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Amendement du Code pénal : Les féministes entre satisfaction et poursuite des luttes

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

La publication au Journal officiel de l’amendement apporté au code pénal, notamment dans le volet relatif aux violences faites aux femmes, ne laisse pas les associations de défense des droits des femmes indifférentes.
Mais au lieu d’être euphoriques, certaines militantes observent la prudence, d’autant que la loi comporte des zones d’ombres. Les associations et les militantes qui se sont exprimées jusque-là s’accordent sur un fait : la publication — donc la mise en œuvre — de la loi est en soi un acquis. « Le fait est là : la loi est mise en application. C’est le couronnement de nos luttes. Cela constitue une avancée considérable», dit Soumia Salhi, militante. « La publication au Journal officiel est la fin du parcours de cette loi.

Elle a le mérite, au moins, d’être dissuasive : désormais, personne ne pourra faire en sorte que cette loi n’existe pas. Il faut que les gens la connaissent», assure, de son côté, Nadia Aït Zaï, avocate et présidente du Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef).

Les deux militantes, aux avant-postes des combats pour les droits des femmes, redoutent par contre l’application de la loi. Le sentiment est beaucoup plus présent chez Soumia Salhi qui appréhende l’application, à outrance, du pare-choc que constitue le pardon « cité 5 fois» dans le texte, comme le rappelle le réseau Wassila. Dans le cas où un des époux accorde le pardon à son « agresseur», la poursuite judiciaire s’arrête automatiquement stipule, en effet, un des articles de loi.

Une disposition qui fait craindre aux militantes l’exercice de pressions sur les épouses. Pour illustrer cette crainte, Soumia Salhi cite l’exemple de la pénalisation du harcèlement sexuel : « La loi existe. Mais comme ce genre d’infractions se passe souvent à huis clos, il faut des témoins. Or, la loi ne protège pas assez les témoins qui subissent des représailles.»

Par contre, Nadia Aït Zaï est beaucoup plus optimiste ; pour elle, les premières plaintes qui s’appuieront sur la loi « seront déterminantes». « Les juges seront obligés d’appliquer la loi», insiste l’avocate. « Nous devons, à présent, gagner la bataille de la société, qui doit être convaincue de la justesse de notre cause», conclut Soumia Salhi. Une manière pour elles et les autres militantes de signifier que « le combat continue» pour d’autres acquis. Lire la suite

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Amendement du Code pénal : Les féministes entre satisfaction et poursuite des luttes

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

La publication au Journal officiel de l’amendement apporté au code pénal, notamment dans le volet relatif aux violences faites aux femmes, ne laisse pas les associations de défense des droits des femmes indifférentes. Mais au lieu d’être euphoriques, certaines militantes observent la prudence, d’autant que la loi comporte des zones d’ombres.
Les associations et les militantes qui se sont exprimées jusque-là s’accordent sur un fait : la publication — donc la mise en œuvre — de la loi est en soi un acquis. « Le fait est là : la loi est mise en application. C’est le couronnement de nos luttes. Cela constitue une avancée considérable», dit Soumia Salhi, militante. « La publication au Journal officiel est la fin du parcours de cette loi. Elle a le mérite, au moins, d’être dissuasive : désormais, personne ne pourra faire en sorte que cette loi n’existe pas.

Il faut que les gens la connaissent», assure, de son côté, Nadia Aït Zaï, avocate et présidente du Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef). Les deux militantes, aux avant-postes des combats pour les droits des femmes, redoutent par contre l’application de la loi.

Le sentiment est beaucoup plus présent chez Soumia Salhi qui appréhende l’application, à outrance, du pare-choc que constitue le pardon « cité 5 fois» dans le texte, comme le rappelle le réseau Wassila. Dans le cas où un des époux accorde le pardon à son « agresseur», la poursuite judiciaire s’arrête automatiquement stipule, en effet, un des articles de loi. Une disposition qui fait craindre aux militantes l’exercice de pressions sur les épouses.

Pour illustrer cette crainte, Soumia Salhi cite l’exemple de la pénalisation du harcèlement sexuel : « La loi existe. Mais comme ce genre d’infractions se passe souvent à huis clos, il faut des témoins. Or, la loi ne protège pas assez les témoins qui subissent des représailles.»
Par contre, Nadia Aït Zaï est beaucoup plus optimiste ; pour elle, les premières plaintes qui s’appuieront sur la loi « seront déterminantes». « Les juges seront obligés d’appliquer la loi», insiste l’avocate. « Nous devons, à présent, gagner la bataille de la société, qui doit être convaincue de la justesse de notre cause», conclut Soumia Salhi. Une manière pour elles et les autres militantes de signifier que « le combat continue» pour d’autres acquis.
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Alain Juppé incite à se projeter dans l’avenir

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.

La France et l’Algérie doivent entretenir un partenariat particulièrement étroit», a indiqué Alain Juppé, en visite à Oran dimanche et lundi. A propos des relations entre les deux pays — un thème qu’il devait aborder à Alger avec de hauts représentants de l’Etat — il s’est dit « réjoui» que celles-ci soient au beau fixe et a promis de tout faire à l’avenir pour qu’elles se renforcent et s’approfondissent.
Pour lui, l’intérêt est mutuel pour diverses raisons, d’abord stratégiques liées à la Méditerranée. « Nous avons rêvé d’en faire un espace de paix et de coopération, mais aujourd’hui c’est un espace de crise sur lequel se déchaînent des conflits parfois des plus barbares», explique le maire de Bordeaux, évoquant la nécessité de combattre ensemble le terrorisme. Sur un plan économique, il se base sur le besoin des entreprises françaises de s’ouvrir davantage à l’international pour la conquête de nouveaux marchés et sur celui de l’Algérie pour les investissements étrangers afin de diversifier son économie. Des considérations humaines entrent en jeu dans le désir exprimé de consolider ce lien entre l’Algérie et la France.

« Je n’évoquerai pas ici l’histoire, les cicatrices se referment et ce n’est pas une raison pour oublier, la mémoire reste active mais je crois qu’il faut se projeter dans l’avenir», souhaite Alain Juppé qui pense que les perspectives sont bonnes, car tout Algérien a au moins un membre de la famille en France et que « le réseau des binationaux représente un lien humain extrêmement fort». La délégation française a entamé sa visite dimanche en fin de journée par la grande mosquée d’Oran et son institut islamique. Le programme du lendemain a commencé par le site de Santa Cruz, la chapelle de la Vierge et la basilique de Notre-Dame du Salut, un sanctuaire en rénovation.

« Je vois tout un symbole dans la juxtaposition de ces deux visites», indique l’ancien Premier ministre français. « J’ai trouvé, ajoute-t-il, une intelligence dans les rapports entre les communautés, un esprit de respect mutuel, de concorde et je voudrais saluer cet esprit de tolérance et de compréhension. J’en parlerai beaucoup en France, car cela nous permettra de nous en inspirer, nous qui sommes dans un climat parfois tendu à cause de l’incompréhension et de l’absence de dialogue qui génère des peurs et des actes d’agressivité.»

Sur le site, des explications lui ont été fournies par l’évêque d’Oran, Mgr Jean-Paul Vesco, qui a salué l’engagement des autorités locales, le wali d’Oran, Abdelghani Zalane, et le maire de la ville, Noureddine Boukhatem, pour les facilitations accordées à ce projet de rénovation, un exemple de partenariat public/privé et une coopération entre les entreprises algériennes et françaises. L’initiative a été prise dans le même sillage que la restauration à Alger de la cathédrale Notre-Dame d’Afrique et de l’église Saint-Augustin à l’est du pays. La première phase du projet d’Oran sera livrée en avril prochain, mais on pense déjà à la réhabilitation de l’esplanade qui exigera un financement du même type estimé à 180 millions de dinars.

A Sidi El Houari, au siège de l’association SDH, Alain Juppé a partagé un moment d’échange avec les jeunes de cette organisation impliqués dans plusieurs programmes de coopération avec la ville de Bordeaux. Il s’est particulièrement intéressé au devenir des gens qui ont bénéficié de formations dans ce cadre-là. A Sidi Marouf, où se trouve la station nodale du tramway d’Oran, Alain Juppé a inauguré l’effigie des armoiries de la ville de Bordeaux qui ont été apposées sur une des rames qui va désormais sillonner les rues de la ville, une initiative symbolisant le jumelage des deux métropoles mais aussi la coopération économique entre les deux pays.

Le programme s’est achevé à l’hôtel Eden, où les deux maires ont assisté à la signature d’une convention portant sur la formation dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration entre la chaîne hôtelière Eden et le lycée spécialisé de Gascogne à Bordeaux. Le proviseur de l’établissement, M. Sarazzin, a indiqué que la convention signée hier n’était pas uniquement un acte marchand mais un symbole pour la transmission et l’échange de valeurs.

A ce propos, mais en dehors du contenu de la convention, il annonce que des chefs bordelais séjourneront en Algérie le 29 mars prochain pour un échange, avec leurs collègues algériens, dans le cadre d’une tournée organisée par l’Institut français. Autre initiative impliquant l’organisation Collège culinaire de France : cinq jeunes Algériens auront la possibilité, à condition de trouver les financements nécessaires, d’être formés à l’art culinaire d’excellence. Au sujet de projets nouveaux pouvant éventuellement être concrétisés entre Oran et Bordeaux, Alain Juppé évoque les espaces verts en s’inspirant de la réussite de l’aménagement des quais de Bordeaux.

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Premier tour de manivelle du feuilleton télévisé « Coeurs sous les cendres »

Publié le 02/02/2016, par dans Non classé.
Premier tour de manivelle du feuilleton télévisé
ALGER – Le premier tour de manivelle du feuilleton télévisé « Coeurs sous les cendres » a été donné lundi à la Villa Abdelatif à Alger. Cette production inspirée du quotidien de la société algérienne relate notamment l’histoire de deux familles ayant des liens de parenté mais déchirées par une histoire d’amour…

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Les « identités annexes » menacent l’existence des pays en crise

Publié le 01/02/2016, par dans Non classé.
Les
ALGER – L’universitaire algérien Haoues Teguia met en garde contre les « identités annexes » qui menacent aujourd’hui l’ « existence même » des communautés nationales dans le monde arabe et estime que la culture est le « moyen » de préserver les identités nationales. S’exprimant lors d’une conférence organisée lundi à Alger, ce spécialiste en…

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Appel à participation aux 14e Rencontres cinématographiques de Béjaïa

Publié le 01/02/2016, par dans Non classé.
Appel à participation aux 14e Rencontres cinématographiques de Béjaïa
ALGER – Un appel à participation à l’adresse des cinéastes a été lancé par l’Association « Project’heurts » en prévision des 14e Rencontres cinématographiques de Béjaïa prévues du 3 au 9 septembre prochain, a-t-on appris auprès des organisateurs. La participation est ouverte aux longs et courts métrages de fiction, aux films documentaires…

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