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Les mobiles d’une disposition exclusive

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

L’article 51 qui stipule « l’égal accès aux fonctions et aux emplois au sein de l’Etat, est garanti à tous les citoyens, sans autres conditions que celles fixées par la loi. La nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions publiques» sera ainsi élargi.
Le Conseil des ministres, tenu avant-hier sous la présidence du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, ne le mentionne pourtant pas dans le communiqué final. C’est une dépêche de l’agence de presse officielle (APS) citant des sources officielles qui l’a annoncé dans la soirée. Elle est tombée à 23h38. L’article 51 du projet de révision de la Constitution qui stipule « l’égal accès aux fonctions et aux emplois au sein de l’Etat, est garanti à tous les citoyens, sans autres conditions que celles fixées par la loi.

La nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions publiques» sera ainsi élargi. La même source a indiqué que c’est le président de la République qui a ordonné d’ajouter à la nouvelle disposition constitutionnelle que « la loi déterminera la liste des hautes fonctions de l’Etat». Mais au-delà de ce qui s’apparente à un couac rattrapé après coup, la question qui se pose est de savoir pourquoi cette discrimination qui exclut de fait les Algériens qui ont la double nationalité des hautes fonctions politiques dans le pays.

Le problème ne s’est jamais posé depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962, à plus forte raison ces dernières années où l’on a vu le chef de l’Etat lui-même accepter, dans les gouvernements successifs qu’il a eu à nommer, des ministres qui n’avaient pas que la nationalité algérienne. Par cette nouvelle disposition, les promoteurs de la révision constitutionnelle en cours voudraient pousser les Algériens nés en France à faire le choix de la patrie de naissance et à abandonner leur nationalité d’origine, celle de leurs parents, du sang, après avoir joui des dispositions des Accords d’Evian qui avaient scellé l’indépendance de l’Algérie.

Les binationaux algéro-français souscrivent toujours aux attributs de la nationalité algérienne en s’inscrivant sur les registres consulaires, où ils peuvent obtenir leur carte d’identité et leur passeport algériens. On ne sait rien des raisons qui tendent désormais à les discriminer après les avoir considérés, notamment après l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir, en 1999, comme une passerelle entre les deux rives et un trait d’union entre deux pays dont les relations n’ont jamais été à un niveau d’entente aussi bon que ces dernières années.

Il y a certainement anguille sous roche et la spéculation peut aller dans tous les sens tant les mobiles et les motivations de Abdelaziz Bouteflika d’introduire une telle disposition dans le projet de révision constitutionnelle ne sont pas explicités ni connus. Quelles que soient les précisions qui seront ajoutées à l’article 51, les Algériens qui ont la double nationalité seront forcés à abandonner l’une des deux nationalités. Ceux qui sont nés en France seront poussés à faire le choix du pays de naissance au détriment de la mère patrie. Mais pas seulement. Beaucoup soupçonnent que la mesure vise aussi à disqualifier des prétendants à des postes politiques et aux plus hautes fonctions politiques, comme celle de président de la République, qui obéirait, avec l’adoption du projet de révision constitutionnelle, à des critères draconiens et exclusifs. Lire la suite

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Le déblocage de la gestion des œuvres sociales en question

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

Une réunion est prévue demain entre des représentants du ministère de l’Education nationale et des représentants des syndicats du secteur pour débloquer la situation.
« Il s’agit de modifier certaines dispositions régissant l’activité de la commission nationale de gestion des œuvres sociales, installée pour la première fois en 2012 et dont les membres ont été renouvelés l’an dernier», explique M. Amraoui, président du réseau de communication à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), dont sont issus plusieurs membres de la direction de ladite commission.

Les membres de cette commission, issus de plusieurs formations syndicales, revendiquent la modification de la décision 12.01 portant sur l’installation de l’organe de gestion des œuvres sociales qui constitue le principal blocage entravant le travail de la commission élue.
Le premier mandat de cette commission a été un fiasco vu que le ministère n’a pas procédé à l’installation de cet organe qui aurait dû fournir les outils de gestion.

Les membres de la commission ont, tout le temps, été confrontés au chevauchement des prérogatives avec l’ordonnateur financier installé par l’administration. La commission élue a été contrainte de geler ses activités faute de prérogatives. « Chaque partie fait sa propre lecture des articles du décret 303-82. L’ordonnateur soutient que toutes les conventions, contrats et marchés conclus ne peuvent se faire sans sa signature, et la commission, s’appuyant sur son règlement intérieur, plaide le contraire dans certains cas. Cette confusion a abouti à un sérieux blocage entre les deux structures», avait dénoncé l’ancien président de la commission, M. Belmecheri, avant de décider du gel de la commission.

Le renouvellement des membres de la commission par de nouvelles élections en 2015 ne semble pas avoir mis un terme à ce blocage, d’où l’option d’un dialogue ministère-syndicats. Si plusieurs syndicats luttent pour le maintien du mode de gestion centralisé, d’autres, comme le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), appellent à la décentralisation de la gestion. « Certes, la gestion centralisée est indiquée pour les biens à caractère national, mais la gestion de l’argent des travailleurs doit être décentralisée pour que chacun y trouve son compte», explique Idir Achour, porte-parole du CLA, qui avait fait campagne contre la centralisation.

La réunion de demain devrait également fournir des réponses relatives à la nécessité de réaliser un inventaire des biens relevant du patrimoine des travailleurs du secteur. La gestion, monopolisée des décennies durant par l’UGTA, n’a pas été suivie par un bilan rendu public. Le bilan de la première commission autonome, élue et installée en 2012, consiste en la prise en charge des soins médicaux de 26 162 fonctionnaires pendant ce mandat, durant lequel 250 000 DA ont été accordés comme prime de départ à la retraite à 36 318 fonctionnaires. La commission a également accordé des prêts à 35 000 travailleurs, dont 9200 pour le logement. Les fonds des œuvres sociales ont aussi servi à financer des voyages, des prêts pour l’acquisition de véhicules ou d’équipements électroménagers ainsi que pour des pèlerinages à La Mecque. Lire la suite

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La Présidence se rattrape et réajuste l’article 51

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

La présidence de la République multiplie les bourdes qu’elle rattrape maladroitement. Le projet de révision constitutionnelle, dont la préparation a duré plus de quatre ans, n’a pas été exempt d’erreurs, ce qui a même suscité la colère du parti du pouvoir, le FLN.
Le cas de l’article 51 introduit dans la mouture finale du projet de révision de la Constitution est édifiant. Ayant été validé à l’issue de « deux Conseils restreints», ce texte contient une disposition anticonstitutionnelle qui a, semble-t-il, échappé au Conseil des ministres. Il s’agit de l’exclusion des binationaux de l’accès aux hautes fonctions de l’Etat. En dépit des contestations du FLN, du MPA, du PT et de juristes, le communiqué du Conseil des ministres, diffusé lundi soir par l’APS, n’a fait référence à aucun changement dans la mouture finale du projet.

Trois dépêches ont été diffusées sur le même sujet sans qu’il y ait une allusion à la révision de l’article 51 qui stipule que « la nationalité algérienne est exclusive et requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques». Ce n’est qu’à 23h38 que la Présidence a tenté de se rattraper. « Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a ordonné d’élargir l’article 51 du projet de révision de la Constitution en y ajoutant que « la loi déterminera la liste des hautes fonctions de l’Etat»», indique l’APS en citant une source officielle. Hier encore, l’agence officielle a diffusé une autre dépêche pour détailler le contenu du rectificatif. Selon l’APS, « la loi déterminera la liste des hautes fonctions de l’Etat auxquelles les Algériens ayant une double nationalité peuvent accéder».

Selon la même source, l’élargissement de l’article 51 vient en adéquation avec l’article 24-bis qui est une nouvelle disposition contenue dans le projet de révision constitutionnelle et souligne que « l’Etat œuvre à la protection des droits et des intérêts des citoyens à l’étranger dans le respect du droit international, des conventions conclues avec les pays d’accueil, de la législation nationale et de celles des pays de résidence». « L’Etat veille à la sauvegarde de l’identité des citoyens résidant à l’étranger, au renforcement de leurs liens avec la nation, ainsi qu’à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d’origine», souligne encore cet article 24-bis.

Mais ce n’est qu’un réajustement. L’interdiction d’accès aux hautes fonctions reste maintenue malgré l’indignation des représentants de la communauté algérienne à l’étranger. En attendant de connaître la définition des hautes fonctions de l’Etat concernées par cette interdiction, l’arrière-pensée des concepteurs de ce projet est déjà connue. Cette disposition vise, selon le directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, à « barrer la route de la candidature à la présidence de la République à des Algériens ayant la double nationalité et qui sont même élus dans des Assemblées à l’étranger». Il fait notamment allusion aux cas de Rachid Nekkaz et Ali Benouari qui se sont portés candidats à la candidature à la présidentielle d’avril 2014 en Algérie. Lire la suite

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Algérie-Allemagne : Merkel veut accélérer le renvoi des Algériens déboutés du droit d’asile

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

Désormais, plus de droit d’asile pour les Algériens en Allemagne. Berlin considère que l’Algérie est un pays « sûr». La chancelière Angela Merkel a même exigé un « retour rapide» des ressortissants algériens déboutés d’asile.
Au cours d’une conférence conjointe avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, hier à Berlin, la chancelière allemande a demandé à son homologue algérien que « les ressortissants algériens déboutés du droit d’asile en Allemagne soient renvoyés plus rapidement qu’aujourd’hui dans leur pays», estimant que l’accord censé organiser leur retour en Algérie existe sur le papier, « mais il faut faire en sorte qu’il fonctionne de manière appropriée». Les autorités allemandes se plaignent depuis longtemps du peu d’efficacité du texte.

Et le sujet a pris encore plus d’acuité depuis que le nombre d’Algériens, mais aussi de Marocains arrivant en Allemagne avec les autres migrants pour y demander l’asile ou pour y séjourner de manière illégale, a fortement augmenté en fin d’année dernière. Il est notable que des Algériens « sont venus illégalement en plus grand nombre en Allemagne» ces derniers temps, a souligné la chancelière allemande, citée par l’AFP.

Mme Merkel et M. Sellal ont convenu « d’une meilleure coopération sur le sujet entre les deux pays, notamment sur le plan policier». M. Sellal est toutefois resté prudent, faisant valoir qu’avant tout renvoi en Algérie, « il faudra naturellement s’assurer qu’il s’agit bien d’Algériens». Il est à rappeler qu’aux violences et agressions sexuelles contres des femmes dans la ville de Cologne, lors des fêtes de fin d’année, des Algériens ont participé. Ce que Abdelmalek Sellal a estimé « inacceptable». « Je peux vous assurer, en tant qu’Algérien, que ce serait inacceptable», a-t-il déclaré. La police fédérale allemande a identifié 32 suspects, dont neuf Algériens.

La police locale de Cologne, qui travaille en partie sur des dossiers distincts, a parlé pour sa part de 19 suspects, dont 14 originaires du Maroc et d’Algérie. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a, selon l’APS, réaffirmé hier à Berlin la volonté de l’Algérie de combattre « l’insécurité» sous toutes les formes. « L’Algérie continuera à combattre l’insécurité sous toutes les formes», a déclaré M. Sellal lors d’une conférence de presse qu’il a animée conjointement avec la chancelière allemande, Angela Merkel, au siège de la Chancellerie allemande. Interrogé par la presse au sujet des violences commises le soir du Nouvel An à Cologne (Allemagne), où seraient impliqués plusieurs étrangers dont prétendument des Algériens, le Premier ministre a indiqué « ne pas disposer suffisamment d’informations au sujet de l’identité des agresseurs».

« Une chose est sûre, si ce fait venait à être confirmé, nous ne pouvons l’accepter en aucun cas», précisant que « cela relevait des principes de l’Etat algérien qui a combattu le terrorisme et rétabli la paix grâce à la charte de la réconciliation nationale». « Les services de sécurité algériens et allemands œuvrent actuellement à identifier les suspects», a-t-il souligné. « Nous apportons un soutien aux réformes politiques engagées en Algérie par le président Abdelaziz Bouteflika, notamment le projet de révision de la Constitution», a déclaré Mme Merkel. Sellal a, en outre, plaidé pour un « partenariat multidimensionnel» et souligné « la volonté partagée et la capacité des deux pays (Algérie et Allemagne) à développer la coopération bilatérale». Lire la suite

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A propos des récentes déclarations de Ali Haroun

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

De retour à Paris d’où j’étais absent depuis la fin décembre 2015 pour des raisons professionnelles, je découvre l’ampleur de la polémique autour de la proposition faite (ou non) à feu Aït Ahmed par l’armée – à sa tête Khaled Nezzar – pour être « Président», après l’arrêt du processus électoral en 1992.
J’apprends aussi que Ali Haroun est revenu sur ses positions et ses déclarations antérieures à ce sujet. Il en a le plein droit. Néanmoins, par le présent propos, je veux apporter un éclairage que je juge important pour l’opinion publique nationale et plus que nécessaire pour défendre la crédibilité de ma signature et celle de mon journal qui me fait confiance.

Apparemment, M. Haroun n’assume pas quelques-unes de ses déclarations tenues dans une interview qu’il m’avait accordée après l’accident vasculaire cérébral du défunt Aït Ahmed, survenu au début de l’année dernière. L’interview a été publiée dans El Watan du 28 décembre 2015 comme témoignage (sans aucune volonté de polémiquer) sur les positions politiques du regretté depuis l’indépendance.

Voilà le fond d’un « démenti» de M. Haroun, publié dans El Watan du 29 décembre 2015 en page 2 : « Dans votre numéro du lundi 28 décembre 2015, vous publiez en page 2 mon entretien à Paris, en janvier 2015, avec votre correspondant, sous le titre : « Aït Ahmed a refusé d’être Président car il pensait que l’arrêt du processus électoral était un coup d’Etat».» Le texte ajoute que « je l’aurais rencontré avec le général Khaled Nezzar pour lui proposer la présidence de la République après l’arrêt du processus électoral en décembre 1991. Je voudrais préciser que je n’ai jamais rencontré Aït Ahmed à cette époque».

Sans vouloir porter un jugement sur sa personne et avec tout le respect que je lui dois, je tiens à mettre le concerné devant ses propres contradictions. Il s’agit d’un entretien (à consulter en ligne sur le site elwatan.com en version audio complète et brute) réalisé à Paris dans le bus du Colonial-Tour, le 4 février 2015. Lors de la transcription de cet échange de 27 minutes, j’ai respecté au maximum la fidélité des propos – certes parfois avec des reformulations (peut-être maladroites) de quelques questions, souvent exigées par le style journalistique et la mise en forme d’un entretien écrit.

Or, la forme n’a jamais déformé les « affirmations» de M. Haroun. Précisément, je n’ai pas reformulé la fameuse question litigieuse. Je lui ai posé la question suivante en parlant d’Aït Ahmed : « Il a dit dans ses témoignages que vous l’aviez rencontré avec le général Khaled Nezzar pour lui proposer la présidence de la République après l’arrêt du processus électoral, en décembre 1991.» M. Haroun a rétorqué, pratiquement sans attendre la fin de la question par : « C’est exact… mais il était contre.»

Ensuite, il enchaîne pour expliquer les raisons du « refus» par ses soupçons de coup d’Etat. Je n’ai donc absolument pas rajouté ces propos.
Mieux encore, supposons qu’il ait répondu d’une telle manière par inattention, chose possible vu le contexte de l’entretien, pourquoi ne m’a-t-il pas corrigé dans la suite des questions malgré mes nombreuse relances sur ce sujet ? Enfin, mon interviewé ne m’a pas demandé la relecture de l’entretien avant sa publication (ce que j’accorde souvent à mes interviewés, particulièrement quand il s’agit de sujets sensibles). Il ne m’a pas, non plus, demandé de respecter un quelconque « off». Lire la suite

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Lancement du 1er concours d’affiche pour le 17e Festival européen en Algérie

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.
Lancement du 1er concours d'affiche pour le 17e Festival européen en Algérie
ALGER- La délégation de l’Union européenne (DEU) en Algérie a lancé le 1er concours d’affiche ouvert jusqu’au 9 février en prévision du 17e Festival culturel européen en Algérie prévu en mai prochain, ont indiqué les organisateurs. Placé sous le signe de « Les couleurs de l’Europe », les affiches doivent traduire les…

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