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Da El Hocine raconté par les siens

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

C’est dans l’enceinte d’un monument édifié à la gloire de l’aède Cheikh Mohand Ou Lhocine que se trouve la demeure où Hocine Aït Ahmed est né et a grandi.
Il est 10h, en ce jeudi 24 décembre 2015. Nous sommes à Ath Ahmed, localité natale du désormais regretté fondateur du Front des forces socialistes (FFS), Hocine Aït Ahmed. Le village relève de la commune de Aït Yahia, daïra de Aïn El Hammam (ex-Michelet), distant de 50 km environ au sud-est du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Ici, jeudi est la journée de pèlerinage hebdomadaire au mausolée du saint Cheikh Mohand Ou Lhocine.

Les ruelles étroites du hameau grouillent de monde. Des grappes de femmes portant offrandes et bougies viennent prier et « solliciter» la baraka protectrice du saint homme et poète, décédé en 1901. C’est dans l’enceinte de ce monument édifié à la gloire de l’aède Cheikh Mohand Ou Lhocine que se trouve la demeure où Hocine Aït Ahmed est né et a grandi. Elle est adossée à celle où repose son vénéré aïeul. Deux hommes au parcours atypique, qui ont marqué, chacun dans son domaine, son époque, particulièrement par des auras populaires et d’engagement.

Une reconnaissance post mortem des plus émouvantes

Affalée sur un tabouret, à l’entrée d’un garage où est servie une « waâda» aux visiteurs venant présenter leurs condoléances à la famille Aït Ahmed, une vieille femme, éprouvée par le chagrin dira, les yeux noyés de larmes : « Dargaz Ammi, c’était un grand homme, adoré de tous depuis son jeune âge. Sa demeure était le refuge des maquisards pendant la guerre de libération.

Que Dieu ait son âme.» Sa jeune fille l’asperge de parfum pour qu’elle reprenne ses esprits. La foule grossit devant le domicile mortuaire des Aït Ahmed. Le portable collé à l’oreille, Boussaâd, le neveu du défunt chef historique, répond aux appelants qui demandaient des informations sur la date du rapatriement et sur le déroulement des funérailles. « Conformément à son vœu avant son décès, il sera enterré ici au village.

Je suis en contact permanent avec son fils Jugurtha, installé en Suisse. Une délégation du parti est déjà sur place (jeudi matin, ndlr). J’ai lu sur certains supports médiatiques qu’il sera enterré au Maroc. Ce ne sont que des bobards», dit Boussaâd. « Depuis mercredi soir, poursuivait-il, nous sommes assaillis par des contacts d’un peu partout, y compris de l’étranger, demandant… ‘‘Pourquoi le Maroc ? N’est-il pas… ? etc, etc. » Si El Hocine Aït Ahmed n’avait jamais émis de désir d’être enterré hors de chez lui…

C’est invraisemblable pour un homme qui avait toujours adoré son pays, milité et s’est sacrifié pour l’Algérie !». Boussaâd ajoute : « Mais cela ne nous étonne pas, puisque l’année dernière déjà une rumeur l’avait annoncé pour mort.» Donc, Dda El Hocine, comme on l’appelle affectueusement, reposera parmi les siens, au cimetière du village. « Nous nous organisons avec le parti, l’APC et les citoyens de la région pour encadrer les foules qui déferleront au village pour assister aux obsèques». Hocine Aït Ahmed, nous dira son neveu, laisse deux garçons et une fille. Il avait perdu sa mère en 1983, et comme il était en exil, il n’avait pas pu assister à son enterrement. En 2004, Mohand Amokrane, le jeune frère de Si El Hocine, rejoint l’au-delà, alors que leur père est décédé en 1959.

C’est également de son vivant que le chef du premier parti de l’opposition en Algérie a perdu successivement deux de ses quatre sœurs, Zhor et Fatima. Il ne reste de la fratrie que Nora et Leila (que Dieu leur prête longue vie). « Si El Hocine était quelqu’un d’extraordinaire. J’ai eu à travailler avec lui dans le service d’ordre au sein du FFS. Il était très sensible, pensait à tous les militants et se souciait de tout le monde. Il ne pouvait jamais dîner avant les autres. Il était toujours aux petits soins avec ses accompagnateurs et les policiers qui se bousculaient d’ailleurs pour être de l’équipe de garde.

Il ne s’énervait jamais, malgré la charge de travail. L’image qui m’a frappé en le côtoyant de près, c’est qu’il ne cessait jamais de remercier tout le monde, leur disant : ‘‘Ce que vous faites compte beaucoup pour moi »», témoigne encore Boussaâd, le neveu du regretté disparu, en rapportant cette anecdote : « Un jour, au village, à l’âge de 4 ans (Aït Ahmed) alors qu’il discutait avec Cheikh Saïd de Larbaâ Nath Irathen, un vieux ‘‘boudali » marabout (ce type d’aliénés mentaux mais sages, errants et souvent prédicateurs d’avenir, fréquents en Kabylie), lui lançait : ‘‘Si El Hocine, la fourrure de ta jaquette sent la politique ; tu es prédestiné à cela ! »» Boussaâd rapporte encore : « En rentrant en Algérie le 15 décembre 1989, Hocine Aït Ahmed a eu droit à un accueil triomphal. Un véritable raz-de-marée humain avait déferlé sur le village.

Sur son chemin, Si El Hocine s’est arrêté à Larbaâ Nath Irathen, Ath Hichem, Aïn El Hammam… Il faisait du porte-à-porte pour saluer les gens. Il disait : ‘‘Je comprends les gens avec lesquels j’étais pendant toutes ces années passées dans la région. Je suis agréablement surpris par l’engouement de ces jeunes qui ne m’ont même pas connu physiquement.

C’est un grand honneur pour moi »». Selon notre interlocuteur, Aït Ahmed aimait s’isoler sur les hauteurs du village, au lieudit Anar Oufella. Il aimait contempler la nature, lire les journaux et discuter avec des écoliers de passage. Autre anecdote : « Un jour, Dda El Hocine demandera à un élève en arabe : ‘‘Kam sana taqra ? » (tu es en quelle année dans ta scolarité ?) N’ayant rien compris, l’enfant s’est tu. Aït Ahmed revient à la charge en lui reposant la même question en français.

Et l’enfant lui répondit illico : ‘‘En 3e année primaire ! » Aït Ahmed dira alors : ‘‘L’élève a étudié trois ans en arabe et n’a rien compris, mais il a su répondre en français alors qu’il n’a pas encore commencé à étudier cette langue… », s’était-il étonné», ajoute Boussaâd en nous rappelant quelques hauts faits d’armes de son oncle. « Il était le seul Lire la suite

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Batna : 12 casemates aménagées détruites par l’ANP

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Douze casemates aménagées et une bombe de confection artisanale ont été découvertes et détruites jeudi par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) relevant du secteur opérationnel de Batna, indiquait, hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Batna (5e Région militaire) a découvert et détruit, le 24 décembre 2015, 12 casemates aménagées et une bombe de confection artisanale», relève la même source. D’autre part, des éléments de la Gendarmerie nationale et des garde-frontières de Tlemcen (2e Région militaire) « ont déjoué une tentative de colportage d’une grande quantité de kif traité s’élevant à dix (10) quintaux et quarante (40) kilogrammes».

Au niveau de la 5e Région militaire, des éléments des garde-frontières relevant respectivement des secteurs opérationnels de Souk Ahras, Tébessa et El-Taref « ont mis en échec des tentatives de contrebande d’importantes quantités de carburant s’élevant à 23 697 litres». De même, un détachement relevant du secteur opérationnel d’In Guezzam (6e Région militaire) « a appréhendé trois (3) contrebandiers et saisi 2350 litres de carburant».
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Aït Ahmed ou l’art difficile de s’opposer au régime, pas à l’Etat

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

La disparition de Hocine Aït Ahmed renferme une charge symbolique tellement intense qu’on se demande si elle relève exclusivement du symbole ou s’il s’agit plus concrètement d’un glas qui sonne une fin. Mais la fin de quoi ?
Aït Ahmed le moudjahid n’est plus et avec lui sera enfouie l’une des plus belles pages de la guerre de Libération. Une page sur laquelle il était écrit que la guerre de Libération devait engendrer une révolution porteuse de développement politique, économique, social et culturel. Une révolution que seuls les peuples privés depuis trop longtemps de liberté peuvent rêver d’engendrer. Pourtant, cette page renferme aussi des paragraphes relatant à demi-mot des alliances mortifères contre-nature entre des jeunes trentenaires épris de liberté et d’autres de même génération obsédés par le pouvoir.

Les seconds ont gagné. Aït Ahmed le militant n’est plus et avec lui le projet de plusieurs générations d’Algériens s’éloigne un peu plus. Vécu finalement comme un rêve, ce projet n’avait pourtant rien d’utopique. Utopique, le fait de penser que l’Algérie indépendante devait être un pays libre, parce qu’uni dans le pluralisme et la pluralité ? Utopique, la conviction que l’Algérie, vainqueur de la puissance coloniale, devait devenir forte, parce que ne craignant pas les critiques et les contestations qu’engendrent les forces vives ?

Utopique, le projet de bâtir une Algérie qui ne craint pas d’être en même temps musulmane et moderne, amazighe et arabe, africaine et méditerranéenne ? Non ! Et pourtant les partisans de cette Algérie-là ont perdu et beaucoup d’entre eux meurent en exil. Aït Ahmed l’opposant n’est plus. Et c’est peut-être là que réside le plus grand motif de tristesse. Pendant des décennies, il a incarné une certaine idée de l’opposition. Son célèbre « ni Etat intégriste ni Etat policier» lui a valu des soutiens francs et des critiques acerbes. Mais en définitive, et malgré les vicissitudes du parti qu’il a fondé et dirigé, c’est finalement ce « ni…ni…» qui constitue le premier courant politique de ce pays.

Ce sont ces millions d’opposants silencieux, qui ne font confiance ni aux autorités en place ni aux partis politiques ; ni aux islamistes ni aux laïcs ; ni aux conservateurs nationalistes ni aux libéraux modernistes ; ni aux syndicats, ni aux patrons… Ces millions d’opposants silencieux qui ne votent ni aux élections législatives ni à la présidentielle, leur préférant un match de football en temps de pluie ou une balade sur la plage quand il fait soleil… Ces opposants-là sont-ils en train de perdre ? Eux aussi ? De l’aveu même de ses détracteurs, Aït Ahmed a toujours su faire la part des choses entre l’opposition au régime (aux personnes dont il conteste la gouvernance, disent-ils…) et sa loyauté envers l’Etat.

Pour celui qui a directement contribué à la naissance de cet Etat, qui en a imaginé les contours, fixé les objectifs et rêvé les ambitions, cette distinction coule de source. Pour celui qui a côtoyé Abane et Belouizdad, qui a vécu la Déclaration du 1er Novembre, Bandung et la Soummam, cette distinction est toute naturelle. C’est la distinction qu’il faisait entre intervention étrangère et médiation, entre élections pluralistes et élections transparentes, entre compromis et compromissions.

Ces détracteurs qui, aujourd’hui, louent le patriote et néanmoins opposant au régime, ont raison de faire cette distinction. Ils ont raison, parce qu’elle leur permet de récupérer politiquement un événement susceptible de compenser leur déficit de légitimité et parce qu’ils tentent une diversion bien utile en ces temps d’incertitude. Cette précision est utile, car cette capacité de reconnaître l’amour de la patrie dans l’opposition au régime et de distinguer entre l’opposition au régime et la contestation générale relèvent d’une qualité qui se raréfie.

En effet, lorsque des jeunes en colère coupent des routes, insultent des policiers ou détruisent des édifices publics, sont-ils dans une logique d’opposition au régime ou à l’Etat ? Les impôts non payés, la contrebande aux frontières et autres petits passe-droits monnayés reflètent-ils de l’incivisme caractérisé (rupture avec l’Etat) ou une réaction à la grande corruption institutionnalisée (rupture avec régime) ? Les violences verbales, routières, familiales, scolaires et politiques sont-elles la marque d’une société réfractaire à l’ordre (et donc à l’Etat) ou un système réfractaire à la justice (opposition au régime) ?

Les Algériens sont soumis à cette ambiguïté régime-Etat depuis tellement longtemps que la médaille n’a finalement plus deux, mais une seule facette. L’absence totale de comptabilité et d’alternance, additionnée au renversement invraisemblable de l’échelle des valeurs ont affaibli l’opposition, comme posture porteuse de projet d’avenir.

A la place, se sont imposés deux types de contestation : la première est dans la rue et contribue à détruire les liens sociaux fondateurs de l’Etat, l’autre est à l’intérieur du régime et collabore à détruire les institutions de l’Etat. Ce double mouvement de contestation produit des dommages directs et collatéraux de plus en plus meurtriers. Et si le pire dommage à craindre était que le slogan à venir ne soit plus « Ni Etat policier ni Etat intégriste», mais « Ni régime ni Etat» ?! Lire la suite

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Azeffoun (Tizi Ouzou) : Deux chefs terroristes abattus

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Les forces de sécurité ont réussi, hier, à mettre hors d’état de nuire deux terroristes, près de Tigrine, commune d’Aït Chaffaâ, dans la daïra d’Azeffoun, à 65 km au nord-est de Tizi Ouzou.
Selon des sources locales, ces deux islamistes armés, deux émirs activant dans la région, ont été abattus dans une embuscade tendue par les éléments de l’ANP. « Deux dangereux éléments activant au sein des groupes terroristes depuis 1994 ont été abattus. Il s’agit des dénommés Z. Rachid et B. Samir qui ont commis plusieurs actes criminels dans la région.

L’opération a permis de récupérer deux pistolets- mitrailleurs de type kalachnikov, une paire de jumelles, une quantité de munitions, des téléphones portables et d’autres objets», précise également un communiqué du ministère de la Défense nationale. Par ailleurs, rappelons que mardi dernier, six casemates aménagées ont été découvertes dans les forêts d’Aghribs, Azeffoun et Yakouren, à l’est de Tizi Ouzou, et détruites par les éléments de l’ANP. Lire la suite

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Rapatriement de la dépouille de Hocine Aït Ahmed jeudi, enterrement vendredi

Publié le 25/12/2015, par dans Non classé.

La dépouille de Hocine Ait Ahmed, décédé mercredi à Lausanne (Suisse), sera rapatriée jeudi prochain et enterrée le lendemain, vendredi, dans son village natal à Aïn El Hammam (Tizi Ouzou), a annoncé vendredi le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) Mohamed Nebbou.
« La dépouille de Hocine Aït Ahmed sera rapatriée jeudi 31 décembre et une veillée de recueillement aura lieu le même jour au siège national du parti à Alger. Il sera inhumé le lendemain, vendredi 1 janvier, dans son village natal, dans la commune d’Aït Yahia à Ain El Hammam », a indiqué M. Nebbou dans une déclaration à la presse au siège du FFS.

Il a ajouté que les funérailles seront « nationales et populaires », précisant qu' »avant le rapatriement du corps du défunt, une cérémonie de recueillement aura lieu mardi prochain à Lausanne pour permettre à ses amis en Suisse de lui rendre un dernier hommage ».

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait décrété jeudi un deuil national de 8 jours sur l’ensemble du territoire national, à compter de vendredi 25 décembre 2015, à la suite du décès du moudjahid Hocine Aït Ahmed, l’un des dirigeants historiques de la Révolution du 1er novembre 1954. Lire la suite

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Balade exotique avec le trio japonais Wasanbom

Publié le 25/12/2015, par dans Non classé.
Balade exotique avec le trio japonais Wasanbom
CONSTANTINE – Le groupe de musique traditionnelle japonaise Wasanbom a offert, jeudi soir au public constantinois, une balade exotique au pays du soleil levant. Trois virtuoses japonais en kimono, Hibiki Tôen au wadaiko (tambour), Yamamoto Dai au shamisen de Tsugaru (instrument à cordes) et Obama Akihitoa au Shakuhachi (flûte) ont…

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