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Vers la prise en charge de cinq pathologies lourdes

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

Existe-t-il des cancers qui touchent uniquement certains pays d’un continent ? Oui, le cancer du cavum affecte essentiellement les Turcs et les Maghrébins. Quelle est l’origine de ces tumeurs ?
Qu’est-ce qui caractérise les pays qui sont touchés par cette pathologie ? Des professeurs et des chercheurs algériens et turcs mènent actuellement des recherches approfondies pour découvrir l’origine de cette tumeur commune à leurs deux pays. Le cancer du cavum (rhino-pharynx), qui n’existe ni en Europe, ni en Russie, ni aux Etats-Unis, touche essentiellement les Maghrébins.

En France, 7% des personnes atteintes de cette maladie sont toutes originaires du Maghreb. Pour le professeur Enis Ozyar, chef du département radiation du groupe de soins Acibadem d’Istanbul, ce cancer atteint les personnes âgées de 10 à 20 ans puis fléchit entre 30 et 50 ans. Les facteurs causant cette maladie, selon une étude épidémiologique en cours, seraient le mariage consanguin ainsi que le régime alimentaire. « Nous travaillons en étroite collaboration avec des chercheurs et médecins algériens pour cerner l’origine de cette maladie. Pour l’heure, les études scientifiques montrent que les premières causes sont d’ordre génétique», explique ce spécialiste en radiothérapie.

D’après ce groupe de chercheurs, qui a alerté contre les mariages consanguins très répandus chez les musulmans — il se situe à hauteur de 34% —, il n’existe pas de statistiques officielles sur ce type de cancer, ce qui complique leur travail. Une étude est menée sur 70 cas d’enfants à travers le monde, dont des Maghrébins, et les résultats seront publiés cette année. « Plusieurs professeurs de différentes nationalités, dont des Algériens, des Turcs, des Français, travaillent sur cette pathologie.

Nous essayons de déterminer ce qui la provoque, d’essayer de trouver un remède et faire dans la prévention si réellement il s’agit d’un problème génétique», note le Pr Enis Ozyar. Au-delà de ce travail qui rapproche les médecins turcs de leurs collègues algériens, aujourd’hui, d’aucuns reconnaissent que la Turquie est internationalement reconnue comme une destination médicale. Des centaines d’Algériens s’y font soigner dans des cliniques privées, et ce, à titre privé dans ce pays qui s’est doté, en 2005, d’un Conseil de développement du tourisme de la santé.

Les algériens se soignent à titre privé

Le groupe Acibadem qui regroupe 17 complexes hospitaliers reçoit, chaque année, plus de 1500 Algériens qui viennent des quatre coins de l’Algérie pour se faire opérer, pour la plupart d’un cancer ou d’une greffe hépatique ou moelleuse. Sur place, des malades algériens témoignent : « Certains ont sollicité leurs proches et vendu tous leurs biens pour se faire opérer d’un cancer, étant donné que leur technique en matière de chimiothérapie est plus développée et demeure de courte durée, d’autres patients sont pris en charge par des associations de bienfaisance.» « J’ai vu plusieurs médecins et plusieurs spécialistes à Constantine, j’ai fait toutes les analyses nécessaires, mais aucun médecin n’était précis sur ma maladie. Alors, j’ai décidé d’aller voir ailleurs.

Au départ, je devais partir en France, mais les soins étaient excessivement chers ; alors, je me suis retourné vers la Turquie dont les tarifs proposés étaient plus ou moins acceptables», raconte Mohamed, originaire de Biskra. Mohamed s’est fait opérer d’une greffe de la moelle et subit régulièrement des contrôles. Même si la clinique lui propose des tarifs en se basant sur le pouvoir d’achat des Algériens, Mohamed estime que sans le remboursement par la Sécurité sociale, les Algériens se ruineraient pour se soigner en Turquie. A ce sujet, les responsables du groupe Acibadem viennent de signer un accord avec la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS). Une délégation de la CNAS a séjourné en Turquie et visité l’ensemble des services du groupe hospitalier d’Acibadem.

A l’issue de cette visite, des pourparlers ont été engagés et des conventions seront signées incessamment pour la prise en charge de cinq pathologies, notamment pour la radiothérapie, la cardiopathie pédiatrie, la greffe hépatique, la greffe de la moelle et les problèmes liés aux déformations dues au rachitisme. « Nous allons nous rendre prochainement en Algérie pour la finalisation de ces conventions qui sont en bonne voie. Nous avons également discuté d’un accord pour la prise en charge de la formation de médecins algériens», nous explique Mme Maria, chargée des relations internationales au sein de ce groupe.

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On vous le dit

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

Cérémonie d’adieu pour des fonctionnaires de l’APC de Chlef

Une cérémonie d’adieu a été organisée, avant-hier, par des élus et les travailleurs de l’APC de Chlef en l’honneur de leurs collègues admis à la retraite. Il s’agit du secrétaire général de la municipalité, Maâmar Kouadri-Samet, qui a passé 12 ans à la tête de l’administration de l’APC, ainsi que de sept fonctionnaires et agents de l’état civil, du service de l’urbanisme et de l’entreprise de nettoiement Tetach. Le rôle du secrétaire général sortant dans la modernisation de l’état civil et l’accompagnement de la nouvelle société de nettoiement a été particulièrement mis en relief à cette occasion. De même, les présents ont tenu à rendre un vibrant hommage aux nouveaux retraités pour leur carrière exemplaire dans leurs domaines respectifs.

Des établissements scolaires repoussants à Tiaret

En marge des assises sur le secteur de l’éducation tenues samedi à Tiaret, on aperçoit clairement à travers un documentaire présenté pour la circonstance le lamentable état de plusieurs établissements scolaires. Ces derniers sont pour certains squattés par des délinquants, alors que d’autres sont de réels dangers pour les élèves. Au niveau du lycée Commandant Zoubir, la cuisine est totalement désaffectée et la chambre froide ne fonctionne pas correctement. Le service dans ce lycée, pourtant situé à quelques pas de la direction de l’éducation, est assuré pour l’essentiel par des agents (hommes et femmes) émargeant aux dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes. Pis encore, ce lycée a vu ses principaux cadres le déserter d’une manière énigmatique sans susciter, pour l’heure, des réactions.

Insultes à l’APW de Bouira

Les insultes entre des élus du FLN ont marqué les travaux d’élaboration du règlement intérieur et son adoption ainsi que l’installation des vice-présidents et du président de l’APW de Bouira. Farid Boukrif, élu FLN, rayé de l’agenda de la nouvelle APW, pour le poste de vice-président, s’est adressé violemment au nouveau P/APW, en lui déclarant devant les élus et du wali de Bouira : « Tu n’es pas un homme ! Tu ne tiens même pas tes engagements. Honte à toi.» Un autre élu du MPA de Amara Benyounes a fustigé le P/APW en l’accusant d’indu élu. La réaction regrettable de ces fauteurs de troubles à l’APW de Bouira donne d’eux une image négative, ils cherchent à tout prix à s’illustrer, en animant à chaque fois des scènes d’insultes à l’intérieur de l’assemblée.

Découverte macabre à Bouira
Le corps d’un homme a été retrouvé hier, carbonisé, non loin de la base de vie d’une entreprise chinoise, CCECC, à proximité du parc Dounia, du centre-ville de Bouira, apprend-on de sources policières. Cette découverte macabre a été faite, selon les mêmes sources, par des usagers. Alertée, la brigade mobile de la police judiciaire, accompagnée de la Protection civile, s’est rendue sur les lieux pour procéder au transfert de la dépouille à la morgue de l’hôpital Mohamed Boudiaf de Bouira. Selon les premières constatations faites par les services de sécurité, la piste criminelle demeure la plus plausible. Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce drame.

Les retraités des Douanes interpellent la CAAT

Des agents des Douanes mis à la retraite en décembre 2014 attendent vainement depuis 14 mois le versement de la prime de départ en retraite, de la part de la caisse d’assurance CAAT, conformément à la convention CAAT-Douanes. Malgré qu’elle continue à percevoir régulièrement les cotisations, la CAAT rechigne à verser la prime à ces retraités. Las d’attendre encore plus, ceux-ci sollicitent les responsables des deux institutions (CAAT-Douanes) pour « dépoussiérer» ce dossier et permettre un règlement définitif et diligent de cette situation qui n’a que trop duré. Lire la suite

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L’exil, les 26 milliards et les mauvais souvenirs

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

Après 25 ans d’exil volontaire à Londres, Abdelhamid Brahimi, connu sous le sobriquet de « Abdelhamid la science» est rentré dimanche au pays. La nouvelle génération ne connaît rien de lui. Mais celle des années 1980 en sait quelque chose.
Abdelhamid Brahimi était ministre du Plan sous le président Chadli Bendjedid avant que celui-ci le nomme Premier ministre de 1984 à novembre 1988. Il a quitté ses fonctions après la révolte du 5 Octobre 1988 qui a ramené le pluralisme politique dans le pays et partira d’Algérie quatre années plus tard, c’est-à-dire en 1992, après l’arrêt du processus électoral. Mais auparavant, l’ancien ministre du Plan avait lâché une bombe sur le détournement de « 26 milliards de dollars sur une période 20 ans».

C’était dans les discussions de tous les Algériens qui venaient de subir, après l’effondrement des prix du pétrole en 1986, le chômage, la misère, les licenciements, les pénuries et la montée de l’islamisme politique. Coïncidence de l’histoire, Abdelhamid Brahimi revient au moment où le pays retombe dans les mêmes travers dus à une gouvernance qui laisse à désirer des affaires publiques : crise financière après la chute brutale des prix des hydrocarbures.

Dans une récente interview accordée au journal à El Khabar, l’ancien Premier ministre de Chadli parlait de « réconciliation nationale qui est, aujourd’hui et demain, la clé de l’Algérie…» Et c’est visiblement l’une des raisons qui le fait revenir car, avait-il expliqué, « il est temps de mettre nos conflits de côté et de mettre la main dans la main pour faire sortir l’Algérie de son malheur et de son sous-développement».

Paradoxe de la vie et de la politique, 30 ans après avoir échoué à donner des solutions à une économie détruite par les politiques de restructuration qu’il avait menées à l’époque, « Abdelhamid la science» entend bien apporter sa contribution et soulager l’Algérie de ses malheurs. L’économiste et docteur en sciences Mourad Ouchichi est de ceux qui pensent qu' »après la mort de Boumediène, les collaborateurs de Chadli Bendjedid, notamment Abdelhamid Brahimi, affirmaient que l’échec des entreprises publiques était dû à leur taille. Selon eux, elles étaient trop grandes pour être bien gérées. On a procédé alors à leur morcellement.»

Ce n’est un secret pour personne que les réformes imposées par le pouvoir de Chadli avaient cassé les ressorts de l’économie nationale, mis en péril sa souveraineté en jetant le pays d’abord dans les bras du Fonds monétaire international puis dans ceux de la violence politique qui l’avait plongé dans une décennie de sang et de larmes.Abdelhamid Brahimi ne s’est pas uniquement exilé à Londres, mais a mené une guerre contre ceux qui ont sacrifié leur vie pour que l’Algérie reste debout. La réconciliation c’est bien beau dans l’absolu, dans un contexte politique apaisé, mais ne pas avoir la mémoire courte, c’est encore mieux. Lire la suite

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Louisa Hanoune : «Je suis menacée de mort»

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

Une cabale sans précédent est orchestrée contre Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs. Après les violentes attaques, les insultes, elle se dit aujourd’hui menacée de mort.
Les instigateurs de cette campagne veulent à tout prix déstabiliser le parti en tentant de mettre sur pied des structures parallèles. « Ceux qui veulent casser le PT font pression sur nos députés. Ils leur ont dit que s’ils n’enlevaient pas leur secrétaire générale, elle sera tuée. Le député Salim Labatcha qui a été exclu du parti a osé dire que même Boudiaf ils l’ont tué !», dénonce Mme Hanoune. S’exprimant à l’ouverture des travaux du bureau politique, Louisa Hanoune accuse un groupe d’individus extérieurs au parti d’être derrière cette opération, qu’elle qualifie de « crapuleuse» et « criminelle».

La première dame du PT n’hésite pas à citer des noms ; elle pointe du doigt le secrétaire général du FLN et le député Tliba ainsi que des hommes d’affaires véreux qui interfèrent illégalement dans ses affaires, recourant au chantage, à la terreur et à la corruption. Mme Hanoune assure que le PT est attaqué à cause de ses positions politiques, contre la « mafiotisation» de l’Etat, pour la défense de sa souveraineté économique et du droit de la majorité à une vie digne. « En voulant déstabiliser le PT, la bande mafieuse veut déstabiliser le pays par la destruction de toutes les forces qui résistent au pillage local et étranger, en défense de la nation.

Cette bande est un danger pour le multipartisme», dénonce Mme Hanoune qui met en garde les commanditaires de ces « actes d’intimidation», assurant que rien ne va entamer sa volonté politique de poursuivre le combat contre « les prédateurs». Hanoune dérange et cette campagne s’inscrit, selon elle, dans le cadre de la criminalisation de l’acte politique indépendant et de l’acte patriotique. Ce qui se passe au PT diffère, de l’avis de Hanoune, de ce qui s’est passé chez les autres formations politiques.

Le mouvement de redressement dont parlent les adversaires de Hanoune n’a pas, selon elle, de prolongement au sein du PT, car il est piloté par des étrangers au parti. Mme Hanoune a fustigé le comportement du président de l’APN qui a permis à « un individu de créer un groupe parlementaire au nom du PT d’où il a été exclu». La secrétaire générale du PT rappelle que le règlement de l’APN interdit l’existence de deux groupes parlementaires pour un seul parti. « Le président de l’APN nous évite, ne sort plus de son bureau et refuse de recevoir le chef de notre groupe. Ce n’est pas Ould Khelifa, le président de l’AN, mais Tliba», s’insurge Mme Hanoune.

Par ailleurs, elle anticipe et annonce que la chaîne Ennahar TV prépare un autre reportage portant atteinte à sa vie et son parcours de militant. A ce sujet, elle dénonce non seulement les dérives de certains médias privés, mais surtout celle des médias publics et demande au ministre de la Communication d’assumer ses responsabilités. « Comment expliquez-vous l’attitude du journal El Moudjahid qui ne couvre plus les activités du parti, mais me consacre des éditos en une», tonne Mme Hanoune.
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Les parlementaires dans le flou

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

Comment adapter le Parlement à la nouvelle Constitution ? De deux sessions, l’Assemblée populaire nationale (APN) passe à une seule session de dix mois. Comment se fera la transition ?
Y aura-t-il des élections législatives anticipées ? Ce sont autant de questions que se posent les députés à la veille de la clôture de la session d’automne des deux Chambres du Parlement pour l’année 2015. Aujourd’hui, les députés prendront congé pour une période dont ils ignorent la durée. Pourquoi ? Parce que la nouvelle Constitution, qui sera soumise au vote des parlementaires le 7 février, stipule dans son article 118 que « le Parlement siège en une session ordinaire par an, d’une durée minimale de dix mois.

Celle-ci commence le deuxième jour ouvrable du mois de septembre. A l’effet d’achever l’examen en cours d’un point de l’ordre du jour, le Premier ministre peut demander une prorogation de la session ordinaire pour quelques jours. Le Parlement peut être réuni en session extraordinaire sur initiative du président de la République. Il peut également être réuni par le président de la République à la demande du Premier ministre ou à la demande des deux tiers des membres composant l’APN. La clôture de la session extraordinaire intervient dès que le Parlement a épuisé l’ordre du jour pour lequel il a été convoqué».

Le Parlement, qui a connu depuis sa création deux sessions, se trouve pour la première fois avec une seule session. Les élus n’ont aucune information sur la manière dont se fera la transition. Louisa Hanoune, du Parti des travailleurs, pense qu’à ce rythme, il y aura probablement des élections anticipées. « Avec la nouvelle Constitution qui sera votée dimanche prochain, il faut impérativement une transition puisqu’à partir du 7 février, il y aura une seule session pour l’APN et le Sénat. Nous n’avons aucune information sur les prochaines étapes. Nous sommes dans l’expectative», tonne-t-elle.

Pour sa part, le ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, a expliqué qu’après l’adoption du projet de Constitution, les deux Chambres du Parlement poursuivront leur activité et que la législature actuelle prendra fin début 2017. Une nouvelle loi organique fixant les relations entre les deux Chambres du Parlement et leurs relations avec le gouvernement sera alors promulguée pour la mise en œuvre des articles de la nouvelle Constitution. Un nouveau règlement intérieur pour chacune des deux Chambres sera élaboré et qui prévoira notamment des mesures visant à mettre fin à l’absentéisme des députés et aux échanges virulents entre les représentants du peuple.
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Le vote devrait avoir lieu dimanche prochain

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

Le Parlement procédera aujourd’hui à l’installation de la commission mixte.
Confusion et incompréhension autour de l’adoption du projet de la révision de la Constitution. Finalement, le vote du Parlement de ce texte n’aura pas lieu demain. Il devrait être programmé pour le dimanche 7 février. C’est ce que nous avons appris, hier, auprès de plusieurs députés.

Ces derniers donnaient l’impression d’être surpris par ce report, alors que le décret présidentiel a convoqué les deux Chambres du Parlement pour le 3 février. « A la suite de la diffusion de l’avis du Conseil constitutionnel selon lequel le projet de loi portant révision constitutionnelle peut être soumis au Parlement, conformément à l’article 176 de la Constitution, Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a signé ce jour, samedi 30 janvier 2016, un décret portant convocation du Parlement en ses deux Chambres réunies pour le 3 février 2016.

Ce décret précise que l’ordre du jour de la session pour laquelle est convoqué le Parlement porte sur le projet de loi portant révision constitutionnelle et indique aussi que la session sera ouverte jusqu’à épuisement de son ordre du jour», avait précisé la présidence de la République dans un communiqué. A la lecture du contenu de ce décret, tout le monde a compris que la séance de demain sera consacrée directement au vote. Ce ne sera finalement pas le cas. Les préparatifs réglementaires de ce vote ne sont pas finalisés.

De ce fait, demain sera consacré à l’installation de la commission mixte composée des membres des bureaux des deux Chambres pour arrêter la date du vote sur ce projet. « La séance de mercredi sera consacrée à la réunion de la commission mixte composée des bureaux des deux Chambres du Parlement qui procédera à l’élaboration du règlement intérieur et du programme de la réunion des deux Chambres du Parlement, lors d’une session extraordinaire consacrée à la présentation du projet de loi relatif à l’amendement et au vote de la Constitution», explique le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, lors d’une séance plénière consacrée à l’installation des nouveaux membres du tiers présidentiel au Sénat.

« Mercredi prochain, les bureaux des deux Chambres devront se réunir pour installer la commission mixte comme le prévoit la loi n°99-02 fixant l’organisation et le fonctionnement de l’APN et du Conseil de la nation. Il n’y aura pas de vote», explique une source proche du Conseil de la nation. La commission mixte, explique notre source, devra préparer le règlement intérieur et élaborer son rapport sur le projet devant être présenté par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Que prévoit la loi ?

L’article 98 de la loi n°99-02 précise : « Le Parlement siège en Chambres réunies sur convocation du président de la République dans les cas prévus aux articles 91 alinéas 2, 93, 95, 102 alinéa in fine, 130 alinéa 2 et 176 de la Constitution et sur convocation du chef de l’Etat chargé de l’intérim ou du chef de l’Etat dans le cas prévu à l’article 90 alinéa 4.» « Le Parlement se réunit de plein droit sur convocation du président du Conseil de la nation dans les cas prévus à l’article 88 alinéas 2, 3 et 5 de la Constitution.

Le Parlement peut également siéger sur convocation du président du Conseil de la nation dans le cas prévu à l’article 177 de la Constitution», stipule le même article. Selon l’article 99 du même texte : « Le Parlement siégeant en Chambres réunies est présidé par le président du Conseil de la nation dans les cas prévus à l’article 88 alinéas 2, 3 et 5 et aux articles 91 alinéas 2, 93, 95, 102 alinéa in fine, 130 alinéas 2, 176 et 177 de la Constitution.» « Le Parlement siégeant en Chambres réunies est présidé par le président de l’Assemblée populaire nationale dans le cas prévu à l’article 90 (alinéa 4) de la Constitution», lit-on dans le même article.

De ce fait, la réunion de demain sera consacrée à l’organisation technique de ce congrès du Parlement. « Les autres règles de fonctionnement du Parlement siégeant en Chambres réunies sont déterminées par un règlement intérieur proposé par une commission composée des bureaux des deux Chambres et présidée par le doyen d’âge. Il est adopté par le Parlement siégeant en Chambres réunies à sa première séance», lit-on dans l’article 100 de la même loi.
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