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Hommage à Seghir Mostefaï : Le premier gouverneur de la Banque centrale d’Algérie

Publié le 28/01/2016, par dans Non classé.

Seghir Mostefaï nous a quittés le jeudi 21 janvier 2016. D’une famille de nationalistes et de patriotes, son oncle est Chawki Mostefaï, jeune il s’était engagé dans le Mouvement national et avait rejoint, durant la guerre de Libération nationale, le FLN. Il a été membre de la délégation du GPRA qui a négocié les Accords d’Evian.
Mais il était particulièrement connu en tant que premier gouverneur de la Banque centrale d’Algérie (BCA). En effet, à l’été 1962, l’ancienne Banque de l’Algérie, qui avait le privilège de l’émission monétaire dans le pays depuis 1851, avait annoncé aux autorités de l’époque, qu’elle cesserait toutes ses activités à la fin de décembre de la même année. Seghir Mostefaï avait été désigné alors pour mettre en place le nouvel institut d’émission algérien, dans un délai très court de trois mois environ.

Il lui fallait durant ce laps de temps négocier avec la Banque de l’Algérie les conditions de reprise en défendant les intérêts du pays, suivre et contrôler ses opérations, recruter les éléments algériens pour faire fonctionner les services centraux et les agences du nouvel établissement alors que leur présence était très rare dans ce secteur. La Banque de l’Algérie n’avait qu’un seul cadre algérien, le défunt Bouasria Belghoula, qui avait été nommé d’ailleurs directeur général de la BCA.

Il devait en même temps préparer les statuts de la banque qui avaient été adoptés en décembre 1962. Et c’est le 2 janvier 1963 que la Banque centrale d’Algérie ouvrait ses portes avec en tant que gouverneur à sa tête Seghir Mostefaï, assisté d’une poignée de jeunes diplômés universitaires et d’un nombre réduit d’employés. Il a exercé ses fonctions pendant presque vingt ans, avec rigueur, compétence, dévouement et de manière désintéressée.

Nous ne rendrons pas suffisamment hommage aux hommes et aux femmes, qui, comme Seghir Mostefaï, s’étaient attachés avec des moyens limités et dans des conditions extrêmement difficiles, à un moment où le pays risquait de sombrer dans l’anarchie et même dans la guerre civile, à la suite des dissensions entre ses dirigeants, de mettre en place les institutions qui allaient permettre à l’Etat algérien, qui venait d’être restauré, de disposer de tous les attributs de souveraineté et de pouvoir les exercer.

Malgré la limitation graduelle des prérogatives de la Banque centrale, qu’il a essayé d’empêcher en vain, il a continué à œuvrer pour qu’elle puisse fournir à l’économie nationale, tout en assurant la stabilité de la monnaie sur le plan interne et externe, les ressources nécessaires à son fonctionnement et à son développement. Développement qui a commencé effectivement à se réaliser durant les années 1970, grâce, il faut le dire, à une politique rigoureuse pratiquée dans le cadre d’une vision et d’une stratégie claires et efficaces.

Il devait en même temps, durant le temps où il assumait ses fonctions, représenter l’Algérie au niveau des institutions financières internationales où il était estimé et considéré pour sa clairvoyance, la justesse de ses points de vue et sa volonté de préserver et défendre les intérêts des pays en voie de développement. Il a assuré cette tâche d’une manière digne et appréciée.

Seghir Mostefaï est parti avec la satisfaction d’avoir vu l’Algérie libérée du joug colonial mais avec le regret sans doute de constater que les objectifs pour lesquels tant d’hommes et de femmes de valeur ont sacrifié leur vie et pour la concrétisation desquels il a œuvré avec tant d’autres, n’ont pas été tous réalisés. Les ambitions et les rêves, que ceux et celles de sa génération nourrissaient pour leur pays, restent en grande partie dans l’attente d’être pris sérieusement en charge et de se traduire en accomplissements.
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En bref…

Publié le 28/01/2016, par dans Non classé.

– Carte d’identité biométrique : l’opération commencera samedi

La production de la carte d’identité biométrique commencera samedi prochain. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, en procédant à l’inauguration, hier à Laghouat, de l’annexe du Centre national de production des titres et document sécurisés. En faisant part de l’information, il a affirmé que les candidats au baccalauréat seront les premiers à recevoir ce document. « Après la finalisation de toute l’opération, on passera à l’établissement des permis de conduire», ajoute-t-il.

– Sonelgaz : « Il faut recourir à un emprunt obligataire»

L’entreprise nationale de l’électricité et du gaz, Sonelgaz, ne doit plus recourir aux banques pour financer la réalisation de ses futurs projets. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, oriente les responsables de cette entreprise à recourir à d’autres moyens de financement. « Sonelgaz a beaucoup de crédits auprès des banques qui dépassent les 2000 milliards.

Il faut demander un emprunt obligataire au niveau national et recourir à des crédits concessionnels pour les centrales de l’énergie solaire et les grandes centrales», a déclaré M. Sellal à l’occasion de sa visite du projet de réalisation d’une centrale électrique à Hassi R’mel. Le Premier ministre justifie sa demande par la nécessité de réduire le recours aux ressources financières de l’Etat. Lire la suite

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Bijouterie : Appel à l’actualisation des textes organisant la filière

Publié le 28/01/2016, par dans Non classé.

Les textes organisant l’activité de bijouterie traditionnelle en Algérie doivent être « actualisés», ont estimé hier des artisans participant à une journée d’information sur l’imposition de cette activité, organisée au Centre culturel islamique de Batna.
Le cadre juridique actuel « freine l’essor de cette activité qui a connu, ces dernières années, un net développement», ont-ils estimé durant cette rencontre initiée par la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) avec le concours de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) et la direction des Impôts. La coordinatrice des projets de l’Onudi en Algérie, Meriem Torki, a souligné l’importance de cette rencontre d’information autour du système fiscal qui constitue une « dimension vitale dans la mise sur pied du projet de cluster des bijoutiers de la wilaya de Batna dans le cadre du programme de l’Onudi pour les pays du sud de la Méditerranée». Les mesures fiscales simplifiées contenues dans la loi de finances 2016 et le régime d’imposition en vigueur ont été exposés à l’occasion de cette rencontre.
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Benachenhou déconseille l’endettement

Publié le 28/01/2016, par dans Non classé.

L’ancien ministre des Finances suggère une réflexion urgente sur le secteur économique public, la favorisation de la formation professionnelle et l’implication de la diaspora.
Le retour à l’endettement extérieur en ce contexte de crise financière doit à tout prix être évité, a estimé avant-hier l’ancien ministre des Finances, Abdellatif Benachenhou, lors d’une rencontre à Alger, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF). Dans une conférence qu’il a animée conjointement avec le professeur d’économie Christian de Boissieu, sur le thème « L’industrialisation et du développement», Benachenhou n’a pas hésité à décrier les thèses évoquant un retour à l’endettement extérieur pour faire face au tarissement des ressources financières du pays.

« J’ai fait du désendettement», a-t-il tenu à rappeler, en faisant allusion aux opérations de paiement de la dette par anticipation au début des années 2000, lorsqu’il était à la tête du ministère des Finances. Et d’avertir en ce sens qu' »il faut faire très attention quand on parle d’endettement extérieur» et éviter de répéter deux fois la même erreur.

Pour autant, l’ex-conseilleur du président de la République ne manque pas de mettre en évidence la gravité de la crise actuelle, tout en dressant des constats sévères sur les politiques économique et industrielle prônées par les pouvoirs publics. Abondant dans le même sens que le professeur de Boissieu quant aux limites de l’industrialisation dans le contexte actuel de globalisation, Benachenhou soutient que la seule voie à emprunter pour l’Algérie est désormais celle d’une « industrie de demain, sans illusions ni subventions».

Selon lui, en l’état actuel des choses, « l’industrie algérienne, quelle qu’elle soit, est une industrie de montage, à faible valeur ajoutée». L’industrie algérienne, lance-t-il, « ne fonctionne que si Sonatrach va bien, car elle consomme des devises sans en gagner». Alors que les entreprises publiques, ajoute-t-il, « ne sont pas des sujets de droit au sens du marché» et ne peuvent donc pas servir de moteur à l’industrie dans leur statut actuel. Le secteur privé, pour sa part, ne compte, a-t-il dit, que « des entrepreneurs et non des entreprises».

Aussi, suggère l’ancien ministre des Finances, « pour avoir une industrie, il faut aujourd’hui de véritables acteurs et non des scénarii de stratégie industrielle». Avec la nouvelle conjoncture pétrolière, avertit-il, « la situation n’est pas simple car nous n’avons plus assez de ressources publiques et bancaires pour l’industrie et les choix de financement vont être désormais décisifs».

Dans ses propositions de sortie de crise, Abdellatif Benachenhou plaide notamment pour « une réflexion urgente sur le secteur public», « la construction d’un marché industriel concurrentiel et d’un autre pour les crédits bancaires», « l’organisation d’une politique des prix et de contrainte budgétaire», mais aussi et surtout la favorisation de la formation professionnelle et « l’implication de la diaspora.

Si nous voulons avancer, il nous faut nos enfants de là-bas», a-t-il insisté en ce sens, estimant en définitive qu’avec les multiples ressources dont dispose encore le pays et une meilleure gouvernance, « nous pouvons faire beaucoup de croissance». Au sujet de ses positions politiques, l’ex-conseiller du président Bouteflika s’est contenté de répliquer, en citant l’économiste français Raymond Barre, que « la politique c’est bien, mais professeur c’est mieux…». Lire la suite

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Apiculture : Les professionnels méditerranéens en conclave

Publié le 28/01/2016, par dans Non classé.

L’Association nationale des apiculteurs professionnels (ANAP) et Apimed organisent, sous le patronage du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, depuis hier, au niveau de la Chambre nationale de l’agriculture (Safex), un forum méditerranéen de l’apiculture intitulé « L’abeille, ressource stratégique universelle pour le développement local, la biodiversité et la sécurité alimentaire».
Ce forum s’inscrit comme un espace d’échange et de concertation des acteurs algériens avec leurs homologues méditerranéens (apiculteurs et chercheurs) de la filière venus du Maroc, de Tunisie, de Palestine, du Liban, de l’Italie et de la France pour évoquer en commun des questions fondamentales de l’apiculture, de son développement, de sa promotion et de sa capacité à contribuer efficacement à la sécurité alimentaire.

Ces échanges porteront sur les moyens de consolider son développement et entreprendre l’élaboration du programme des activités des professionnels à mettre en œuvre pour réaliser le plan de développement de l’apiculture nationale entre 2016 et 2019. Il s’agit aussi de partager une vision à travers la définition d’une feuille de route et la mise en place d’un plan d’action à l’effet de relancer et moderniser la filière apicole à l’horizon 2019, pour lequel les professionnels sont acteurs de leur propre développement. Lire la suite

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Algérie-France : Zitouni se recueille à la mémoire des victimes du 17 Octobre 1961

Publié le 28/01/2016, par dans Non classé.

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, s’est recueilli, hier à Paris, à la mémoire des victimes algériennes des massacres du 17 Octobre 1961 à Paris.
Au deuxième jour de sa visite en France, la première du genre, le ministre s’est recueilli au pont Saint-Michel, où une plaque commémorative a été apposée sur le quai à partir duquel des centaines d’Algériens ont été jetés dans la Seine. Il était accompagné du secrétaire d’Etat français chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini. Auparavant, Tayeb Zitouni a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu de la Première Guerre mondiale, à l’Arc de Triomphe.

Dans la matinée, le ministre s’est rendu à Verdun, commune française située en Lorraine, théâtre d’une très meurtrière bataille lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), où il s’est recueilli devant les 592 stèles des soldats algériens enrôlés dans l’armée coloniale et morts pour la France. Environ 20 000 Algériens avaient pris part à cette bataille qui avait duré 300 jours. Des milliers d’entre eux avaient péri et ceux identifiés (592) avaient été enterrés à Verdun.

M. Todeschini, qui a accompagné le ministre algérien à Verdun, a rappelé que « beaucoup de soldats venus d’Algérie sont morts lors de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale pour notre liberté, la liberté de la France, la liberté de l’Europe d’aujourd’hui».
En visite de travail de trois jours qui prendra fin aujourd’hui par un entretien avec le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, M. Zitouni a eu des rencontres mardi avec le secrétaire d’Etat français chargé des Anciens combattants et de la Mémoire et le président du Sénat, Gérard Larcher.

Il aura également, aujourd’hui, des pourparlers avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Le ministre des Moudjahidine a affirmé, mardi, qu’il est « grand temps» pour les deux pays de traiter tous les dossiers liés à la question de la mémoire commune et de les prendre « sérieusement» en charge et en « toute responsabilité». Lire la suite

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