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Algérie-Allemagne : Merkel veut accélérer le renvoi des Algériens déboutés du droit d’asile

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

Désormais, plus de droit d’asile pour les Algériens en Allemagne. Berlin considère que l’Algérie est un pays « sûr». La chancelière Angela Merkel a même exigé un « retour rapide» des ressortissants algériens déboutés d’asile.
Au cours d’une conférence conjointe avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, hier à Berlin, la chancelière allemande a demandé à son homologue algérien que « les ressortissants algériens déboutés du droit d’asile en Allemagne soient renvoyés plus rapidement qu’aujourd’hui dans leur pays», estimant que l’accord censé organiser leur retour en Algérie existe sur le papier, « mais il faut faire en sorte qu’il fonctionne de manière appropriée». Les autorités allemandes se plaignent depuis longtemps du peu d’efficacité du texte.

Et le sujet a pris encore plus d’acuité depuis que le nombre d’Algériens, mais aussi de Marocains arrivant en Allemagne avec les autres migrants pour y demander l’asile ou pour y séjourner de manière illégale, a fortement augmenté en fin d’année dernière. Il est notable que des Algériens « sont venus illégalement en plus grand nombre en Allemagne» ces derniers temps, a souligné la chancelière allemande, citée par l’AFP.

Mme Merkel et M. Sellal ont convenu « d’une meilleure coopération sur le sujet entre les deux pays, notamment sur le plan policier». M. Sellal est toutefois resté prudent, faisant valoir qu’avant tout renvoi en Algérie, « il faudra naturellement s’assurer qu’il s’agit bien d’Algériens». Il est à rappeler qu’aux violences et agressions sexuelles contres des femmes dans la ville de Cologne, lors des fêtes de fin d’année, des Algériens ont participé. Ce que Abdelmalek Sellal a estimé « inacceptable». « Je peux vous assurer, en tant qu’Algérien, que ce serait inacceptable», a-t-il déclaré. La police fédérale allemande a identifié 32 suspects, dont neuf Algériens.

La police locale de Cologne, qui travaille en partie sur des dossiers distincts, a parlé pour sa part de 19 suspects, dont 14 originaires du Maroc et d’Algérie. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a, selon l’APS, réaffirmé hier à Berlin la volonté de l’Algérie de combattre « l’insécurité» sous toutes les formes. « L’Algérie continuera à combattre l’insécurité sous toutes les formes», a déclaré M. Sellal lors d’une conférence de presse qu’il a animée conjointement avec la chancelière allemande, Angela Merkel, au siège de la Chancellerie allemande. Interrogé par la presse au sujet des violences commises le soir du Nouvel An à Cologne (Allemagne), où seraient impliqués plusieurs étrangers dont prétendument des Algériens, le Premier ministre a indiqué « ne pas disposer suffisamment d’informations au sujet de l’identité des agresseurs».

« Une chose est sûre, si ce fait venait à être confirmé, nous ne pouvons l’accepter en aucun cas», précisant que « cela relevait des principes de l’Etat algérien qui a combattu le terrorisme et rétabli la paix grâce à la charte de la réconciliation nationale». « Les services de sécurité algériens et allemands œuvrent actuellement à identifier les suspects», a-t-il souligné. « Nous apportons un soutien aux réformes politiques engagées en Algérie par le président Abdelaziz Bouteflika, notamment le projet de révision de la Constitution», a déclaré Mme Merkel. Sellal a, en outre, plaidé pour un « partenariat multidimensionnel» et souligné « la volonté partagée et la capacité des deux pays (Algérie et Allemagne) à développer la coopération bilatérale». Lire la suite

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A propos des récentes déclarations de Ali Haroun

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

De retour à Paris d’où j’étais absent depuis la fin décembre 2015 pour des raisons professionnelles, je découvre l’ampleur de la polémique autour de la proposition faite (ou non) à feu Aït Ahmed par l’armée – à sa tête Khaled Nezzar – pour être « Président», après l’arrêt du processus électoral en 1992.
J’apprends aussi que Ali Haroun est revenu sur ses positions et ses déclarations antérieures à ce sujet. Il en a le plein droit. Néanmoins, par le présent propos, je veux apporter un éclairage que je juge important pour l’opinion publique nationale et plus que nécessaire pour défendre la crédibilité de ma signature et celle de mon journal qui me fait confiance.

Apparemment, M. Haroun n’assume pas quelques-unes de ses déclarations tenues dans une interview qu’il m’avait accordée après l’accident vasculaire cérébral du défunt Aït Ahmed, survenu au début de l’année dernière. L’interview a été publiée dans El Watan du 28 décembre 2015 comme témoignage (sans aucune volonté de polémiquer) sur les positions politiques du regretté depuis l’indépendance.

Voilà le fond d’un « démenti» de M. Haroun, publié dans El Watan du 29 décembre 2015 en page 2 : « Dans votre numéro du lundi 28 décembre 2015, vous publiez en page 2 mon entretien à Paris, en janvier 2015, avec votre correspondant, sous le titre : « Aït Ahmed a refusé d’être Président car il pensait que l’arrêt du processus électoral était un coup d’Etat».» Le texte ajoute que « je l’aurais rencontré avec le général Khaled Nezzar pour lui proposer la présidence de la République après l’arrêt du processus électoral en décembre 1991. Je voudrais préciser que je n’ai jamais rencontré Aït Ahmed à cette époque».

Sans vouloir porter un jugement sur sa personne et avec tout le respect que je lui dois, je tiens à mettre le concerné devant ses propres contradictions. Il s’agit d’un entretien (à consulter en ligne sur le site elwatan.com en version audio complète et brute) réalisé à Paris dans le bus du Colonial-Tour, le 4 février 2015. Lors de la transcription de cet échange de 27 minutes, j’ai respecté au maximum la fidélité des propos – certes parfois avec des reformulations (peut-être maladroites) de quelques questions, souvent exigées par le style journalistique et la mise en forme d’un entretien écrit.

Or, la forme n’a jamais déformé les « affirmations» de M. Haroun. Précisément, je n’ai pas reformulé la fameuse question litigieuse. Je lui ai posé la question suivante en parlant d’Aït Ahmed : « Il a dit dans ses témoignages que vous l’aviez rencontré avec le général Khaled Nezzar pour lui proposer la présidence de la République après l’arrêt du processus électoral, en décembre 1991.» M. Haroun a rétorqué, pratiquement sans attendre la fin de la question par : « C’est exact… mais il était contre.»

Ensuite, il enchaîne pour expliquer les raisons du « refus» par ses soupçons de coup d’Etat. Je n’ai donc absolument pas rajouté ces propos.
Mieux encore, supposons qu’il ait répondu d’une telle manière par inattention, chose possible vu le contexte de l’entretien, pourquoi ne m’a-t-il pas corrigé dans la suite des questions malgré mes nombreuse relances sur ce sujet ? Enfin, mon interviewé ne m’a pas demandé la relecture de l’entretien avant sa publication (ce que j’accorde souvent à mes interviewés, particulièrement quand il s’agit de sujets sensibles). Il ne m’a pas, non plus, demandé de respecter un quelconque « off». Lire la suite

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Lancement du 1er concours d’affiche pour le 17e Festival européen en Algérie

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.
Lancement du 1er concours d'affiche pour le 17e Festival européen en Algérie
ALGER- La délégation de l’Union européenne (DEU) en Algérie a lancé le 1er concours d’affiche ouvert jusqu’au 9 février en prévision du 17e Festival culturel européen en Algérie prévu en mai prochain, ont indiqué les organisateurs. Placé sous le signe de « Les couleurs de l’Europe », les affiches doivent traduire les…

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Un nouveau documentaire d’Abdelbaki Sellaï sur la Zaouïa Hamlaouia

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.
Un nouveau documentaire d'Abdelbaki Sellaï sur la Zaouïa Hamlaouia
MILA – Le réalisateur Abdelkader Sellaï vient de monter sontout nouveau documentaire consacré à la Zaouïa Hamlaouia dont la première projectionest annoncée début février à Mila, a indiqué mardi ce réalisateur. Intitulé ‘‘Zaouïa Hamlaouia Manbaâ safa Erouhi » (Zaouïa Hamlaouia,source de limpidité spirituelle), l’£uvre dont la conception a pris une année…

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Polémique Nezzar-Aït Ahmed : l’enregistrement audio complet de l’entretien d’Ali Haroun

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

Mise au point de notre correspondant en France à propos des récentes déclarations d’Ali Haroun.
Paris, le 12 janvier 2016

 » La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle. » [Alexandre Soljenitsyne]

De retour à Paris, d’où j’étais absent depuis la fin d’année 2015 pour des raisons professionnelles, je découvre l’ampleur de la polémique autour de la proposition faite (ou non) à feu Aït Ahmed par l’armée –à sa tête Khaled Nezzar– pour être  » Président », après l’arrêt du processus électoral en 1992. Le Général Nezzar et Ali Haroun ont réfuté tous les deux, via presse interposée, la version de Da L’Hocine (évidement, il n’est plus là pour leur répondre lui-même).

En ce qui me concerne en tant que journaliste, Ali Haroun n’assume pas quelques-unes de ses déclarations tenues dans une interview qu’il m’avait accordée après l’accident vasculaire cérébral du défunt, survenu au début de l’année dernière. L’interview a été publiée dans El Watan du 28 décembre 2015 comme témoignage (sans aucune volonté de polémiquer) sur les positions politiques de Hocine Aït Ahmed depuis l’indépendance.

Voilà le fond d’un  » démenti » de M. Haroun, publié dans El Watan du 29 décembre 2015, en page 2 :  » Dans votre numéro de lundi 28 décembre 2015, vous publiez en page 2 mon entretien à Paris en janvier 2015 avec votre correspondant sous le titre : « Aït Ahmed a refusé d’être Président, car il pensait que l’arrêt du processus électoral était un coup d’Etat ». Le texte ajoute que « je l’aurais rencontré avec le général Khaled Nezzar pour lui proposer la présidence de la République après l’arrêt du processus électoral en décembre 1991». Je voudrais préciser : ■ que je n’ai jamais rencontré Aït Ahmed à cette époque ; (…) ».

Sans porter un jugement sur sa personne, je tiens à publier cette mise au point afin de mettre le concerné devant ses propres contradictions, tout en apportant un éclairage à l’opinion publique nationale sur ce sujet.
Je publie, ci-après, la version audio complète et brute de notre entretien (sans aucune retouche, et d’ailleurs je m’excuse pour la mauvaise qualité de l’enregistrement et les nombreuses interférences), réalisé dans le bus du Colonial-Tour, le 04 février 2015.

Lors de la transcription de cet échange de 27 minutes, j’ai respecté au maximum la fidélité des propos –certes parfois avec des reformulations de quelques questions, souvent exigées par le style journalistique et la mise en forme d’un entretien écrit. Or, la forme n’a jamais déformé les  » affirmations » de M. Haroun. Précisément (peut-être par esprit d’anticipation de ma part), je n’ai pas reformulé la fameuse question litigieuse.

Avant de vous laisser écouter pour que vous fassiez votre propre opinion, je rajoute une dernière chose : mon interviewé ne m’a jamais demandé la relecture de l’entretien avant sa publication (chose que j’accorde souvent à mes interviewés, particulièrement quand il s’agit de sujets sensibles). Il ne m’a pas, non plu, demandé de respecter un quelconque  » off ». C’est moi-même, comme vous allez certainement le découvrir, qui a écarté quelques déclarations de M. Haroun que j’ai considérées, en mon âme et conscience, contreproductives, parfois-même des raccourcis  » douteux », qui ne servaient pas le sujet de mon entretien ; je dirais même, pour éviter des polémiques inutiles, dans une période de deuil où le peuple algérien pleurait en communion son Héros national.
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Allemagne : Merkel veut expulser des Algériens, Sellal prudent

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

La chancelière Angela Merkel a plaidé mardi auprès de son homologue algérien pour que les ressortissants algériens déboutés du droit d’asile en Allemagne puissent être renvoyés plus rapidement qu’aujourd’hui dans leur pays. Un accord censé organiser leur retour en Algérie existe sur le papier depuis des années, « mais il faut faire en sorte qu’il fonctionne de manière appropriée », a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal. Les autorités allemandes se plaignent de longue date du peu d’efficacité de l’accord et le sujet a pris encore plus d’acuité depuis que le nombre d’Algériens, mais aussi de Marocains arrivant en Allemagne avec les autres migrants pour y demander l’asile ou pour y séjourner de manière illégale, a fortement augmenté en fin d’année dernière.

Il est notable que des Algériens « sont venus illégalement en plus grand nombre en Allemagne » ces derniers temps, a souligné la chancelière allemande, ajoutant être convenue avec son homologue algérien d’une meilleure coopération sur le sujet entre les deux pays, notamment sur le plan policier.

M. Sellal est toutefois resté prudent, faisant valoir qu’avant tout renvoi en Algérie, « il faut naturellement s’assurer qu’il s’agit bien d’Algériens ». Il a aussi souligné que s’il se confirme que des Algériens ont participé aux violences du Nouvel An à Cologne, incluant notamment des violences en série contre les femmes, « alors je peux vous assurer en tant qu’Algérien que ce serait inacceptable ».

La police fédérale allemande a identifié 32 suspects, dont 9 Algériens. La police locale de Cologne, qui travaille au moins en partie sur des dossiers distincts, a parlé pour sa part de 19 suspects, dont 14 originaires du Maroc et de l’Algérie.

Fondamentalement, le gouvernement allemand envisage depuis déjà plusieurs mois de bloquer toute perspective d’asile en Allemagne pour les ressortissants d’Algérie et du Maroc, en classant ces deux pays comme « sûrs ». Mme Merkel avait indiqué vendredi qu’une décision sur le sujet n’avait pas encore été prise mais que les citoyens algériens et marocains en Allemagne avaient désormais nettement moins de perspective de voir leur demande d’asile validée que des Syriens ou des Irakiens
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