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Les grossistes de Semmar font de la résistance

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

Créé depuis plus de vingt ans, le marché des grossistes de Semmar, dans la banlieue sud d’Alger, risque d’être transféré à Boumerdès. Les commerçants refusent. Nouveau round de négociations avec le ministre du Commerce demain.
« L’Etat veut mieux organiser le marché des grossistes de Semmar qui provoque des désagréments aux résidants de Gué de Constantine et ses alentours à Alger. Il propose, en contrepartie, son transfert à Boumerdès, où mille locaux seront bâtis dans les mois à venir.» Le secrétaire général de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Salah Souilah, joint par téléphone, revient sur la rencontre du 7 janvier, avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, quand ce problème avait été débattu.

« Le Premier ministre a instruit officiellement les walis d’Alger et de Boumerdès ainsi que les autorités locales des deux wilayas pour nous trouver un terrain adéquat, explique-t-il. C’est un projet qui sera à l’image d’El Eulma, à Sétif. Le cahier des charges a été présenté au ministre du Commerce. L’objectif étant de créer une zone purement commerciale et éviter le scénario de Semmar et celui de Sétif (« l’Abattoir») où les commerçants profitent des terrains distribués pour construire, à la fois, des magasins et des maisons au-dessus.»

Propriétaire

A Semmar, ex-Gué de Constantine, les véhicules s’engouffrent dans les rues étroites de cet immense marché de grossistes en agroalimentaire, où les différents produits exposés disputent la place aux piétons. Les conducteurs, eux, s’affolent et s’improvisent parfois en policiers afin de faire circuler les camions de marchandises. Les constructions, à moitié finies, toutes en R+1 minimum, donnent l’air d’être dans un grand quartier d’affaires où des marchands « à la sauvette» sont prêts à tout abandonner à la première descente des policiers.

Nous sommes au cœur de plus de 1000 magasins grossistes, un pôle économique qui alimente tout le centre du pays depuis 1994. Ici, plus de 2400 personnes sont employées à temps plein et plus de 1000 autres, des manutentionnaires, chargent et déchargent la marchandise qui arrive par flots. C’est le cas de Fahim de Meftah, qui vient chaque jour ici pour gagner entre 800 à 1000 DA/jour. Au fil des années, les commerçants ont créé une dynamique commerciale qui a enrichi, certes, les caisses de l’Etat en impôts, mais a rendu difficile la vie des résidants de ce quartier.

Pour l’Etat, la décision est claire : « Pas de marché comme celui de Semmar en plein quartier résidentiel», ce que refusent les commerçants. Mais il n’y a pas que ça, car le problème est plus compliqué que ce que pense le Premier ministre. Le représentant du bureau de l’UGCAA à Semmar, Omar Lazri, fixe les conditions d’attribution. « Les bénéficiaires seront ceux qui possèdent réellement un registre du commerce de grossiste», rappelle-t-il.

En effet, selon les chiffres du bureau de l’UGCAA de Semmar, plus de 700 commerçants répondent à cette condition. « Nous avons plus de 1000 commerçants, dont 10% ne possèdent pas de registre du commerce, à savoir entre 200 à 300 personnes», avoue-t-il. Ici, les avis sur ce changement de lieu diffèrent entre les propriétaires qui représentent 60% des commerçants et les locataires qui restent jusque-là minoritaires. Larbi, sexagénaire, propriétaire d’un des magasins, précise : « Je suis chez moi ici et je ne paye pas mon loyer. Pourquoi voulez-vous que je quitte mon domicile ?

Ce n’est pas nous qui demandons à aller ailleurs mais les locataires. Nous sommes majoritaires ici. Et si l’Etat veut que nous acceptions sa proposition, il faut qu’il nous trouve une solution au problème.» Dans la foulée, Larbi sort de son magasin et appelle les autres propriétaires. « Nos responsables sont des malades. Je suis chez moi, avec ma famille. Je travaille ici avec mes cinq enfants et je mange chez moi juste au-dessus de mon magasin. Je ne vais aller nulle part», tranche Abderrahmane, un autre commerçant propriétaire. Leur collègue, Malik, furieux, rappelle que le « plan réalisé initialement pour Semmar donnait pour caractère une zone commerciale à leur quartier».

El Harrach

Du côté des locataires, qui représentent 40% des commerçants, l’idée de transfert leur semble plus que nécessaire. Mourad vend différentes marques de café de production nationale. Au milieu des propriétaires, il semble gêné et partage, pour le moment, leur avis. Tout à coup, Mourad donne l’alerte : « Les contrôleurs, fermez vos portes !» Ici, cette pratique est courante.

« Pour fuir le fisc, les commerçants ferment tous et ne laissent personne entrer dans leurs magasins», explique Lazri. Mourad revient, cette fois-ci seul et dit tout ce qu’il pense, en l’absence des propriétaires. « Nous louons à plus de 150 000 DA/mois. De plus, les propriétaires nous obligent à payer trois années d’avance. Je ne pouvais pas vous parler devant eux sinon, ils m’auraient mis dehors juste après votre départ.

Nous subissons une vraie dictature ici, dénonce-t-il. Je serais le premier à partir si l’Etat me donne un magasin ailleurs.» Les propriétaires expliquent qu’il y a d’autres raisons qui les motivent à rester à Semmar, car ils ne font pas réellement confiance aux autorités locales. En 2012, pour en finir avec ce problème, la wilaya d’Alger avait aménagé, pour les commerçants de Semmar, un nouveau marché de 112 locaux à El Harrach sur une superficie de 5 hectares.

Fuir les impôts

Une opération qui n’a pas connu de succès. Omar Lazri revient sur les raisons de cet échec : « Les méthodes des autorités locales étaient malsaines. Elles ont mis de nouvelles plaques de signalisation interdisant l’accès aux poids lourds aux deux entrées de Semmar. L’objectif étant de tuer notre activité commerciale et d’encourager celle du nouveau marché d’El Harrach. De plus, des commerçants venus d’autres contrées que Semmar ont accaparé plusieurs locaux à la fois.

Les organisateurs de l’opération ont fait de même. Au final, il n’est resté pour nous que 25 magasins, alors que rien que le nombre des commerçants syndiqués chez nous dépasse les 440 personnes.» Mais il n’y a pas que cela. Un autre commerçant qui a requis l’anonymat énumère d’autres motivations. « Etre dans un quartier populaire comme celui-ci permet aux commerçants de fuir, à la fois, les impôts et le fisc.

Beaucoup d’entre eux Lire la suite

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In Guezzam et Tinzaouatine : Protestation des universitaires

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

Les universitaires de la nouvelle circonscription administrative d’In Guezzam et de Tinzaouatine, villes situées respectivement à 400 et 500 km à l’extrême sud de Tamanrasset, ont investi la rue, avant-hier, pour protester contre « l’exclusion et la marginalisation» dont ils sont victimes.
Arborant des banderoles où l’on pouvait lire « Ne nous poussez pas à recourir à la violence pour faire valoir nos droits», « Nous exigeons l’application des instructions du Premier ministre», « Non à l’exclusion des cadres locaux», etc., les protestataires se sont rassemblés devant leurs daïras respectives pour exprimer leur colère contre les traditions bureaucratiques de l’administration locale, mais aussi pour dénoncer les pratiques « régionalistes» cautionnées par certaines directions de la wilaya lors des opérations de recrutement.

Le problème de l’affichage des postes d’emploi pourvus au titre de l’année considérée a également été soulevé par les manifestants, qui citent l’exemple de l’établissement public de santé de proximité de Tinzaouatine. « Les opérations de recrutement sont centralisées au niveau de la direction de Tamanrasset qui emploie des cadres issus d’autres régions de la wilaya, dont l’unique souci reste la confirmation pour se faire muter.

Le poste sera ainsi libéré et restera vacant alors que nos jeunes, bien qu’ils répondent parfaitement aux profils demandés, sont livrés au désœuvrement et à l’oisiveté», peste un protestataire qui signale l’affectation dans ces localités reculées de cadres sanctionnés par leur administration d’origine afin de « purger leur peine». L’absence d’annexes des dispositifs Ansej et CNAC a également été soulevée par les mécontents, qui réclament l’ouverture d’antennes locales afin d’éviter aux porteurs de projet de longs et lassants déplacements vers le chef-lieu de wilaya.

Pour conclure, les protestataires en ont appelé au premier magistrat du pays, lui demandant de prendre en considération la revendication relative à la promotion de cadres originaires de cette région du Grand Sud aux postes et fonctions supérieures. Optant pour la politique d’apaisement, les autorités locales, qui avaient reçu les représentants des protestataires, ont promis de prendre en charge leurs revendications, a-t-on indiqué. En attendant la concrétisation de ces promesses, les universitaires se préparent déjà à d’autres actions similaires pour faire pression et réclamer leur part de développement.
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Il faut un dépôt de plainte pour «négligence»

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

– Selon les parents de Miloud, la police n’aurait pas agi à temps pour sauver leur enfant. Les parents qui ne font pas confiance aux services de sécurits ont-ils finalement raison ?

La loi est claire : lorsqu’il s’agit de mineurs, les services de sécurité doivent intervenir immédiatement et lancer des recherches. Le parquet peut être saisi et le procureur de la République peut immédiatement ouvrir une enquête sans même attendre le signalement des parents. Malheureusement, en Algérie, nous enregistrons des avancées en matière de loi tout en doublant notre recul en matière d’application. Les droits des citoyens n’arrêtent pas d’être bafoués.

– Il faudrait peut-être, face à certains manquements, que les associations de protection de l’enfance puissent intervenir en cas d’enlèvement pour accompagner les parents…

Je souhaiterais que la famille de la victime dépose plainte contre les personnes, quel que soit leur statut, qui ont négligé et n’ont pas pris à temps leur plainte pour enlèvement et disparition. Il y a un devoir que les services de sécurité et même le procureur doivent assumer. Il faut un dépôt de plainte pour « négligence». Nous pouvons, en tant que réseau de protection de l’enfant, les accompagner dans leur démarche. La famille n’a qu’à nous saisir.

– On a l’impression, vu de l’extérieur, que les efforts déployés dans les cas d’enlèvement d’enfant ne sont pas égaux dans leur médiatisation…

Je ne partage pas cette idée. La faille est dans la prise en charge des cas dans leur globalité. Je pense qu’il faudrait peur-être synchroniser les différentes parties qui interviennent. Et c’est pour cette raison qu’il faudrait activer sans plus tarder le système d’alerte sur le bureau du Premier ministère.
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Gaïd Salah salue la révision de la Constitution

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, a salué, hier à Alger, « la démarche de Son Excellence le président de la République, à travers la révision de la Constitution, que nous considérons à juste titre comme le pivot dans le renforcement du processus démocratique de notre pays et de la vision d’avenir visant à consolider les fondements de l’unité nationale».

Le général Ahmed Gaïd Salah, dans sont allocution à la réunion annuelle des cadres de l’appareil de formation de l’ANP, a mis en exergue les signes de considération, d’appréciation et de reconnaissance qu’a réservés le projet de révision de la Constitution à l’ANP, « ce qui renforcera sa détermination à mener les missions qui lui sont assignées». « Il nous convient d’exprimer, à cette occasion, notre profonde gratitude, en tant que militaires, pour ce que nous avons senti comme signes de considération, d’appréciation et de reconnaissance qu’a réservés le présent projet de Constitution», a noté le vice-ministre de la Défense nationale. Lire la suite

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El Oued : Un autre activiste poursuivi pour des publications sur facebook

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

Les poursuites judiciaires à l’encontre des activistes pour des commentaires ou des photos partagés sur facebook n’en finissent pas à El Oued.
Après le caricaturiste Tahar Djehiche, dont l’affaire est actuellement au niveau de la Cour suprême, et Rachid Aouine, militant chômeur, qui a purgé sa peine de quatre mois de prison ferme l’année dernière, cette fois-ci, c’est le tour d’Okacha Mahda, 29 ans, gérant d’un cybercafé du centre-ville d’El Oued de faire les frais. Activiste dans une association locale qui lutte contre la corruption, il est accusé de diffusion d' »informations» et de « photos outrageantes à corps constitués». Joint par téléphone, il raconte qu’il a été interpellé au cybercafé où il travaille, le 25 novembre dernier, et placé en garde à vue pendant quatre jours.

Libéré et entendu par le procureur de la République, son premier procès programmé le 21 décembre a été reporté deux fois de suite. La date de son procès arrêtée jusque-là est le 18 janvier. « C’est une intimidation parmi d’autres», s’indigne l’activiste. Par ailleurs, le procès intenté contre le président de la Ligue algérienne pour la défense du droit au travail (LADDT), Belkacem Khencha, prévu mercredi dernier, a été reporté au 27 janvier. Le militant de la cause des chômeurs est accusé d' »outrage à corps constitué», pour son témoignage accordé à El Watan Week-end dans une interview publiée le 11 septembre 2015 sur les conditions d’emprisonnement à Laghouat.

Quant à l’affaire de Hassan Bouras, détenu depuis plus de trois mois à El Bayadh, l’un de ses avocats, Me Noureddine Ahmine, affirme qu’elle peut connaître une évolution prochainement. « La deuxième expertise exigée par la justice, sur des documents trouvés en son ordinateur personnel, ne tardera pas à donner ses conclusions», assure-t-il. Selon le même avocat, la prochaine étape sera déterminante, car c’est sur la base de ces conclusions que le juge d’instruction statuera sur la nature des accusations. Hassan Bouras, accusé d' »outrage à corps constitué» et d' »incitation des citoyens à s’armer contre l’autorité de l’Etat» peut se voir jugé en correctionnel comme il risque le criminel.
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Crédit à la consommation : L’arrêté interministériel publié au JO

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

L’arrêté interministériel fixant les conditions et modalités d’offres en matière de crédit à la consommation a été publié au Journal officiel n°1 de l’année 2016.
Signé par les ministres des Finances, de l’Industrie et des Mines et du Commerce, le texte de six articles fixe notamment la liste des biens éligibles au crédit à la consommation, composée de sept catégories de produits. Sont éligibles au crédit à la consommation « les biens fabriqués par des entreprises exerçant une activité de production sur le territoire national et qui produisent ou assemblent en Algérie des biens destinés aux particuliers», note l’article 1 de l’arrêté.

Les entreprises « désirant adhérer à ce dispositif doivent se rapprocher de la banque de leur choix pour l’accomplissement des formalités nécessaires au crédit à la consommation», précise le texte. L’octroi du crédit à la consommation est « conditionné par la présentation d’une facture établie au nom du bénéficiaire, accompagnée d’une attestation délivrée par l’entreprise exerçant une activité de production sur le territoire national attestant que le bien objet de la demande de crédit est produit ou assemblé en Algérie». L’arrêté souligne que « la liste des biens éligibles est actualisée, en tant que de besoin, sur la base des demandes émanant des entreprises et validée par un comité interministériel (Finances, Industrie et Mines et commerce) qui sera institué à cet effet.»

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