automobiles, avec Mercedes en particulier, dans les domaines de l’hydraulique et du développement de l’agriculture dans le Grand Sud seront signés prochainement entre entreprises algériennes et allemandes. Outre le dossier de l’énergie solaire qui « devrait être repris sous différentes formes», l’Algérie a décidé de reprendre l’industrie textile en main avec la signature de contrats, toujours dans le Grand Sud.

Des sociétés allemandes déjà implantées (200 environ) souhaitent élargir leurs activités, certaines veulent investir dans de grands travaux en lien avec l’environnement, notamment à Ouargla et El Oued, tandis que d’autres sont tentées par l’industrie agroalimentaire dans le Grand Sud et l’agriculture des grandes surfaces. Lors de ce forum, des rendez-vous ont été pris pour d’autres visites en vue d’avancer les négociations entre les opérateurs des deux parties. Au cours de sa visite, qui s’est achevée mardi soir, M. Sellal s’est entretenu avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président fédéral, Joachim Gauk, et le président du Bundestag, Nobert Lammert. Lire la suite

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Des promesses mielleuses pour une réalité amère

Publié le 14/01/2016, par dans Non classé.

Le ministre de l’Agriculteur, du Développement rural et de la Pêche, Sidi Ahmed Ferroukhi, se veut très rassurant quant aux risques de sécheresse qui menace le pays.
Lors de sa visite d’inspection, hier, dans la wilaya de Boumerdès, il a affirmé que « le manque de pluviométrie n’aura aucune influence sur l’agriculture, et ce, grâce au programme du Président qui tend à augmenter les surfaces irriguées à 2 millions d’hectares en 2019». Sur le terrain, la réalité est tout autre. Dans la wilaya de Boumerdès, 80% de la surface agricole utile que recèle la région, estimée à 64 110 ha, est arrosée grâce aux eaux pluviales.

La superficie des terres irriguées où on cultivait des céréales l’année dernière ne dépassait pas 210 ha, soit 26% de l’objectif tracé. Les quelques retenues collinaires et les trois barrages d’eau réalisés par l’Etat dans le but d’accroître la production agricole ne sont pas d’un grand secours pour les agriculteurs. « Il y a 10 ans, la wilaya disposait de 45 retenues collinaires, mais la quasi-totalité est envasée et ne contient plus d’eau», déplore un membre de la Chambre locale d’agriculture.

Même les barrages d’eau de Naciria, Sidi Daoud et Cap Djinet ne sont pas exploités à bon escient à cause de l’absence de conduites. « Cela fait 5 ans qu’on attend la rénovation du réseau d’irrigation pour arroser une surface de 300 ha à partir du barrage de Hamiz. En vain. Notre région occupe la première place dans la production des produits maraîchers, mais nous n’avons pas d’eau pour irriguer nos champs. Et si cela continue comme ça, même nos puits vont tarir d’ici avril», s’inquiète un agriculteur de Boudouaou El Bahri, une localité qui compte plus de 4500 serres.

Il faut dire que même la réutilisation des eaux conventionnelles n’est pas vulgarisée à travers le pays. La wilaya de Boumerdès compte trois stations d’épuration, dont la plus importante se trouve à Foes. Celle-ci a épuré 5,3 millions de mètres cubes d’eau en 2014, mais 93,12% sont rejetés à la mer. Pour le moment, seuls deux agriculteurs de Corso utilisent les eaux épurées dans l’irrigation après avoir déboursé 45 millions de dinars pour la réalisation des conduites.

Lors de sa visite, le ministre a tenu à tranquilliser les producteurs de pommes de terre, précisant que l’Etat a pris, il y a dix jours, des mesures pour réguler la vente de ce légume afin de mieux contrôler le marché. « Nous avons décidé de récupérer le surplus de production et de stocker 40 000 t pour faire face à une éventuelle pénurie de ce tubercule à l’avenir et préserver l’équilibre du marché», a-t-il indiqué.

Des fermes-pilotes sous-exploitées

Les agriculteurs affirment que la pomme de terre est cédée à 15 DA/kg au niveau des marchés de gros. Certains craignent de faire faillite, accusant les spéculateurs et des propriétaires d’unités de stockage de profiter de cette situation. M. Ferroukhi a souligné, par ailleurs, que l’opération d’octroi d’actes de concession des terres agricoles n’a pas dépassé les 67%.

Une opération qui traîne à cause du trafic et de la mafia du foncier agricole. « L’Etat donne des terres à ceux qui ne les exploitent pas», dénonce Mahfouf Halim (28 ans), rencontré hier en marge de la visite du ministre. « J’ai acheté, avec un acte notarié, 4 ha chez un membre de l’EAC Mohamed Brossi à Rouiba à raison de 20 millions de dinars. L’exploitation était abandonnée. J’ai dépensé plus de cette somme pour la remettre en valeur en réalisant 52 serres sur place, mais je n’ai toujours pas pu obtenir l’acte de concession», regrette-t-il.

Un autre agriculteur, Kamel Rahal, dit avoir loué un hectare à un membre d’une EAC pour 12 millions de centimes pour faire une pépinière. « Je suis même allé à Béchar. Cela fait deux ans que j’ai demandé 50 ha là-bas pour les mettre en valeur, j’attends toujours une réponse. Un responsable de la DSA m’avait même proposé de me louer ses terres, j’ai refusé. Si l’Etat n’agit pas pour assainir la situation du foncier agricole, on ne pourra jamais réduire la facture des importations», préconise-t-il.

Il y a deux mois, le Premier ministre avait déclaré à partir de Biskra que les terres agricoles de l’Etat qui ne sont pas cultivées seront retirées à leurs propriétaires. Cependant, aucune enquête ou autre mesure n’ont été enclenchées pour traduire cet engagement dans les faits. Pis, même les fermes-pilotes, placées en 2010 sous la tutelle de la SGP/SGDA sont sous-exploitées. C’est le cas dans les wilayas de Boumerdès, Tizi Ouzou, Chlef, El Tarf, Tipasa, Relizaine, etc.

Certaines d’entre elles ont été concédées à des privés alors que d’autres sont laissées en jachère. La wilaya de Boumerdès en compte trois, la plus importante d’entre elles se trouve entre Issers et Bordj Menaïel. Elle s’étend sur 830 ha de terres à haut rendement agricole. Cependant, le gros de ce potentiel profite à la mafia du foncier et aux pseudo-agriculteurs. Plus de 500 ha sont occupés par des individus qui se sont même permis d’y econstruire des habitations. Lire la suite

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