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Un candidat crie à l’injustice

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Hamza Rezane croit dur comme fer qu’il a été injustement privé d’un poste d’ingénieur d’études en génie civil à l’Institut de formation en électricité et gaz (IFEG), un organisme dépendant de Sonelgaz et basé à Aïn M’lila (CAM) dans la wilaya d’Oum El Bouaghi.
« J’ai été retenu comme candidat au concours de recrutement au poste d’ingénieur d’études en génie civil à l’IFEG. Après les épreuves écrites et orales, j’ai été convoqué pour me présenter le 10 juin dernier devant la commission centrale d’évaluation. A ma grande surprise, j’apprends plus d’un mois après qu’un autre candidat a décroché ce même poste», déclare Hamza qui défend toujours son mérite pour ce poste qu’il avait l’espoir de décrocher.

Hamza affirme sans ambiguïté : « Je suis entièrement convaincu que le candidat retenu après entretien ne remplit pas les conditions exigées ni le profil demandé, étant donné qu’il n’est pas ingénieur en génie civil.» En réponse à son recours adressé le 28 juillet dernier aux responsables de l’IFEG, dans lequel Hamza appelle à revoir les dossiers administratifs, la direction soutient dans un courrier du 30 juillet que le choix de la commission s’est porté sur le candidat le mieux noté.

Dans la même réponse, la direction de l’IFEG fait — peut-être intentionnellement — de la provocation en notant : « Aussi, nous vous informons que nous ne manquerons pas de faire appel à vous dans le cas où le meilleur candidat sélectionné ne donne pas suite à sa candidature.» Une réponse qui ne semble pas convaincre Hamza Rezane en tout cas. Il soutient toujours avoir été victime d’un cas de favoritisme avéré avec la complicité de l’administration de l’IFEG.

« J’ai été privé de mon droit d’accéder à ce poste, et je tiens toujours à ce droit car j’estime que ma revendication est légitime», poursuit-il. Très tenace, Hamza est décidé à ne pas baisser les bras et à aller jusqu’au bout en sollicitant l’arbitrage du PDG de Sonelgaz. Dans une requête datant du 9 décembre, il en appelle au premier responsable du groupe et le prie d’intervenir pour le rétablir dans ses droits et dévoiler ce qu’il qualifie de « pratiques douteuses et non transparentes de la commission centrale de l’IFEG de Aïn M’lila». Lire la suite

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Sit-in de la CNDDC : L’hommage des chômeurs à Ouargla

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Le rassemblement de protestation s’est transformé en vibrant hommage au militant Hocine Aït Ahmed.
Le respect dû aux grands. Rares sont les personnes, quelles qu’elles soient, qui peuvent ainsi en imposer juste par leur nom à toute une population tous âges et toutes générations confondus. C’est pourtant ce qui s’est passé jeudi à Ouargla, lorsqu’à l’appel de la Coordination nationale des droits des chômeurs (CNDDC), des dizaines de personnes rassemblées devant la majestueuse rose des sables qui forme le carrefour de la place du Peuple et qui, à la base, devaient dénoncer la loi de finances 2016, se sont finalement mises d’accord pour dédier cette journée à la mémoire du grand patriote décédé, Hocine Aït Ahmed.

Même si deux banderoles étaient accrochées sur la grande rose des sables : « l’Algérie n’est pas à vendre» et « Non aux sbires de l’impérialisme», juste pour rappeler que la colère gronde encore au sein de la population. Un seul orateur de la CNDDC a pris la parole, Khemisti Mohamed Sayah, et axé l’essentiel de son discours sur le long parcours du combattant pour la liberté et de la démocratie, le monument historique, l’homme qui a consacré sa vie durant à son pays, l’Algérie, l’inoubliable Dda L’Hocine.

Le porte-parole de la CNDDC, Tahar Belabes, s’était lui, nous dit-on, rendu à Aïn El Hammam pour présenter les condoléances de la coordination et assister aux obsèques du héros de l’indépendance de notre pays. Seul Khaled Bouguetaya est resté sur place pour assurer l’organisation et la canalisation du mouvement des manifestants.

Finalement tout s’est passé dans le calme et après un rappel du parcours et du combat de Hocine Aït Ahmed, l’assistance, après un moment de recueillement, a récité la Fatiha à sa mémoire avant de se disperser dans le calme. Même les services de sécurité étaient très discrets, observant de loin sans jamais s’approcher du cercle des manifestants. Mais, selon des indiscrétions, ce n’est que partie remise, puisqu’une concertation est en cours entre les membres de la CNDDC pour programmer cette journée de dénonciation de la loi de finances 2016 à une date ultérieure. Lire la suite

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Les truffes font leur apparition sur les étals

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Les truffes locales sont de différents calibres, qui vont de la forme d’une mandarine à celle d’une grosse orange.
Elles sont là, en très petites quantités, mais à très gros prix. Elles, ce sont les truffes du désert, communément appelées terfess, proposées, en fonction de leur calibre et de leur couleur, entre 3000 et 4500 DA le kg, soit bien plus chères que les viandes rouges. Compte tenu du prix bien rébarbatif et à défaut de pouvoir s’en acheter, beaucoup se prennent en selfies avec. « Celles- ci proviennent des grandes étendues de Béchar, entre Beni Abbès et Taghit. Celles de la wilaya de Ghardaïa n’ont pas encore fait leur apparition.

L’absence de pluviométrie retarde leur éclosion», nous apprend un vendeur étalant sa précieuse marchandise sur le bas du trottoir, sur la grande avenue du 1er Novembre à Theniet El Makhzen. Champignon souterrain de la famille des ascomycètes, aux différentes formes irrégulièrement rondes, appelé localement terfess, et prospérant généralement à la faveur des pluies (leur abondance reste tributaire de celle des pluies), les truffes se repèrent enfouies dans des sols argileux, notamment dans les vastes étendues que sont les Hamadas de Seb Seb, Mansourah, Guerrara, Metlili, Zelfana et El Menéa.

Couleurs du terroir

Oscillant entre les couleurs, noire, marron et blanche, chacune avec sa saveur et son goût propre, les truffes locales sont de différents calibres qui vont de la forme d’une mandarine à celle d’une grosse orange. Ainsi, et en raison de son goût assez prononcé, la truffe noire (de petite taille) se déguste sans assaisonnement après l’avoir juste fait bouillir dans de l’eau salée pour en éliminer les grains de sable qui s’y collent à sa peau.

Aux saveurs, dit-on, fugitives et un peu plus grosse que la noix, la truffe blanche est généralement utilisée soit pour garnir une bonne pizza, soit et surtout pour en concocter un succulent sauté de champignon agrémenté de « D’han». Et enfin, nous avons celle à la couleur ocre, dont le parfum et la saveur titillent de loin bien des narines, utilisée localement par les maîtresses de maison comme condiment traditionnel, notamment pour les plats maison à base de pâtes, qui le conserveraient pour une longue période après l’avoir finement découpée en rondelles, salée et séchée au soleil.

Don du ciel, les truffes sont « cueillies» généralement à mains nues au petit matin, ou juste avant le coucher du soleil, par des « fouineurs» aux yeux de lynx qui les repèrent en se fiant aux craquelures du sol, trahissant le gîte d’une truffe au-dessous de la terre. Tubercule très prisé dans l’art culinaire des Hauts-Plateaux et du Sud du pays, le terfess est un aliment à haute valeur nutritive, contenant du sodium, du potassium, du phosphore, du chlore, du calcium, du soufre, du fer et des protides ; il lui est par ailleurs attribué, sans toutefois que cela soit scientifiquement prouvé, des vertus tant thérapeutiques qu’aphrodisiaques. « J’attends que les prix baissent pour en acheter, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’en les regardant. En manger, ou plutôt en déguster, reste un véritable plaisir pour le palais», nous murmure malicieusement une dame cadre dans une institution financière locale, rencontrée en face d’un monticule de truffes, les dévorant des yeux…

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Le discret recueillement du général Toufik

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Au moment où l’Algérie s’apprête à passer à l’année 2016, le général de corps d’armée à la retraite, Mohamed Mediène, pointe au siège national du FFS, à Alger.
Sans faire de bruit et loin des regards et surtout des projecteurs de la presse nationale — qui avait déjà quitté les lieux —, le général Toufik se « dilue» dans la foule pour se recueillir sur la dépouille de la grande figure historique et opposant Hocine Aït Ahmed. Devancé de quelques minutes par l’avocat Miloud Brahimi, l’ex-patron des Services secrets, en chemise bleue et veste noire, se glisse discrètement dans le chapiteau où le cercueil est posé, couvert de l’emblème national et d’une gerbe de fleurs.

Après la Fatiha, il demande à voir les membres de la famille du défunt auxquels il présente ses condoléances, sans faire d’échanges avec la direction actuelle du parti ni une quelconque déclaration. Le général Toufik repart silencieusement comme il est venu. L’ex-patron du DRS avait appelé la direction du FFS au lendemain de l’annonce de la mort de Hocine Aït Ahmed pour présenter au parti et à la famille ses condoléances, tout en les informant de sa venue le jour du recueillement sur la dépouille mortelle. Lire la suite

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La présence gênée des officiels

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Sobre et émouvant était le moment de l’arrivée de la dépouille de Hocine Aït Ahmed à l’aéroport d’Alger. L’émotion était à son comble. Le temps s’est figé et tout le pays avec à l’apparition du cercueil du défunt.
C’était son ultime retour au pays pour un repos éternel en ce 31 décembre 2015 qui clôt ainsi un chapitre de l’histoire nationale. Une séquence algérienne avec ses moments de gloire et de défaites amères. C’est toute cette histoire qui a été convoquée durant une semaine des plus émouvantes. Les images se bousculent dans un aller-retour incessant entre un terrible passé et un présent incertain. Aït Ahmed a été ce roman de l’Algérie rêvée, fantasmée, malmenée, à terre mais qui saura renaître. C’est une fin d’année exceptionnelle où cette mort, la mort d’Aït Ahmed pourra être aussi la renaissance d’une nation.

Une semaine « éprouvante» politiquement pour les détenteurs du pouvoir qui assistent au triomphe populaire de celui que l’histoire officielle a vainement tenté d’exclure. Tout le gouvernement, les présidents des deux Chambres du Parlement, le président du Conseil constitutionnel et le patron du syndicat officiel alignés en rang d’oignons au salon d’honneur ont dû constater l’énorme fossé qui les sépare du pays réel. Ils doivent méditer profondément ce moment de l’histoire et mesurer l’ampleur du désastre national.

Les enfants, la veuve de Hocine Aït Ahmed, ses amis d’ici et d’ailleurs, les militants du FFS ne se sont pas mêlés aux officiels. La ligne de séparation était infranchissable. Le moment était grave et solennel, mais l’ambiance était froide. On sentait toute la gêne des officiels qui voulaient vite en finir avec ce protocole auquel ils étaient conviés sur ordre présidentiel. Un moment bien particulier d’une cérémonie toute aussi particulière où les représentants officiels ne sont pas les maîtres.

Le moment aurait pu se dérouler autrement dans autre Algérie rêvée justement par ses pères fondateurs. Fidèle à l’esprit qui a fondé son long engagement, l’impénitent militant a fait corps avec son peuple qui l’a porté au panthéon. Et jusqu’au bout. Les centaines d’Algériens, massés et « tenus» loin du salon d’honneur, scandaient : « Funérailles populaires», et c’était la dernière volonté du dernier chef historique. Le peuple se réapproprie son héros et épouse ses valeurs.

L’une de ces valeurs était aussi l’idéal maghrébin de l’homme. La présence des deux figures maghrébines, le Marocian Abderrahmane Youssoufi et le Tunisien Mustapha Bendjaâfar, en est un témoin vivant. Le vieux Youssoufi, qui est revenu une deuxième fois à Alger en l’espace d’une semaine, traduit cette persistance à faire vivre l’idée du grand Maghreb.

La classe politique des deux pays voisins était fortement présente à la cérémonie de recueillement pour dire tout l’attachement à l’esprit de la Déclaration de Tanger. Un Maghreb démocratique, un Maghreb des peuples. La disparition de cet Algérien d’exception, de ce Maghrébin de conviction peut bien être un nouveau départ. Le bon.
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Historique consécration

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Il est 6h sur la route d’Ath Yahia, mais le jour n’est pas encore levé. De part et d’autre de la route, les lumières des villages kabyles sont comme des colliers d’étoiles tombées de la voûte céleste. Telles des colonnes de fourmis géantes, de longues processions de citoyens de tout âge marchent dans la nuit, le silence et le froid.
Ils sont des dizaines de milliers à se diriger vers Tissirth n’ Cheikh (le moulin du saint) pour attendre la dépouille de Hocine Aït Ahmed que personne ne présente plus. Les parkings prévus pour recevoir les bus et les véhicules personnels sont déjà pleins à craquer. La plupart sont arrivés dans la nuit, pour, évidemment, ne pas être pris au dépourvu et rater l’événement du siècle. Quand le jour se lève enfin, il donne à voir une véritable marée humaine qui a déjà pris possession des plateformes prévues pour la foule, les invités d’honneur et la dépouille mortuaire. Comme un long fleuve tranquille, la foule continue d’affluer durant toute cette journée de Nouvel An et de nouvelle ère.

Le flux est continu, y compris lorsque les trois portes menant vers Takka Ath Yahia sont bloquées par l’afflux des visiteurs. Arrivée des quatre coins d’Algérie et de Kabylie, cette foule bigarrée, armée de drapeaux, de posters et de slogans est canalisée derrière des barrières métalliques par un service d’ordre qui veille au grain tant bien que mal. Pour rentrer dans la zone des tentes et des chapiteaux, où doit être exposée la dépouille du défunt, il faut montrer patte blanche : un badge ou un visage connu.

Une foule tendue

C’est la partie réservée aux invités de marque, aux personnalités politiques, aux cadres du parti et à la presse présente en très grand nombre. Comme à leurs habitudes, les journalistes se ruent sur les VIP pour leur arracher des déclarations ou impressions. Ils sont concurrencés par une armée de citoyens munis de portables qui filment tout ce qui bouge.

Vers 9h, la foule massée derrière les premières barrières métalliques s’échauffe tout à coup et donne de la voix. Les slogans fusent : « Pouvoir berra !», « Pouvoir assassin !», « Non aux harka !» La cause de ce courroux qui fait fuser des slogans rageurs et lever des poings vengeurs est la présence d’un ancien Premier ministre versé aujourd’hui dans l’opposition. Les organisateurs, qui redoutent un dérapage, tentent de rattraper le coup et c’est le premier secrétaire fédéral de Tizi Ouzou qui est allé au charbon. Au micro, il exhorte la foule à garder son calme et à rester digne. « Assagui matchi d’ass lehssav» (l’heure n’est pas aux règlements de comptes, dit-il.

Ajoutant au passage : « Mes frères, respectez le vœu de Si L’Hocine, que l’enterrement se déroule dans la dignité.» L’arrivée du très controversé président de la JSK, l’inamovible Mohand Cherif Hannachi, a failli allumer un autre brasier, vite éteint par l’intéressé qui bat en retraite. Assailli par les journalistes, il fera tôt de s’éclipser. Mokrane Aït Larbi, lui, est chaleureusement applaudi et salué. L’ancien militant de la démocratie et des droits de l’homme se sent comme un poisson dans l’eau, heureux de voir ce magnifique hommage que le peuple rend à celui qu’il reconnaît comme l’un des siens. « Ces milliers de gens qui sont là parlent pour lui.

Depuis toujours, Hocine Aït Ahmed a milité pour que le peuple soit souverain et que la dernière parole lui revienne. Le pouvoir en a voulu autrement, mais une chose est certaine, mort ou vivant, Dda L’Hocine a toujours gêné le pouvoir. ‘Yedder dhargaz, yemmuth dhargaz’» (Il a vécu en homme et il est mort en homme), résume Mokrane Aït Larbi. « Tout comme Nelson Mandela et beaucoup de grands hommes, il est revenu pour être enterré en son village», ajoute ce ténor du barreau qui a échappé de peu à un destin politique exceptionnel.

Pendant ce temps, la foule arrive sans discontinuer. Elle déborde largement des lieux prévus pour la contenir. A 11h15, l’un des responsables du parti annonce au micro l’arrivée imminente de la dépouille de Si L’Hocine. Un frisson parcourt la foule exceptionnellement dense et tendue. De mémoire de Kabyle, jamais une telle affluence à un enterrement n’a été vue ou vécue. Cela dépasse de loin les funérailles de Dda L’Mouloud Mammeri ou Matoub Lounès qui étaient jusque-là des références en la matière.

Assailli par des centaines de visiteurs massés le long de la route, le cortège funèbre, avec à sa tête l’ambulance transportant la dépouille du vieux leader, a toutes les peines du monde pour avancer. Le speaker supplie longuement et vainement qu’on lui cède le passage. Lorsque enfin le cercueil est extrait de l’ambulance pour être porté à bout de bras et franchir les derniers mètres qui le séparent du chapiteau, où il doit être exposé, une grande émotion s’empare de la foule. Les larmes coulent sur beaucoup de visages.

Les slogans chantés à gorge déployée et les youyous des femmes s’élèvent dans le ciel et créent une atmosphère quasi mystique. « Mes frères, aujourd’hui, l’Algérie se libère pour la deuxième fois !», lance une voix au micro. A partir de cet instant, les funérailles vont rentrer dans une autre dimension. La plupart des barrières cèdent sous la pression de la foule. Des milliers de personnes s’engouffrent à travers les brèches ouvertes dans le dispositif de sécurité. Le service d’ordre s’effondre comme un château de cartes et plus personne ne sera en mesure de peser sur le cours des événements.

Affluence inédite

Ni les membres de la famille, ni les cadres du FFS, ni aucune autre autorité ne peuvent grand-chose. Devenu presque aphone à force de crier dans le micro, le secrétaire fédéral du FFS s’époumone à demander du calme, de la discipline, de la retenue, mais peine perdue. La foule a décidé de s’approprier cet homme dont on l’a longtemps frustré, ce symbole qui a porté ses luttes et ses espérances. Le peuple s’est saisi de son Si L’Hocine qu’il porte à bout de bras, qu’il ne veut pas lâcher. Comme un miracle tombé du Lire la suite

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