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Constitution : Benyounès prend la défense des binationaux

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.

Amara Benyounès appelle le président de la République à intervenir pour  » abroger » l’amendement, introduit dans l’avant-projet de révision de la Constitution, qui interdit aux détenteurs de la double nationalité d’accéder aux hautes fonctions de l’Etat.
 » J’appelle le président de la République à intervenir pour réparer cette grave injustice envers une partie de la société algérienne », a déclaré le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, aujourd’hui lundi, sur les ondes de la radio chaîne III.

De jeunes binationaux ont  » sauvé l’honneur de l’Algérie en matière de football. Ces garçons ne peuvent pas être députés ou prétendre à des postes au sein de l’Etat algérien », dit-il en citant Antar Yahia et Bouguerra. L’amendement en question (art 51) stipule que :  » La nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques ».

A propos de l’officialisation de tamazight, le leader du MPA a salué une décision  » courageuse » de la part du président Bouteflika.

 » Parole d’homme contre parole d’homme » !

Sur le plan économique, Benyounès dit :  » Nous risquons d’aller (droit) dans le mur, dans 4 ou 5 ans (…) Les problèmes sont connus : foncier, financement, commerce informel… Ces verrous doivent sauter le plus tôt possible afin de permettre une véritable relance de l’économie ».

S’agissant de la polémique provoquée par les déclarations de l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar au sujet du défunt Hocine Ait Ahmed, le président du MP a estime qu’il s’agit de  » Parole d’homme contre parole d’homme. Il faut laisser les historiens trancher ».

Et d’ajouter :  » celui qui veut ouvrir le dossier des années 90 n’a qu’à l’ouvrir ! Je salue l’arrêt du processus électoral. C’est le terrorisme intégriste qui a déclaré la guerre à l’Etat et au peuple algériens et on s’est défendu et on les a vaincus militairement ». Lire la suite

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Mustapha Zebdi: « Certaines augmentations des prix sont sauvages »

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.

Dans cet entretien accordé à El Watan.com, Mustapha Zebdi, président de l’association pour la protection des consommateurs (APOCE) affirme que les augmentations des prix de ce début d’année sont le fruit d’une spéculation liée à la loi de finances 2016. Une épidémie qui nécessite un boycott spontané de la part du consommateur et des déclarations musclés de la part des autorités.
Il y a comme une course folle à l’augmentation des prix des produits de large consommation ces derniers mois…

Il faut dire que ces augmentations ont eu lieu au lendemain de l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances 2016. Et notre association a dénoncé des pratiques là. On a anticipé et on a appelé les autorités à prendre des mesures pour freiner cette spéculation. Nous l’avions dit et répété, c’est une hausse injustifiée et illégale. Le pire dans tous ça, c’est que certaines organisations syndicales ont contribué à cela. Prenons l’exemple des transporteurs de voyageurs privés qui, dès le début janvier ont augmenté les prix à 30%. Ce sont des hausses abusives encore une fois, surtout concernant les prix des services. L’accès aux toilettes publiques a augmenté de 50 %. Les photocopies de 5 à 10 da. Cela n’a aucun fondement.

Malheureusement, on est dans un marché libre mais qui est sauvage aussi. Ceux qui adoptent ces pratiques veulent s’enrichir à tout prix mais ils sont bêtes car ils ne savent pas que leurs augmentations auront des répercussions sur leurs consommations à eux-mêmes et vont forcément payer encore plus cher qu’avant.

Aujourd’hui, ces augmentations se sont installées comme une épidémie. Il faut des déclarations musclées de la part des autorités pour les freiner justement. C’est vraiment dommage de constater qu’une association a fait une sortie médiatique dernièrement pour rassurer les consommateurs sur le fait que le lait et le pain dont les prix sont réglementés ne seront pas touchés par les augmentations.

Et le consommateur dans tous ça ?

Face à la spéculation, le consommateur doit exprimer son mécontentement, ce sont des pratiques illégales qui portent atteinte aux intérêts financiers et moraux du consommateur.

Nous remarquons que dans certains commerces, les prix des produits varient de 10, 15 voire 100 da d’un magasin à un autre…c’est aussi de la spéculation ?

On est dans un marché libre. Cette pratique n’est pas sanctionnée. Par contre ce que nous condamnons ce sont ces prix affichés sur les produits qui ne collent pas avec ceux de la caisse. Comme les gens s’approvisionnent pour 15 jours, un mois, ils croient que cela passe inaperçu, surtout dans les grandes surfaces.

Qu’en est-il des augmentations pratiquées par les opérateurs de téléphonie mobile ?

Ce n’est pas une augmentation mais un changement dans le palier de la première unité. Avant c’était 5 da pour parler 30 secondes, désormais c’est 10 da pour parler une minute. Mais sachez que les associations de consommateurs ne sont guère associées quand il s’agit des prix, de la consommation. Ce sont seulement, les gens nommés par décision par le président de la République qui sont là à décider. Pour cela que nous appelons les autorités à nous permettre à nous consommateurs de faire partie des commissions qui décident des prix et autres.

Tenez par exemple dans le nouveau cahier de charge de Algérie Télécom pour la 4G, on oblige le consommateur à avoir un second numéro pour s’abonner. Ce ne sont que des frais supplémentaires qui sanctionnent le consommateur.

Pour revenir à la spéculation de ces derniers mois. Comment intervient votre association sur le terrain ?

Je suis actuellement à Blida. On fait une campagne de sensibilisation pour appeler les consommateurs à rationaliser leur consommation, boycotter de façon spontanée l’achat de tel ou tel produit touché par ces augmentations illégales. Mais on est aussi en train de réfléchir sérieusement pour une meilleure méthode d’intervention sur le terrain pour manifester pacifiquement notre mécontentement contre ces dépassements. Lire la suite

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«Le changement ne viendra pas des manœuvres du pouvoir»

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.

Nous sommes face « à une situation de précarité générale qui a déjà coûté très cher au pays».
Dans le fond comme dans la forme, ce changement constitutionnel n’apporte aucune réponse et ne peut apporter aucune solution qui puisse s’attaquer aux causes véritables de la crise.» C’est en ces termes que le premier secrétaire national du FFS, Mohamed Nebbou, a réagi, dans une déclaration à El Watan, à l’avant-projet de révision de la Constitution rendu public ces derniers jours. Le même responsable du FFS souligne qu’un texte ne suffit pas à régler la crise.

« Ce n’est pas un texte qui est à l’origine de cette crise, ce n’est donc pas un texte, élaboré et qui sera certainement adopté dans les mêmes conditions arbitraires que les précédents, qui apportera les solutions à cette crise. Crise de gouvernance, crise de légitimité, crise de confiance, crise économique, crise morale, etc.», indique notre interlocuteur en notant qu’il n’y a pas un aspect de la vie du pays qui ne soit pas frappé de plein fouet par les retombées de cette crise multiforme.

Le FFS, par la voix de son premier secrétaire, estime qu’il est « difficile de se convaincre que le pouvoir en place croit sérieusement qu’avec une révision constitutionnelle il va faire face aux problèmes déjà là et à ceux qui s’annoncent dans le sillage de la crise économique liée à la baisse des revenus de la rente pétrolière». « Nous sommes face, souligne le responsable du FFS, à une situation de précarité générale qui a déjà coûté très cher au pays et qui menace d’emporter ce qui lui reste d’unité et de stabilité.»

Un débat interne sera organisé autour de la question de la révision constitutionnelle et à l’issue duquel le parti donnera son avis sur les propositions contenues dans ce texte, précise M. Nebbou, mais non sans avancer d’ores et déjà qu’ « il est évident que le pouvoir en place n’a ni l’intention ni visiblement les moyens de rompre avec les pratiques à l’origine de l’impasse dans laquelle il s’est enfermé et s’obstine à vouloir enfermer le pays». Ceci et d’ajouter que « l’espoir et le changement démocratique ne viendront pas des manœuvres bureaucratiques du pouvoir, mais d’un véritable élan de la société pour réaliser le consensus le plus large possible et entamer un processus constituant en faveur de la deuxième République». Lire la suite

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«Avec cette Constitution, on a juste l’odeur de la démocratie»

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, le régime n’a pas tenu parole, il l’accuse d’avoir décidé l’officialisation de tamazight comme langue nationale, pour « détourner les regards des vrais problèmes qui guettent le pays au moment où nous traversons une crise majeure».
Cette Constitution ne va rien apporter au pays», juge Ali Fawzi Rebaïne, président de Ahd 54, lors de la conférence de presse tenue hier au siège du parti. L’ancien candidat à la présidentielle ne décolère pas contre l’absence des propositions du parti dans le document final. Depuis de nombreuses années, M. Rebaïne milite pour la mise en place d’un « nouveau contrat social» et la nomination d’un « gouvernement d’union nationale», comme préalables à une « sortie de crise», mais également par la mise en place d’un régime présidentiel avec un mandat unique de 5 ans et la nécessité pour les magistrats membres du Conseil constitutionnel d’être désignés à vie « afin de leur éviter les pressions émanant de l’administration ou des politiques». Toutes ses propositions n’ont pas été retenues dans l’avant-projet de la Constitution.

Pourtant M. Rebaïne avait accepté de rencontrer Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet de Bouteflika, chargé de mener au nom du Président les consultations avec les formations politiques. Le pouvoir avait tenté à l’époque de rassurer les partis sceptiques quant à la démarche présidentielle en les assurant de la sincérité de ses intentions. « C’est une démarche participative sincère afin de parvenir à l’élaboration d’un projet consensuel qui sera soumis à la procédure de révision constitutionnelle appropriée», s’était engagé Ahmed Ouyahia.

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, le régime n’a pas tenu parole, il l’accuse d’avoir décidé l’officialisation de tamazight comme langue nationale, pour « détourner les regards des vrais problèmes qui guettent le pays au moment où nous traversons une crise majeure».
Ali Fawzi Rebaïne qualifie la démarche du pouvoir d' »opération populiste». « Avec cette Constitution, on a juste l’odeur de la démocratie», a affirmé le leader de Ahd 54 qui se dit convaincu que le pouvoir ne prendra pas le risque d’organiser un référendum pour l’adoption sa Constitution, « car le régime a peur du peuple».

Par ailleurs, M. Rebaïne est revenu sur la maladie du Président. Celui qui, par le passé, avait jugé que Bouteflika malade « ne pouvait assumer ses responsabilités» et demandé « une présidentielle anticipée», a ironisé à nouveau sur l’état de santé du Président. « Puisqu’on nous dit qu’il va bien, qu’il travaille normalement, c’était à lui de venir présenter l’avant-projet aux Algériens et non pas son directeur de cabinet.» Au sujet des propos tenus par l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, qui réfute avoir proposé le poste de président de la République à Aït Ahmed, M. Rebaïne estime qu' »un ancien militaire de l’armée française ne peut pas parler d’un héros de la Révolution».

« S’il n’y avait pas eu de gens comme Aït Ahmed, on serait encore sous domination française.» Pour celui qui se réclame des idéaux du Congrès de la Soummam, les autorités ont entrepris la restitution des biens détenus par les anciens colons aux fils des bachaghas et aux pieds-noirs. « Ils le font car ils ont peur que la France leur suppriment leur cartes de séjour ou leur double nationalité», s’est écrié Ali Fawzi Rebaïne.
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Zohra Bitat écartée, Benzaghou sénateur

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.

Aucun changement à la tête du Conseil de la nation. Abdelkader Bensalah, cadre du RND, demeure le deuxième personnage de l’Etat. Il a été plébiscité, hier, à l’unanimité par les sénateurs, lors d’une séance consacrée à l’installation des nouveaux membres élus et ceux désignés dans le cadre du tiers présidentiel.
Ainsi, le président Bouteflika a choisi de reconduire Bensalah à la tête de cette institution, par souci, nous dit-on, de maintenir les équilibres dès lors que la Chambre basse du Parlement est présidée par un membre du FLN, parti au pouvoir au même titre que le RND. Hier, en prenant la parole, le sénateur Abbas Bouamama a justifié ce plébiscite.

Pour lui, le choix de Bensalah, seul candidat à ce poste, répond à la nécessité d’assurer la stabilité dans cette conjoncture très particulière que traverse le pays. Un avis partagé par les autres sénateurs qui ont, sans hésitation aucune, dit oui pour le maintien de Bensalah. Pourtant, des rumeurs ont circulé, ces derniers jours, concernant sa succession, notamment après sa longue absence pour des raisons de santé. Mais il n’en fut rien.

Bensalah est réélu et son parti demeure la première force politique au Sénat après le renouvellement d’une partie de ses membres, avec
43 membres contre 41 pour le FLN. S’agissant du tiers présidentiel, le Président a reconduit quasiment tous les députés à l’exception de quelques-uns. En effet, il n’a pas reconduit celle qui, il fut un temps, était considérée comme son amie et proche de son cercle, en l’occurrence Zohra Drif-Bitat.

Le départ de l’ancienne vice-présidente du Sénat était prévisible après son association avec le Groupe des 19 qui a demandé audience au président Bouteflika. Mme Bitat en sa qualité de moudjahida et sénatrice a vivement critiqué certaines décisions prises au nom du président Bouteflika. Elle a, particulièrement, dénoncé le contenu de la loi de finances 2016 qu’elle a qualifié de projet « antinational» et « antisocial».

Pour Mme Bitat, le Président n’est pas l’auteur de ces dispositions et elle dit être sûre que son entourage lui ment. En réponse à cette demande d’audience, Bouteflika écarte Mme Bitat du Sénat ! Parmi ceux qui ne figurent pas sur la liste des nouveaux sénateurs, on peut citer Zahia Benarous et Yacef Saadi. Par contre, Tahar Zbiri, Leïla Tayeb et Abdelkader Malki ont été reconduits. De même pour Madani Haout, Louisa Chachoua et Omar Ramdane.

Par ailleurs, le Président a désigné quatre nouveaux sénateurs, les sept autres restants seront désignés au moment opportun par Bouteflika, après, probablement, la mise en place de la nouvelle Constitution et le remaniement ministériel. Pour les nouveaux, il s’agit de Achour Rachid (directeur de campagne pour le compte du RND à Blida), Abdelhak Ben Boulaïd (fils de Mostafa Ben Boulaïd), Noureddine Benkortbi (directeur de cabinet du président Chadli Bendjedid) et Ben Ali Benzaghou (recteur à l’université de Bab Ezzouar). Benzaghou, dont le rapport sur la réforme de l’école porte son nom, était parmi les personnes chargées par le président Bouteflika au début des années 2000 d’élaborer un rapport sur la réforme de l’école. Un rapport qui a été vidé de sa substance…
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Tir à boulets rouges sur Saadani

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.

Abdelkrim Abada, coordinateur du mouvement de redressement et d’authenticité du FLN, a réuni samedi à Constantine les animateurs de la région Est pour étudier la situation politique et, surtout, préparer l’étape suivante dans la lutte pour la « récupération» du FLN.
La rencontre a été sanctionnée par une déclaration communiquée à la presse et dans laquelle l’actuel n°1 du vieux parti a reçu une volée de bois vert. Le mouvement estime que l’Algérie traverse une période très délicate qui pourrait avoir des retombées sur la stabilité du pays aussi bien sur le front social interne que sur nos frontières sud exposées à des menaces. C’est surtout la crise du FLN qui a accaparé les débats, notamment ce qui est perçu comme de graves dérapages de la part de Amar Saadani.

« Son discours est devenu provocateur dans le traitement avec l’environnement politique et social. Les menaces, l’intimidation, la stigmatisation des autres traités de traîtres sont devenues la marque première dans l’attitude de celui qu’on appelle secrétaire général du FLN», peut-on lire dans le document remis à notre rédaction.

Saadani est aussi accusé d’avoir provoqué la saignée au sein des rangs du parti et malmené son image et ses principes au profit de groupes d’intérêts qui seraient à l’antipode des alliés naturels du FLN. « Il (Saadani) ignore les cadres légaux du parti, ce qui a provoqué l’émigration des militants, partis vers d’autres espaces, et entaché l’historicité et le poids du FLN, ses chartes et sa littérature, le transformant en un appareil rigide au service de l’argent sale.

Il vole au secours des sociétés étrangères d’outre-mer, menacées de faillite, et renforce les résidus de la cinquième colonne au détriment des alliés naturels du FLN des différents groupes sociaux, notamment la classe moyenne», poursuit le même communiqué où on dénonce les comportements jugés rustres de l’actuel secrétaire général, en appelant les militants qui se sont succédé à la direction du parti à œuvrer pour la réhabilitation du parti.
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