formats

Finances publiques : Vers un déficit budgétaire intenable

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Les cours mondiaux du brut filent tout droit vers le seuil catastrophique des 30 dollars, selon plusieurs projections, le budget général de l’Etat, tel que prévu dans la loi de finances 2016 (LF), est basé, lui, sur un prix de référence de 37 dollars le baril.
Les finances de l’Algérie, dont surtout le budget de l’Etat pour l’année prochaine, devraient connaître des niveaux de déficit insoutenables, au vu de la nouvelle réalité des prix sur le marché pétrolier. De ce fait, alors que les cours mondiaux du brut filent tout droit vers le seuil catastrophique des 30 dollars, selon plusieurs projections, le budget général de l’Etat, tel que prévu dans la loi de finances 2016 (LF), est basé, lui, sur un prix de référence de 37 dollars le baril.

Désormais, au bout de son tumultueux parcours institutionnel, venant d’être officiellement adopté par les deux Chambres du Parlement, le projet de loi de finances 2016 aura ainsi été élaboré sur la base de cadrages économiques qui peuvent s’avérer d’emblée faussés par le nouveau contexte pétrolier. Prenant en compte un prix réel du marché du pétrole brut de 45 dollars et un taux de change de 98 DA pour un dollar américain, les projections qui ont présidé à l’élaboration du budget de l’Etat pour l’année prochaine semblent déjà remises en cause.

En effet, alors que le billet vert devrait se renchérir au-delà des 107 DA pour un dollar, avec le relèvement annoncé des taux d’intérêt américains, le cours du brent tourne, lui, autour de seulement 37 dollars le baril et risque de plonger davantage avec le retour attendu pour janvier du pétrole iranien. Or, le projet de loi de finances 2016 prévoit des dépenses globales de 7984,1 milliards de dinars pour un montant total de recettes prévisionnelles de l’ordre de 4747,43 milliards de dinars, sur la base d’un prix de référence du pétrole à 37 dollars le baril. Compte tenu de ces prévisions budgétaires, le texte autorise un niveau de déficit de l’ordre de 12%, qui, selon le ministre des Finances,

Abderrahmane Benkhalfa, devra être couvert par le fameux Fonds de régulation des recettes (FRR). Or, ce même fonds qui, soit dit en passant, est alimenté par le différentiel entre les recettes que prévoit officiellement la loi de finances sur la base d’un prix de 37 dollars le baril de pétrole et celles engrangées réellement sur la base des prix réels du marché, est actuellement en voie d’épuisement, du fait de la chute drastique des recettes de la fiscalité pétrolière.

Selon les prévisions de départ du projet de loi de finances 2016, le FRR ne conservera que 1797 milliards de dinars de réserves à la fin de l’exercice prochain. Encore faut-il que les cours du pétrole remontent à des niveaux proches des agrégats qui ont présidé à l’élaboration de cette même loi de finances. Autrement, il faudra s’attendre à ce que le gouvernement use, bien plus tôt que prévu, de l’article 71 de ce texte, dont il a d’ailleurs forcé le passage à l’APN. Cet article, très contesté par les partis de l’opposition, instaure, rappelle-t-on, un nouveau mécanisme d’arbitrage budgétaire, qui permet au ministre des Finances de geler des financements en cas de détérioration de la conjoncture pétrolière, sans être obligé de recourir à l’élaboration de nouvelles lois de finances.
Lire la suite

formats

Débidonvillisation : Le calvaire des exclus Ni baraque, ni logement

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Pour 72 752 familles recensées, 84 766 logements. L’équation paraît facile sur le papier, et la bataille de la débidonvillisation gagnée d’avance. Il y aurait ainsi un toit pour tout le monde. Sur le terrain, c’est une autre affaire. Déterminée à éradiquer toutes les baraques, la wilaya d’Alger ne fait pas de quartier.
Résultat des courses : ceux qui ne sont pas dans la liste et qui ne sont pas repêchés après recours se retrouvent à la rue. Ils ne pourront même plus réoccuper leur ancien gourbi, les autorités étant décidées à raser les sites précaires, récupérer toutes les assiettes et y planter des projets d’utilité publique. Si bien que, dans tous les sites de recasement que nous avons visités, l’euphorie « post-rahla» a très vite cédé la place à une forme de déception, voire un mécontentement solidaire en dressant l’inventaire de ceux qui manquent à l’appel.

Les joies étaient contenues, pudiques, quand elles ne se transformaient pas carrément en mouvement de colère. C’est le cas à la cité des 160 Logements, à Souidania. A peine avons-nous mis les pieds dans cette nouvelle cité, une foule nous a entourés avec un seul nom à la bouche : Salaheddine. « Nous sommes tous Salaheddine», clamaient-ils presque dans un élan empathique. Référence à Salaheddine Larbah, un de leurs voisins à Haouch Kaïti, site d’habitat précaire situé à Staouéli.

On comprendra très vite que Salaheddine n’a pas eu sa place dans le « bateau» de la « rahla». Pour eux, c’est comme laisser un frère en mer, livré à la furie des flots quand tout le monde a pu embarquer. Pour faire court, Salaheddine Larbah, 22 ans, ouvrier en bâtiment, marié et père d’un enfant de 3 ans, n’a pas bénéficié d’un logement après la démolition de sa baraque à Kaïti.

Nous l’avons rencontré, et le moins que l’on puisse dire est que sa situation est des plus déplorables. Il en est réduit à végéter dans un local commercial désaffecté, un trou insalubre aux murs gris, couleur ciment, sans électricité, sans eau, sans toilettes, ni la moindre commodité, n’ayant pour tout confort qu’un lit de camp et une couverture élimée. Le local en question est niché dans l’un des bâtiments de la cité des 160 Logements. Pour y accéder, on traverse un vestibule nauséabond puant l’urine. En face, un local vacant est transformé en décharge clandestine. Bref, des conditions de vie inhumaines.

« Je ne vais quand même pas habiter dans la cuisine»

Le calvaire de Salaheddine a commencé le jour de l’évacuation des baraques de Haï Kaïti en octobre 2014. « Ce jour-là, les forces de l’ordre ont envahi le site avec hargne. Ils étaient décidés à chasser tout le monde. J’ai été tabassé à mort, mais j’ai résisté et ma baraque a été épargnée. Trois mois plus tard, à 8h du matin, ils sont revenus à la charge et m’ont chassé avec sauvagerie. Ma baraque a été rasée. Maintenant, il reste juste une petite tente là-bas où j’ai accroché un drapeau. J’y ai laissé toutes mes affaires», raconte Salaheddine.

A l’appui, le jeune homme nous montre des cicatrices tatouées sur son corps frêle : une bosse sur le front, une entaille profonde sur le bras gauche, mal suturée, séquelles d’une bastonnade féroce. « Ma femme a fait deux fausses couches suite à ces violences», affirme Salaheddine. Malgré cela, il ne compte pas baisser les bras. Sa revendication ? Un logement individuel où il pourrait retrouver sa petite famille déchirée. « Depuis l’évacuation du bidonville, je suis coupé de ma famille. Ma femme est chez ses parents à Chéraga avec mon fils. Mon enfant me manque terriblement.

Je ne le vois qu’occasionnellement. Je ne peux pas les ramener vivre avec moi dans ces conditions.» Selon Salaheddine, il ne fait aucun doute que son nom figurait sur la liste des relogés : « Je suis marié depuis 2011, j’ai un enfant, j’avais une baraque indépendante. Il n’y a pas de raison à ce que je ne bénéficie pas d’un logement séparé comme tout le monde. Je suis convaincu que mon logement a été détourné !» martèle-t-il.

Dans la logique des autorités, Salaheddine devait emménager dans l’appartement qui a été affecté au nom de sa mère, elle-même ex-pensionnaire du bidonville Kaïti. Sauf que le logement en question, un petit F3, ne pouvait suffire pour contenir la nombreuse fratrie des Larbah. « J’ai un frère marié, avec femme et enfants, qui occupe une pièce ; ma mère occupe l’autre pièce avec ma sœur. Reste le salon que se partagent mon autre frère qui a 24 ans et ma sœur de 29 ans. Déjà qu’un garçon dorme avec sa sœur, ça ne se fait pas, îb. Ne reste finalement que la cuisine. Je ne vais quand même pas habiter dans la cuisine avec ma femme et mon fils !» proteste Salaheddine.

« On n’a jamais demandé à partir»

Lakhdar, un de ses voisins, n’y va pas par quatre chemins : « Salahedine a 22 ans, ils ont vu qu’il était jeune, alors hagrouh. Ils ont détourné le logement qui lui était destiné. On sait de source sûre qu’il était sur la liste, et son logement a été détourné purement et simplement. Karitha !» Et de faire remarquer : « Salaheddine vivait avec sa femme et son fils dans sa propre baraque. Pourquoi le mettre avec sa mère sachant que c’est un ménage à part ?» Lakhdar renchérit : « A la limite, il est plus prioritaire que moi.

Moi, je suis originaire d’El Attaf (wilaya de Aïn Defla, ndlr). Nous sommes tous des Algériens, mais je vous le dis honnêtement, je suis un nouveau débarqué à Kaïti et j’ai bénéficié d’un logement. Lui, il est né à El Harrach, il a droit à un logement plus que nous tous, ne serait-ce que pour son fils. Ça fait des mois qu’il ne l’a pas vu. Il ne fait que regarder ses photos sur son téléphone portable et pleurer.» Image saisissante : du local où crèche Salaheddine, il y a un vasistas qui donne sur le bâtiment d’en face. Salaheddine s’exclame : « Vous voyez cette fenêtre ? C’est là-bas qu’habite ma mère. Lire la suite

formats

Des passeports biométriques d’une année pour les urgences

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Des passeports biométriques d’urgence, valables seulement une année, seraient sur le point d’être établis pour les ressortissants algériens établis à l’étranger nécessitant un retour rapide au pays.
C’est ce qu’auraient décidé les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur et des Collectivités locales pour mettre fin à l’inquiétude des Algériens établis à l’étranger qui ne sont pas encore en possession d’un passeport biométrique.

Alors qu’ils étaient habitués à voyager avec leur passeport français (ceux détenteurs de la double nationalité, ndlr) et à rentrer en Algérie avec une simple carte d’identité, ils devront désormais avoir un passeport biométrique algérien pour entrer en Algérie.

Or, l’établissement des passeports biométriques outre-mer accuse un sérieux retard faute d’une capacité d’accueil permettant un traitement rapide.

Pour éviter les dérives, les autorités auraient décidé d’établir des passeports d’urgence. C’est le député FLN Noureddine Belmeddah qui en a fait l’annonce, hier, suite à une rencontre avec le ministre de l’Intérieur.

« J’ai exposé la situation des Algériens établis à l’étranger n’ayant pas de cartes de résidence et j’ai expliqué au ministre de l’Intérieur que ces personnes ont besoin de leur passeport pour régulariser leur situation.

Celui-ci a assuré que nos consulats établiront des passeports biométriques d’urgence en 24 heures pour ces personnes, mais aussi pour celles qui doivent regagner le pays de toute urgence pour un décès ou une quelconque autre raison justifiée», souligne le député dans son communiqué. Cette décision devrait prendre effet avant même la fin de l’année.

Plus d’un million d’Algériens sans passeport biométrique en France

Djamel Bouras, député FLN de l’émigration, a pour sa part fait savoir, dans une récente déclaration à la presse, qu’il y a au moins 1,2 million d’Algériens en France qui n’ont toujours pas de passeport biométrique. « Dernièrement, nous avons rencontré le Premier ministre qui a reçu les députés et une délégation d’associations qui représentent la communauté algérienne à l’étranger.

Cette rencontre a eu lieu le 31 octobre en présence des ministres des Finances et des Affaires étrangères notamment. Mais aujourd’hui ça n’avance pas, car les consulats n’ont toujours pas les moyens humains et financiers nécessaires. Les conditions d’accueil aussi doivent être améliorées», a-t-il indiqué.

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui s’est récemment rendu dans divers consulats en France, a promis des mesures pour l’amélioration du traitement des demandes. Ces dernières semaines, de nombreuses plaintes (retards, mauvais accueil, abus, etc.) ont été exprimées par des Algériens établis en France…
Lire la suite

formats

Campagne régionale contre les pratiques du pouvoir algérien

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

L’Algérie sera concernée et ciblée par ces campagnes, notamment celle concernant la lutte contre la violation des libertés syndicales.
Défendre les libertés syndicales, sensibiliser la jeunesse sur l’importance de l’activité syndicale et lutter contre l’exploitation des enfants. Ces trois thèmes seront au centre de campagnes régionales décidées par l’Union arabe des syndicats, affiliée à la Confédération syndicale internationale (CSI).

Réunis du 10 au 13 décembre à Tunis à l’occasion d’un atelier sur « Les médias et l’activité syndicale dans la région arabe», les membres de l’Union arabe des syndicats ont décidé de faire de l’année 2016 celle de la lutte contre les violations itératives et systématiques des libertés syndicales, de la sensibilisation des jeunes à défendre leurs droits dans le cadre d’une organisation syndicale ainsi que la défense des enfants exploités dans certains pays de la région.

L’Algérie sera concernée et ciblée par ces campagnes, notamment celle concernant la lutte contre la violation des libertés syndicales. « Les pressions et les intimidations des syndicalistes ne cessent de prendre de l’ampleur. En violation des lois du pays, des syndicalistes sont suspendus, licenciés ou harcelés. De plus, les autorités refusent systématiquement d’enregistrer les syndicats autonomes», rappelle Idriss Mekidèche, représentant de la Confédération générale autonome des travailleurs (CGATA/Snapap) et membre de cette Union.

Outre l’Algérie, l’Egypte et le Bahreïn sont aussi concernés par ces campagnes. « Tous les syndicats affiliés mèneront, chacun dans son pays, des campagnes de sensibilisation autour des trois thèmes choisis aujourd’hui», souligne Mustapha Tlili, président de l’Union arabe des syndicats. Il dénonce le harcèlement des syndicats dans les pays arabes et en Afrique du Nord. « La notion de syndicat est faussée chez nous.

On essaye toujours, dans les pays dictatoriaux, de dénigrer les organisations syndicales en les qualifiant de frein à la production», déplore-t-il, avant de rappeler les pratiques positives dans les pays développés. « Les pays qui adoptent le dialogue avec les syndicats ont des économies réussies et plus développées», précise-t-il.

En définissant les thématiques des campagnes à mener dès le début de l’année prochaine, les participants ont convenu de marquer des haltes, chaque trois mois, « pour évaluer le travail fait et corriger les défaillances». Ces campagnes prendront plusieurs formes, dont des protestations, des conférences, des diffusion de vidéos, de caricatures et de photos en relation avec les thématiques choisies. La rencontre a été également l’occasion, pour les participants, de débattre de la réorganisation de l’Union qui doit, selon eux, être ouverte aux médias pour faire avancer la cause syndicale dans la région.

C’est dans cette optique que la filiale de la CSI a décidé de lancer, en janvier prochain, un site internet devant médiatiser davantage ses activités. En plus de ces campagnes, l’Union arabe des syndicats et la CSI ont déjà engagé une série d’actions contre l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère au Qatar, l’esclavage en Mauritanie et la violence contre la femme dans le Monde arabe.
Lire la suite

formats

6e FICA: le documentaire « La vie attend: référendum et résistance au Sahara Occidental » projeté à Alger

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.
6e FICA: le documentaire
ALGER- Le documentaire « Life is waiting: referendum and resistance in western Sahara » de la réalisatrice américano-brésilienne Iara Lee mettant en avant la résistance et le combat du peuple du sahraoui a été projeté mercredi à Alger. En compétition dans le cadre du 6e Festival international du cinéma d’Alger (FICA) dédié…

Lire la suite

formats

Le film « Maintenant, ils peuvent venir » de Salem Brahimi obtient le prix du jury au Festival de Dubai

Publié le 16/12/2015, par dans Non classé.
Le film
ALGER – Le long métrage « Maintenant, ils peuvent venir » du réalisateur algérien Salem Brahimi a obtenu le prix du jury lors du 12e Festival international du film de Dubai qui prend fin aujourd’hui, annonce la presse émiratie. En compétition dans la section longs métrages, « Maintenant, ils peuvent venir » (2015), co-production…

Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair