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Les nouveaux procureurs de la pensée…?

Publié le 22/02/2016, par dans Non classé.

Comme toutes les autres, la société algérienne a plus que jamais besoin des Kamel Daoud pour mieux disséquer les maux qui la traversent et malmener des certitudes mortifères.
Après l’inquisition des ayatollahs du salafisme d’ici, le procès en islamophobie de la bien-pensante d’ailleurs.Depuis deux ans, le journaliste et romancier Kamel Daoud subit un lynchage religieux et politico-médiatique sans pareil. Presqu’à chaque chronique, chaque phrase prononcée, chaque tribune, il est sommé de s’expliquer. Quand il n’est pas conduit carrément devant le tribunal de la bien-pensante dominante.

La récente convocation vient de nouveaux procureurs de la pensée ? Sa tribune « Cologne, lieu de fantasmes» signée dans deux célèbres quotidiens, La Repubblica, le New York Times, reprise par Le Monde, a mobilisé dix-neuf intellectuels de diverses disciplines pour lui répondre. Rien que cela. Sociologues, anthropologues, historiens et politistes de plusieurs pays signent une contre-tribune dans laquelle l’auteur de Meursault, contre-enquête est accusé de « recycler les clichés orientalistes les plus éculés». Leur texte qui se donne comme objectif de « déconstruire» le discours « culturaliste et essentialiste» de Kamel Daoud. Truffé de jugements et de procès d’intention.

Dès le premier paragraphe, les coups tombent. Pour eux, Kamel Daoud est « un humaniste autoproclamé» qui « livre une série de lieux communs navrants sur les réfugiés originaires de pays musulmans». Ne mérite-t-il donc pas cette qualité ? Les brevets de l’humanisme sont apparemment décernés ailleurs. Il est même accusé de servir d’arguments à l’extrême droite aussi vieille en Europe. Pour eux, le chroniqueur « recycle les clichés orientalistes les plus éculés» et que son argumentation « ne fait qu’alimenter les fantasmes islamophobes d’une partie croissante du public européen, sous le prétexte de refuser tout antagonisme».

Comme si ce courant destructeur, qui a fait des ravages en Europe depuis des décennies, avait besoin d’une tribune de Kamel Daoud pour faire valoir ses « démons». A suivre cette logique, en accusant Daoud d’alimenter le fantasme d’islamophobie, les dix-neuf intellectuels ne donnent-ils pas du grain à moudre aux prédicateurs et autres marchands de la mort qui n’attendent que cela pour relancer leurs fatwas ?

Certes c’est loin d’être leur intention, mais leur texte est sujet à exploitation. Et pour mieux disqualifier Daoud, les signataires de la tribune qui s’alarment vont jusqu’à écrire que « Kamel Daoud intervient en tant qu’intellectuel laïque minoritaire dans son pays, en lutte quotidienne contre un puritanisme parfois violent». Voilà une autre thèse chère aux islamistes algériens qui considèrent que la démocratie, la liberté de conscience, l’égalité des sexes, l’émancipation sont des « valeurs étrangères à notre société portées par une minorité occidentalisée». Ce puritanisme n’est violent que « parfois», comme l’affirment ces intellectuels. Car il a fait de l’Algérie un grand cimetière durant une décennie sanglante.

C’est au nom de cette « déviance» que les Djaout, Mekbel, Liabes, Belkhenchir et des dizaines de journalistes ont été sauvagement assassinés. Vingt-ans avant Charlie Hebdo. Comment des intellectuels tenus par la rigueur scientifique peuvent-ils affirmer de but en blanc que Daoud, Boudjedra et Sansal sont des laïcs minoritaires ? Et puis quoi encore ! Et si même cela était, la logique du nombre n’y pourrait rien ici.

Bien au contraire, l’argument de la majorité – puisque c’est le vôtre – n’a jamais résisté à l’indéniable droit à la libre expression. N’est-il pas du rôle de l’intellectuel de penser à contre-courant, contre lui-même, contre les siens ? En filigrane, cette tribune laisse croire, laisse entendre que l' »indigène» Kamel Daoud n’est pas en mesure de réfléchir, incapable d’intelligence. Aux autres « donneurs de leçon» de dire et d’écrire à sa place pour affirmer ce qui est bien pour « nous».

C’est en tout cas ce que suggère aussi cet autre collaborateur au New York Times, Thomas Adam, qui ose même douter des convictions de son « ami» Kamel Daoud. « Pour moi, c’est très difficile d’imaginer que tu peux vraiment croire ce que tu as écrit», a-t-il jugé dans une autre tribune qui vient au secours des dix-neuf intellos. Il convie « courtoisement» le chroniqueur d’arrêter de chroniquer. Une invitation au silence. Non. Comme toutes les autres, la société algérienne a plus que jamais besoin des Kamel Daoud pour mieux disséquer les maux qui la traversent et malmener des certitudes mortifères.
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Ban Ki-moon en visite début mars à Alger

Publié le 22/02/2016, par dans Non classé.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, effectuera, le 6 mars prochain, une visite en Algérie.
Ce rendez-vous a été abordé, samedi à Alger, lors de l’audience accordée par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, à l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, indique un communiqué du MAE repris par l’APS.

« La question du Sahara occidental et les perspectives de son règlement ont été au centre des discussions, lesquelles ont également porté sur la préparation de la visite prévue les 6 et 7 mars prochain en Algérie du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon», selon la même source. « La situation dans la région, en Afrique et au Moyen-Orient sera passée en revue à l’occasion de cette visite. Le secrétaire général de l’ONU échangera également avec ses interlocuteurs algériens sur le terrorisme et la menace qu’il fait peser sur la paix et la sécurité internationales», ajoute le communiqué. La coopération entre l’Algérie et le système des Nations unies et les moyens de sa promotion seront également à l’ordre du jour des discussions de Ban Ki-moon à Alger.

Les entretiens entre MM. Lamamra et Ross qui se sont déroulés au siège du ministère des Affaires étrangères ont été élargis par la suite aux membres des deux parties. M. Ross a entamé une tournée dans la région pour préparer la visite de Ban Ki-moon. Il s’agit de la première visite dans la région de M. Ban consacrée au conflit du Sahara occidental, alors que les Nations unies tentent sans succès depuis 1992 d’organiser un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Cette annonce intervient alors que le Polisario se prépare à célébrer dans des camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en territoire algérien, les 40 ans de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Lire la suite

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Ahcène Benyounès tire sa révérence

Publié le 22/02/2016, par dans Non classé.

C’est un militant au long cours qui s’est éteint samedi à l’âge de 76 ans. Ahcène Benyounès, originaire de Aïn El Hammam (ex-Michelet), fut l’un des activistes les plus engagés au sein de la Fédération de France du FLN, où il était responsable des 18e, 19e et 20e arrondissements parisiens, et qui a joué un rôle actif lors de la manifestation d’Octobre 1961.
A l’indépendance, il rentre au pays. Vite désenchanté par l’évolution des événements, il décide de prendre part à la fondation du Front des forces socialistes (FFS) opposé au régime de Ben Bella. Un engagement qui lui vaudra l’emprisonnement et sa famille sera assignée à résidence durant toute la période de désaccord. Recouvrant sa liberté à la fin du conflit, Ahcène Benyounès intègre la Fonction publique en occupant plusieurs postes de responsabilité dans le secteur économique.

Au sein de la SNS d’abord, puis dans l’industrie légère où il a été successivement directeur général de Sonipec, Sonitex, Cotitex et Enaditex. Franchement opposé aux islamistes du FIS, il fonde, avec Abdelhak Benhamouda, le Comité national pour la sauvegarde de la République (CNSA) qui a appelé à l’arrêt du processus électoral et la suspension du second tour des législatives de 1991. Une position qui lui a valu des menaces de mort des Groupes islamistes armés (GIA) et il a d’ailleurs échappé miraculeusement à un attentat en octobre 1994.

Au plan économique, il était un défenseur impénitent du secteur public au moment même où l’offensive libérale battait son plein. Il a dirigé la commission travail et affaires sociales au sein du Conseil national économique et social (CNES) et a été président de l’Union nationale des entrepreneurs publics. Le parcours de ce militant au long cours se mêle à celui d’une Algérie tourmentée et malmenée. Son combat a été pour une « Algérie debout». Lire la suite

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5640 affiliés volontaires ont été enregistrés depuis le début de l’opération

Publié le 22/02/2016, par dans Non classé.

3808 salariés ont bénéficié d’une régularisation effectuée par 1906 employeurs.
Une évaluation des actions menées dans le cadre de l’activité des agents de contrôle, notamment celles relatives aux dispositions de la loi de finances complémentaire 2015 portant recouvrement des cotisations de la sécurité sociale, a été faite hier lors du regroupement régional qui s’est tenu au Centre familial à Ben Aknoun sous la présidence du directeur général de la CNAS, le Dr Tidjani Haddam.

Après avoir rappelé les principales mesures de cette loi et signalé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un programme d’action initié par la direction générale sous l’égide du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, le directeur de la CNAS a affirmé qu’au 28 janvier 2016, près de 9000 opérations d’échéanciers de paiement ont été accordées à 73 590 employeurs pour un montant global de 13 milliards de dinars, soit 50%. « Il a été procédé à l’annulation des majorations et pénalités de retard conformément à l’article 58 de la LFC 2015 pour un montant avoisinant les 30 milliards de dinars», a-t-il indiqué.

Le Dr Tidjani Haddam a fait savoir également que 3808 salariés ont bénéficié d’une régularisation effectuée par 1906 employeurs, alors que le nombre d’affiliés volontaires s’élève à 5640 en vertu de l’article 60 de la LFC 2015, tout en signalant que le recouvrement des cotisations de sécurité sociale est né de la nécessité de la préservation des équilibres financiers, garant du maintien du système de sécurité sociale et tous les avantages qu’il offre aux citoyens. Cette opération a permis donc un recouvrement de plus de 10 milliards de dinars en 2015. Toutes ces mesures ont permis une baisse des dettes parafiscales des employeurs et un soutien de l’activité économique, l’assainissement de la situation des salariés non déclarés et l’augmentation du nombre des cotisants et des recettes de cotisations.

Le directeur général de la CNAS a ainsi précisé que les procédures de recouvrement forcé restent applicables à l’encontre des employeurs débiteurs n’ayant pas entrepris de démarche pour régulariser la situation. « Les employeurs en infraction qui n’ont pas déclaré les travailleurs qu’ils emploient et qui se présentent volontairement, avant le 31 mars prochain, à la CNAS pour le faire, ne sont pas concernés par les sanctions et bénéficieront des avantages des dispositions de l’article 57 de la LFC 2015, contrairement aux employeurs dont l’infraction liée à la non-déclaration des travailleurs est constatée lors d’un contrôle légal intervenu après le 22 septembre 2015», a-t-il indiqué.

Et de rappeler aux personnes activant de façon informelle et sans couverture sociale qu’elles peuvent s’affilier volontairement auprès du régime des salariés afin de pouvoir bénéficier des prestations en nature de l’assurance maladie et maternité contre le versement d’une cotisation mensuelle fixée à 12% assise sur une assiette dont le montant est égal au SNMG, soit 2160 DA par mois.

« Cette disposition est applicable pour une période transitoire de trois années au maximum accordée aux affiliés volontaires pour leur permettre de formaliser leur situation professionnelle», a encore précisé le Dr Tidjani Haddam. Cette opération, a-t-il souligné, permet à l’ensemble des employeurs de régulariser leur situation envers la sécurité sociale, soit par le paiement de leurs dettes ou la déclaration de leurs employés afin de bénéficier des exonérations et éviter les pénalités de retard, avant la fin du premier trimestre 2016. Lire la suite

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Tissemsilt: un public nombreux a suivi les journées nationales du théâtre et des arts dramatiques

Publié le 21/02/2016, par dans Non classé.
Tissemsilt: un public nombreux a suivi les journées nationales du théâtre et des arts dramatiques
TISSEMSILT- Les représentations théâtrales présentées dans le cadre des 3èmes journées nationales d’arts dramatiques, qui prendront fin dimanche tard dans la soirée à Khemisti, ont drainé un public nombreux estimé à 5.000 spectateurs, selon les organisateurs. La salle des représentations de la maison de jeunes 1 de Khemisti a enregistré,…

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Augmentation de 10% des tarifs du transport collectif privé

Publié le 21/02/2016, par dans Non classé.

Les tarifs du transport collectif urbain et suburbain privé seront augmentés de l’ordre de 10% à partir de cette semaine suite à la hausse des prix des carburants, a appris l’APS auprès du directeur du transport terrestre et urbain au ministère des Transports, Salem Salhi.
Le ministère a, ainsi, adressé une circulaires aux Directions des transports de wilaya (DTW) pour élaborer les tableaux des prix qui seront appliqués pour le transport collectif urbain et le transport collectif interwilaya ainsi que pour le transport par taxi, précise encore M. Salhi.
« Le groupe de travail mixte, chargé de fixer la nouvelle tarification, a décidé d’appliquer des hausses équivalentes à l’impact de l’augmentation des prix du carburant sur les charges journalières des transporteurs, estimées à 10% », selon le même responsable.
Ce groupe de travail est constitué des représentants de l’administration centrale, des syndicats des chauffeurs de taxis et des transporteurs de voyageurs (urbain et interwilayas).

Le ministère et les représentants des transporteurs se sont mis d’accord sur la nouvelle tarification pour le transport par taxi et le transport collectif interwilayas pour les trajets de plus de 30 kms. Mais concernant le transport collectif urbain (0 à 15 kms), les transporteurs ont affiché des réticences dues, selon ces derniers, aux difficultés quant à la disponibilité de la petite monnaie, rapporte-t-il. Ils ont même proposé d’arrondir les chiffres en augmentant les tarifs de 5 DA au lieu de 1, 2 et 3 DA, selon la même source.

Mais le ministère a refusé catégoriquement cette proposition du fait qu’elle aura un impact sur le pouvoir d’achat du citoyen, poursuit M. Salhi qui considère que la proposition de ces transporteurs était inopportune tant que la petite monnaie, selon lui, est toujours en circulation.

Par conséquent, la tarification pour les lignes allant jusqu’à 5 kms va augmenter à 17 DA (contre 15 DA actuellement), de 6 à 10 kms à 22 DA (contre 20 DA), de 11 à 20 kms à 33 DA (contre 30 DA) et les lignes de 21 à 30 kms à 38 DA (contre 35 DA).

Pour assurer l’application de la nouvelle tarification, une cellule de suivi a été installée au niveau central et à l’échelle locale. Concernant le transport collectif public, M. Salhi a réaffirmé qu’aucune augmentation des prix n’est envisagée.
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