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Nouvelle Constitution : La dernière ligne droite avant la fatalité

Publié le 05/02/2016, par dans Non classé.

Dimanche prochain, le Parlement sera invité à adopter le projet de la révision de la Constitution. Cependant, l’opposition manquera à l’appel. Les partis de l’opposition représentés à l’Assemblée populaire nationale (APN) ont exprimé, pour la majorité, leur choix : boycotter.
Les partis Ennahda, El Adala, le MSP, le FFS et El Islah ne seront pas présents dimanche. « Notre décision a été prise, en concertation avec nos collègues des autres groupes parlementaires, confie Youcef Khababa, député de l’Alliance de l’Algérie verte. Désormais, nous sommes en pleine réflexion sur la manière avec laquelle nous allons protester dimanche. On ne sait pas si nous alons rentrer dans la salle pour en resortir en signe de protestation, ou bien rester dans le couloir. Pour l’instant, nous n’avons pas fixé ces détails». Le motif de ce boycott ? « On estime que le pouvoir est en train de réviser la Constitution afin de rester à la tête de l’Etat. C’est une nouvelle stratégie qu’il a adoptée pour maintenir le statu quo», répond Youcef Khababa.

De son côté, Atmane Mazouz, chargé de communication du RCD, affirme : « Nous ne sommes pas représentés au Parlement, cependant, on soutient fortement cette initiative. Nous considérons que le Parlement n’est pas une institution légitime, car il est issu d’une fraude généralisée à tous les niveaux. Pour nous, ce texte est sorti de l’ombre et est unilatéral, car on n’a pas associé l’ensemble des acteurs politiques pour sa confection. On estime donc que cette Constitution sera la 10e qu’on impose au peuple. Il s’agit d’un fourre-tout attentatoir à la dignité et à l’intelligence des Algériens.»

Dans un communiqué, le FFS, pour sa part, explique les raison de son boycott. « Ce projet n’est qu’une continuité du feuilleton de la violence constitutionnelle exercée contre le peuple algérien, depuis la Constitution de 1963. Il ne s’agit donc pas d’un texte qui sortira le pays de cette crise qui s’aggrave de jour en jour. Le FFS considère que le projet soumis à l’adoption ne sert pas l’intérêt du peuple algérien et représente une menace pour la stabilité du pays et sa cohésion.»

Lakhdar Benkhellaf, représentant du groupe parlementaire d’El Adala, explique : « Nous contestons la mouture finale proposée à l’adoption, car elle n’a pas été élaborée en prenant en compte l’avis de tous les acteurs politiques. Nous refusons donc catégoriquement cette Constitution qui favorise la mise en place d’un Etat despotique. De plus, une Constitution qui n’est pas passée par un reférundum populaire est illégitime.» Par ailleurs, pour Seddik Chihab, membre du bureau national du RND, « tout ce que fait l’opposition ne peut être que bénéfique pour la démocratie. C’est une forme d’expression et nous respectons son avis tant que c’est fait dans le respect».

Concernant l’article 51 qui fait polémique ces derniers jours, Seddik Chihab soutient : « Cet article ne nous pose pas problème, cependant, il semble qu’il y ait des lectures érronées.» Côté FLN, les pro et les anti-Saadani divergent sur l’article 51. Alors que Amar Saadani a qualifié l’article 51, qui interdit aux binationnaux d’occuper des postes de responsabilité politique, d' »anticonstitutionnel», Kassa Aïssi du bord opposé du vieux parti, affirme que cet article « ne dérange que Saadani et ses affiliés et aucunement les membres authentiques du FLN. Cette polémique illustre la guerre de leadership entre lui et Ouyahia. Il ne fait que jouer un rôle». Lire la suite

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L’industrie automobile militaire s’ouvre au grand public

Publié le 05/02/2016, par dans Non classé.

La Société de fabrication de véhicules de marque Mercedes-Benz (Safav-MB), située à Aïn Bouchekif, dans la wilaya de Tiaret, a entamé la vente, au grand public, depuis quelques jours en engageant une campagne publicitaire dans la presse et à la télévision à partir de ce soir, apprenons-nous de sources militaires autorisées.
L’usine, qui produit des véhicules 4×4 de type Mercedes classe G et une gamme de fourgons Sprinter de la même marque, a démarré la vente de ces véhicules au profit des entreprises publiques et privées et aux personnes physiques. Le service commercial nous a par contre appris qu’e la société n’a pas encore reçu l’autorisation de vendre les 4×4, vu la grande demande des services de sécurité. Mais, selon nos sources dans l’institution, la mise en vente publique se fera vers la fin de l’année.

La possibilité d’acquérir le véhicule avec un crédit à la consommation n’est pas non plus exclue. La condition étant que le tarif public soit sous le seuil d’acceptation des dossiers par les institutions financières. Le premier acquéreur de fourgons « made in Tiaret» est le Centre hospitalo-universitaire d’Oran qui a porté son dévolu sur des ambulances équipées pour le SAMU 31. Sur un autre plan, la direction du matériel de l’ANP a réceptionné 245 véhicules produits par cette même unité, mercredi dernier, pour les besoins des différents corps armés.

Ce parc se compose de véhicules de transport Mercedes classe G tôlés et bâchés, de camions girafe lumineuse et d’ambulances. Depuis son inauguration en octobre 2014, la Safav a produit plusieurs milliers de véhicules pour le compte de l’armée, de la gendarmerie et de la DGSN. L’ouverture au public va permettre d’agir relativement sur la réduction des importations, mais surtout sur la réduction des délais de livraison pour les clients. La direction commerciale de la Safav a justement confirmé que l’enlèvement est immédiat pour les fourgons Sprinter, dont le prix de vente s’établit à partir de 4,5 millions de dinars. Lire la suite

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Libye : une hot-line entre Alger et Le Caire pour échange de renseignements

Publié le 05/02/2016, par dans Non classé.

Alger et Le Caire ont installé une hot-line pour échanger les renseignements sur la situation en Libye. La ligne a été installée entre les ministères de la Défense des deux pays et vise essentiellement à suivre l’évolution des groupes armés de Daech.
Selon une source algérienne, les deux capitales s’échangent sans arrêt les renseignements. L’Algérie s’est engagée, toujours selon la même source, à être au fait du maximum d’informations sur la Libye, notamment la zone ouest, alors que la zone est réservée pour les recherches égyptiennes. Cette nouvelle démarche, explique encore notre source, est décidée par le président Bouteflika. Selon une autre source sécuritaire, l’Algérie et l’Egypte se sont entendues pour amplifier leurs efforts militaires et sécuritaires afin de faire face à Daech qui s’est installé en Libye.

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Le procès de Belkacem Khencha le 10 février prochain

Publié le 05/02/2016, par dans Non classé.

Le militant de la cause des chômeurs et président de la Ligue algérienne pour la défense du droit au travail, Belkacem Khencha, est à nouveau appelé à comparaître devant la justice.
Accusé une fois de plus d' »outrage à corps constitué», son procès, reporté trois fois de suite par sa défense, est programmé pour le 10 février au tribunal de Laghouat. Visiblement, l’interview accordé par Khencha à El Watan Week-end dans son édition du 11 septembre 2015, juste après sa sortie de prison, n’a pas été du goût de la justice locale et de la direction de l’établissement pénitentiaire de Laghouat, où il a purgé une peine de six mois de prison ferme.

Peine prononcée à son encontre lui pour avoir organisé un sit-in de solidarité avec un autre chômeur, Mohamed Reg, qui lui, encourt une peine d’une année et demie. Dans son témoignage, Khencha revenait, pour notre journal, sur les conditions d’emprisonnement à Laghouat Son avocat, Me Noureddine Ahmine, joint par téléphone, affirme que c’est « le ministère de la justice» qui a envoyé la copie de l’interview à la justice de Laghouat.

Le but du ministère étant, selon l’avocat, de vérifier les propos de Khencha qui dénonce des pratiques interdites par la loi. « C’est suite à cette demande que le parquet de Laghouat a instruit les pouvoirs publics d’auditionner Khencha, ces six codétenus et membres du mouvement des chômeurs ainsi que d’autres prisonniers qui étaient ensemble en prison, explique Me Ahmine.

Sauf qu’ils n’ont pas auditionné les responsables de la prison, ce qui n’est pas normal.» Belkacem Khencha n’en est pas à son premier procès. Les autorités locales les ont, lui et ses camarades du mouvement, dans le viseur depuis plusieurs mois. Sur cette affaire, Me Ahmine précise : « La direction et le personnel de la prison ne sont pas considérés aux yeux de la loi comme corps constitué. Je ne comprends pas alors pourquoi on lui inflige une telle accusation.» Lire la suite

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Le nombre de transferts à l’étranger est en constante diminution

Publié le 05/02/2016, par dans Non classé.

– Le nombre de cancéreux nécessitant une prise en charge à l’étranger, comme Lydia, ne cesse d’augmenter en Algérie. Comment le ministère de la Santé peut-il leur venir en aide ?

Au contraire, le nombre global de transferts à l’étranger, toutes pathologies confondues, a beaucoup diminué. Il est passé de 13 078 en 1987 à 7197 en 1994 et à 213 en 2014. Cette diminution n’est pas le fait d’une limitation administrative, mais elle est le résultat d’une meilleure utilisation des compétences nationales dans les deux secteurs public et privé. Pour l’oncologie, le nombre de cas transférés pour soins à l’étranger est en régulière diminution. Il ne représente que 9% du total des cas transférés, soit 53 en 2012, 23 en 2013 et seulement 19 en 2014.

– Quels sont les critères exigés ?

S’il y a réellement un progrès thérapeutique certain, la prise en charge pour transfert pour soins à l’étranger est donnée. Personne ne peut se prononcer sur le devenir des malades partis à l’étranger par leurs propres moyens. Sont-ils guéris, en état stationnaire ou décédés ? En Algérie, la décision de la commission médicale nationale est prise sur la base de faits scientifiques et de certitudes prouvées et ne prend en compte aucune autre considération. Ce n’est pas toujours le cas de certains établissements de soins à l’étranger, et même en Algérie, quand les hôpitaux et cliniques s’inscrivent dans une logique strictement marchande et acceptent l’argent de malades au-delà de toute ressource thérapeutique.

– Comment faire pour qu’un jour les malades n’aient plus à partir à l’étranger se soigner ?

La question est biaisée, car elle fait d’abord injure à la majorité des cadres du secteur dont le travail est à l’origine de la disparition des maladies transmissibles et à l’augmentation de l’espérance de vie à la naissance qui est passée de 48 ans en 1962 à 77 ans en 2015. Ensuite, il faut savoir que les 19 cas transférés en 2014 sur 20 000 cas de cancer par an ne représentent qu’une très faible fraction de 0,095 %.

La situation a, en effet, beaucoup changé ces deux dernières années. Aujourd’hui, nous avons un plan de lutte contre le cancer qui couvre la période 2015-2019. Ce plan englobe la prise en charge du cancer dans toutes ses dimensions de la prévention à la recherche. En matière de radiothérapie, nous étions à 7 accélérateurs en 2013, nous en comptabilisons aujourd’hui 19 et nous en aurons 12 supplémentaires d’ici fin 2016.

En oncologie médicale, toutes les wilayas du pays sont dotées d’un service ou d’une unité d’oncologie médicale, ce qui évite aux patients de se déplacer pour leurs séances de chimiothérapie. Avec l’ouverture des centres anti-cancer de Batna, Sétif et Annaba et la prochaine ouverture, en 2016, des centres de Draâ Ben Khadda (Tizi Ouzou), Tlemcen, Sidi Bel Abbès, El Oued et Béchar, nous œuvrons à mettre en place des réseaux de prise en charge adossés à des pôles référentiels régionaux. Lire la suite

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La question de la semaine : Est-on à l’abri du virus Zika ?

Publié le 05/02/2016, par dans Non classé.

Samedi dernier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a affirmé qu’aucun cas du virus Zika transmissible par piqûre de moustique tigre n’a été détecté en Algérie.
Dans un communiqué publié hier, le ministre a assuré que le risque Zika en Algérie est « considéré comme très faible.» Précisant que des mesures préventives ont été prises et sont assurées de manière permanente au niveau de toutes les frontières du pays. Cependant, la présence du moustique tigre en Méditerranée et la persistance des températures douces qui favorisent la prolifération des moustiques sèment le doute quant à ces déclarations.

En effet, selon le Pr Abdelkrim Soukhal, chef du service épidémiologie à l’hôpital de Beni Messous, « on n’est pas à l’abri du virus Zika pour la simple raison qu’il est transmissible par un insecte présent en Algérie qu’on ne peut pas contrôler et que pour le moment il n’y a pas de traitement». Il explique : « Si un seul moustique pique une personne malade, tous les autres moustiques jaunes seront contaminés et la maladie va vite se propager.

Par ailleurs, si une personne porteuse venant d’un pays infecté rentre en Algérie et se fait piquer par un moustique, la maladie va rapidement émerger et ça sera trop tard pour se protéger.» Pour l’épidémiologiste, le seul moyen de prévention possible est d’arrêter la chaîne de transmission. « Certes, on ne peut pas éradiquer tous les moustiques, mais il faut diminuer leur nombre en supprimant toutes les zones d’eau stagnante, isoler et examiner toute personne venant d’un pays touché jusqu’à faire la preuve qu’elle n’est pas infectée par le virus.»

Le plan anti-Zika décrété lundi dernier par l’OMS étant une « urgence de santé publique de portée mondiale», émerge essentiellement en Amérique latine, le virus provoque des malformations cérébrales, notamment des cas de microcéphalie chez les fœtus. Le Carnaval de Rio, organisé jusqu’au 9 février, et les JO 2016 prévus en mois d’août au Brésil où la maladie fait des ravages depuis mai 2015 pourraient, selon les ONG, causer la propagation du virus Zika vers tous les continents.

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