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Tamazight : une officialisation à plusieurs enjeux politiques

Publié le 08/01/2016, par dans Non classé.

L’officialisation de tamazight a suscité la joie auprès les militants de cette cause. « Le fait qu’il y ait un caractère officiel pour la langue amazighe est un aboutissement de la longue lutte et du combat mené depuis la crise 1949 (antiberbériste) en passant par avril 1980, jusqu’aux récentes revendications», juge Mouloud Lounaouci membre fondateur du Mouvement culturel berbère (MCB) et l’un des 24 prisonniers de l’époque.

« On ne peut pas dire que c’est une officialisation mais un pas vers l’officialisation, car les mesures de l’article 178 peuvent compromettre cette langue lors des prochaines modifications de la Constitution», analyse K. M., membre de l’association culturelle Taghzout. Pour Hamid Ferhi, président du MDS, « c’est la réparation d’une injustice impardonnable.

Pour tous les défaitistes, je dirais que c’est un exemple qui prouve que la lutte paie». Mais certains points du projet porteraient atteinte à ce statut, car « dire aussi que la langue arabe est la langue officielle de l’Etat (article 3) et que tamazight est une langue officielle tout court veut dire que tamazight est une langue officielle de seconde zone !

Je me demande pourquoi ils n’intègrent pas l’amazighité dans le préambule ! Donc cela veut dire que c’est une langue apatride», s’interroge Mouloud Lounaouci. Ce que confirme Hamid Ferhi : « Je rappelle que notre parti n’a pas été associé aux concertations et continue à subir l’arbitraire du pouvoir. Cette constitution est conjoncturelle, comme les précédentes.

Et ce rajout de langue de l’Etat pour l’arabe est malheureux. Il est la preuve que certains courants n’étaient pas d’accord. Mais il y a plus grave : l’article 178 de cet avant-projet interdit de porter atteinte aux constantes nationales, l’islam et l’arabe, mais pas à tamazight, faisant d’elle une dimension secondaire de notre identité nationale.»

En Kabylie, fief de la revendication identitaire amazighe, les militants du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) ont une lecture politique différente. « Il n’y a pas d’officialisation réelle de la langue amazighe dans cette nouvelle Constitution. Pourquoi le pouvoir on a fait une langue de l’Etat ?

Elle aura le même statut que la langue nationale», juge Bouaziz Aït Chebib, président du MAK. Et d’ajouter : « Cette soi-disant officialisation devrait affaiblir notre mouvement. Pour eux, nos militants adhèrent à notre mouvement pour revendiquer l’officialisation de notre langue, et en officialisant cette langue, notre mouvement va s’essouffler.

Il s’agit uniquement d’une manœuvre politique.» « C’est très bien de créer l’académie de la langue amazighe, mais ils doivent aussi créer de conseil supérieur à l’amazighité qui a été promis au même moment que l’académie par le président de la République, il y a quelques années», conclut Mouloud Lounaouci.

Les dirigeants du MAK mènent une rude campagne de « sensibilisation» en Kabylie , plusieurs meetings sont prévu pour la semaine en cours et deux « grandes marches» sont annoncées à Tizi Ouzou et Béjaïa pour le 12 janvier, Jour de l’An amazigh. Lire la suite

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Volkswagen produira des véhicules en Algérie en 2017

Publié le 08/01/2016, par dans Non classé.

C’est officiel ! Volkswagen construira son usine de fabrication automobile à Relizane. L’usine sera implantée sur un terrain de 150 ha et sera opérationnelle en 2017.
L’information a été confirmée hier par la responsable de la communication de Sovac, Rosa Mensouri, contactée par nos soins. Elle confirme en effet l’avancement de ce projet déjà déposé auprès du ministère de l’Industrie, en expliquant que « les discussions sur la nature de l’investissement ont été lancé depuis une année».

L’usine du constructeur allemand produira 100 000 véhicules par an. Les détails du projet, affirme-t-on, par ailleurs, qui est d’un investissement de plus de 170 millions d’euros, seront dévoilés lors de la visite du Premier ministre Abdelmalek Sellal à Berlin prévue ce lundi. C’est justement, affirme-t-on encore, l’un des dossiers phares qui seront discutés à Berlin. C’est la Polo classique, la Skoda Octavia et le pick-up Amarok qui seront produits.

Eventuellement et sur le moyen terme, selon la responsable de communication de Sovac, le constructeur allemand procédera à la fabrication de pièces de rechange en Algérie avec d’autres projets. D’autres sources affirment qu’une partie de la production sera destinée à l’exportation. Il y a quelques jours, lors du forum d’El Moudjahid à Alger, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, avait annoncé que « le groupe Volkswagen devrait également avoir son usine en Algérie».
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Un échéancier de paiement pour les agriculteurs débiteurs auprès de la Casnos depuis 1996

Publié le 08/01/2016, par dans Non classé.

Les agriculteurs débiteurs de cotisations de Sécurité sociale bénéficieront prochainement d’un échéancier de paiement pouvant remonter jusqu’à l’année 1996, leur permettant de régulariser leur situation, a indiqué hier à Alger le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (Casnos), Chawki Acheuk-Youcef.
Ce dernier a expliqué que ces facilitations offriront à cette catégorie de non-salariés « la possibilité d’un rachat des années de cotisations non payées au titre de la retraite». Il a souligné que cette mesure, parmi tant d’autres, est contenue dans l’instruction interministérielle du 18 novembre 2015 fixant les modalités d’application aux agriculteurs des dispositions de l’article 57 de la loi de finances complémentaire 2015 et dans le décret exécutif 15-289 du 14 novembre 2015 relatif à la Sécurité sociale des personnes non salariées exerçant une activité pour leur propre compte.

Par ailleurs, M. Acheuk-Youcef a fait état d’une autre mesure destinée aux « aidants familiaux» (conjoints, ascendants, descendants) des agriculteurs non salariés qui exercent avec eux sans pour autant être des ayants droit. Ces aidants familiaux pourront cotiser et obtenir la qualité d’assurés sociaux. Il a estimé le nombre d’agriculteurs non salariés à plus d’un million, dont 36 000 seulement sont affiliés à la Casnos. Il a invité les agriculteurs non salariés débiteurs de cotisations sociales à se présenter aux agences de la Casnos avant le 31 mars 2016 pour bénéficier d’échéanciers de paiement de leurs cotisations antérieures. Lire la suite

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Trois Algériennes fuient vers la Libye pour rejoindre Daech

Publié le 08/01/2016, par dans Non classé.

Trois femmes proches de terroristes d’Alger, et d’autres abattus à Bouira en mai dernier par l’ANP, ont réussi à fuir l’Algérie pour rejoindre la Libye via la Tunisie, selon les services de sécurité.
La même source affirme que ces femmes, âgées entre 19 et 27 ans, qui se revendiquent combattantes de l’organisation de l’Etat islamique, se sont mariées avec des terroristes une fois arrivées à Syrte. Les services de sécurité s’inquiètent surtout de « l’appel secret» fait à travers le Net aux familles des terroristes de Daech pour quitter l’Algérie et rejoindre la Libye. Avant son départ, l’une d’entre elles a répondu aux questions des services de sécurité suite à la mort de son frère à Bouira.

Elles ont été repérées en décembre après le coup de fil que l’une d’entre elles a passé à sa famille à Bachdjarrah. Les mêmes services ont convoqué plusieurs de ses cousines pour enquête. La femme qui est partie en Libye s’est déplacée par les frontières terrestres d’une manière légale. Toujours selon nos informations, les services de sécurité revoient en ce moment la liste des terroristes ayant rejoint l’organisation de l’EI. Les terroristes essaient encore de convaincre leurs cousines et leurs proches de les rejoindre. Lire la suite

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Tamanrasset : Le patron d’une station-service fermée dépose plainte contre le wali

Publié le 08/01/2016, par dans Non classé.

Le chef de la station-service de la commune d’Abalessa, Mahmoud Barkat, a déposé une plainte contre le wali de Tamanrasset pour avoir pris, le 25 novembre dernier, la décision de fermer sa pompe à essence. « Il n’y a aucun motif», s’indigne le gérant de la station, Khadir Bahri.
Dans sa requête, le plaignant a évoqué les pertes essuyées depuis la fermeture de la station et les conséquences d’une décision qui repose sur « un rapport dressé par le conseil de sécurité de la wilaya dont l’un des membres, impliqué dans une affaire de corruption et de contrebande, a été mis sous les verrous au lendemain de la commission».

A la wilaya, on a appris que cette décision avait été prise par le chef de l’exécutif suite à un rapport faisant état de « contraventions flagrantes aux dispositions relatives à la lutte contre le phénomène de la contrebande», retenues contre le chef de la pompe en question. Néanmoins, le tribunal administratif a, le 23 décembre dernier, ordonné la suspension de l’arrêté portant fermeture de la station en vertu d’une ordonnance de référé notifiée par le biais d’un huissier de justice au wali.

Cependant, la décision n’est toujours pas appliquée, au grand dam des habitants de cette municipalité. Le directeur de la réglementation et des affaires générales précise que le jugement n’est que provisoire. Toutefois, la patience des automobilistes et des agriculteurs qui se trouvent contraints de parcourir de longues distances pour quelques gouttes d’essence après la fermeture de leur unique station-service a certainement des limites. En guise d’avertissement, ils ont procédé récemment à la fermeture de la RN 55 reliant leur commune au chef-lieu de daïra de Silet.
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Procès Sonatrach 1 : Redha Hemch au cœur des débats

Publié le 08/01/2016, par dans Non classé.

Pour la première fois, Redha Hemch, ancien directeur de cabinet du PDG Mohamed Meziane, a été au cœur des discussions du procès Sonatrach 1.
Tout commence lors de l’audition de Nouria Meliani, propriétaire du bureau d’études qui a obtenu le marché de réfection du siège de Sonatrach à Alger. Le juge évoque les déclarations de la responsable devant le juge d’instruction. Selon le dossier, Nouria Meliani avait déclaré à l’époque avoir obtenu le marché grâce à Redha Hemch. Mais devant le juge, elle nie : « Je n’ai été le voir que lors d’un problème de non-paiement.» Devant l’insistance du juge, elle ajoute : « Redha Hemch est un vieil ami de la famille. Je ne sais pas quel poste il occupait à Sonatrach.» Le juge lui demande alors pourquoi elle lui a fait deux virements de 5000 euros. « C’est un ami, il en avait besoin.

Cela s’est passé en 2008, il n’était pas en poste.» Redha Hemch n’a pourtant quitté son poste qu’en 2010. Le juge l’interroge sur le virement destiné à l’achat d’une Mercedes au nom du responsable. « Je l’ai dépanné. Ce sont des prêts, il me rembourse. De toute façon, je ne peux pas évoquer ces détails, ils font partie de l’instruction en cours pour l’affaire Sonatrach 2.» Le juge rétorque alors que Redha Hemch fait bel et bien partie de la procédure de Sonatrach 1 et que ses questions peuvent par conséquent le concerner.

Puis c’est au tour de Mohamed Sanhadji, ancien directeur des activités centrales, d’être interrogé par le juge : « Vous aviez déclaré devant le juge d’instruction que les contrats de gré à gré avaient été obtenu par le bureau d’études de Nouria Meliani grâce à l’aide de Redha Hemch. Vous avez ajouté que cela avait donné lieu à des accords écrits…» Sanhadji dément : « Je ne l’ai pas dit dans ce sens. C’est lorsque le juge m’a dit que Nouria Meliani l’avait reconnu que j’ai répondu que cela devait être vrai.» Le juge insiste, lui faisant remarquéer qu’il change son témoignage. Mais Mohamed Sanhadji continue de nier jusqu’à la fin de l’audience.

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