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Hausse du chômage en septembre 2015 à 11,2%

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

Le taux de chômage a atteint, en septembre 2015, une proportion de 11,2% de la population active.
Ce taux est en hausse comparativement à la même période de l’année 2014 où il était de 10,6%, a annoncé, hier, l’Office nationale des statistiques (ONS), dans son enquête « Activité, emploi et chômage en septembre 2015», publiée sur son site internet. Ce qui équivaut à 1,337 million de personnes sans emploi, sur un total de 11,932 millions d’Algériens qui représentent la population active.

Sans surprise, le chômage touche plus durement les femmes, tous critères confondus, avec un taux global de 16,6%, tandis qu’il est de 9,9% chez les hommes. L’ONS note toutefois que le chômage féminin a connu une baisse de 0,5% depuis l’année dernière, contrairement au chômage masculin qui a enregistré un accroissement de 0,7%.

Pourtant, les femmes ne sont pas nombreuses sur le marché du travail, puisqu’elles ne constituent que 19,4% de la population active, soit 2 317 000 d’Algériennes sur un total de 11 932 000. Rapporté au taux de la population globale, il ne représente que 16,4% des femmes algériennes, puisque le taux de participation à la force de travail de la population âgée de 15 ans et plus étant de 41,8%.

De même, les jeunes de 16 à 24 ans sont, en termes de strate d’âge, les plus exposés à l’inactivité, puisqu’ils représentent près de 30% de la population active, taux en nette augmentation comparativement à septembre 2014 (25,2%). Parmi ces 16-24 ans, ce sont les jeunes filles qui ont le plus de difficulté à trouver du travail, puisqu’elles sont 45,3% à être au chômage.

Pour ce qui est des diplômés chômeurs — ces diplômés de l’enseignement supérieur qui se heurtent à l’absence d’opportunités d’embauche —, leur nombre a sensiblement baissé à 14,1% en septembre dernier contre 16,4% en 2014. Avec, encore une fois, un taux de 20,5% pour la gent féminine et 8,5% pour celle masculine.

Cette diminution du nombre de diplômés chômeurs peut probablement être expliquée par une autre donnée publiée par l’ONS : le « sous-emploi». Ainsi, la part des chômeurs qui acceptent des emplois inférieurs à leurs aptitudes professionnelles est de 78,7%, tandis qu’ils acceptent un poste pénible ou insalubre à 28%, des emplois mal rémunérés à 80,8% et ils sont 85,1% à accepter des emplois dans n’importe quel secteur d’activité.

Par ailleurs, le chômage des personnes sans qualification a connu un accroissement de 1,2 point, passant de 8,6% à 9,8%, alors que celui des diplômés des instituts de formation professionnelle a augmenté de 0,7 point, passant de 12,7% à 13,4%. « Il est à noter que 55,7% des chômeurs n’ont aucun diplôme, soit 745 000 personnes ; 23,3% sont diplômés de la formation professionnelle alors que les universitaires en constituent 21%», explique l’ONS. Pour ce qui est de la répartition selon le lieu de résidence, le taux de chômage est estimé à 11,9% en milieu urbain — à raison de 10,7% chez les hommes contre 15,9% chez les femmes — et de 9,7% en milieu rural : 8,3% chez les hommes, contre 18,8% pour les femmes. Lire la suite

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Faut-il revoir les taux d’intérêt ?

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a insisté, la semaine dernière, lors de la présentation du rapport sur les tendances monétaires et financières durant les 9 premiers mois de 2015, sur le rôle que les banques ont joué dans « le financement de la croissance hors hydrocarbures».
Revoir la politique monétaire et se pencher sur la question des taux d’intérêt, telle est en substance l’une des revendications des banquiers, sommés de prendre possession de leur fonction dans la mobilisation de l’épargne et la bancarisation des ressources financières de l’informel, et appelés désormais à financer la croissance. Dans un contexte de crise qui s’installe dans la durée, le gouvernement est aujourd’hui dans l’obligation de trouver des alternatives au financement budgétaire des investissements publics.

Le recours au marché financier local et aux banques de la place est, en ce sens, privilégié. Le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Laksaci, a insisté, la semaine dernière, lors de la présentation du rapport sur les tendances monétaires et financières durant les 9 premiers mois de 2015, sur le rôle que les banques ont joué dans « le financement de la croissance hors hydrocarbures».

Cependant, et au-delà de son impact sur le budget, la conjoncture actuelle affecte la situation des liquidités bancaires, lesquelles sont fortement corrélées aux dépôts de Sonatrach. Le rapport de la BA met en avant un recul de pas moins de 6 milliards de dollars des liquidités bancaires entre janvier et septembre 2015. Une situation qui met en péril la viabilité du rythme de croissance des crédits à l’économie, d’où la nécessité pour les banques de rechercher des ressources auprès des ménages et les petits opérateurs.

Et c’est dans ce contexte que le gouverneur de la BA a exhorté les banques à jouer leur rôle dans l’intermédiation et l’inclusion financières, au-delà du refinancement de la BA en tant que prêteur en dernier recours. Il a estimé à ce titre que « l’épargne financière est appréciable» en Algérie et qu’il revient aux banques de la mobiliser en proposant des « produits financiers attractifs en fonction de leur clientèle», faisant référence à la possibilité des développer des produits financiers à marge afin d’attirer une clientèle rebutée par le principe du taux d’intérêt. Autrement dit, M. Laksaci appelle les banquiers à faire preuve d’innovation et améliorer la rémunération des dépôts, nous explique un cadre de la Banque centrale.

Cependant, du côté des banquiers, on met en avant certaines problématiques alimentant la défiance de la clientèle envers les banques. Au-delà des volets relatifs à la performance technique et au poids de l’informel de l’économie nationale, le délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Abderrazak Trabelsi, avait alors interpellé la BA sur la nécessité de doter les banques des capacités à même de leur permettre de mobiliser cette épargne.

Il a évoqué en premier lieu la nécessité d’étoffer les réseaux d’agences des banques, invitant le gouverneur en termes voilés de lâcher du lest sur les autorisations d’ouverture d’agences. Le responsable de l’Abef a également évoqué les coûts de la ressource, ou autrement dit les taux d’intérêt de réescompte et d’adjudication qui rémunèrent le refinancement des banques, ou encore ceux rémunérant la ressources. Dans un contexte où les banques se sont habituées à des taux d’intérêt rémunérant les dépôts assez faibles, la question revêt aujourd’hui une importance capitale.

La situation d’excès de liquidité qui a prévalu pendant la dernière décennie a, d’ailleurs, reporté le débat autour des taux d’intérêt et des taux de réescompte, ce dernier étant resté figé à 4% depuis 2004. Le délégué général de l’Abef a plaidé pour une hausse des taux d’intérêt et des taux de réescompte. Cependant, le gouverneur de la Banque d’Algérie a préféré comprendre le contraire, estimant que son institution « ne subventionne pas les banques. Les bénéfices de la Banque d’Algérie vont au Trésor public», éludant ainsi la question. Il n’en demeure pas moins que la politique monétaire de la BA est depuis quelques semaines sujet à critique.

C’est ainsi que les économistes de la Toulouse School of Economics, Nour Meddahi et Raouf Boucekine notamment, évoquent les volets relatifs aux reprises de liquidités, aux ratios de solvabilité des banques, aux réserves obligatoires ainsi qu’à la rémunération des facilités de dépôt des banques auprès de la BA, qui devra être nulle ou à un taux négatif. Les économistes critiquent aussi la politique de taux d’intérêt menée par les banques en Algérie, qui laisse entrevoir des écarts trop importants entre la rémunération des dépôts (par les épargnants et la clientèle), et le taux d’intérêt du crédit. Un écart qui finit, selon eux, par donner de mauvaises habitudes aux banques en termes d’emprunt et de crédit et développe chez elles une aversion au risque.

Les deux économistes recommandent aussi de mettre la « rémunération des dépôts à terme au-dessus de l’inflation anticipée». Meddahi et Boucekine recommandent aussi de revoir la politique des taux sur les crédits à court, moyen et long termes, de sorte à rémunérer la prise de risque et limiter la propension des banques à accorder des crédits à court terme. Autant de questions sur lesquelles l’autorité monétaire devra se pencher, elle qui devra arbitrer entre la nécessité de mobiliser et bancariser les ressources et l’exigence de financement des investissements à long terme, mais à des taux non prohibitifs. Lire la suite

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Barrage de Taksebt : La cote d’alerte

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

Le niveau du barrage de Taksebt (Tizi Ouzou) connaît une baisse sensible de ses capacités. La sécheresse qui frappe le pays s’est répercutée sur les quantités d’eau emmagasinées.
Selon le directeur de l’hydraulique qui s’est exprimé il y a quelques jours sur les ondes de la radio locale, le taux de remplissage a atteint 50%. Ainsi, sur les 180 millions de mètres cubes (capacité théorique), il n’en resterait que 90 millions. Selon le même responsable, 450 000 m3 alimentent quotidiennement la wilaya de Tizi Ouzou, Boumerdès et Alger. Un petit calcul arithmétique donnerait la production de près d’un million de mètres cubes chaque deux jours. A ce rythme, le barrage se viderait en près de 4 mois.

Si l’on rajoute le phénomène de l’évaporation (il fait en moyenne 20° à Tizi Ouzou depuis décembre), il n’en resterait plus aucune goutte vers la fin du mois d’avril prochain. Sur les 90 millions de mètres cubes restants, il faudrait également prendre en considération le problème de l’envasement. L’inquiétude est grande surtout que les météorologistes ne prévoient pas de chutes de pluies abondantes et de neige les prochaines semaines. Les cimes du massif du Djurdjura connues pour leurs neiges éternelles sont toujours dénudées. Depuis sa mise en fonction le 1er novembre 2001, l’eau de réserve de Taksebt n’a pas connu un tel niveau.

Le dicton kabyle qui dit : « Anebdu yughal d cetwa» (l’été est devenu l’hiver) s’est inversé. Les ménages s’attendent pour les prochains jours à un rationnement de l’alimentation en eau potable. L’ampleur de cette baisse se mesure à l’œil nu. En certains endroits, le fond est quasiment visible. L’année dernière, à la même période, le barrage avait atteint un taux de 57% de remplissage. Si les responsables du secteur de l’hydraulique tentent de rassurer, la population, au contraire, considère que la situation est alarmante. Dans les villes et les centres urbains, des commerçants, notamment, continuent à laver à grande eau devant leurs magasins. Un geste qui s’ajoute aux fuites d’eau qui risquent d’accélérer le tarissement du barrage. Lire la suite

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Amara Benyounès (MPA) : «Nous risquons d’aller dans le mur»

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

Amara Benyounès a de la rancœur. Il l’a encore une fois prouvé hier lors de l’émission « L’invité de la rédaction» de la Chaîne 3 de la Radio nationale.
Sans jamais citer le Premier ministre, l’ancien ministre du Commerce a averti que si des réformes profondes ne sont pas entreprises rapidement, l’Algérie risquait de se crasher. « Tout le monde s’accorde pour dire que les cinq prochaines années peuvent se passer sans trop de turbulences. Mais si au cours de ces années, des réformes importantes ne sont pas entreprises, nous risquons d’aller dans le mur», a jugé le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA).

Entre le Premier ministre et Amara Benyounès, il existe un vieux contentieux. L’ancien ministre du Commerce, qui n’a toujours pas digéré son limogeage, est convaincu que Sellal avait demandé et obtenu sa tête auprès du président Bouteflika. Le secrétaire général du MPA s’en était expliqué lors de l’université d’été du parti. Il s’en était pris avec des mots à peine voilés au Premier ministre et à Abdessalem Bouchouareb, son successeur au poste de ministre de l’Industrie. « J’ai évoqué le bilan de mon action au sein du ministère du Commerce que j’estime, en toute simplicité, plutôt positif», avait-il déclaré lors d’un entretien accordé à TSA.

Et d’ajouter : « Mais dans chaque équipe gouvernementale, il y a des sensibilités et des ambitions individuelles, des différences d’approche et de points de vue qui peuvent cohabiter un certain moment.» Durant les trois années passées dans le gouvernement Sellal, Amara Benyounès ne s’est pas fait que des amis. Il avait à plusieurs reprises joué au franc-tireur en torpillant les annonces gouvernementales, comme ce fut le cas le 21 juin 2015, quand l’ancien ministre du Commerce avait déclaré que « le gouvernement algérien n’était pas au courant du contenu du projet d’implantation d’une usine Peugeot en Algérie», alors qu’au même moment le ministre de l’Industrie finalisait cet accord avec la marque au Lion.

Le Premier ministre s’était vengé en le désavouant publiquement en annulant une décision sur la vente d’alcool. En outre, Sellal ne supportait que moyennement l’insolence de son ministre qui considérait n’avoir de compte à rendre qu’au président de la République. « Moi, j’ai été le ministre du président Bouteflika et de personne d’autre», a tenu encore à rappeler l’ancien ministre dans les studios de la Chaîne 3.
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Décès de la Rock Star britannique David Bowie

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.
Décès de la Rock Star britannique David Bowie
LONDRES- Le musicien et chanteur britannique David Bowie, une des figures majeures du rock, est décédé dimanche à l’âge de 69 ans des suites d’un cancer, ont annoncé lundi sa famille et ses comptes officiels sur les réseaux sociaux. « David Bowie est mort paisiblement aujourd’hui entouré de sa famille à…

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Boumerdes: le documentaire »le cérémonial de Yennayer » suscite l’intérêt du public

Publié le 11/01/2016, par dans Non classé.
Boumerdes: le documentaire
BOUMERDES- La célébration du jour de l’an amazigh 2966 (Yennayer) à Boumerdes a été marquée par la projection lundi en avant-première du film-documentaire « le cérémonial de célébration de Yennayer », qui a suscité l’intérêt du public, a-t-on constaté . Réalisé par Rabah Dichou, ce long métrage de 45 mn, mêlant le…

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