formats

Encore une Constitution transitoire…

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

Les Algériens, inquiets des augmentations de prix de ce début d’année, reçoivent le projet de Constitution qui vient d’être transmis au Conseil constitutionnel, en se demandant si les avancées ostentatoires et obligées en matière de droits et libertés amélioreront réellement les conditions démocratiques générales et leur donneront les moyens de s’assurer une vie digne. Avec plus de 100 amendements, le pouvoir leur paraît toujours plus soucieux de se légitimer, de neutraliser des adversaires et d’obtenir des ralliements que d’apporter une réponse durable au besoin de changement radical.

Des progrès quantitatifs, arrachés au prix de luttes héroïques, sont perceptibles dans différents domaines, même s’ils sont de portées et d’ampleurs différentes. Ils demeurent cependant tous conditionnés par des conceptions hégémoniques qui constituent la matrice idéologique du pouvoir depuis l’indépendance. Les recompositions internationales et les besoins nationaux posaient pourtant l’exigence d’aller vers un changement qualitatif et une deuxième République, démocratique et sociale.

Lors de la présentation de l’avant-projet de la Constitution, Ouyahia affirmait soupçonner la société de semer l’anarchie. La démocratie apaisée telle que conçue par Bouteflika n’impulse donc pas de changement décisif dans le rapport entre l’Etat et la société. L’arbitraire amène ainsi à constitutionnaliser le concept de fitna qui culpabilise la société et à imposer la réconciliation nationale plutôt que de consacrer la résistance au terrorisme islamiste et reconnaître le sacrifice de centaines de milliers d’Algériens, civils et militaires. La souveraineté de cette nation, suspecte aux yeux du pouvoir, est même remise en cause par l’article 178 qui lui interdit de réécrire certains articles de la Constitution.

La nation doit pourtant être la loi. Elle doit fonder l’ordre politique, car c’est la condition de l’unité de l’Etat et de la nation.
La formulation de l’identité nationale relève elle aussi d’une démarche quantitative en droite ligne des conceptions hégémoniques du pouvoir. Il faut se féliciter que tamazight soit consacrée langue nationale et officielle, c’est le fruit d’un long combat, même si l’arabe est promu langue officielle d’Etat et si l’islam est toujours confisqué par l’Etat, malgré l’affirmation de la liberté de culte qui ne peut prendre tout son sens que par la séparation du politique et du religieux. Le pouvoir tourne ainsi le dos à l’exigence de consacrer l’algérianité.

Il envisage encore l’identité nationale non comme une synthèse singulière, mais comme une addition de différentes composantes dont il s’agit uniquement d’aménager les quantités et les rapports en les hiérarchisant.

Le principe représentatif et celui de séparation des pouvoirs sont eux aussi maintenus sous tutelle. Le régime semi-présidentiel est légèrement rééquilibré, mais le chef du gouvernement qui préside le Conseil des ministres ne peut mettre en œuvre qu’un programme d’action dans le cadre du programme du Président. Pour le nommer, ce dernier n’a qu’à consulter la majorité parlementaire en disposant toujours du droit de dissoudre l’APN et d’un véritable droit de veto à travers le tiers bloquant au Conseil de la nation. La multiplication des conseils dans différents domaines et pour différentes catégories de la société ne pallie pas le déficit de représentation, même si elle permet d’associer de nouvelles énergies à la gestion de l’Etat.

Si la Constitution renforce les droits de l’opposition parlementaire, les forces vives sont acculées à se transformer en lobbies sans pouvoir concourir de manière autonome à la formation de la volonté politique du peuple. Et même s’il concède une instance indépendante de surveillance des élections pour garantir la sincérité du vote, le pouvoir écorche l’idée même de représentation en n’affirmant pas le principe de liberté de candidature pourtant à la base d’une représentation indépendante. Il durcit même les conditions en interdisant aux citoyens non-résidents en Algérie de postuler à la Présidence.

En vérité, la notion d’Etat de droit est vidée de son contenu démocratique, tandis que les droits et libertés consacrés par la Constitution sont tous soumis à la loi alors qu’ils devraient s’imposer à elle. Le régime déclaratif devrait se substituer à celui d’agrément en matière d’organisation et d’activité démocratiques. Les principes ne devraient pas être bornés, comme c’est le cas de la parité limitée au domaine de l’emploi. Les mesures transitoires ne devraient pas retarder la mise en œuvre des droits comme celui de saisir le Conseil constitutionnel pour une exception d’inconstitutionnalité.

Tous les droits sociaux devraient être opposables à l’Etat. Ils ne devraient surtout pas être remis en cause en inscrivant dans la Constitution les choix néolibéraux du pouvoir qui n’hésite pas ainsi à affirmer une idéologie d’Etat. L’islamisme et la classe politique nihiliste savent que ce qui compte pour eux, c’est le maintien du caractère despotique national-libéral de l’Etat.

C’est d’ailleurs avec ses instruments et son personnel politiques que Bouteflika compte rapidement traduire dans la loi les dispositions introduites dans la Constitution. Les partisans de l’Etat théocratique font donc de la surenchère contre tamazight et sur une pseudo-dérive séculière en sachant que même s’ils perdaient la bataille, ce ne serait pas une défaite définitive tant que leur présence dans les institutions est assurée. Ils peuvent être d’autant plus rassurés que de larges pans de l’opposition démocratique considèrent que cette révision est une diversion et se dispense de tout travail de clarification.

Sans négliger ce qui peut faire avancer la cause de la démocratie, à partir d’acquis partiels, intermédiaires, mêmes limités, le MDS tient, quant à lui, à rappeler les leçons de l’expérience : on ne peut indéfiniment usurper les luttes et résistances de la société. Elle exigera toujours des garanties de mise en œuvre du futur texte constitutionnel. Elle posera toujours la question essentielle du changement au sein des institutions et de la base socioéconomique de l’Etat.

Les questionnements s’accumulent et les luttes s’engagent déjà, comme c’est le cas autour de l’officialisation de Yennayer. Ce processus finira par cristalliser au plan politique et permettra de résoudre les contradictions et les inconséquences de cette Constitution, afin d’aborder les changements fondamentaux dont a besoin le pays. Le MDS appelle les forces républicaines et démocratiques conséquentes à s’organiser et à s’unir pour préparer cette alternative.

Alger, le 14 janvier 2016 Le bureau national du MDS

Lire la suite

formats

Deux victimes algériennes dans l’attentat de Jakarta

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

Deux ressortissants algériens figurent parmi les victimes de l’attentat terroriste qui a frappé jeudi la capitale indonésienne, Jakarta. Ils ont été identifiés, a indiqué le ministère des Affaires étrangères (MAE).
Il s’agit de Amer-Ouali Tahar, né le 24 juillet 1946 à Ogdal (w. de Tizi Ouzou), fils de Mohamed et de Amer-Ouali Tassadit, immatriculé auprès du consulat général d’Algérie à Montréal, qui était également détenteur de la nationalité canadienne et qui est décédé, et son frère Amer-Ouali Mourad, né le 8 octobre 1971 à Aïn Ouessara (w. de Djelfa), qui lui est blessé et est toujours hospitalisé à Jakarta.
Le MAE a mis en place une cellule de veille.

Par ailleurs, le département de Ramtane Lamamra a rassuré qu’aucun ressortissant algérien ne figure pour le moment parmi les victimes des attaques terroristes perpétrées vendredi et hier à Ouagadougou. « Suite aux attaques terroristes qui ont ciblé plusieurs lieux dans la capitale burkinabé, Ouagadougou, le ministère des Affaires étrangères informe qu’aucun ressortissant algérien ne figure pour le moment parmi les victimes», a précisé le MAE dans un autre communiqué rendu public hier. Le centre de veille et de gestion des crises « est en contact permanent avec l’ambassade d’Algérie à Ouagadougou pour suivre de près l’évolution de la situation sur place», a ajouté le communiqué.

L’Algérie a condamné avec « la plus grande vigueur» ces attaques terroristes, en exprimant sa solidarité avec les familles des victimes ainsi qu’avec le gouvernement et le peuple burkinabés. Aussi, l’Algérie a condamné l’attaque meurtrière menée par le groupe terroriste shebab contre une base de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui a coûté la vie à plusieurs soldats kényans, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« L’Algérie réitère son soutien au gouvernement somalien et à l’Union africaine dans leurs efforts pour la stabilisation de ce pays frère et l’éradication du fléau terroriste», a ajouté le même communiqué. Au moins 50 soldats kényans ont été tués vendredi matin dans cette attaque lancée par le groupe shebab contre une base de l’Amisom. Lire la suite

formats

Commerce : Fermeture du plus grand marché informel de gros

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

C’est le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, qui l’a annoncé hier. Le plus grand marché informel de gros des produits alimentaires va être fermé. Il se trouve à Gué de Constantine (ex-Semmar).
Ce marché informel va être transféré vers un autre site plus approprié qui sera soumis au contrôle de l’Etat. Autrement dit, il rentrera dans le circuit formel du commerce de gros. Le ministre du Commerce, qui s’est exprimé lors d’une rencontre avec des commerçants activant dans ce marché, au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a précisé que cette décision répondait aux « revendications légitimes» des commerçants qui exercent leur activité dans des conditions difficiles.

« Notre rencontre vise à examiner le projet de réalisation d’un nouveau marché où toutes les conditions seront réunies pour l’exercice de cette activité», a ajouté le ministre annonçant sa visite, dans quelques jours, à ce marché créé il y a environ une vingtaine d’années et, depuis, s’est élargi anarchiquement. Le site du nouveau marché sera bientôt défini par les autorités locales pour examiner ensuite les questions liées au financement et autres. Quelque 800 commerçants exercent dans ce marché qui offre plus de 20 000 emplois, selon les données de l’UGCAA. La capacité d’accueil du nouvel espace commercial sera de 1000 locaux, a fait savoir le ministre, précisant qu’il s’agira d’un marché de dimension internationale, vu qu’une partie des produits sera destinée à l’exportation.

La plupart des grossistes des fruits et légumes ou de produits alimentaires exercent dans l’informel, d’où l’importance de créer un nouvel espace pour une meilleure organisation du secteur aux plans du contrôle, l’approvisionnement et la régulation. M. Belaïb a rappelé que huit marchés de gros des fruits et légumes étaient en cours de réalisation, dont deux seront réceptionnés cette année. Le secrétaire général de l’UGCAA, Salah Souilah, a indiqué, pour sa part, que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait approuvé, lors de leur rencontre la semaine écoulée, le projet revendiqué depuis des années par l’UGCAA. La réalisation du nouveau marché ne devrait pas excéder un délai de six mois, a-t-il ajouté. Pour ce qui est de la hausse des prix de certains matériaux de construction dont le ciment et le rond à béton, le ministre a évoqué la mise en application des licences d’importation ainsi que l’arrêt technique de trois cimenteries prévoyant une stabilisation prochaine des prix. Lire la suite

formats

Vibrant hommage à Alger à Cheikh El Hasnaoui

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.
Vibrant hommage à Alger à Cheikh El Hasnaoui
ALGER- Un vibrant hommage a été rendu samedi à Alger au regretté Cheikh El Hasnaoui, un des maîtres de la chanson algérienne, dans une grande cérémonie qui a réuni plusieurs artistes de renom et à travers laquelle un coffret-CD regroupant le parcours artistique de l’homme a été présenté. La salle…

Lire la suite

formats

Vernissage à Alger de l’exposition « Le bruit de la couleur » de Abdellah Belhaimer

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.
Vernissage à Alger de l'exposition
ALGER- Une nouvelle exposition de l’artiste peintre Abdellah Belhaimer, traduisant par une explosion de couleurs le stress et les angoisses du quotidien, a été inaugurée samedi à la galerie Aïcha Haddad d’Alger. Intitulée « Le bruit de la couleur » cette nouvelle collection présentée par le jeune artiste est axée sur une…

Lire la suite

formats

Le musée des arts modernes d’Oran est un grand acquis culturel

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.
Le musée des arts modernes d'Oran est un grand acquis culturel
ORAN- Le Musée des arts modernes d’Oran (MAMO), à réceptionner fin mars prochain, est un « grand acquis » pour la vie culturelle dans la capitale de l’Ouest algérien qui insufflera une nouvelle dynamique aux arts plastiques, a estimé samedi à Oran le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi. En marge de…

Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair