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Des ONG donnent l’alerte : La dure réalité des migrants en Algérie

Publié le 19/12/2015, par dans Non classé.

Le nombre de victimes sur le chemin de la migration ne cesse d’augmenter.
En mer, en plein désert et même dans les villes, le mouvement migratoire est une véritable tragédie, un drame humain qui remplit les pages et des médias, malheureusement pas assez pour toucher toutes les bonnes volontés et faire bouger les lignes. Des lignes qui sont de plus en plus visibles dans ces barbelés et les frontières fermées auxquels font face tous les jours des milliers de personnes fuyant guerre, misère et famine. Si l’Europe s’emmure et se barricade contre la détresse des autres, même au prix de voir plus de 3000 morts en mer (chiffre de l’année 2015), doit-on de ce côté de la Méditerranée taire et cacher cette souffrance ?

Depuis que le monde est monde, les mouvements de personnes sont à l’origine des civilisations humaines ; comment aujourd’hui va-t-on au nom d’une suicidaire « préférence nationale» imposer des restrictions à la libre circulation des personnes ? Des questions qui ont figuré hier au cœur d’un débat organisé à l’initiative de la nouvellement créée Plateforme sur la migration en Algérie (PMA), et ce, à la faveur de la célébration chaque 18 décembre de la Journée internationale de la migration.

Le siège d’Amnesty International qui a abrité cette rencontre semblait exigu pour contenir le nombre de participants. Des membres de la société civile, entre associations et défenseurs des droits de l’homme, ont décidé d’unir leurs efforts pour donner à la problématique de l’immigration une voix, un visage mais surtout un meilleur devenir. De pays émetteur de migration vers l’Europe, l’Algérie est devenue aussi une terre d’accueil de la migration notamment subsaharienne.

Les migrants sont-ils bien accueillis ? Pas si sûr, répondent les différents intervenants. Maître Benissad, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), note que la législation algérienne n’est pas conforme aux conventions internationales traitant de la question de la migration. Il dénonce dans son intervention la stigmatisation du migrant et l’image négative que renvoient de lui certains médias.

Difficile scolarisation des enfants

Imène Benchaouche, coordinatrice du comité de coordination de la PMA, souligne pour sa part la difficulté d’avoir un chiffre exact sur le nombre de migrants en Algérie. « Des statistiques officielles parlent de 25 000 Subsahariens sur un total de 52 000 migrants, dont des Syriens.» Saliha Boucheloui, de l’ONG Caritas, tient à noter la difficile vie des femmes migrantes en Algérie, souvent sujettes à des agressions. « La mort en mer est difficile, mais il ne faut pas oublier non plus cette tragique et pénible traversée du désert…

Si c’est déjà difficile pour une femme de vivre en Algérie, que dire du vécu de ces migrantes qu’on agresse parce qu’elles sont migrantes et sans droits», dit-elle. Et à Imène Benchaouche de reprendre la parole pour évoquer le cas des enfants de migrants en situation irrégulière : « Aucun enfant n’a été scolarisé dans un établissement public. Parmi ces enfants, beaucoup sont nés en Algérie, ont des actes de naissance mais n’ont pas accès à l’école. Avec Médecins du monde et le réseau Nada, nous avons pu en inscrire 25 dans des écoles à Alger, mais qu’en est-il des autres ?» Contrairement à ce qui se dit, l’immigration nigérienne n’est pas là que pour des raisons économiques.

Les Nigériens, entre migration économique et fuite de la violence

Dans une enquête effectuée par la LADDH, il a été établi que la majorité des migrants nigériens provient du sud du Niger et non pas des zones frontalières. « Le chaos libyen, la guerre au Mali et la présence de Boko Haram dans cette zone poussent les populations du Sud à émigrer vers le Nord. Nous sommes donc face à une immigration mixte et pas seulement économique. La situation géopolitique et les violences sont à l’origine de cette migration.

Par ailleurs, les effets du changement climatique se font déjà ressentir au Niger qui est un des pays les plus pauvres de la région, ce qui explique aussi en partie ces exodes», indique Moumène Khelil de la LADDH. Ce dernier conteste les opérations de rapatriement de ces personnes en détresse et estime que la justification de demande de rapatriement émise par l’Etat du Niger ne peut être un argument.

« On s’appuie sur la demande des autorités nigériennes comme si les personnes appartiennent à un Etat», dit-il avant de s’interroger sur le rôle ambigu du Croissant-Rouge algérien (CRA) dans cette opération « d’expulsion» qui ne dit pas son nom. « Nous sommes face à un problème d’éthique et une atteinte au droit d’asile… Quel est le fondement juridique de ces expulsions qui ne s’appuient sur aucun texte de loi ni de décision administrative ? Le CRA est-il dans son rôle quand il fait des opérations d’identification dans les rues ? Sert-il d’auxiliaire humanitaire aux autorités ?»

Ce à quoi une représentante de ce même CRA répondra qu’il y a eu rapatriement à la demande des autorités nigériennes et le CRA l’a fait dans le respect de la dignité humaine. Une représentante d’une association s’occupant des migrants à Oran rétorquera en disant qu’il y a eu des opérations de « ramassage» même des immigrants en situation réglementaire. « Ces opérations de rapatriement ont été très entachées d’atteintes à la dignité des migrants», dit-elle.

Abdelouahab Fersaoui, de l’association RAJ, a plaidé pour sa part pour une plus grande implication de la société civile en faveur des migrants. « L’approche sécuritaire n’est pas une solution. Il faut que la société civile s’organise pour créer un rapport de force, interpeller les gouvernants pour prendre en charge sérieusement la question de la migration. Nous nous devons de mieux nous organiser pour nous imposer sur le terrain de l’action sociale et politique», dit-il.

Et à Abderrahmane Arar, du réseau Nada, d’appeler à la régularisation de la situation des ONG afin qu’elles remplissent au mieux leur rôle sur le terrain. « Il faut faire de la PMA un plaidoyer politique et juridique et arriver à faire promulguer une loi qui protège les migrants… Et d’ici là, il faut procéder à des actions permettant aux migrants au moins de travailler», note M. Arar. Le Lire la suite

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Création d’une plateforme sur la migration

Publié le 19/12/2015, par dans Non classé.

L’annonce de la naissance de la Plateforme sur la migration en Algérie (PMA) a été faite à la veille de la célébration, le 18 décembre, de la Journée internationale des migrants.
Une Plateforme sur la migration en Algérie vient de voir le jour. Un collectif d’associations et de personnes-ressources est à l’origine de cette création qui vise à constituer « un espace d’échange, de réflexion et d’action autour de la question migratoire, et se donne pour mission d’agir en faveur de l’accès aux droits des migrants en Algérie». L’annonce de la naissance de la PMA a été faite à la veille de la célébration, le 18 décembre, de la Journée internationale des migrants.

Dans un communiqué rendu public hier, le collectif composant la PMA note que « l’Algérie est non seulement un pays de départ, mais également de transit et de destination pour des milliers de personnes en situation de migration». Et d’ajouter que ces migrants, indépendamment de leur statut et de leur sexe, « sont confrontés à des problèmes d’accès aux droits engendrant des vulnérabilités multiples et portant atteinte à leur dignité, nonobstant les engagements internationaux pris par l’Algérie».

Tout en soulignant que des avancées sont enregistrées, notamment, en matière d’accès aux soins et de scolarisation dans les écoles publiques (sur autorisation de la tutelle) d’enfants migrants de parents en situation irrégulière, la PMA précise toutefois que « des améliorations doivent avoir lieu sur de nombreux aspects liés aux droits et à la vie quotidienne des migrants au sein de la société algérienne».

La PMA cite en particulier les aspects de la protection juridique des victimes, la lutte contre les discriminations, la protection contre l’emploi précaire et l’exploitation, ou encore la mise en place d’une loi nationale sur l’asile.

Le communiqué de la PMA note d’ailleurs que « les événements tragiques survenus à Oran (violences à l’encontre des femmes migrantes) et à Ouargla (incendie ayant coûté la vie à 18 migrants) nous rappellent la nécessité d’engager des efforts et des actions concrètes en faveur de l’accès des migrants à leurs droits».

La PMA compte en son sein les associations de lutte contre le sida, Caritas Algérie, le Centre de documentation des droits de l’homme, les collectifs de migrants à Oran et Tamanrasset, le Comité italien pour les réfugiés, l’association Femmes algériennes revendiquant leurs droits, l’association Green Tea de Tamanrasset, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, Médecins du monde, Réseau algérien de défense des droits de l’homme, Rassemblement Action Jeunesse, réseau Nada et santé Sidi El Houari. Lire la suite

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Aménagement du territoire : Un observatoire pour évaluer l’avancement des actions

Publié le 19/12/2015, par dans Non classé.

Les Assises nationales sur l’aménagement du territoire ont permis d’aborder les thèmes les plus pertinents et de proposer une série de recommandations.
Parmi la plus importante figure la création d’un observatoire national de l’aménagement du territoire, qui sera placé sous l’autorité du président de la République ou du Premier ministre. Cet observatoire sera l’instrument privilégié qui permettra de rendre compte de l’état des réalisations des actions du SNAT. C’est un outil d’aide à la décision et un dispositif de capitalisation, de valorisation et de vulgarisation de l’information territoriale produite par les différents acteurs.

Ceci donnera des aptitudes aux différents décideurs sectoriels et des collectivités locales à redéfinir la démarche de mise en œuvre de leurs politiques. Il sera chargé de réaliser une réflexion en faisant participer tous les secteurs pour élaborer les indicateurs qui permettront d’alimenter le rapport d’évaluation annuel du SNAT et de tous les autres instruments d’aménagement du territoire, en redessinant une cartographie partagée entre les différents acteurs. Cet observatoire sera accompagné, indiquent les recommandations, par une banque d’informations devant permettre une meilleure adaptation ainsi qu’une évaluation objective de ce qui serait réalisé.

Deuxième recommandation : transformer les 7 ateliers de ces assises en 5 commissions de travail dans le but d’approfondir la réflexion autour des questions liées à l’aménagement du territoire. Cela aura ainsi comme effet immédiat une meilleure coordination entre les secteurs.
Autre recommandation : la proposition de prolonger le Schéma national de l’aménagement du territoire (SNAT) jusqu’à 2050. Si les participants notent l’importance du SNAT, certains affirment qu’il faut aller vers la phase active et cesser, à chaque fois qu’arrive un nouveau ministre, de reculer l’horizon alors que l’on peut commencer par les petites choses, qui auront le mérite de provoquer une dynamique. Ils proposent « des suggestions pratiques à la place des diagnostics descriptifs et le passage des généralités aux spécificités».

Autre élément à retenir : la poursuite des plans d’aménagement de wilaya et davantage d’implication de l’espace local incarné par les APC appelées à jouer un rôle dans la concrétisation des politiques publiques. Après des décennies de développement autocentré, avec tout ce que cela implique comme production de pratiques et de discours, on comprend qu’il y ait à la fois des difficultés et des réticences à s’engager pleinement dans le nouveau cours économique et politique.

Le SNAT hiérarchise les priorités et distingue entre ce qui est fondamental et ce qui est décisif, ce qui relève du domaine du rattrapage, des urgences sectorielles et des urgences structurelles et spatiales.Les participants à cette rencontre ont aussi recommandé de soutenir et de renforcer les secteurs ayant un important potentiel d’exportation pour contribuer à créer une richesse nationale libérée des fluctuations des prix du pétrole et de la volatilité du dollar. Lire la suite

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Algérie-France : Christiane Taubira demain à Alger

Publié le 19/12/2015, par dans Non classé.

La ministre française de la Justice, Christiane Taubira, effectuera une visite en Algérie du 20 au 22 décembre. Elle sera reçue par son homologue, Tayeb Louh, avec qui elle s’entretiendra.
Elle rencontrera pendant aussi son séjour le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et plusieurs membres du gouvernement. La visite donnera lieu à la signature d’une convention portant renforcement de la coopération juridique. Par ailleurs, selon un communiqué de l’ambassade de France en Algérie, Mme Taubira participera à une réunion de travail avec des magistrats algériens sur les moyens judiciaires à mettre en œuvre pour lutter contre le terrorisme et donnera une conférence à l’Institut diplomatique et des relations internationales sur le thème : « Les jeunes et la déradicalisation».

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Abdelmalek Sellal à sétif : La feuille de route irrite les Sétifiens

Publié le 19/12/2015, par dans Non classé.

Attendue depuis un moment, la visite que doit effectuer aujourd’hui à Sétif Abdelmalek Sellal en a refroidi plus d’un. Le contenu de la feuille de route n’englobant pas certains points en est la cause. Pour l’illustration, le projet du complexe sportif de 50 000 places couvertes, initié en juin 2007 par le président de la République, qui fait encore et toujours couler de l’encre et de la salive, est « éludé». Au grand désarroi des Sétifiens en général et des Ententistes en particulier.
En l’absence d’une position claire, nette et précise des pouvoirs publics — qui ont pourtant soutenu à maintes reprises que ledit projet serait maintenu — les Sétifiens font grise mine. Sellal mettra-t-il un terme à un suspense qui perdure depuis 8 longues années ? En outre les Sétifiens s’expliquent mal l' »élimination» du Park Mall et de l’ensemble hôtelier Ibis/Novotel du programme de la visite.

Situé en plein centre-ville, l’ensemble hôtelier d’une capacité de 502 lits — lancé en 2012 par la SPA Sieha, en association avec le groupe français Accor, pour un coût prévisionnel de 2,5 milliards de dinars — n’attendait sans nul doute qu’une telle visite pour entrer en service et offrir dans un premier temps 120 nouveaux emplois mais reste en « stand-by».

Réalisé par le groupe Prombati, le Park Mall (le premier du genre à l’échelle nationale), comprenant un hôtel Marriott de 384 lits, une salle de conférences de 830 places, divers espaces de détente, de loisirs et de shopping et un parking pour 1258 véhicules, est bizarrement « zappé». Comme la communication n’est pas le fort de nos gouvernants, on n’a pu connaître les raisons de ce zapping. Peut-on aussi facilement éliminer deux belles acquisitions, métamorphosant non seulement le cœur de la ville de Aïn Fouara mais proposant pas moins de 1620 emplois directs dont 1500 pour le Park Mall ? Non, diriez-vous.

D’une superficie de 700 hectares, la mégazone de Ouled Saber ne voit toujours pas le jour ; elle a été aussi reléguée aux calendes grecques, tout comme la nouvelle zone d’El Lahlatma, viabilisée par des opérateurs économiques privés. Au programme de Abdelmalek Sellal, la pose de la première pierre du raccordement aval à partir du barrage El Maouane et du périmètre irrigué à partir du barrage précité.

Ce point précis fait partie du gigantesque projet des grands transferts d’un coût global de 1,2 milliard d’euros. Constitué de deux systèmes de transfert hydraulique de 313 millions de mètres cubes d’eau vers le barrage El Maouane et Draa Diss, le projet avait été lancé par le président Bouteflika en 2009. A l’époque ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal avait promis séance tenante de boucler l’opération en 2012.

Cinq ans après, les Sétifiens ont toujours soif et les 40 000 hectares qui devaient être irrigués ne le sont toujours pas. Cela dit, le Premier ministre entamera sa visite par l’inspection du chantier d’extension de la ligne de production de la cimenterie de Aïn Kebira. A noter qu’en septembre 2016, sa production atteindra les 3 millions tonnes/an.

Soit le triple de la production actuelle. L’augmentation des capacités de production engendrera l’ouverture de 350 postes d’emploi directs. D’un coût global de 32 milliards de dinars (l’équivalent de 300 millions d’euros), l’opération est confiée aux deux constructeurs français Thyssen Krupp Industrie et SAS (ex-Polysius). Le Premier ministre présidera en outre la cérémonie d’inauguration du service de radiothérapie du CAC.

Il en fera de même pour la double voie Sétif-Batna sur 110 km. Il inspectera le chantier du futur marché de gros de fruits et légumes de Aïn Sfiha (sud de Sétif) et remettra symboliquement les clés de 3392 logements. En dernier lieu, il inaugurera un complexe de fabrication de profilés en aluminium et cuivre à El Eulma, la câblerie KPlast, ainsi qu’une unité spécialisée dans le papier tissu et l’usine de production de carreaux céramiques émaillés. A Sétif, le secteur industriel privé est devenu le premier employeur… Lire la suite

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6e FICA: « Roshmia », un documentaire sur le calvaire des réfugiés syriens projeté à Alger

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.
6e FICA:
ALGER-Le documentaire « Roshmia » du réalisateur syrien Salim Abu Jabal, mettant en lumière les souffrances des réfugiés syriens dans les territoires occupés, a été projeté jeudi à Alger. Représentant la Palestine au 6e Festival du cinéma d’Alger (FICA) dédié au film engagé, ce documentaire de 70 mn relate l’histoire tragique de…

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